Jumelage Théâtre : Lycée Edgar Faure – NTB

Invités par leurs enseignants des lycéens mortuaciens se frottent aux planches…

Mardi 17/04/2012 à 20H30

pour les 1S1 et les 2CAP bijouterie

«Depuis que j’ai six ans vous vous êtes moqués de moi.
Maintenant vous allez payer.»
Le 20 novembre 2006, dans la ville allemande d’Emsdetten, le jeune Sebastian
Bosse, 18 ans, vêtu de noir, le visage masqué, ceinturé d’explosifs, pénètre dans
son ancien lycée pour y tuer le plus grand nombre d’élèves et d’enseignants
possible. Il tire au hasard, faisant quelques blessés, avant qu’une de ses bombes
se déclenche et lui coûte la vie. L’auteur dramatique suédois Lars Norén s’est
emparé des pages du journal intime de Sebastian Bosse pour créer un théâtre
immédiat. L’effroi se mêle à la stupeur devant la lucidité et la détermination de ce
jeune homme humilié en permanence par un système éducatif et social dans
lequel il n’a pas trouvé sa place.
Le texte de Norén dépasse l’aspect documentaire sans pour autant atténuer
l’âpreté du discours ni l’enrober de poésie ou d’artifices. Pour Norén, le spectateur
doit se confronter à la réalité et être directement impliqué pour pouvoir
développer son esprit critique. Ce à quoi Simon Delétang répond en nous invitant
à pénétrer dans un espace/sanctuaire, à l’inverse de l’habituelle disposition
scène/salle. Assis face au gradin, nous nous retrouvons symboliquement face à
nous-mêmes. L’acteur de cette tragédie nous interpelle, nous qui pour un temps
sommes les représentants muets du système qu’il exècre.
texte Lars Norén | traduction Katrin Ahlgren | mise en scène Simon Delétang | avec Mathieu Besnier
scénographie Daniel Fayet | lumière Thomas Chazalon | son Nicolas Lespagnol-Rizzi | régie générale
Chistophe  Sauvet | production Théâtre Les Ateliers – Lyon | l’Arche est agent théâtral et éditeur du texte
représenté.

 

 

Mardi 13/03 à 20H30

pour les TL/ES et les TBMA Joaillerie

«On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent, mais on ne dit jamais
rien de la violence des rives qui l’enserrent.» Bertolt Brecht

Molière a écrit son Dom Juan juste après le scandale du Tartuffe ; c’est un homme
en colère, haïssant la censure et la bien-pensance, qui reprend le personnage
inventé par Tirso de Molina pour en livrer sa version. Libertin, ne craignant pas de
déf ier Dieu, manipulateur, menteur, arrogant et cynique, Dom Juan passe de
femme en femme, leur promet le mariage pour les séduire, qu’elles soient nobles
ou paysannes. «L’abuseur», suivi du seul Sganarelle, n’est fidèle qu’au refus de se
lier, principe avec lequel il ne transigera jamais, même si cela le condamne à une
mort certaine.
Pour Julie Brochen, directrice du Théâtre National de Strasbourg, Dom Juan n’est
pas un simple séducteur mais un homme qui revendique son anticonformisme.
Son absolu besoin de liberté et son insoumission composent une vision politique
en soi. Elle a réuni pour cette création, aux côtés des comédiens de la troupe
permanente du TNS, de jeunes acteurs fraîchement sortis de l’École. Elle a choisi
un décor qui peut rappeler une écurie et composé une esthétique baroque où la
terre, le bois et le fer contrastent avec de lumineux costumes d’époque de style
hispanisant. Et le sol quadrillé de noir et de blanc, renvoyant à un plateau
d’échecs, nous rappelle que Dom Juan est un homme qui joue avec la morale,
avec nos nerfs, avec la vie. La partie qui oppose un Dom Juan de fougue et de
jeunesse à tous les conformismes et les carcans peut s’engager.

texte Molière | mise en scène Julie Brochen | avec Muriel Inès Amat, Christophe Bouisse, Fred Cacheux,
Jeanne Cohendy, Hugues de la Salle, Julien Geffroy, Antoine Hamel,  Ivan Hérisson, Mexianu Medenou,
Cécile Péricone, André Pomarat, Hélène Schwaller, Amélie Enon, Loïc Herr | lumière Olivier Oudiou
scénographie Julie Brochen et Marc Puttaert | costumes Thibault Welchlin | maquillages, coif fures
Catherine Nicolas | direction musicale et vocale Françoise Rondeleux | piano Loïc Herr | assistanat à la
mise en scène Élodie Vincent | élèves du groupe 39 de l’École du TNS Amélie Enon (section mise en
scène) et Kévin Keiss (section dramaturgie) | réalisation costumes, décor et accessoires ateliers du TNS
production Théâtre National de Strasbourg.

 

 

 

Pendant un jour et demi, la classe de 2CAP Bij option Joaillerie a travaillé avec Pierre-François Pommier, un comédien débarqué spécialement de Lille, pour créer des ambiances théâtrales morbides et effrayantes.

Petit compte-rendu des élèves sous forme de dialogues dans les commentaires.

