Correction de l’explication d’un texte philosophique (exercice en temps limité 3 heures) Thème : le travail
Mardi 24 février 2009
Basquiat
TEXTE A EXPLIQUER
En quoi consiste la dépossession du travail ? D’abord dans le fait que le travail est extérieur à l’ouvrier, c’est-à-dire qu’il n’appartient pas à son être ; que dans son travail, l’ouvrier ne s’affirme pas, mais se nie ; qu’il ne s’y sent pas satisfait, mais malheureux ; qu’il ne s’y déploie pas une libre énergie physique et intellectuelle, mais mortifie son corps et ruine son esprit. C’est pourquoi l’ouvrier n’a le sentiment d’être soi qu’en dehors du travail. La nature aliénée du travail apparaît nettement dans le fait que, dès qu’il n’existe pas de contrainte physique ou autre, on fuit le travail comme la peste. Le travail aliéné, le travail dans lequel l’homme se dépossède, est sacrifice de soi, mortification. Enfin, l’ouvrier ressent la nature extérieure du travail par le fait qu’il n’est pas son bien propre, mais celui d’un autre, qu’il ne lui appartient pas ; que dans le travail l’ouvrier ne s’appartient pas à lui-même mais à un autre (…).
[Or] C’est précisément en façonnant le monde des objets que l’homme commence à s’affirmer comme un être générique. Cette production est sa vie générique et créatrice. Grâce à cette production, la nature apparaît comme son œuvre et sa réalité. L’objet du travail est donc la réalisation de la vie générique de l’homme. L’homme ne se recrée pas seulement d’une façon intellectuelle, dans sa conscience, mais activement, réellement, et il se contemple lui-même dans sa création. En arrachant à l’homme l’objet de sa production, le travail aliéné lui arrache sa vie générique, sa véritable objectivité générique, et en lui dérobant son corps non organique, sa nature, il transforme en désavantage son avantage sur l’animal.
Karl MARX, Manuscrits de 1844
Remarques générales :
Il est inutile dans l’introduction de faire un condensé de tout ce que vous connaissez sur Marx,cela n’a aucun intérêt. Il s’agit ici d’expliquer un extrait de texte d’un auteur, dont peut-être vous ne connaissez rien. Si par chance vous connaissez certaines des thèses de cet auteur et, à la condition que ces thèses soient en relation avec le texte à expliquer, alors elles doivent être mises au service du texte lors de l’explication détaillée du texte, afin d’éclaircir la compréhension du texte, et non l’inverse.
Qu’est-ce qu’une problématique ? Définition une problématique est un ensemble cohérent de questions. La question « En quoi consiste la dépossession du travail ? » ouvre une problématique, c’est -à-dire un ensemble organisé de questions sur le travail salarié. Mais ne constitue pas à elle seule une problématique.
Introduction
Dans cet extrait Marx s’interroge sur la signification ou la valeur du travail salarié[thème] pour l’ouvrier. Pour l’ouvrier le travail salarié a d’abord une signification négative. Il « dépossède » l’ouvrier [thèse du texte]. Marx s’interroge donc sur les formes que prend cette « dépossession ». » En quoi consiste la dépossession du travail ? » Telle est la question qui ouvre le texte [question posée par le texte]. Mais là n’est pas la véritable signification du travail.
Remarque : il est important de préciser qu’il ne s’agit ici que d’un certain type de travail : le travail salarié. Car on a tendance à généraliser abusivement cette significative du travail à l’ensemble des formes que peut prendre le travail. Or le travail n’a pas toujours une signification négative.
Exemple d’introduction : Olfa M.
Dans cet extrait des Manuscrits de 1844, Marx aborde le thème du travail. Il pose la question suivante : comment le travail produit-il l’aliénation de l’homme ? Marx montre que dans le système capitaliste, la « dépossession » du travailleur conduit non seulement à son aliénation mais aussi à sa dénaturation. Dans une première partie qui va de la ligne 1 à la ligne 13, Marx explique en quoi consiste « la dépossession du travail ». Celle-ci est double : non seulement le travail est une capacité extérieure à l’ouvrier, mais celui-ci est privé du fruit de son travail qui ne lui appartient pas. Dans une seconde partie Marx montre que cette forme du travail nie l’essence même de l’homme qui devient alors étranger à lui-même.
