Critique de Maxime S. (T BMA bij)
Le mardi 14 octobre, nous avons pu nous retrouver une fois de plus au Nouveau Théâtre de Besançon pour la première représentation de la saison. Autant dire que, malgré tous les efforts fournis, cette pièce nous laisse perplexes.
Le spectacle intitulé “Les Yeux Rouges”, texte de Dominique Fèret et mise en scène de Julien Bouffier, nous retrace l’histoire LIP à travers tous les témoignages de trois femmes ayant travaillé au sein de l’usine à Besançon.
Le spectacle débute avec un court texte défilant nous racontant l’histoire des LIP. Le décor est essentiellement composé d’un écran blanc en tissu qui sert également de scène. Sur celle-ci sont disposés des portraits qui écrivent le nom LIP. On remarquera que la scène est filmée en temps réel et projetée sur l’écran avec quelques effets psychédéliques. L’histoire est racontée suivant trois témoignages de trois femmes, retranscrits par le jeu de trois comédiennes, et d’une quatrième qui joue le rôle de journaliste. Au cours de la pièce, nous pourrons alors entendre trois musiques reconnaissables : Brel, Manu Tchao et Expérience. Sur cette dernière, la comédienne-journaliste entamera une danse des plus questionnantes.
Cependant, bien que les trois comédiennes soient vêtues de blouses, rien d’autre ne nous mettait vraiment dans le contexte, hormis le nom LIP qui disparaîtra vite de sa disposition originale. Aussi, les témoignages sont en quelque sorte décalés du sujet principal car ils ne parlent pas vraiment de l’histoire au sein de l’entreprise. De plus, ils sont un peu mis en arrière-plan et nécessitent un réel travail de concentration pour arriver à les comprendre correctement. Ces témoignages racontent plus exactement l’après LIP que l’histoire au sein même de la lutte. Les effets vidéos extrêmement spéciaux et la danse finale de Ghyslaine Gau ajoutent une touche d’incompréhension, même si l’on pouvait les interpréter comme des formes de résistance ou de manifestation particulière. Enfin, il n’y a pas vraiment d’éléments qui vous retiennent éveillés, si ce n’est la musique extrêmement forte.
C’était en gros une déception générale car l’incompréhension et l’ennui priment sur le plaisir et l’intention d’en savoir plus sur cette lutte de 1973.
Critique de Cécile S. (T BMA bij)
Une pièce psychédélique à migraine.
Nous avons eu, avec l’ensemble de la classe de TBMA, l’occasion d’aller voir une représentation au Nouveau Théâtre de Besançon. Cette pièce nommée “Les Yeux Rouges”, sous la direction de Julien Bouffier, met en scène l’histoire de l’entreprise LIP.
L’histoire de cette entreprise LIP est vue à travers la mise en scène d’un livre de Dominique Fèret recueillant des témoignages d’anciens travailleurs de chez LIP. Ce sont donc trois femmes ouvrières qui racontent leur histoire, leurs ressentis se transformant parfois en souvenirs personnels hors du contexte de la bataille de cette entreprise horlogère qui, menacée de faillite, fait naître une véritable lutte des ouvriers.
On a donc sur cette scène quatre femmes, Ghyslaine Gau qui interviewe ainsi que les trois ouvrières racontant tour à tour leur vécu. Les comédiens bougent peu sur scène, ils adoptent des positions longues parfois statiques. L’élément dominant est un voile blanc sur lequel sont projetées des images trafiquées de ces personnages présents sur scène. C’est très souvent ce voile qui apporte du mouvement et de la vitalité. L’ensemble de la pièce est lente, il est néanmoins apporté des touches de vivacité par la musique.
Cette pièce semble pleine de symboles, position adoptée par les acteurs, jeu des corps, images projetées, danses, qui sont parfois difficiles à comprendre.
Les interviews monologues étaient par instant trop lentes ou trop longues, en notant également qu’elles s’éloignaient du sujet, elles n’accrochaient pas le spectateur alors que toute l’attention de celui-ci devait très certainement se porter sur les projections. Même si cette lenteur a été par trois fois animée par des musiques entrainantes et mises à volume élevé ainsi que par des danses, cette lenteur reste la sensation dominante que j’ai ressentie.
Certaines pourraient être intéressantes à décrypter, savoir ce que le réalisateur voulait évoquer [...] par la danse finale de la femme qui interviewe par exemple.
Mon impression globale sur cette pièce contemporaine reste cependant négative. Et m’a plus plongé dans une migraine que dans son histoire.
DAZIBAO
Une mise en scène contemporaine qui mélange la danse, la vidéo, la musique avec, pour seul décor, une bâche blanche qui sert de support pour la vidéoprojection et d’espace pour les jeux d’acteurs. Filmées par Laurent Rojol et Julien Bouffier, les comédiennes jouent leur rôle tout en ayant leur image directement projetée avec différents effets sur la bâche qui se trouve derrière elles. [...] Ce méli-mélo de technique peut aller jusqu’à nous étourdir. [...] Spectacle avec autant de points positifs que négatifs. Avis aux amateurs de contemporain. (Mary C., T BMA bij)
“Les Yeux Rouges”… cette pièce porte finalement bien son nom car les miens étaient dans le même état quand l’on m’a réveillé à la fin… (Isaline C., T BMA bij)