Jeudi 09/02 à 19H

pour les 1L/ES et les TBMA Sertisseurs

«Je suis convaincu que notre capacité à influer sur le cours
des choses est dérisoire» Petr Zelenka
Pierre se réveille un matin avec des cheveux plein les poches. Il a trop bu la veille
et ne se souvient plus de rien. Ainsi débutent ses aventures au pays de la folie
ordinaire : le parcours initiatique d’un jeune homme aux prises avec les obsessions
de ses contemporains, entre réalisme et fantastique, entre burlesque et onirisme.
Autour de lui gravite une tribu insolite de personnages hauts en couleurs : La
Mouche, son meilleur ami, d’une inventivité rare pour parer à sa misère sexuelle ;
Jeanne, son ex, qui attire les hommes par l’entremise d’une cabine téléphonique ;
son voisin, compositeur de musiques d’ascenseur et exhibitionniste ; son patron
aux passions interdites ; ou encore ses parents… Cet enchevêtrement de petites
vies, de petites histoires décidément bien loin des stéréotypes, nous entraîne peu
à peu dans la grande Histoire. Celle de l’être humain en proie au doute de son
existence, au mal de vivre, au mal d’amour.
Nous avions découvert DRAO au Nouveau Théâtre en 2004 avec Derniers remords
avant l’oubli de Jean-Luc Lagarce. C’était sans doute une folie de s’attaquer à ces
« petites histoires » de Petr Zelenka, jeune auteur et cinéaste tchèque, tant leur
écriture est cinématographique, rapide, faite de glissements constants d’un
univers à l’autre. Le Collectif tient son pari, créant une nouvelle fois un spectacle
trépidant et férocement drôle, défendu par sept comédiens virtuoses.
texte Petr Zelenka | traduction Jaromir Janecek et Jean-François Loez | mise en scène Collectif DRAO
avec Stéphane Facco, Thomas Matalou, Benoît Mochot, Gilles Nicolas, Sandy Ouvrier, Maïa Sandoz,
Fatima Soualhia-Manet | scénographie et costumes Catherine Cosme | lumière Kélig Le Bars | musique
Nihil Bordures | maquillage Solweig Martz | magie Thierry Collet | coproduction Collectif DRAO, Le Granit –
Scène nationale de Belfort, Le Forum – Scène conventionnée de Blanc-Mesnil, L’Espace Jacques Prévert – Théâtre
d’Aulnay-sous-Bois, Act’Art 77 – Association départementale du Conseil Général de Seine-et-Marne, Théâtre 95 –
Centre des écritures contemporaines de Cergy-Pontoise, Théâtre des Quartiers d’Ivry – CDN du Val-de-Marne, Le Théâtre
des Bergeries – Noisy-le-Sec | avec le soutien de la DRAC Île-de-France, de L’Adami, de La Mairie de Paris, du Conseil
Général de Seine-Saint-Denis et de la Générale | Petr Zelenka est représenté dans les pays de langue française par
l’agence MCR, Marie-Cécile Renault, Paris.

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 26/01 à 19H

pour les 2CAP Bijouterie, les 1BMA et TBMA joaillerie

Should I stay or should I go?
Quatre garçons âgés de 15 ou 16 ans se retrouvent dans une usine à l’abandon
pour une répétition de leur groupe de rock. La présence de La Fille, qui accom-
pagne le guitariste à son arrivée, tend la situation entre ces musiciens débu-
tants, plutôt médiocres à les en croire. Violet est une brève plongée dans la
fragilité et la violence de l’adolescence. Les répliques sont courtes, ciselées,
tranchantes ; les mots se répètent en d’infimes variations pour raconter la
complexité d’un âge qui s’évertue à cacher qu’il est encore tendre. Jon Fosse
compose une partition rock à cinq voix où la banalité des mots et des situations
devient oppressante et comme irréelle.
En découvrant ce texte, Bérangère Vantusso a immédiatement pensé aux Clash et à
leur célèbre Should I stay or should I go?, formule qui traduit bien les tensions et les
incertitudes de l’adolescence, qu’elles soient sexuelles ou existentielles. Bérangère
Vantusso poursuit ici son travail avec des marionnettes hyper-réalistes. Mani-
pulées à vue par six acteurs, elles viendront, étranges présences scéniques au
seuil du vivant, troubler et interroger le rapport au réel du spectateur. La création
sonore du groupe Cheresse intensifiera les couleurs de ce portrait de groupe et
exacerbera les sentiments et la fragilité des personnages de Jon Fosse.
texte Jon Fosse | traduction Terje Sinding | mise en scène Bérangère Vantusso | avec Anne Dupagne,
Guillaume Gilliet, Christophe Hanon, Sébastien Lenthéric, Junie Monnier, Philippe Rodriguez-Jorda
scénographie et costumes Marguerite Bordat | lumière Olivier Irthum | son Arnaud Paquotte et Cheresse
collaboration artistique Adél Kollár | marionnettes : sculpture et peinture Marguerite Bordat | moulage,
conception et montage des corps Einat Landais assistée de Cécile Boivert, Elsa Maurios, Michel Ozeray,
Claire Rabant | costumes Sara Bartesaghi Gallo | perruques Nathalie Régior | régie générale et régie
lumière Philippe Hariga | coproduction Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées, CCAM – Scène nationale de
Vandœuvre-les-Nancy, La compagnie trois-six-trente, Le Nouveau Théâtre – CDN de Besançon et de Franche Comté,
L’Arc – Scène nationale du Creusot, L’Apostrophe théâtre des Arts – Scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val
d’Oise, Le Théâtre de Gonesse | La compagnie trois-six-trente est conventionnée avec la DRAC Lorraine | avec l’aide à
la production du Conseil Régional de Lorraine et le soutien du Département de la Seine-Saint-Denis | remerciements
à La Dynamo de Pantin et au Théâtre Gérard Philipe – CDN de Saint-Denis | l’Arche est éditeur et agent théâtral du
texte représenté.

 

 

 

 

ceux qui vont voir ce spectacle ! Ci-dessous un extrait et vous pouvez aussi aller voir les répétitions de ce spectacle au moment de sa création

 

 

