Le soir où mon mari, m’a parlé du film, et après 5 minutes de visionnage, j’ai bien cru que j’allais éteindre la télé. J’avais l’impression de me revoir dix ans en arrière, professeur débutante en CFA, entendant des propos inacceptables à mes yeux dans la bouche de jeunes de cet âge. Sutout que je n’avais moi-même que deux ou trois ans de plus qu’eux… Ce soir-là face au miroir de ces années  je n’avais pas envie d’être à nouveau confrontée à ces images.  Mais au moment même, où j’allais éteindre le poste : retournement de situation ! Voilà que le film sombre dans le politiquement incorrect ou plutôt le pédagogiquement incorrect… Est-ce pour cela que je l’ai regardé jusqu’au bout, partageant les émotions d’une Adjani grandiose à mes yeux, ou est-ce que c’était parce que je me retrouvais dans les paroles de sa collègue ? Oui, les enseignants sont humains, ils rêvent tous d’un monde idéal où les élèves boiraient leurs paroles, assoiffés de culture et non d’Un Jean Baptiste Poquelin mémorisé à la force d’un révolver… Oui, mais le monde a changé. Il est loin le temps où seuls les maîtres détenaient la connaissance. Aujourd’hui, certains vous diront que les ordinateurs permettent d’y avoir accès sans nul besoin de notre présence. A voir ce film, on peut se demander si élèves et professeurs de ce huit clos ne représentent pas une société en miniature avec tout ce qu’elle comporte d’oppositions ? Loin de tomber dans le mélo ce film interroge. Il fait tomber tour à tour les clichés d’une société et d’une éducation qui se cherche :  chevauchement entre refus de l’autorité et besoin de limites pour les uns ou encore monde rêvé et réalité pour les autres…



Et oui, nouvelle toute chaude en direct d’Avoriaz, les petits loups viennent d’avoir leurs médailles : ourson et 1ère étoile. Ma fille qui avait peur de ne pas l’avoir m’a fait stressée cet après-midi. J’étais impatiente d’avoir les résultats. Alors n’en parlons pas quand elle en sera au brevet ou au bac… (lol) !!!

 



En définitive devant la masse de boulot à accomplir la semaine ne fut pas si longue que ça. J’ai bien avancé en math et en HG. J’ai fait le français pour la semaine prochaine et ai terminé mes retouches pour mon exposé d’EPS. Ma choré commence aussi à faire sens. Il me reste énormément de points à travailler encore et encore mais je suis sur la bonne voie…

 



J’ai fait le choix depuis plusieurs mois déjà de ne pas partir au ski avec ma famille durant les vacances de février. Cette semaine représente pour moi le moyen d’avancer dans mes révisions au maximum pour compenser les moments où je ne peux pas. Maintenant que le moment est arrivé cela me fait tout bizarre. Je ne suis plus habituée au silence et surtout je ressens comme un grand vide au fond de moi. Le fait de travailler mes cours me permet de ne pas penser mais dès que j’arrête gloups… De deux choses l’une soit je bosse comme une forcenée pendant une semaine soit celle-ci va me paraître l’une des plus longues de ma vie. Â