Et oui doucement mais surement les kilos s’envolent…
J’en suis désormais à quasiment 5 Kgs en moins. Je me sens de mieux en mieux dans mes vêtements que je peux remettre. J’ai encore beaucoup de marge avant de relever mon défit robe de mariée… mais d’ici le 28 avril 2011, il y a encore de la marge !
La motivation est de mise. Yes I can !!!!



Voici maintenant, pas mal de temps que je n’ai donné de mes nouvelles. il faut dire que les choses se sont précipitées depuis mi-août où je suis devenue conseillère en insertion professionnelle en formation. Je viens de signer mon contrat pour ce nouvel emploi que j’adore par le contact que nous avons avec les personnes. L’aspect social est très important, sans oublier le côté formation. Cette semaine j’ai eu un moment de remise en cause lorsque j’ai reçu un appel du SREC pour un remplacement d’instit de courte durée. J’ai donc fait le choix de refuser puisqu’il ne s’agissait que du précaire… mais ça ne m’a pas empêché d’avoir un petit pincement au coeur.
Ce lundi je commence réellement mes missions à Pôle emploi pour permettre aux demandeurs de créer leur espace sur le net. Mes semaines vont donc se conjuguer entre trois types de missions et de milieux : de quoi ne pas s’ennuyer ! En bref que du bonheur.



Un nouveau texte vient de sortir concernant la formation des enseignants :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020910515&dateTexte=&categorieLien=id

Voici ce qu’il en est :
JORF n°0173 du 29 juillet 2009 page
texte n° 30

DECRET
Décret n° 2009-917 du 28 juillet 2009 portant modification du décret n° 90-680 du 1er août 1990 relatif au statut particulier des professeurs des écoles

NOR: MENH0910227D

Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l’éducation nationale, porte-parole du Gouvernement,
Vu le code de l’éducation ;
Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires, ensemble la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’Etat ;
Vu le décret n° 90-680 du 1er août 1990 modifié relatif au statut particulier des professeurs des écoles ;
Vu le décret n° 94-874 du 7 octobre 1994 modifié portant dispositions communes aux stagiaires de l’Etat et de ses établissements publics ;
Vu l’avis du comité technique paritaire ministériel du ministère de l’éducation nationale en date du 28 mai 2009 ;
Vu l’avis du Conseil supérieur de la fonction publique de l’Etat en date du 16 juin 2009 ;
Le Conseil d’Etat (section de l’administration) entendu,
Décrète :

CHAPITRE IER : DISPOSITIONS PERMANENTES
Article 1 En savoir plus sur cet article…

Le décret du 1er août 1990 susvisé est modifié conformément aux dispositions des articles 2 à 11 du présent décret.

Article 2

L’article 7 est remplacé par les dispositions suivantes :
« Art. 7.-I. ― Peuvent se présenter au concours externe et concours externe spécial :
« 1° Les candidats justifiant, à la date de clôture des registres d’inscription, de la détention d’un master ou d’un titre ou diplôme reconnu équivalent par le ministre chargé de l’éducation ;
« 2° Les candidats justifiant, à la date de clôture des registres d’inscription, qu’ils sont inscrits en dernière année d’études en vue de l’obtention d’un master ou d’un titre ou diplôme reconnu équivalent par le ministre chargé de l’éducation.
« Les professeurs des écoles, stagiaires et titulaires, ne peuvent pas faire acte de candidature.
« II. ― Pour être nommés dans le corps des professeurs des écoles, les candidats ayant subi avec succès les épreuves du concours externe ou du concours externe spécial prévus au I doivent justifier d’un master ou d’un titre ou diplôme reconnu équivalent par le ministre chargé de l’éducation.
« Les candidats reçus auxdits concours et qui ne peuvent justifier d’un tel titre ou diplôme lors de la rentrée suivant leur réussite au concours gardent le bénéfice de celui-ci jusqu’à la rentrée scolaire suivante.S’ils justifient alors de l’un de ces titres ou diplômes, ils peuvent être nommés en qualité de fonctionnaires stagiaires. Dans le cas contraire, ils perdent le bénéfice du concours et ne peuvent être nommés. »

