Vous tous qui passez régulièrement sur ce blog et qui aujourd’hui vous vous retrouvez tout comme moi face à un ou plusieurs échecs au CRPE, j’ai envie de vous écrire un petit mot :

Vous connaissez tous la chanson ça m’énerve alors voilà pour vous, pour moi… Pour se défouler, quoi !!!

Tous ceux qui réussissent le CRPE et qui s’en moquent un peu, ça m’énerve !

Tous ceux qui choisissent cette voie parce que papa aime ça, ça m’énerve !

Tous ceux qui n’ont rien fait de l’année et manque de bol l’ont décroché, ça m’énerve !

ça m’énerve, ça m’énerve, ça m’énerve !!!

Tous ceux qui te regardent plein de pitié d’un air de dire : « tu es une ratée », ça m’énerve !

Tous ceux qui te disent, « ben oui, trop vieille tu es », ça m’énerve !

Tous ceux qui pensent que pour toi il est temps d’arrêter, ça m’énerve !

ça m’énerve, ça m’énerve, ça m’énerve !!!

De formation en formation, j’ai tout tenté,

toujours raté de quelques points, l’admissibilité.

ça m’énerve !

De réforme en réforme, pourquoi ils ne comprennent pas

que la pédagogie on l’a ou on l’a pas.

ça m’énerve !

Passer du temps à travailler pour encore pleurer autour du 20 mai,

ça m’énerve !

Ne pas avoir envie de renoncer mais par la force y être obligée,

ça m’énerve !

ça m’énerve, ça m’énerve, ça m’énerve de ne pas rentrer dans la logique du concours. Se battre y croire année après année, jour après jour, ça m’énerve.

Tant d’énergie de dépensée pour même pas décrocher l’admissibilité, ça m’énerve !!!

Je n’porte pas la frange à la Kate Moss

et pour les maths j’n'ai pas la bosse.

Pour moi pas de queue chez Ladurée,

plutôt au parc expo chaque année…

ça m’énerve, ça m’énerve, ça m’énerve !!!



J’ai bien apprécié cet endroit où l’on sentait les influences de plusieurs cultures…

  Différentes des églises françaises, les petites chapelles fleurissent au cours d’une rue dans toute leur tradition.

Ah Gibraltar et son rocher… Nous avons choisi d’explorer les rues et d’acheter les produits détaxés réservant singes et dauphins pour une prochaine escapade avec nos petits loups.



Et oui « c’est la vie ma pauv’ Lucette » euh pardon Mely (lol). Bah, il vaut mieux voir ça avec le sourire même si c’est vrai que ça fait mal. Dis toi que tout ce qui ne tue pas renforce, et que cette force est une grande richesse pour affronter tout ce qui se trouve sur notre route. Continue à te battre et à croire en toi tout en relativisant. En 2007 j’y croyais plus que tout, je vivais concours, je dormais concours, je mangeais concours. Tout le monde croyait en moi (je faisais alors partie des meilleurs de ma promo) et puis ce fut la grande claque à un cheveu près, mais le seuil avait augmenté par rapport aux années précédentes. J’ai cru que tout était en train de s’écrouler autour de moi, tellement plus rien ne semblait avoir d’importance. J’avais envie de tout plaquer mari, enfants, maison pour vivre mon rêve (car au fond de moi je leur en voulais des heures où le quotidien prenait le pas sur les révisions). La blessure a été si grande que l’an passé je n’arrivais pas à m’y remettre avant fin janvier. J’ai cru avoir cicatrisé mais je me suis rendue compte cette année que ce n’était pas le cas lorsque de meilleures scolaires que moi, qui n’avaient pas la moitié de mon expérience en matière d’enseignement ou de connaissances s’en sortaient mieux et avaient tout compris à la logique du concours. Seulement voilà, ce n’est pas si facile que ça de déconstruire tout ce pour quoi on a été formé (il y 15 ans les objectifs et les formations ne reposaient pas sur les mêmes critères…). J’ai essayé et j’ai échoué mais tant pis, car ce qui me permet d’avancer est de me dire que j’aurai tout fait pour y arriver. Cela n’a pas fonctionné, c’est comme ça. Il n’y a pas mort d’homme pour autant. Et puis tu sais la roue tourne, pour preuve l’une de mes candidatures vient de donner suite… Alors courage ma belle. Laisse passer un peu de temps, essaie de te mobiliser sur autre chose pour ne plus y penser et  positiver, et lorsque tu te sentiras à nouveau prête, fonce ! Si tu as besoin de parler, n’hésites pas je serai là.