Jeudi 12/01 à 19H

pour les 1ère S3 et les 1BMA Joaillerie

Drôle de mondialisation
Une petite entreprise familiale japonaise fabrique des sièges de toilettes haute
technologie à jets d’eau chaude. Elle se voit d’abord concurrencée puis rachetée
par un fond d’investissement français. Les repreneurs instaurent des méthodes
marketing et managériales aussi nouvelles que déstabilisantes. La confrontation
de ces deux mondes, sur fond de crise économique, donne lieu à une comédie
d’une extrême drôlerie.
Tori no tobu takasa est né de la rencontre de deux auteurs majeurs de la scène
actuelle : le français Michel Vinaver et le japonais Oriza Hirata, réunis à l’initiative
du metteur en scène Arnaud Meunier. Cette pièce est en effet l’adaptation par
Hirata de Par-dessus bord, écrite par Vinaver en 1969 alors qu’il était encore
patron de Gillette France. Ses écrits révolutionnèrent alors la dramaturgie contem-
poraine et demeurent incontournables pour saisir les rouages du fonctionnement
destructeur des grandes entreprises. Transposée dans le Japon contemporain par
Oriza Hirata,  Par-dessus bord ne perd rien de son acuité et de son évidence
critique, et sa dimension comique et jubilatoire — on y chante et danse en l’hon-
neur des lieux d’aisance — en est même redoublée.
Comme dans Chants d’adieu et Des Utopies ? qui furent présentés au Nouveau
Théâtre, la question du choc civilisationnel et de la délicate rencontre entre les
cultures est au cœur du texte d’Oriza Hirata. Dix-sept comédiens japonais et
français mènent ce spectacle tambour battant comme un véritable show drolatique
et décalé.
texte original Michel Vinaver | adaptation et collaboration artistique Oriza Hirata | mise en scène
Arnaud Meunier | avec Hiromi Asai, Philippe Durand, Tomohito Hatanaka, Elsa Imbert, Akiko Ishibashi,
Moanda Daddy Kamono, Michiko Kudo, Hideki Nagai, Nathalie Matter, Hiroshi Ota, Tadashi Otake,
Hiroshi Otsuka, Kotaro Shiga, Reiko Tahara, Hiroshi Takahashi (Bungakusa), Ruriko Temmyo, Kenji
Yamauchi | scénographie et costumes Camille Duchemin | lumière Frédéric Gourdin | son Benjamin
Jaussaud | chorégraphie Momoko Shiraga | production Karine Branchelot | production La Comédie de
Saint-Étienne – CDN | coproduction Le Théâtre de la Ville – Paris, Le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines – Scène
nationale, La Comédie de Caen – CDN de Normandie, Culturesfrance et la Ville de Paris dans le cadre de leur
convention, L’ONDA, Le Théâtre National de Bretagne, L’Ambassade de France au Japon | avec le soutien d’Agnès b.
sous le haut patronage de L’Ambassade du Japon en France.

 

Mardi 13/12 à 20H30

pour les 1ère L/ES et les 1BMA sertissage

Cabaret de l’absurde
Plume et Pon, son acolyte musicien, viennent faire leur numéro. Un numéro un
peu bancal pour un cabaret décati. Plume raconte ses étranges aventures, son
quotidien singulier et absurde. Pour lui, tout se détraque, toujours. Il se retrouve
constamment catapulté dans un monde onirique, parfois cauchemardesque, mais
toujours ludique. Pon l’accompagne et veille à ce que la représentation ne se
dérègle pas trop.
Plume, personnage créé par Henri Michaux, est une sorte de double de l’auteur. Il
est cousin de Charlot, une référence revendiquée par Michaux qui voyait en
Chaplin le poète par excellence, celui qui « a tant réconcilié de gens avec la vie
qu’on pourrait l’appeler un des bienfaiteurs de notre époque ».
Face à une réalité qu’il jugeait hostile et incompréhensible, Henri Michaux (1899-
1984) s’est réfugié dans l’écriture. Son œuvre évoque la dif f iculté de vivre,
explore l’« espace du dedans », décrit des mondes imaginaires… Son humour noir
en fait un maître de l’absurde et du non sens. Michaux joue de la cruauté et
conjure sa difficulté d’être au monde par de grands éclats de rire.
Ce spectacle créé en 2003, qui rencontra un vif succès, n’a pas pris une ride et
retrouve maintenant un second souff le…
textes  Henri Michaux  | mise en scène  Sylvain Maurice  | avec  Alain Macé,  Dayan  Korolic (basse
électrique) | musique originale Dayan Korolic | lumière Philippe Lacombe sur une idée originale de
Benoît Desnos | costumes Marion Lacroix | production Le Nouveau Théâtre – CDN de Besançon et de Franche-
Comté en accord avec Le Carré – Scène nationale de Château-Gontier | reprise Les Déchargeurs / Le Pôle | les textes
d’Henri Michaux sont publiés aux Éditions Gallimard.

 

Comment donner la vie à des feuilles de chou…

CLIK ON ZE TRUK FOR DEFILE :

Jeudi 01/12 à 19H

Pour les 1S et 1BMA Sertissage

Choisir sa vie
Enfants du siècle réunit deux pièces de jeunesse d’Alfred de Musset : Fantasio et
On ne badine pas avec l’amour. Dans Fantasio, Elsbeth, fille du roi, est promise au
prince de Mantoue. Fantasque, buveur et endetté, Fantasio usurpe la place du
défunt bouffon du roi et tente de convaincre Elsbeth d’écouter son cœur plus
que la raison d’état. Dans On ne badine pas avec l’amour, Camille préfère le voile
à l’inconstance de son promis, Perdican, qui saura piquer sa jalousie pour
inverser le destin.
Dans le droit fil de ses précédents spectacles, consacrés à l’œuvre de Jean-Charles
Massera (We are la France et We are l’Europe, tous les deux présentés au Nouveau
Théâtre), ce diptyque pose la question : est-il possible de choisir sa vie ? Sous le
masque du dandy libertin, Musset souffrait profondément du «mal du siècle ». Ses
personnages nous interpellent sur des sujets autant politiques qu’intimes : l’amour
est-il le seul remède au désenchantement ? Comment réconcilier un certain idéal
amoureux et une inéluctable violence du monde ? Musset, l’amoureux déçu de
George Sand, ne pouvait apporter de réponses que contrastées.
Ce retour aux classiques permet à Benoît Lambert de poursuivre son exploration
des cultures « nationales » telles qu’inventoriées et transmises par l’école de la
République. Quelles questions agitent ces textes ? Peut-on encore les entendre ?
textes Alfred de Musset | mise en scène Benoît Lambert | avec Louis Bonnet, Stéphan Castang, Cécile
Gérard,  Étienne  Grebot,  Morgane  Hainaux,  Guillaume  Hincky,  Marion  Lubat,  Emmanuel  Vérité
scénographie et lumière Antoine Franchet | costumes Violaine L. Chartier | assistante costumes Elsa Le
Guichard | maquillage et coiffure Armelle Yons | création sonore Jean-Pascal Lamand | production déléguée
Le Théâtre de la Tentative | coproduction Le Granit – Scène nationale de Belfort, La Comédie de Caen – CDN de
Normandie, La Scène nationale de Sénart, Les Salins – Scène nationale de Martigues, Le Théâtre 71 – Scène nationale
de Malakoff.