Article 3

Le premier alinéa de l’article 8 est remplacé par les dispositions suivantes :
« Les candidats reçus au concours externe ou au concours externe spécial et remplissant les conditions de titre ou diplôme pour être nommés dans le corps sont nommés professeurs des écoles stagiaires et classés au premier échelon du corps. »

Article 4

L’article 10 est modifié ainsi qu’il suit :
1° Le premier alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :
« Les professeurs stagiaires accomplissent un stage d’un an. Au cours de leur stage, les professeurs stagiaires bénéficient d’une formation dispensée, dans le cadre des orientations définies par l’Etat, sous la forme d’actions organisées à l’université et d’un accompagnement. Les modalités du stage et les conditions de son évaluation par un jury sont arrêtées par le ministre chargé de l’éducation. »
2° Au deuxième alinéa, les mots : « le début de la formation » sont remplacés par les mots : « la rentrée scolaire » ;
3° Les quatrième et cinquième alinéas sont supprimés.

Article 5

Le premier alinéa de l’article 12 est remplacé par les dispositions suivantes :
« A l’issue du stage, les professeurs des écoles stagiaires sont titularisés par l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale du département dans le ressort duquel le stage est accompli, sur proposition du jury prévu à l’article 10. La titularisation confère le certificat d’aptitude au professorat des écoles. »

Article 6

Le premier alinéa de l’article 13 est remplacé par les dispositions suivantes :
« Les stagiaires qui n’ont pas été titularisés peuvent être autorisés à accomplir une nouvelle année de stage. Ceux qui ne sont pas autorisés à renouveler le stage ou qui, à l’issue de la seconde année de stage, n’ont pas été titularisés, sont soit licenciés, soit réintégrés dans leur corps d’origine s’ils avaient la qualité de fonctionnaire. »

Article 7

Au 1° et au 3° de l’article 17-2, les mots : « requis des candidats au concours externe » sont remplacés par les mots : « requis pour la nomination des lauréats du concours externe ».

Article 8

L’article 17-4 est remplacé par les dispositions suivantes :
« Art. 17-4.-Les professeurs des écoles stagiaires sont affectés et accomplissent un stage selon les modalités prévues aux articles 10 et 12. »

Article 9

Le troisième alinéa de l’article 17-15 est remplacé par les dispositions suivantes :
« Les professeurs des écoles stagiaires sont affectés et accomplissent un stage selon les modalités prévues aux articles 10 et 12. Ils sont soumis aux dispositions des articles 11 et 13. ».

Article 10

Au premier alinéa de l’article 28, les mots : « mentionnés à l’article 7 ci-dessus » sont remplacés par les mots : « requis pour la nomination des lauréats du concours externe ».

Article 11

Le chapitre V est abrogé.

CHAPITRE II : DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES
Article 12 En savoir plus sur cet article…

Par dérogation aux dispositions de l’article 2, peuvent se présenter au concours externe et au concours externe spécial organisés au titre de la session 2010 et, en cas de réussite au concours, être nommés fonctionnaires stagiaires à la rentrée 2010 :
1° Les candidats présents aux épreuves d’admissibilité du concours externe ou du concours externe spécial organisé en 2009 ;
2° Les candidats ayant validé un cycle d’études postsecondaires d’au moins quatre années ;
3° les candidats inscrits à la rentrée universitaire 2009 en première année d’études en vue de l’obtention d’un master ou d’un titre ou diplôme jugé équivalent par le ministre chargé de l’éducation ; ces personnes ne peuvent être nommées fonctionnaires stagiaires que si elles justifient de la validation de leur année.

Article 13 En savoir plus sur cet article…

A titre transitoire et jusqu’à la session 2015 incluse, les conditions de diplôme exigées des candidats mentionnés aux 1° et 3° de l’article 17-2 du décret du 1er août 1990 susvisé et recrutés antérieurement à la date d’entrée en vigueur du présent décret restent celles qui leur étaient applicables avant cette date.