Hier soir j’ai eu un mail de ma prof d’EPS de l’IUFM. Ses mots étaient tellement plein d’émotion, de gentillesse, de force et de courage que cela m’a arraché les larmes contenues en moi depuis le résultat. Alors, merci à toi pour ces échanges et ce partage que nous avons eu. Qu’est-ce qu’un échec à un concours après (…). La vie nous impose des défis ou des épreuves douloureuses, mais la roue tourne alors, oui, c’est dur ! oui j’ai mal   quand je me dis que certain(e)s ne réalisent pas leur bonheur. J’ai envie de leur crier de me laisser leur place s’ils ne sont déjà pas capable de l’assumer à ce stade de leur parcours. Comment feront-ils face aux élèves si la perspective d’un oral de simulation les fait pleurer ? Alors oui je suis en colère contre le système et contre moi-même de ne pas être capable de me couler dans ce moule. Mais tant pis je me dois d’avancer pour ma petite famille, pour mes enfants, même si le chemin emprunté ne correspondra peut-être pas à celui de mes rêves…



Après 5 années de je tourne en rond et de je me bats contre les évidences (le concours n’est pas fait pour moi mais le métier oui !!!), j’ai pris la grande décision d’avancer. Aujourd’hui plus que jamais je ressens ce besoin de me reconstruire socialement et professionnellement. Depuis hier soir j’ai donc candidaté sur 3 postes et je compte bien continuer sur cette voie avant les grandes vacances. Je privilégie le domaine du social et de l’insertion pour le moment. Je me garde au chaud tout ce qui concerne l’enseignement pour le moment, le temps que les blessures cicatrisent un peu… J’abandonne pas totalement l’espoir de devenir un jour maîtresse, mais bon au vu de la conjoncture il vaut peut-être mieux que je laisse du temps au temps. Peut-être qu’un jour, qui sait, ils mettront les candidats au concours dans une classe et verront ceux qui ont ou pas leur place. Cela éviterait sans doute de s’apercevoir l’année d’après que la 3ème liste principale ne sait pas ce qu’elle doit faire quand elle est dans une classe… Et oui, quoi qu’on en dise, je pense que la pédagogie soit on l’a, soit on l’a pas mais ça ne s’invente pas à coup de cours recrachés au mot près sur une copie de concours. Voilà, ça fait du bien d’exprimer ce que je ressens, même si c’est plein d’amertume !!!!



Et bien voilà encore un échec pour ce même concours. La future maîtresse sera maîtresse dans ses rêves mais pas dans l’éducation nationale. Ce qui fait le plus mal est de voir que la plupart des admissibles de mon groupe sont soit hyperscolaires, soit n’ont pas fait grand chose dans l’année. Le hic c’est que je ne suis pas scolaire (comment le devenir ?) et pas douée non plus pour le bachotage de dernière minute. Grande question : dois-je renoncer à cause des écrits ???



Et bien voilà, je suis tombée sur le langage à l’école maternelle et ça s’est très bien déroulé : que des points forts ! De quoi me donner une bonne dose de confiance même si cela fait longtemps que je m’entends dire que c’est mon domaine, que je suis à l’aise… Ce qui m’a vraiment fait plaisir est le point fort portant sur l’aspect synthétique et structuré de mon exposé (ce qui en général représente plutôt un point faible chez moi qui ai toujours l’impression de ne pas en dire assez).

Ma problématique proposait de s’interroger sur les activités langagières.

I) Quels enjeux ?

II) Quelles pratiques langagières à l’école pour l’acquisition par ts les enfants d’un bagage permettant de s’insérer pleinement dans la société en tant que futur citoyen ?

A l’entretien c’étaient des questions portant sur :

 -le sens de la phrase : l’oral est nécessaire pour agir et contrôler le déroulement de l’action.

- les façons d’évaluer le langage.

- la mise en place d’ateliers : groupes homogènes ou groupes de besoin ?

 

Et maintenant YAPLUKA !!! reste à savoir quand ? Demain, de cette heure je serai fixée …

La future maîtresse voudrait devenir maîtresse !



Le port, l’heure de la rentrée en classe Une palette de couleurs Entrée à l\'école



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Toutes les réponses apportées aux questions ne viennent que de moi… Vous pouvez y apporter vos commentaires, modifications ou compléments si nécessaire.

8) Quelles sont les priorités de l’éducation ?

Avec les prog de 2002, il s’agissait de mettre l’enfant au coeur des apprentissages. Depuis la rentrée 2008 avec la mise en place du socle commun il s’agit de permettre à chaque adolescent de 16 ans (quel que soit son cursus scolaire) d’avoir acquis les bases ou fondamentaux de la citoyenneté. Autrement dit les 7 piliers du socle commun.

9) A quoi servent les évaluations nationales ?

Il me semble qu’il faut d’abord préciser plusieurs points sur les évaluations :

- Il y a différents types d’évaluation (diagnostique = avant tout apprentissage ; formative= en cours d’apprentissage ; sommative= en fin d’apprentissage).