Explication du texte
Contrairement à ce que nous pourrions penser aujourd’hui lorsque nous associons la reconnaissance sociale et l’emploi rémunéré -ce que certains hommes politiques désignent sous l’expression « la valeur-travail » – pour Marx, le travail salarié « dépossède » ou dévalorise l’ouvrier.
« En quoi consiste la dépossession du travail » (ligne 1)? Sous la plume de Marx, le verbe « déposséder » a un sens fort. Il s’agit pour Marx de démontrer que la signification du travail salarié pour l’ouvrier est une injustice. Car sous l’idée de « dépossession », il y a bel et bien l’idée d’un vol, d’une extorsion : déposséder quelqu’un c’est lui prendre par la contrainte quelque chose qui lui appartient.
Remarque inspirée du travail de Robin L : Cette idée va à l’encontre de l’idée que le travail salarié pourrait apporter quelque chose, « un gain » à l’homme. C’est ce que sous-entend le fameux slogan vantant les mérites de la « valeur-travail » : « travailler plus pour gagner plus ». Pour Marx, l’homme (qu’il distingue du salarié, qui n’est qu’un type particulier d’homme) n’a rien à y gagner mais au contraire a tout à y perdre. C’ est ce que démontre le texte.
Dans la première partie du texte, Marx expose le mécanisme de cette « dépossession ». La caractéristique principale ["d'abord" - ligne 1] de cette « dépossession » de l’ouvrier, réside dans l’extériorité du travail salarié. [Il faut ici être attentif à la structure de la phrase : l'expression "c'est-à-dire" introduit une définition de l'adjectif "extérieur". Cette définition est compoée de cinq propositions séparées par des ";", propositions qu'il faut expliquer rigoureusement.]
[proposition 1] Dire que »le travail est extérieur à l’ouvrier« , qu’est-ce que cela signifie ? Cela veut dire « qu’il n’appartient pas à son être » (lignes 2-3). Mathieu B. pose une question intéressante : Y-a-t-il un « être » de l’ouvrier au sens où il y aurait une condition ouvrière ? Il répond de façon tout à fait pertinente en précisant que l’être de l’ouvrier n’a rien à voir avec la condition ouvrière. La condition ouvrière est produite par le travail salarié, autrement dit c’est le salariat. L’être de l’ouvrier c’est son humanité. Ce que montre le texte c’est la profonde contradiction entre l’être de l’ouvrier et la condition ouvrière.
Le travail salarié n’est ni une capacité, ni un talent, ni un savoir-faire que l’ouvrier possèderait en propre, une qualité qui lui permettrait de « s’affirmer » (ligne 3), d’obtenir une reconnaissance ou une valeur sociale, dont il pourrait tirer une « satisfaction » (ligne 4). Le travail n’est pas là pour satisfaire un besoin fondamental de l’homme : la reconnaissance, c’est-à-dire être reconnu dans sa dignité de travailleur par la reconnaissance de ses compétences et de ses qualifications. Le travail n’a pas pour fonction de valoriser l’ouvrier. C’est pour cela [proposition 2] que l’ouvrier « ne s’affirme pas » dans le processus de travail, mais au contraire « se nie« .[proposition 3]Marx montre comment le travail salarié ne peut répondre aux besoins fondamentaux du travailleur, comment il le laisse insatisfait et profondément « malheureux« C’est qu’en lui déniant toute compétence et toute qualification, l’ouvrier n’est plus qu’un outil d’éxécution dans le processus de production. [proposition 4] L’ouvrier n’ a pas le choix, il est contraint dans son activité et dans son être : il ne peut pas faire ce qu’il veut. » Il n’y déploie pas une libre énergie physique et intellectuelle » (lignes 4-5). Il éxécute des ordres, selon des gestes déterminés par une logique d’efficacité (ce que l’on appellera le taylorisme), de ce fait il ne peut déployer son inventivité et sa créativité, même si parfois il parvient à détourner le système de production de sa finalité première. C’est que l’on appelle le sytème de « la perruque », en fabriquant d’autre objets qui n’ont rien à voir avec les objectifs fixés.