Article 14 En savoir plus sur cet article…

Les dispositions du présent décret sont applicables aux stagiaires à compter de la rentrée scolaire 2010, à l’exception de ceux qui, nommés stagiaires antérieurement à cette date, n’ont pas accompli la totalité de leur stage. Ces derniers complètent et valident leur stage dans les conditions en vigueur au moment où ils ont été nommés stagiaires.
Les professeurs des écoles stagiaires nommés au titre de l’année scolaire 2009-2010 dans les conditions fixées au troisième alinéa de l’article 10 du décret du 1er août 1990 susvisé dans sa rédaction antérieure à l’entrée en vigueur du présent décret accomplissent leur stage dans les conditions fixées par cet article dans sa rédaction résultant de l’article 4 du présent décret.

Article 15 En savoir plus sur cet article…

Le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, le ministre de l’éducation nationale, porte-parole du Gouvernement, et la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 28 juillet 2009.

François Fillon

Par le Premier ministre :

Le ministre de l’éducation nationale,

porte-parole du Gouvernement,

Luc Chatel

Le ministre du budget, des comptes publics,

de la fonction publique

et de la réforme de l’Etat,

Eric Woerth

La ministre de l’enseignement supérieur

et de la recherche,

Valérie Pécresse



Voilà longtemps maintenant que les dates étaient attendues. Janvier ou avril ??? Cela donnait lieu à beaucoup de questions… Pour cette année rien de changé :

Les inscriptions sont enregistrées par Internet à partir de SIAC 1.

Á compter de la session 2010, l’inscription par Internet s’effectue en une phase unique d’inscription et de validation.

Les inscriptions seront enregistrées du jeudi 10 septembre 2009, à partir de 12 heures, au mardi 20 octobre 2009, avant 17 heures, heures de Paris.

Aucune inscription ou modification d’inscription par Internet ne sera admise en dehors de ces délais.

Il est vivement recommandé de ne pas attendre les derniers jours pour s’inscrire.

Épreuves écrites d’admissibilitéConcours externes, concours externes spéciaux, second concours internes, second concours internes spéciaux et troisièmes concours :
Pour toutes les académies :

Epreuve de français: mardi 27 avril 2010 de 13h 00 à 17h 00 (heure de Paris)
Epreuve de mathématiques: mercredi 28 avril 2010 de 8h 30 à 11h 30 (heure de Paris)
Epreuves d’histoire et géographie et de sciences expérimentales et technologie : mercredi 28 avril 2010 de14h 30 à 17h 30 (heure de Paris)
Epreuve écrite portant sur une langue à extension régionale délimitée: la date est fixée par chaque recteur d’académie dans laquelle le concours externe spécial et le second concours interne spécial peuvent être organisés.
Premiers concours internes
Pour toutes les académies :

Epreuve écrite: mercredi 17 mars 2010 de 9h 00 à 13h 00 (heure de Paris)
Épreuves d’admissionLes calendriers seront portés à la connaissance des candidats par les académies organisatrices des épreuves et  seront disponibles sur le serveur internet de celles-ci.

RésultatsLes listes de résultats sont affichées dans les services académiques chargés de l’organisation du concours et peuvent être consultées sur le site internet de l’académie.



Reglette regime



Nous voilà de retour à la maison avec 15 degrés d’écart et un gros rhume qui pointe son nez depuis ce matin : VIVE LA NORMANDIE !!!
Je suis toujours à la recherche d’un emploi après quelques réponses négatives notamment pour être instit spécialisée. Je pense que mon manque d’expérience dans le domaine du handicap (1 an en tant qu’AVSI) me joue des tours.
Depuis dimanche nous avons accueilli Musa (anciennement Tigrou). C’est un vrai bébé qui cherche tout le temps à s’amuser. Elle est adorable !
Autre nouvelle : durant 5 ans le concours et le stress qui va avec, a entraîné chez moi une grosse prise de poids. Aussi j’ai décidé de me reprendre en mains en associant régime coaché et renforcement musculaire (plateforme vibrante). Pour le moment j’en suis à – 1 kg 100. La phase d’attaque est celle où on perd le plus facilement. A voir s’il en sera de même pour la phase de croisière et surtout de consolidation. Et oui plus question de jouer au yoyo comme ces dernières années !!! Mes sources de motivation reposent sur trois points : ma robe de mariée que je me suis promise de remettre pour mes dix ans de mariage (ce qui n’est pas une mince affaire pour y arriver), mon ancienne garde robe dans laquelle je ne rentre plus et surtout des photos de moi actuellement qui me font peur (lol).
Alors voilà, en avant !!!