- Les évaluations nationales ont changé cette année puisque elles se font en CE1 et en CM2 (avec l’année de transition pour la 6 ème pour cette année encore) + éval académique pour la gde section (portant sur la maîtrise de la langue chez nous). Pour le CE1 et le CM2 ce sont des évaluations de fin de cycle donc sommatives. Elles ont donc pour but de déterminer si les connaissances et attitudes des premiers paliers du socle commun sont acquises, en cours d’acquisition ou non acquises. Dans ce dernier cas cela permettra la mise en place d’un PPRE si besoin est, avec aide individualisée ou stage pendant les vacances de Pâques et d’août pour les CM1 et CM2.

Les évaluations nationales sont également des indicateurs de niveau pour les académies et pour le ministère par rapport à une logique européenne.

10) A quelle condition chacun des partenaires peut trouver sa place au sein d’un projet collectif ?

Il me semble qu’il est important avant tout de définir la place de chacun :

enseignants, assistantes maternelles, auxiliaires d’éducation, intervenants extérieurs ou même parents bénévoles n’ont pas les mêmes fonctions ni les mêmes compétences. L’enseignant au sein de l’école est le seul maître à bord (avec bien sur ses collègues). il est important que les enfants sachent faire la différence (quelquefois difficile en maternelle qui est basée sur de l’affectif pour les enfants à la recherche de repères) et savoir à qui se référer… Cela n’empêche pas de nouer des contacts et de mener à bien un projet qui demande l’intervention de différentes personnes. Pour ma part, je pense que c’est au contraire une condition primordiale  si je m’en réfère au spectacle de fin d’année l’an passé…

11) Quels éléments mettre en avant pour défendre le respect de la sectorisation ?

??? Help ???

12) Ecole ouverte, école fermée, présentez votre analyse ?

13) A quoi servent les programmes ?

Les programmes permettent de définir les connaissances, savoirs et attitudes que doivent acquérir les enfants pour un  niveau donné (progression par niveau depuis 2008). Ils mettent en place des progressions et des pistes pédagogiques sur lesquels peuvent s’appuyer les enseignants (tout en respectant leur liberté pédagogique) pour permettre un accès égalitaire aux différents paliers et piliers du socle commun. Pour les enseignants, ils représentent également la ligne de conduite à respecter (sorte de ligne blanche à ne pas dépasser, lol). Depuis cette année, ils permettent un accès plus clair et concis aux parents qui peuvent ainsi suivre les savoirs, connaissances et attitudes à acquérir par leurs enfants.

Pour mon mari, qui doit saturer de me voir préparer le concours depuis…quelques années maintenant, les programmes servent à être changés tous les deux ans : bon, il se trompe un peu  (1995- 2002- »2007″-2008)mais il ne prépare pas le concours.

14) Qui les définit ?

Pour les programmes 2008, je me souviens que cela a fait polémique puisqu’ils étaient censés être définis que par des pédagogues extrêmement reconnus et qu’en définitive lorsqu’ils furent soumis à consultation, les enseignants ne connaissaient que peu de noms (il ne faut peut-être pas en parler ainsi le jour de l’oral…). Je dirai donc qu’ils sont mis en place par un consensus de pédagogues et chercheurs sur demande du ministère, puis soumis à consultation aux enseignants avant modifications et adoption (hum, hum…). C’est ce qui s’appelle du politiquement correct !!!

15) Comment ont-ils évolué ?

Ils ont évolué dans un esprit de clarté, de concision (pour les parents), et de précision pour les enseignants (horaires définis, progression par niveau, acquisition par palier+ pistes péda).

16) Quelles est la spécificité des programmes 2002/2007/2008 ?

2002 : enfant au coeur des apprentissages (démarches actives, expérimentales…), appui sur loi d’orientation de 1989.

2007 : réactualisation des programmes de 2002  avec un retour aux fondamentaux (calcul, vocabulaire…)

2008 : nouveaux programmes qui s’appuient sur la loi d’orientation de 2005+ socle commun (+ réponse précédente).

17) Quelle définition donneriez-vous de la culture ?

La culture c’est comme la confiture… Lol !!!

C’est un terme valise qui englobe extrêmement de notions. A l’école, c’est l’acquisition de fondamentaux permettant de s’insérer pleinement (personnellement, professionnellement et socialement) dans la société en étant conscient de ses droits et de ses devoirs. Bref, c’est ce qui permettra aux enfants de devenir des citoyens.

« Aujourd’hui nul ne peut ignorer »

18) Que pensez-vous de la crainte de voir les nouvelles technologies à la source d’une école à deux vitesses.

Tout dépens de la façon dont elles vont être mises en place (défi lecture dont l’objectif principal est de créer sa boite mail, d’envoyer les résultats…). Pour moi au contraire je pense qu’elles permettent un accès égalitaire à ceux qui n’en ont pas chez eux. Aujourd’hui la plupart des écoles bénéficient au moins d’un…

19) Est-il possible que l’attitude curieuse et critiquée souhaitée dans l’étude des sciences soit transposable à d’autres domaines ?

La démarche expérimentale va permettre de mettre en place des démarches et attitudes tout à fait transposables dans d’autres disciplines :

- découverte du monde

- le dire, lire, écrire ou dans les TUIC…