Le travail ici, ce n’est par définition, que l’activité qui procure à l’ouvrier un salaire. Ce n’est rien de plus. C’est une activité répétitive, mécanique, dépourvue de toute inventivité. L’ouvrier ne fait qu’exécuter. Dans cette activité, soumis à des tâches répétitive, il épuise et « mortifie » son « corps ». Comme son employeur ne lui demande pas de réfléchir, ce qui ralentirait le processus de production, il « ruine son esprit ». L’ouvrier n’est qu’une source d’énergie, une »force de travail » dans le processus de production, au même titre que n’importe quelle autre source d’énergie nécessaire au fonctionnement des machines. Le travail n’apporte rien à l’ouvrier, mais au contraire lui prend tout. Il n’est même plus un être humain, il n’est qu’une chose, un moyen dans le processus de produsction. C’est en ce sens que le travail « dépossède l’ouvrier ».
Pierre D. remarquait dans son commentaire que l’on pourrait opposer le travail de l’ouvrier à celui de l’ingénieur. L’ouvrier exécute, l’ingénieur conçoit et il prenait en exemple les ingénieurs de l’industrie automobile qui imaginent de nouveaux modèles. Est-ce que ces salariés tirent une satisfaction de leurs conditions de travail par opposition à celle des ouvriers? Est-ce qu’ils peuvent y déployer « une libre énergie physique et intellectuelle » ? Récemment une série de suicides d’ingénieurs sur leur lieu de travail, le technocentre de Renault à Billancourt, a défrayé la chronique, montrant que les conditions de travail de cette catégorie de salariés, se sont tellement dégradées du fait de l’intensification des objectifs fixés, qu’aujourd’hui il n’y a plus de distinction entre l’aliénation subie par l’ouvrier et l’aliénation subie par le cadre. On assiste au contraire à une généralisation de cette « dépossession » du salarié par le travail à l’ensemble des classes sociales.
(lignes 6-7) Ce qui explique que le salarié ne peut être lui-même, c’est-à-dire un homme, »qu’en dehors du travail » (lignes 6-7), que lorsqu’il n’est plus assujetti à son employeur. L’ouvrier ou l’ingénieur ne sera un homme que lorsque la journée de travail sera terminée, chez lui, que lorsqu’il aura des loisirs, c’est-à-dire lorsque qu’il pourra consacrer son activité à se réaliser dans ce qu’il aime faire (lire, étudier, faire de la musique, faire du sport, sortir avec ses amis…). Ce raisonnement amènera Marx a militer pour la réduction du temps de travail, comme étant la condition nécessaire à l’émancipation de la classe ouvrière. Certains sociologues démontreront au XX° siècle, dans la continuité des travaux de Marx, que malheureusement l’aliénation ne s’arrête pas aux portes de l’usine mais poursuit l’individu jusque dans son intimité, que ce rapport de domination que l’individu vit sur son lieu de travail, il aura tendance à le reproduire dans la sphère familiale notamment dans son rapport avec son conjoint.
[on développe l'explication de texte en faisant référence aux thèses de Marx] Marx va plus loin. Il montre dans son oeuvre lorsque le capitaliste paye le travail, et bien là encore, il « dépossède », il vole l’ouvrier.