 ça fait quelques temps que je cherche ce livre : La peur d’apprendre de S. Boimare. Je viens de tomber sur un article de l’ASH résumant une conférence sur le sujet que je mets en copie dessous.

ASH80 – Inspection de l’Education Nationale
http://www.ac-amiens.fr/inspections/80/amiens_ais/ash/spip.php?article868
L’ENFANT ET LA PEUR D’APPRENDRE – La médiation culturelle

Conférence de SERGE BOIMARE / Jeudi 22 mars 2007

jeudi, 12 avril 2007 / Corinne SILVERT / CPC ASH80

A.R.E.N. 60 – Amphithéâtre Lycée Marie Curie – Avenue Pierre de Coubertin – Nogent sur Oise.

Pourquoi des enfants intelligents et curieux sont-ils en difficulté dans les apprentissages ? Que peut-on faire avec eux ? Pourquoi privilégier la médiation culturelle et comment l’utiliser ?


Les nouveaux psychologues, les psychothérapeutes travaillent de plus en plus en utilisant une médiation, les histoires notamment. Il est possible d’utiliser une médiation culturelle à des fins psychopédagogiques. Le rééducateur est un psychopédagogue.

A l’école, on ne sait pas traiter la difficulté d’apprentissage (rappel des chiffres ministériels par rapport aux savoirs fondamentaux). Pourquoi ? Parce qu’à l’école, on considère la difficulté comme étant la conséquence d’un manque ou d’un sous-entraînement alors qu’une des causes principales est l’empêchement de penser. Les élèves ne s’appuient pas, pour apprendre, sur leurs capacités réflexives. En classe, si l’on continue à travailler par exercices et entraînement pour répondre à la difficulté scolaire, on va à l’échec ! Beaucoup d’élèves mettent en place un fonctionnement basé sur l’évitement de penser : 15% des élèves au collège. Il y a des changement importants à faire dans les classes ordinaires : les réseaux sont la cheville ouvrière de ce changement.

A quoi voit-on que les élèves fonctionnent en s’empêchant de penser ? Un élève sur trois se contente d’exercices répétitifs : il ne joue pas le jeu de l’apprentissage. Quatre cas élèves pris en charge au CMP vont ici être développés pour permettre de comprendre ce phénomène. Un bilan psychopédagogique de chaque élève est établi après quelques séances individuelles. Chacun d’entre eux a bénéficié de plusieurs séances bilan qui permettent d’avoir des idées précises sur leur fonctionnement et les bases scolaires acquises.

Voici le déroulement type d’une séance individuelle de bilan :
- lire en silence le début d’un conte puis le raconter : certains élèves repèrent 2 ou 3 éléments du texte, certains arrivent à en dégager le sens principal
- extraire une phrase du conte et en faire une analyse grammaticale
- débattre : évaluer la capacité à enchaîner deux arguments pour défendre une idée Une étude de Bentolila a permis d’établir un lien entre langage argumentaire et échec scolaire
- résoudre un problème mathématique : l’élève a t-il compris le sens des opérations ?

Suite à ce travail, voici le portrait qu’il est possible d’établir pour chacun d’eux.

Jamel, 16 ans, classe de 3ème

C’est un élève agité, instable, dispersé. Il a l’impression de vivre dans une injustice permanente. Il est sans cesse dans la contestation. Il est absent au moins une demi-journée par semaine. C’est un « intermittent » du collège. Il demande toujours à aller aux toilettes avant une activité d’écriture. Il gigote sans cesse en classe. Il annonce fièrement qu’il n’a jamais lu un livre en entier : les livres, c’est pour les filles ! Il a un bon niveau de lecture. Les discussions avec ses camarades aboutissent toujours à une frustration :
- il n’a pas de vocabulaire
- il ne termine jamais une phrase
- il a un discours « haché » Si on veut l’aider à ce niveau, il répond par un « laisse tomber ! ». Il veut réparer des scooters : il dit qu’il connaît déjà le métier. Il sait tout sur les joueurs de foot : nom, équipe, salaire, nombre de buts… Il a établi des fiches précises sur chacun d’entre eux.