 

 

Mardi 15/11 à 20H30

pour les 2CAP Bij et les 1BMA sertissage

Attention Sorcières
Les Sorcières est l’histoire merveilleuse, drôle et cruelle de Boy, un jeune garçon
qui déjoue, avec la complicité de sa vénérable grand-mère norvégienne, un
complot d’horribles sorcières contre tous les enfants du monde. Ces terribles
sorcières seront anéanties dans un banquet mémorable, grâce à l’ingéniosité et au
courage de notre jeune héros.
À travers son humour très personnel, mélange d’absurde et de noirceur, Roald Dahl
a réussi à renouveler le genre du conte pour enfant. L’auteur des célèbres Charlie et
la chocolaterie ou James et la grosse pêche, dépeint ici des adultes trop falots pour
secourir des enfants confrontés à des questions pourtant fondamentales. Dans Les
Sorcières, Boy fait face à la maladie et à la mort. L’accident fatal de ses parents
inaugure la fable, sa grand-mère fumeuse invétérée de cigares attrape une
pneumonie et lui-même se verra condamné à demeurer un garçon-souris jusqu’à la
fin de ses jours.
Pour donner vie à ce conte, trois acteurs-manipulateurs, accompagnés d’un musi-
cien, disposent d’une vingtaine de marionnettes. Le décor, composé de plusieurs
castelets, est un espace ludique, pour rêver et ouvrir l’imaginaire. Créé lors de la
saison 2006-2007 au Nouveau Théâtre,  Les Sorcières a été joué plus de cent
cinquante fois en France. C’est une vraie joie de le faire revivre pour une série de
représentations ici à Besançon, pour qu’il soit découvert par ceux qui n’en
avaient pas encore l’âge à sa création, et redécouvert par tous les autres.
texte Roald Dahl | adaptation David Wood | mise en scène Sylvain Maurice | adaptation scénique
Sylvain Maurice et Laure Bonnet | avec Nadine Berland, Laure Bonnet en alternance avec Élise Combet,
Philippe Rodriguez-Jorda, Laurent Grais (musicien) | assistanat à la mise en scène Aurélie Hubeau
scénographie, marionnettes et costumes Damien Caille-Perret | lumière Philippe Lacombe | musique
originale Dayan Korolic et Laurent Grais | production Le Nouveau Théâtre – CDN de Besançon et de Franche-Comté
coproduction Le Théâtre de l’Espace – Scène nationale de Besançon.

 

Suite aux propositions de Guillaume Vincent  pendant l’atelier qu’il a animé, les 2CAP Bij ont réalisé un petit court-métrage de fortune avec leurs téléphones portables…

THE SPIRIT OF LOVE (The couloir de la muerte)

Le jeudi 7 avril à 19h

Départ de Morteau à 17h, retour vers 21h30 pour les 1L et les TBMA Ho

Rencontre après le spectacle

«Je ne suis venu au monde que pour écrire Une trop bruyante solitude» Bohumil Hrabal D’une cave située dans les entrailles de Prague s’élève la voix d’Hanta. Presseur de vieux papiers, il raconte sa vie, les trente-cinq années passées à actionner la machine dont il a la charge : machine à broyer les livres, à envoyer au recyclage des tonnes d’ouvrages interdits par la censure, parmi lesquels des chefs-d’oeuvre de la littérature. Arrimé à cette machine à faire taire les voix des poètes, Hanta fait sa basse besogne — « ce massacre d’innocents, il faut bien quelqu’un pour le faire » —, boit de la bière, déambule dans les rues de Prague et accomplit sa mission secrète : résister à la dictature en sauvant, jour après jour, des tonnes de livres, pans entiers de la culture. Une tâche noble mais illusoire qui le réduit peu à peu à l’isolement, à la solitude et à la mort. ¶ Laurent Fréchuret, dont on connait bien le travail artistique au Nouveau Théâtre pour avoir vu ces dernières années Le Roi Lear et Médée, adapte et met en scène ce monument de la littérature tchèque. Il s’agit de se servir de sa puissance intérieure, pour lutter par le plaisir des mots contre les puissances destructrices qui censurent, emprisonnent et tentent d’exterminer la pensée et le sens. Écrit il y a plus de trente ans, ce monologue sonne encore comme une grande et belle réponse à la barbarie.

texte Bohumil Hrabal | adaptation et mise en scène Laurent Fréchuret | avec Thierry Gibault

PROCHAIN PESSTAKLE

Le mercredi 23 mars à 19h

Départ de Morteau à 17h, retour vers 23h30 pour les 1S3 et quelques autres élèves chanceux

« Dans La Duchesse de Malfi, on déterre les mandragores, cloue les chauvessouris, les squelettes font cliquer leurs os, les femmes nues se regardent dans des miroirs trompeurs, des nourrissons braillent. Ici tout se délite parce que tout est faux ou trop exagérément vrai et vivant. » Anne-Laure Liégeois ¶ Fable diabolique où l’horreur ne semble pas avoir de limite, La Duchesse de Malfi est le chef d’oeuvre de John Webster, auteur élisabéthain contemporain de Shakespeare. John Webster y met en scène l’histoire réelle de la Duchesse d’Amalfi. Veuve, elle se remarie secrètement à son intendant Antonio Bologna. Après cinq ans de bonheur, ils doivent fuir pour tenter d’échapper à la vengeance des frères de la Duchesse, le Cardinal d’Aragon et le Duc Ferdinand de Calabre. Mais Antonio sera finalement assassiné à Milan. ¶ La Duchesse de Malfi tient une place de choix parmi les « tragédies sanglantes » de l’époque élisabéthaine ; il s’en dégage une horreur tragique, qui va crescendo, jusqu’à la démesure. Les acteurs y trouveront un formidable territoire pour un jeu plein et jouissif. Anne-Laure Liégeois retrouve ce théâtre qu’elle affectionne particulièrement (elle a déjà mis en scène Édouard II de
Christopher Marlowe), un théâtre sur un fil, où l’excès pourrait devenir grotesque. Et, se gardant bien d’y verser, elle cherche à faire ressortir de cette folle histoire un regard sur le pouvoir, sur le désir, sur l’amour et la mort, sur la mélancolie.

texte John Webster | traduction et adaptation Anne-Laure Liégeois et Nigel Gearing | mise en scène et scénographie Anne-Laure Liégeois | avec Jean-Pascal Abribat, Boris Alestchenkoff, Laurent Bellambe, Sébastien Bravard, Olivier Constant, Mathieu Dion, Olivier Dutilloy, Anne Girouard, Jean-Philippe Lejeune, Nils Öhlund, Muriel Piquart, Valérie Schwarcz