Nous avons vu que ce qui caractérise le travail salarié dans le système de production capitaliste, c’est qu’il est d’abord une marchandise au même titre que toutes les autres marchandises, produites dans le seul but d’être échangées sur un marché. Sur le marché du travail, le travail prend la forme de ce que Marx appelle la force de travail, que l’ouvrier vend à un employeur contre une somme d’argent (un salaire) qui lui permettra de subvenir à ses besoins. Or le prix payé par le capitaliste pour le travail fournit ne correspond pas à la valeur véritable du travail. C’est-à-dire ne correspond pas à la valeur que le travail produit (la valeur ajoutée) et qui et incorporée dans la marchandise produite par l’ouvrier. Le prix ou le salaire ne correspond en fait qu’à la valeur des biens ou des « subsistances » nécessaires à l’ouvrier pour renouveler sa force de travail, afin qu’il puisse retourner travailler le lendemain.
Pour Marx, l’instauration du salariat n’est pas le résultat d’un libre choix de l’ouvrier. Il résulte d’un rapport de forces, d’un rapport de domination.C’est parce que les capitalistes se sont appropriés par la force, les moyens de production : les terres, les capitaux, les machines…que les ouvriers n’ont eu d’autre choix, pour survivre, que de vendre la seule chose qu’ils possèdent, leur force de travail. Dans le salariat, le travailleur ne s’appartient d’ailleurs plus lui-même, puisque en vendant sa force de travail contre un salaire, l’ouvrier a cèdé à son employeur le droit de disposer de son corps et de son esprit, de même le fruit de son travail ne lui appartient pas. Le travail est donc « aliéné », extérieur et étranger à l’ouvrier. Il est de ce fait nuisible. C’est pour cela que, nous dit-il « dès qu’il n’existe plus de contrainte physique ou autre, on fuit le travail comme la peste » (lignes 8-9). Le travail salarié est toujours contraint, de ce fait il est nuisible. C’est ce que suggère la métaphore médicale, il est une maladie mortelle pour l’homme.
La signification immédiate du travail est négative : elle est « sacrifice de soi » (ligne 10). Il est intéressant de voir comment Marx reprend ici des termes (« mortification », « sacrifice ») issus du vocabulaire religieux. Pour le christianisme le travail est défini comme une punition. Dans le récit biblique, Dieu condamne Adam et Eve à la pénibilité du travail pour qu’il rachète la faute originelle. Au Paradis, l’homme ne travaille pas.
Dire que le travail est « aliéné » cela signifie également que l’ouvrier a perdu la véritable signification du travail, qui est une signification positive. (ligne 14) L’homme est par définition un être inachevé. Contrairement à l’animal, rien ne le détermine à être ce qu’il est. C’est par son activité dans la nature, par son travail, défini maintenant comme la relation primordiale à la nature par laquelle il transforme les choses de la nature pour produire des objets utiles à son existence, que l’homme s’affirme comme un « être générique« , c’est-à-dire que l’homme fait de l’humanité un genre qui se différencie de l’animalité. L’animal est déterminé, par contre l’homme est libre.Tel est le sens de »cette production« , de l’homme par l’homme. La liberté, c’est-à-dire la capacité pour l’homme de s’autodéterminer, constitue la réalité de l’homme. La véritable signification du travail, sa véritable fin, c’est donc de produire l’humanité.(lignes 18-20) Marx insiste sur la spécificité de cette activité productive. Ce qui caractérise l’homme et le différencie de l’animal, ce n’est pas simplement le fait que l’homme soit capable de penser le monde, ou que l’homme soit doté d’une conscience de soi, ainsi que l’écrivait Descartes, mais ce qui le différencie de l’animal c’est que l’homme est une liberté agissante dans le monde, qui se connaît comme telle lorsqu’il « se contemple lui-même dans sa création ». Ce qui distingue le travail humain du travail animal, c’est que l’homme pense, projette son oeuvre avant de la réaliser. C’est lui décide de son oeuvre et personne d’autre. Tous les objets , toutes les valeurs produites par l’homme, sont contingentes, c’est-à-dire, pourraient être autres qu’elles sont. Ainsi l’oeuvre est à la fois l’expression, le produit et l’image de cette liberté. Lorsque l’homme regarde son oeuvre, lorsqu’il regarde le fruit de son travail, ce que l’homme voit d’abord c’est l’homme qu’il est. C’est-à-dire une liberté.