Corinne, classe de 4ème

Corinne excelle dans la tenue de ses cahiers : elle recopie tous ses cours le soir à la maison. Elle ne participe à aucun travail de classe : elle lit « Télé Z » en cours d’anglais. Elle ne reconnaît pas les heures de colle qu’on lui donne à ce sujet : « C’est pas juste !J’embête personne moi ! ». Elle connaît toutes les règles d’orthographe mais elle refuse de faire les rédactions. Elle est très intéressés par la lecture. Elle résume rapidement les histoires. Elle tient un classeur très précis et détaillé sur les chanteurs des différentes « Star Académy ».

Kévin, classe de 4ème

C’est le violent de service : violence sur ses camarades au collège. Aucune sanction n’a de prise sur lui. Il considère que les professeurs lui manquent de respect. Ses parents le soutiennent et ne reconnaissent pas ses faibles résultats scolaires : « Le jour où on va vraiment s’en occuper, ça ira mieux ! ». Il a une lecture hésitante : c’est un « piocheur de mots ». Il a un niveau de fin de CE2 en ce qui concerne l’écriture. Les échanges verbaux avec las autres sont basés sur un rapport de force. Une seule chose l’intéresse : le livre des records.

Julien, classe de 4ème

Ses deux parents sont professeurs. Sa soeur travaille très bien. Il a bénéficié d’un soutien orthophonique deux fois par semaine du CP au CM2. Il suit fréquemment des cours particuliers. Il a une phobie de l’écriture qui se manifeste par un malaise corporel intense. Il a des problèmes de graphisme énormes : lettres serrées, imbriquées les unes dans les autres. Il ne veut jamais relire son travail. Il orthographie mal une fois sur deux des mots qu’il connaît : par exemple, bato pour bateau. Il refuse de marquer le pluriel des noms communs. C’est une contestation non dite mais permanente. Il donne toujours l’impression d’être contraint. Il est souvent le bouc-émissaire dans les classe : la « victimette ». Il n’écoute pas ce qu’on lui dit, il oublie. Il déplace les problèmes que l’on veut travailler avec lui : il fait des erreurs sur ce qu’il semble avoir compris, sur ce qu’il savait avant ce qui coupe court à toute explication nouvelle. Il met celui qui veut l’aider en échec. Il a un vocabulaire riche. Il est cultivé, parle bien. Il a un vernis culturel et langagier mais il ne sait pas défendre un point de vue. Il est passionné par le Mangas, les connaît par choeur (textes et images).


Quels sont les points communs entre ces quatre élèves ? ils sont en échec depuis les classes élémentaires ils ont tous bénéficié de suivis orthophoniques et/ou rééducatifs ils fonctionnent en s’empêchant de penser : l’école n’a pas su répondre à cette difficulté.

Voici les quatre points essentiels qui permettent de savoir si l’élève fonctionne en s’empêchant de penser :
- la curiosité
- les stratégies pour apprendre
- le comportement dans les situations d’apprentissage
- la prise de parole

La curiosité

Elle ne décolle pas de leurs préoccupations primaires. Les élèves restent dans leur propre histoire : ils n’arrivent pas à se décentrer par rapport à elle. On ne peut pas espérer de réussite scolaire sans cette curiosité.

Les stratégies pour apprendre

Pour apprendre il faut savoir faire de l’hypothèse, construire, convoquer ses représentations. Ces élèves rencontrent des inquiétudes excessives, éprouvent des sentiments de frustration. Ils voient, entendent mais ne construisent pas : aucun retour sur soi. Ils vont vite pour tout : ils savent beaucoup de choses mais ne se posent pas. L’inquiétude empêche de se poser, de construire.