Le jeudi 10 mars à 19h

Départ de Morteau à 17h, retour vers 21h30 pour les 1BMA Bij1 et les 2CAP Bij

Atelier conte pour les 2CAP Bij, première rencontre le 8 octobre

Conte épique et absurde ¶ Question de taille ? Non, question de classe ! Grand
Claus l’est parce qu’il possède quatre chevaux, alors que Petit Claus n’en a qu’un, que le Grand tue, faisant d’emblée la démonstration de sa terrible cruauté et de son insondable médiocrité. Cet acte inaugural va déclencher le désir de vengeance du Petit Claus, désir qu’il va assouvir scène après scène, séquence après séquence, pour notre plus grand plaisir. ¶ Andersen nous convie à un combat entre des forces entièrement antagonistes : une lutte à mort entre l’imaginaire débridé, enchanté, illimité du Petit Claus et la cupidité, l’arrogance et l’abyssale bêtise du Grand. Bien évidemment l’intelligence triomphera et la cruauté finira noyée, le Petit l’emportant sur le Grand au terme de ce qui s’apparente à un voyage initiatique vers une fortune aussi réelle que symbolique. ¶ Ce conte épique et absurde, mais aussi effrayant, a attiré Guillaume Vincent, qui y voit le moyen de traverser les formes théâtrales et de laisser libre cours à son imaginaire visuel. Après L’Éveil du printemps créé la saison passée, Guillaume Vincent souhaite, avec cette adaptation, revenir à un théâtre artisanal, susceptible de réenchanter le réel et d’exciter la créativité des spectateurs, enfants comme adultes.

d’après Hans Christian Andersen | mise en scène Guillaume Vincent | adaptation Pierre-François Pommier et Guillaume Vincent | avec Émilie Incerti Formentini, Bryan Polach, Pierre-François Pommier

Voici ci-dessous 17 photographies prises par E. Carecchio lors des répétitions de Dealing with Clair/Claire en affaires.

Si vous aviez à proposer une de ces 17 photographies pour la couverture d’une prochaine réédition de Dealing with Clair/Claire en affaires, laquelle choisiriez-vous ?

Justifiez votre choix en commentant par exemple le jeu de l’acteur, l’expression du visage, le mouvement, le décor, la lumière, la situation de la scène…

Cliquez sur l’image pour faire défiler les photos et relevez le numéro de celle que vous avez choisie pour l’indiquer au début de votre exercice :

Rédigez un commentaire à cet article qui réponde à la consigne d’écriture suivante :

Écrire une   »fable »  ou un portrait d’un des deux personnages secondaires suivants, Anna ou Toby, par eux- mêmes  :  il s’agit de reprendre les différentes informations apportées sur ces personnages par la représentation (répliques, jeu des acteurs, mise en scène..) sous la forme d’un texte narratif. Votre texte devra présenter : le statut du personnage choisi,  ses rapports  et son ressenti par rapport aux autres personnages (environ 15 lignes)

Votre texte peut commencer ainsi :

« Je m’appelle Anna, j’ai dix-sept ans… »

ou

« Je m’appelle Toby. Je suis… »

Travail noté !!!

Le lundi 14 février (c’est la Saint Valentin!) à 20h30

Départ de Morteau à 18h, retour vers 23h30 pour les 1L et les TBMA Bij

Atelier scénographie pour les 1L les 7 octobre et 4 février +

petit spectacle au lycée : FANNY ET MAX (mise en bouche)

Dealing with Clair raconte l’histoire de Mike et Liz, un jeune couple de « yuppies », qui vend sa maison londonienne par l’intermédiaire de Claire, agent immobilier d’une trentaine d’années, à James, quinquagénaire aisé et séduisant. Rien de plus quotidien, et banal même, si ce n’est l’étrangeté qui se noue peu à peu entre les êtres. Une étrangeté qui, chez Crimp, se construit à travers le langage, en d’infinis déplacements, dérapages, lapsus. Mike et Liz forment un couple sympathique qui tient à vendre son bien dans des « conditions honorables », et qui manifeste pour Claire une réelle sympathie. Sauf qu’à l’épreuve de la transaction, ils foulent leurs principes moraux…¶ On sait peu de Claire. Elle est au centre de la pièce mais en creux : on imagine ses rêves de réussite sociale, son indépendance, sa solitude. James enfin est riche et élégant ; il achète la maison « cash », son aisance lui confère le pouvoir de faire rêver. Il se révélera ambigu, inquiétant, dangereux peutêtre. ¶ Oscillant entre intrigue policière et drame psychologique, Dealing with Clair est une pièce sur la banalité du mal. Crimp y raconte la violence de notre temps, par des êtres qui nous ressemblent. ¶ Il nous livre une part de nous-mêmes, effrayante car terriblement familière… Et le langage dont il use est bien plus qu’un moyen de communication : c’est une arme dont la précision presque maniaque amplifie le danger.¶ Sylvain Maurice

texte Martin Crimp | traduction Jean-Pierre Vincent et Frédérique Plain | mise en scène Sylvain Maurice | avec Sharif Andoura, Vincent De Bouard, Odja Llorca, Sophie Rodrigues, Janaïna Suaudeau, Gérard Watkins

Le mercredi 5 janvier à 19h

Départ de Morteau à

17h, retour à 23h30 pour les 1ES2

«Il y a deux manières de passionner la foule au théâtre : par le grand et par le
vrai…  L’écueil du vrai, c’est le petit ; l’écueil du grand, c’est le faux» (Victor Hugo ¶).