Dans son explication de texte, Adrien R. fait le parallèle entre cette signification du travail et l’activité de l’artiste qui par sa réflexion et son activité, choisit librement de donner une forme au matériau dont il dispose. ce parallèle est tout à fait pertinent et s’applique également au travail de l’artisan.
Mais le travail aliéné prive l’homme de cette véritable signification du travail, ainsi dans le système de production capitaliste, l’homme devient étranger à sa propre humanité. Le travail qui constituait à l’origine « l’avantage de l’homme sur l’animal » puisqu’il était le lieu de son émancipation devient un « désavantage« , devient ainsi le lieu de son oppression.
Peut-on comme le suggère Maximilien appliquer comme modèle explicatif, la dialectique du Maître et de l’Esclave de Hegel pour penser l’émancipation de l’Ouvrier ? Chez Hegel le travail de l’Esclave est un travail qui permet à l’Esclave de réaliser son humanité en développant ses capacités (raison, créativité, savoir-faire…). Ce n’est pas un travail « aliénant ». Ce qui permet à l’esclave de s’émanciper, c’est-à-dire de changer de statut ou de condition. L’Esclave n’était qu’un organisme vivant réduit à l’état de chose, il devient un « homme ». Par contre pour l’Ouvrier dans ce système de production, il n’y a pas d’émancipation possible. Car comme le remarquait très justement Mathieu à propos de la première partie du texte, ce système de production produit la « condition ouvrière » qui déshumanise l’homme. Pour s’émanciper, l’Ouvrier doit donc d’abord changer ses conditions de travail. C’est pour cela que Marx préconise l’appropriation des moyens de production par la classe ouvrière. Cette appropriation entraînant la disparition de la classe ouvrière ( par définition la « condition ouvrière » suppose la séparation du travailleur et des moyens de production), l’homme pourra alors se réaliser dans son humanité.
Autre utilisation de la dialectique du Maître et de l’Esclave : Dans la dialectique du Maître et de l’Esclave, la relation de dépendance s’inverse. Contrairement à ce que montrent les apparences, ce n’est pas l’Esclave qui dépend du Maître mais le Maître qui dépend du travail de l’Esclave. A partir d’une remarque faite par Loïc D. dans son commentaire de texte , on peut montrer comment Marx, qui est un lecteur de Hegel, utilise cette dynamique d’inversion de la relation pour penser la relation du Capitaliste et de l’Ouvrier.
Marx montre dans son oeuvre comment le salarié est dans une relation de dépendance par rapport au capitaliste qui possède les moyens de production. Aujourd’hui les choses n’ont pas beaucoup évoluées car dans tout contrat de travail de droit privé, le rapport entre l’employeur et le salarié reste inégal dans la mesure où, même si le salarié a des droits, son emploi et donc son salaire, dépendent de l’employeur qui l’a embauché et qui peut dans certaines conditions le licencier.
Mais comme le remarque d’une façon très intéressante Loïc, si le salarié a besoin du patron pour toucher un salaire, le patron a besoin de l’ouvrier pour faire tourner ses machines. Marx va plus loin et montre comment le capitaliste ne peut fabriquer du profit qu’à partir du travail du salarié. Car selon Marx, par définition le profit c’est du travail non payé. Mais l’ouvrier ne le sait pas. Il ne connaît pas la relation de dépendance du capitaliste à son égard, et il ne connaît pas le mécanisme économique qui explique la formation du profit. Ce n’est qu’une fois qu’il aura pris conscience que le capitaliste dépend de lui, dépend de son travail, qu’il pourra selon Marx inverser le rapport de force, le rapport de domination qui le lie au capitaliste, et lutter efficacement (par exemple en arrêtant de travailler,en faisant grève) pour améliorer ses conditions de travail.
Tags : aliénation, liberté, profit, salaire, travail







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