Le comportement dans les situations d’apprentissage

Dans l’évitement de penser, le relais est passé au corps : crampes, besoin d’aller aux toilettes, endormissement…à l’annonce de certains travaux scolaires. Ces différentes manifestations se transforment en comportement d’opposition. Il faut pourvoir affronter seul les apprentissages. Ici, l’autre est responsable de la difficulté.

La prise de parole

Je balance rapidement ce que je veux dire sans écouter les autres.

Alors, que faut-il faire en classe ? (classe type et spécialisée)

1.Le nourrissage

Il est important de nourrir les élèves pour assouplir et enrichir leur imagination, leurs représentations. Il faut leur apporter des moments forts, des mots dans un premier temps puis arrive la musique, l’image, le tableau… On ne peut pas les laisser dans une curiosité primaire. Les enfants les plus démunis sont les plus réceptifs.

2.Le langage

Il faut faire parler les élèves tous les jours, sur un sujet fort en faisant en sorte que les élèves se regardent : débats réflexifs et ateliers philosophiques par groupes de 12-15 élèves avec secrétaire de séance (penser au bâton de parole). Ces débats doivent avoir lieu régulièrement dans le cadre d ’échanges forts contrôlée par l’adulte.

3.Le sens des apprentissages

Donner du sens aux savoirs qu’on propose aux enfants est essentiel. L’enseignant doit faire en sorte de dégager de l’énigme, de créer de l’énigme pour amener une séance de sciences, d’histoire, de géographie…

La médiation culturelle est un point d’appui essentiel : les bons élèves deviennent encore meilleurs et les enseignants sont plus heureux (différent de travailler une leçon de grammaire devant 25 élèves qui n’écoutent pas !). L’ennui fait souvent partie de la vie de la classe et l’être humain fonctionne sur le plaisir.

Comment se déroulent les séances avec les élèves ?

Ce sont des prises en charge en groupe. A chaque séance est proposé un « texte fort » qui est lu par l’adulte. Les élèves sont ensuite invités à en parler, écrire (répondre à une question dégagée par le groupe), jouer, dessiner. Neuf fois sur dix, les élèves sont prêts à jouer, dessiner, écrire sur ce qu’ils ont entendu.

Qu’est-ce qu’un texte fort ?

C’est un texte qui met des mots, du récit, sur les problèmes existentiels, les soucis, préoccupations et inquiétudes des adolescents : les textes grecs, égyptiens et nordiques sur les origines du monde qui traitent incestes et parricides, les récits initiatiques comme « Perceval le Gallois » où le désir est confronté à la loi. Il est important de passer dans un premier temps par des textes simples, courts pour retravailler la problématique de l’écoute. Ce travail de groupe sur les textes va permettre aux élèves, dans un premier temps, de redire ce qu’ils ont entendu. Une question va se dégager de ce qu’ils ont compris par la co-réflexion, la coopération dans l’échange. Ils vont ainsi être amenés à se décentrer.


Réponses aux questions posées par la public :
- On ne psychologise pas la pédagogie en travaillant sur la culture.
- Tant mieux si la médiation culturelle permet d’évoquer des problématiques personnelles que l’on se contente de recevoir.
- Certains élèves comprennent mal une histoire lue car au fil de l’écoute, ils font un lien avec leur propre histoire qui interfère.
- Certains de ces élèves supportent mal les prises en charge individuelles. Les textes forts sont mieux reçus au sein d’un groupe.
- Pourquoi un enfant intelligent n’accède-t-il pas à la lecture ? A 9 ans, un élève ne sait toujours pas que o et i font [wa]. Il est incapable de quitter la forme des lettres pour aller dans le son. Faire de l’image avec ce qu’on est en train de lui lire est impossible : il arrête le processus. La première chose à faire est de remettre en route la représentation mentale. Les textes forts, contes pour les plus jeunes et récits mythologiques pour les plus grands, offrent aux élèves « de l’inceste et du parricide ». Ces textes réveillent des angoisses archaïques. Les textes supports de la religion sont également à exploiter. Les difficultés de lecture ne sont pas toujours d’origine organique (cf : l’orthophonie). Il existe deux facettes dans l’apprentissage de la lecture : le problème instrumental et le problème culturel.
- Les relations éducatives sont également à prendre en compte dans l’évitement de penser. La pauvreté culturelle, certes, mais également la qualité des interactions parents-enfant. Les enfants sont-ils sollicités verbalement ? leur demande -t-on d’expliquer ? Parle t-on passé, présent, futur ? Les parents ont-ils initié leur enfant à la frustration dès les premiers mois de leur vie ? Ont-ils su dire non, faire attendre, différer. Si ce travail n’est pas fait, les enfants ne veulent pas vivre la contrainte lié à la situation d’apprentissage. Leur a-t-on donné une capacité réflexive ?
- Référence : « Le feuilleton d’Hermes » chez Bayard Presse, textes accessibles dès la GS.