Dans le Paris de la Première Restauration, pendant le carnaval, Glapieu cherche à échapper à la police et trouve refuge chez Cyprienne. Elle vit avec sa mère Étiennette et son grand-père malade et ruiné. L’agent d’affaires Rousseline propose à la mère un ignoble marché : il renoncera à la saisie de leurs biens contre la main de Cyprienne, amoureuse, elle, d’un jeune employé de banque prometteur mais désargenté. Instruit des périls dans lesquels se trouvent Cyprienne et sa mère, Glapieu, venu à Paris « pour y faire peau neuve et y planter l’oignon de la vertu », décide d’arracher la famille et les deux tourtereaux à l’emprise de Rousseline. ¶ Jamais jouée du vivant de Victor Hugo, Mille francs de récompense est une pièce singulière, au confluent de plusieurs genres : la comédie, le mélodrame et une forme de théâtre militant voire pamphlétaire. Hugo a écrit cette histoire rocambolesque durant son exil à Guernesey, quatre ans après la parution des Misérables, dont la pièce reprend le thème de la fatalité sociale et de la nécessité de la révolte contre l’ordre injuste. ¶ Ce « théâtre en liberté » forgé par Hugo en 1866, offre à Laurent Pelly l’espace artistique pour signer un grand spectacle populaire et humaniste, où ni le rire ni les larmes ne trahissent la belle dimension contestataire.

texte Victor Hugo | mise en scène Laurent Pelly | avec Vincent Bramoullé, Christine Brücher, Emmanuel Daumas, Jacques Escoffet, Rémi Gibier, Benjamin Hubert, Jérôme Huguet, Pascal Lambert, Eddy Letexier, Laurent Meininger, Jean-Benoît Terral, Émilie Vaudou

Sexamor est une pièce spectaculaire, tentant de raconter par métaphore la réalité de l’amour au quotidien, la recherche de l’amour, du sexe, le désir entre l’homme et la femme, mais jamais en même temps, jamais de la même manière, les acteurs se cherchent mais ne se trouvent pas, se rencontrent à certains moments, par exemple lorsqu’ils dansent le slow sur les clous qui image parfaitement bien la difficulté d’être ensemble et de tenir bon. Mais ils ne parviennent quand même que rarement à se « comprendre » (notons l’absence totale de réaction de l’homme quand elle lui déclare qu’elle l’aime). Elle, elle veut de la tendresse, elle veut trouver l’amour qu’on lit dans les contes de fées, mais elle connaît aussi la réalité du sexe et du seul désir de l’homme, qu’elle appelle lorsqu’elle détruit l’image des contes et hurle au loup. Cette scène est magnifique, prenante, envoûtante, elle parle à chacun de nous, à notre culture populaire, et fait passer à travers son texte sa détresse face à ce qu’on lui avait promis et ce à quoi elle a finalement « droit ». C’est une scène douloureuse, ça fait mal, autant pour nous que pour elle, elle rappelle à la réalité et délaisse son corps au loup pour qu’il en fasse ce qu’il veut. Si on n’a pas droit à l’amour, à quoi bon espérer encore ? Autant en faire profiter d’autres, comme une sorte de suicide mental pour pouvoir quand même continuer à vivre, vivre dans le sexe mais pas dans l’amour, et pourtant, l’espoir est toujours là, et malgré le fait qu’elle l’ait appelé, elle repousse le loup ensuite…

Une des scènes que j’ai trouvée un peu « inutile » est celle où elle fait la danseuse, et essaie de transcrire en pas de danse la guerre. Elle le fait en suivant une feuille, mais n’a pas envie de le faire, et exprime clairement son envie de parler d’amour, quand l’homme ne veut pas en entendre parler. Elle est assez longue, et je ne lui trouve pas vraiment d’utilité dans la pièce, puisque la scène avec les tableaux est beaucoup plus parlante, et avec beaucoup plus de poésie pour parler des attentes (des désirs) de l’un et de l’autre.

Pour le reste c’est une très belle pièce, très originale aussi dans sa réalisation, son aspect mécanique et technique, un peu rouillé, le préservatif géant (d’ailleurs je ne peux pas passer sous silence cette scène, elle est haletante, j’avoue que j’ai eu très très peur, j’angoissais comme devait angoisser l’actrice en étant dedans, et dire qu’ils la faisaient monter, descendre, glisser à cause de l’eau qu’il y avait dedans… c’était horrible à voir, on se mettait trop à sa place), le jeu des sonorités avec les cloches… Un moment magnifique et très poétique, exprimant parfaitement la « mécanique de l’amour » sur scène, sans vulgarité aucune.

La seule chose qui manquait, qui a fait qu’on est un peu resté sur notre faim, c’est l’absence de la rencontre pleine et totale des 2 acteurs, une scène où enfin ils s’aimeraient et se comprendraient, profitant pleinement tous les deux de leur relation… Parce que même si la difficulté de s’aimer est réelle dans une vie de couple, il y a quand même des moments de complicité et de plaisir qui existent, où on est bien à deux, sans lesquels une relation ne pourrait pas tenir bien longtemps, non ?  Je trouve que c’est une version un peu pessimiste de la relation, même si la scène finale (complicité et jeux à deux) est sensée représenter cette « rencontre », j’ai trouvé qu’elle était trop… « n’importe quoi », comme dirait mon camarade Quentin, et du coup elle ne fait pas super bien passer ce message.

N. Madert

NOUS ATTENDONS AVEC IMPATIENCE VOS COMMENTAIRES SUR CETTE PIÈCE ABSOLUMENT, TOTALEMENT,  RÉELLEMENT… ENVOÛTANTE ? LOUFOQUE ? DÉCALÉE ? FOLLE A LIER ?

Le jeudi 9 décembre à 19h

Départ de Morteau à 17h, retour à 22h pour les 1S3, les 1BMA Joaillerie et les TMA Ho

Rencontre après le spectacle

« Sexe est un mot. Ce n’est qu’un mot, mais il y a des mots qui vous laissent
tranquille. Il y a des mots, on peut s’asseoir dessus : talus, chaise, rivage… et
penser à autre chose. Sexe non. Pourquoi?» Pierre Meunier ¶ Une femme et un
homme, sur une scène envahie d’objets étranges sortis d’un autre âge industriel, expérimentent les lois de l’attraction. L’un pour l’autre, l’un contre l’autre. Ils s’affrontent, se séduisent, se confient, se défient, s’abandonnent, s’offrent, se refusent… Jusqu’à l’épuisement de leurs forces respectives. ¶ Pierre Meunier, figure longiligne et manifestement poétique, presque féminine, apparue à plusieurs reprises au Nouveau Théâtre — avec Le Tas puis Les Égarés présentés, déjà, en collaboration avec le Théâtre de l’Espace — a trouvé en Nadège Prugnard un alter ego d’une incroyable vitalité, tant sur le plateau que dans l’écriture. Une femme puissante, charnelle, rebelle qui vient pour en découdre. « Ce qui se joue aujourd’hui entre l’homme et la femme, écrit Pierre Meunier, il nous faut prendre le risque de le rééprouver, de le remettre en jeu, d’en rire, d’affirmer le refus de consentir à des rôles préétablis et réducteurs. » ¶ Alors, ensemble, ils nous offrent un spectacle qui suit le rythme du désir, tantôt haletant, frénétique et acrobatique, tantôt plus lent, reprenant son souffle et ses esprits, baissant de tension pour mieux faire redémarrer la machine érotico-poétique.

un spectacle de Pierre Meunier et Nadège Prugnard (fabrication collective à partir d’un projet de Pierre Meunier) | avec Pierre Meunier et Nadège Prugnard

photos atelier Ivanov

Le mercredi 24  novembre à 19h

Départ de Morteau à 17h, retour à 22h pour les 1L et les 1BMA Bij2

Atelier le jeudi 18 novembre

(RE)VOIR DES EXTRAITS DU SPECTACLE EN VIDEO C’EST POSSIBLE EN CLIQUANT SUR CETTE PHRASE

«Si le public sort du théâtre avec la conviction que les Ivanov sont des salauds
et les docteurs Lvov de grands hommes, alors il me faudra prendre ma retraite
et envoyer ma plume au diable. » Anton Tchekhov ¶ Ivanov est un jeune homme honnête et droit, un intellectuel ardent qui, sitôt quittés les bancs de l’école, a pris sur ses épaules un fardeau trop lourd pour lui. Propriétaire terrien, il s’est consacré aux écoles, aux paysans, aux laissés-pour-compte… À trente ans, improductif et criblé de dettes, sa femme malade, il commence à éprouver lassitude et ennui. Sa conscience le torture, il parle d’une faute qu’il aurait commise. Il est seul. Tout ce qui l’entoure le dégoûte.¶ Ivanov est l’histoire d’un homme qui ne reconnaît plus sa vie, un homme en mutation qui ne sait pas comment rester vivant. Il redoute autant de devenir le fantôme de sa propre existence, que la violence nécessaire pour s’extraire de sa vie insatisfaisante.¶ Jean-Pierre Baro donne une interprétation inhabituelle du drame d’Ivanov. Il revendique un théâtre où le texte trouve naissance au plus profond des corps pour en révéler le trouble et les conflits. Il a travaillé avec les acteurs à une réduction radicale de ce texte pour en conserver ce qui les touchait, leur parlait le plus, ce qui dans la pièce de Tchekhov faisait écho en eux, en nous. Ivanov [Ce qui reste dans vie...] est une écriture scénique de l’Ivanov de Tchekhov par des trentenaires d’aujourd’hui, une composition théâtrale, musicale, dansée, une ode à la vie puissante et sensible.

d’après Anton Tchekhov | adaptation et mise en scène Jean-Pierre Baro | avec Simon Bellouard, Cécile Coustillac, Roxane Cleyet-Merle, Élios Noël, Philippe Noël, Tonin Palazzotto, Ruth Vega Fernandez, Franck Gazal

Charlène de 1BMA modère un petit peu l’avis général : « Mon avis sur l’atelier est assez différents des autres… Je ne peux pas nier qu’on se soit bien amusé et que c’était très sympa de rencontrer les comédiens avant de voir la pièce,  cela nous a permis de savoir a quoi nous attendre et nous a donner envie de la voir! Mais  en ce qui concerne les petits exercices,  moi qui suis assez timide,  j’ai été mal à l’aise tout le long de l’atelier… à part quand ce n’était pas à moi de participer ! :-)
A part cela, notre animatrice était super, avec plein d’énergie et a tout fait pour qu’on se sente à l’aise !!

Jody de 1BMA en rajoute une couche : « J’ai vraiment aimé cet atelier théâtre ça nous fait découvrir d’autres choses, c’ était vraiment intéressant. J’ ai particulièrement apprécié la partie des improvisations qui nous obligeait à faire marcher à fond notre imagination. En plus le fait de rencontrer les artistes avant la pièce est plutôt une bonne idée.  A refaire sans problèmes ! »

Justine de 1BMA ne cache pas sa joie : « L’atelier théâtre était très amusant! On a pu découvrir le monde du théâtre, la préparation des acteurs avant de monter sur scène. J’ai particulièrement apprécié le moment où l’on devait jouer un rôle ! Ainsi que tous les  » Qu’est ce que c’est ??? -Un chat » !!! Ca a bien détendu l’atmosphère, car tout le monde était timide et mal a l’aise, il faut dire qu’on se connaissait pas vraiment l’autre groupe, mais ça s’est plutôt bien passé !!! C’était super sympa et j’espère renouveler l’expérience ! C’était top ! »

Lauren de 1BMA ne dément pas : « L’atelier théâtre était vraiment très intéressant ! Comme l’a dit Pat, au début l’ambiance était plutôt tendue, mais au fur et à mesure, on apprenait à se connaître tout en jouant. D’être mélangé avec une autre classe était vraiment bien, j’ai beaucoup apprécié même si au début j’appréhendais un peu. Je veux vraiment renouveler l’expérience ! »

Eva de 1BMA confirme : « Un atelier très intéressant et très amusant surtout ! Une expérience à renouveler sans problèmes . =) »

Candice de 1BMA déclare : « L’atelier théâtre était plutôt intéressant, et surtout les improvisations qui ont été souvent très drôles. »

Pat’  de 1S3 ajoute : « J’ai Trouvé Cet Atelier Théâtre Intéressant. Surtout à la fin, au moment des improvisations de scènes. J’ai Bien aimé cette matinée. Le mélange avec une autre classe était une bonne idée même si au départ l’ambiance était tendue, la suite s’est très bien passée. »

George de 1S3 dit :  « L’atelier théâtre s’est plutôt bien passé en ce qui me concerne !! J’espère avoir l’occasion de renouveler cette expérience !! De plus, le fait d’avoir été avec une autre classe m’a beaucoup plu !!! »