Compte-rendu rédigé par Corinne SILVERT- Mars 2007



Et deux nouvelles démarches : après les offres de pôle emploi j’ai décidé de me tourner vers le marché caché. Quelques coups de téléphone permettent de se renseigner sur les besoins et d’obtenir le mail et le nom de la personne qui se charge des recrutements. Ainsi c’est un sacré gain de temps qui permet de mieux cibler les besoins. Je vais essayer d’en effectuer quelques-unes encore avant le départ en vacances.

 

Et bien voilà encore une année de passée qui s’est déroulée à vitesse grand V. Ce blog a été commencé au mois de juillet l’an passé dans l’optique de me booster pour le CRPE tout en essayant de vous faire partager ressources, conseils, humeurs et souvenirs familiaux. J’espère qu’il vous aura été utile malgré le peu de messages que vous m’avez laissés (bouhhhh !!!). Je vais continuer à l’alimenter avec les ressources pour mes cours particuliers et en fonction de l’emploi que j’exercerai, sans oublier d’y mettre mes fiches CRPE.

Petite retour sur cette année :

L’année IUFM ne fut pas de tout repos. Je crois que c’est une formation qui ne convient pas à tout le monde. Pour ma part elle m’a aidé à comprendre que ce concours répond à certaines exigences auxquelles j’ai bien du mal à correspondre. Elle m’a aidé à tout déconstruire mais malheureusement la reconstruction que j’attendais n’a pas suivi. Peut-être que je n’étais plus assez “neuve” pour ça… et puis on finit aussi par se lasser après tant de désillusions…

J’attends donc qu’une autre route s’ouvre à moi… et qui sait, peut-être qu’un jour je croiserai à nouveau ce chemin que je voulais emprunter pour cette fois aller jusqu’au bout ! Je vous souhaite de BONNES VACANCES !!!! A bientôt.



Tu sentais que c’était ton année et tu avais bien raison miss. Je suis sure que tu seras une maîtresse géniale. Je suis vraiment très heureuse que ton travail ait fini par payer. Travail, maison, bébé… ta vie va pouvoir prendre le tournant que tu souhaitais lui donner. Je te félicite de tout coeur maîtresse Caro



Après une semaine mitigée (pour rester optimiste) le week-end s’est révélé des plus agréables. Au programme :

- manèges et feu de la St Jean vendredi soir,

- samedi : représentation judo pour les petits loups avec obtention de la ceinture jaune pour ma miss et d’une première place sur le podium pour avoir gagné un combat et fait un nul sur le second. Mon bibou quant à lui a fait une jolie démonstration avec sa marraine de judo. Il a aussi eu droit à une médaille et des voitures. Cela compensait le fait de ne pas changer de ceinture. L’an prochain en débutant il pourra lui aussi faire des combats pour avoir “une médaille en or” comme il dit. Le soir nous avons enchaîné avec manèges et feu d’artifice.

Aujourd’hui, nous avions du monde pour midi : voisins et amis (la marraine de Maxence). On a bien rigolé à tel point que ça s’est terminé en arrosage collectif. Cela faisait du bien vu le temps… On est ensuite allé faire un tour à la fête où les enfants ont encore profité des manèges et de la pêche aux canards. De notre côté nous avons assisté à un spectacle de tahitiens qui ont voulu nous faire danser…

En résumé, un super week-end qui réchauffe les coeurs et rebooste le moral.