Le mardi 9 novembre à 20h30

Départ de Morteau à 18h, retour vers 23h30-0h pour les 1S3 et les 1BMA Bij1

Atelier le jeudi 21 octobre

Bas les masques !¶ Absinthe et Adrien forment avec leurs parents une famille sans histoire, presque heureuse. Ils vivent dans une maison au bord de l’océan, sur une terre arrachée à la mer par une vieille digue. Les enfants, bientôt adultes, terminent leurs études, tandis que leur père tente, sans grand succès, de vivre de sa plume…¶ Depuis quelque temps, un homme à moustache vient visiter Absinthe. Il prétend avoir égaré une marionnette. Il raconte d’étranges histoires de famille et prédit à la jeune fille un avenir hors du commun mais périlleux…¶ Réalité, rêve, fantôme ou vision, l’homme à moustache éveille en Absinthe des forces mystérieuses. Elle change, se transforme physiquement et exhume du passé des histoires que tout le monde préfèrerait oublier : sous l’apparence d’une famille ordinaire se révèle un destin extraordinaire. Et le carnaval qui bat son plein dans la ville voisine va en précipiter le dévoilement.¶ « Il faut oublier pour vivre…». Mais quand on n’oublie pas, que ça remonte, quels remous, quels vertiges cela provoque ? Pierre-Yves Chapalain nous invite avec Absinthe à une enquête au coeur des secrets d’une famille apparemment comme les autres. Comme dans La Lettre et La Fiancée de Barbe-Bleue, le quotidien y est toujours traversé par le fantastique et la fantaisie, et touche parfois au tragique sans jamais se prendre complètement au sérieux.

texte et mise en scène Pierre-Yves Chapalain | scénographie Marguerite Bordat | collaboration artistique Yann Richard | avec Patrick Azam, Philippe Frécon, Perrine Guffroy, Laure Guillem, Yann Richard, Airy Routier, Catherine Vinatier, Margaret Zenou

Mercredi 19 Mai 2010 au CDN

Classes de T BMA Bij et 2CAP bij

L’enfer conjugal !

affiche-feydeau« J’ai la femme dans le sang » affirme un des personnages du Dindon, tout embourbé dans ses désirs, mensonges et pulsions. C’est sous ce titre que Richard Brunel réunit deux perles d’ironie et d’amertume : On purge Bébé et Léonie est en avance, pièces en un acte écrites autour de 1910, alors que Feydeau vit des moments conjugaux difficiles et que la séparation guette son couple. L’enfer conjugal, ce n’est donc pas un hasard, est le coeur de ces farces. Les disputes sur de soi-disant petits riens prennent une envergure démesurée et hilarante en jouant sur les stéréotypes de l’un et l’autre sexe. Feydeau peint des femmes castratrices, hystériques jusqu’au délire, mais aussi réduites au seul univers domestique et dévouées à l’enfant qui doit naître, ou qui est bel et bien là refusant de faire sa petite commission.

Et quels hommes ! Des imbéciles truculents, incapables de résister aux assauts verbaux, à l’ironie piquante, aux reproches de leur moitié féroce, sans cesse renvoyés à leur culpabilité paternelle parce qu’ils ne souffrent pas l’accouchement. Richard Brunel s’attaque à une machine théâtrale implacable qui ne tolère pas les baisses de régime. Pour lui, c’est par le corps qu’il faut entrer tout entier dans cette écriture diabolique, pour réussir aussi à y entraîner le spectateur, à le mouiller dans les intrigues, à en faire le complice des mensonges des personnages et de l’amoralité de Feydeau.

Ce sont les TBMA Bij et les 2CAP Bij qui iront se mouiller dans cet enfer conjugal le mercredi 19 mai 2010 !

DURÉE ESTIMÉE 1H30

Dossier Spectacle

Mardi 11 mai – 20H30 au CDN

Classes de 2CHMP et Seconde option ciné

Dans Now futur #2 nous revenons à des réflexions qui nous poursuivent depuis de nombreuses années déjà. Nous sommes toujours dans une société future – l’action se déroule de 2058 à 2060– mais cette fois-ci le monde tel que nous le connaissions n’a pas déroulé, comme prévu, son lot d’innovations, d’avancées technologiques et d’absurdités. Il s’est tout bonnement écroulé. Le système bancaire a volé en éclat suite au Big Bang de 2040, la crise de l’énergie bat son plein et il est difficile, voire dangereux de se déplacer d’une ville à une autre, d’un quartier à un autre. Des hordes de sauvageons terrorisent le voyageur imprudent…

Un petit film cosmo-rigolo-bricolo de 9 minutes  écrit et réalisé par les excellents élèves de 2CAP CHMP Horlogerie de Morteau dans le cadre du projet « Now futur » initié par la Cie Gravitation.

Plukon (Racine carrée de) est né de l’imaginaire farfelu d’une classe au combien sympathique : les 2CAP CHMP Bijouterie. Invités par la Cie Gravitation à quelques exercices d’écriture sur le « futur » , les élèves  ont fini par traduire leurs travaux sous la forme d’un objet d’animation non identifié et plutôt shadokien qu’ils vous invitent à découvrir ici même :

Ne mâchons pas nos mots :  il nous est impossible de parler de cette pièce, tant les mots nous manquent. Il faut dire que notre appétit était grand avant même d’entrer dans la salle obscure, dont nous craignions que la mystérieuse illusion jamais ne se révèle à nous. Fort heureusement, notre faim fut assouvie sitôt arrivés devant le théâtre.
La pièce est, en elle-même, un mystère, et les personnages demeurent une interrogation. Soyons francs, il est impossible de vous les décrire;  je ne parviens toujours pas à les cerner…  Pourtant je suis bon public, et je trouve toujours un aspect d’un spectacle auquel me raccrocher;  mais cette pièce est comme un accident qui m’empêche de comprendre…
Quoi qu’il en soit, il serait tout à fait inconvenant de vous révéler trop précisément les détails de cette représentation, car les péripéties en sont toutes étroitement liées;  mieux vaut ne pas en rater une seule miette, au risque de ne pas tout saisir…
Mais rien n’a réussi à venir gâcher notre enthousiasme;  l’action est certes un peu lente parfois,  mais au détour de la route,  il y a toujours un événement inattendu.
Pour conclure,  je serai honnête,  je ne prendrai pas de raccourci ni ne passerai par quatre chemins… la lettre n’est pas arrivée à son destinataire.

DAMIEN P. – 1S1