Le programme d’histoire – géographie du CRPE change pour le concours 2010: désormais, c’est TOUT le programme du cycle 3 qui doit être connu !

http://histoiregeocrpe.over-blog.com/

          Extrait du B.O du 30 avril 2009

  •  
    • Inventaire de ce qui se rajoute à un programme d’histoire déjà déjà fort lourd:
  • La Préhistoire
    Les premières traces de vie humaine, la maîtrise du fer et les débuts de l’agriculture, l’apparition de l’art.
    L’homme de Tautavel il y a près de 500 000 ans ; Lascaux il y a 17 000 ans.
  • Le Moyen Âge
    Après les invasions, la naissance et le développement du royaume de France.
    Les relations entre seigneurs et paysans, le rôle de l’Église. Commentaire: tout le Haut Moyen Age s’invite (avec Clovis et Charlemagne, entre autres) de même que les relations entre les seigneurs et les paysans.
  • Le XXème siècle et notre époque La construction européenne.

européenne.

 

  •  
    • La géographie est, quant à elle, affectée d’un grand chambardement:

http://www.education.gouv.fr/bo/2008/hs3/programme_CE2_CM1_CM2.htmseule l’épreuve d’histoire-géographie est concernée par le changement !

Bibliographie donnée par l’IUFM :

À l’exclusion des Annales et autres ouvrages spécifiques de préparation.

Et en attendant d’inévitables nouvelles publications …

Mises au point des connaissances avec aperçus didactiques.

·

MICHAUX (M.), Enseigner l’histoire-géographie & l’éducation civique cycle 3.

Guide pour l’enseignant

, Bordas, 2004.

 

·

SIMONIS (F.), Livre d’histoire du professeur des écoles, Seli Arslan, 2004.

·

BONNET (L.), Le manuel histoire & géographie du PE2, Hachette, 2007.

Et un dictionnaire:

·

FAGEOL (P.-E.), ROUX (O.), Dictionnaire thématique d’histoire et de géographie

du professeur des écoles

, Seli Arslan, 2007.

 

Ouvrages didactiques avec mises au point des connaissances.

·

VIGIÉ (M), Images et récits. Histoire de France, cycle 3, 3 tomes, CRDP

Versailles, 2003. 1 tome par niveau de classe).

·

FONTAINE (F.), LAMBLIN (C.), VERLON (B.), 40 séquences d’histoire, 3 tomes,

coll. Atout discipline. 1 tome par niveau de classe. En cours de réédition pour se

conformer au programme 2008.

Revues.

·

Textes et documents pour la classe, CNDP. Une édition second degré (TDC) et

une édition premier degré (

TDC école). Les articles informatifs sont les mêmes

mais les séquences diffèrent.

http://www.cndp.fr/lesScripts/bandeau/bandeau.asp?

bas=http://www.cndp.fr/revuetdc/accueil.asp

·

La Doc par l’image, Nathan.

http://www.ladocparlimage.com/accueil/default.asp

·

La Documentation photographique, La Documentation française.

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/revues-collections/documentationphotographique/

index.shtml#

Manuels scolaires

Voir les sites Web des éditeurs qui offrent souvent des présentations animées et

des documents téléchargeables. Se rendre sur les « espaces enseignants ».

·

Bordas

http://www.editions-bordas.fr/

·

Hachette

http://www.enseignants.hachette-education.com/home/prehome.php

·

Hatier

http://www.enseignants.editions-hatier.fr/

·

Nathan

http://www.nathan.fr/elementaire/default.asp



Moyen-âge

abbayes et cathédrales

 

 

1.       Quel est le rôle de l’Eglise dans la vie des hommes du Moyen Age ?

La religion est partout présente dans la vie des gens.  Leur vie est rythmée par les règles de l’Eglise. Elle est présente dans les grandes étapes de la vie : baptême, mariage, mort. Elle impose des pratiques religieuses : réciter des prières, aller à l’église chaque dimanche,…

Le clergé occupe une place importante dans la société : enseignement, soins aux malades,…

 

2.     Quels sont les sacrements de l’Eglise ?

Au XIIe siècle, l’Eglise reconnaît sept sacrements : le baptême (pour devenir chrétien), la confirmation (où l’on reçoit l’Esprit saint), la pénitence (le pardon des péchés), l’eucharistie ou communion (où l’on reçoit le corps de Jésus), l’extrême-onction (donnée aux malades), l’ordre (qui permet à un homme de devenir prêtre) et le mariage.

Les sacrements sont distribués au cours de cérémonie.

 

3.     Comment l’Eglise est-elle organisée ?

L’organisation de l’Eglise a été renforcée par la réforme grégorienne (du pape Grégoire VII)  au XIe siècle.

L’Eglise est organisée en  clergé régulier et en clergé séculier. Tous obéissent au pape, chef de l’Eglise

Le clergé régulier comprend ceux qui ont prononcé des vœux et vivent en communauté selon une règle : les abbés et les moines.

Le clergé séculier comprend les clercs et les prêtres au service des fidèles dans la société. Ils sont au contact de la population, ils assurent les cérémonies relieuses.

 

4.     Pourquoi l’Eglise est-elle puissante ?

L’Eglise est riche : elle perçoit des impôts (la dîme) et elle possède de vastes domaines.  Elle reçoit des dons des fidèles. Les paysans comme les seigneurs font de nombreux dons par crainte du « jugement dernier » (envoyé en enfer plutôt qu’au paradis).

Elle collabore étroitement avec le pouvoir politique et les liens sont grands entre famille aristocratiques et cadres religieux. Les clercs sont partout présents dans les administrations princières.

Les gens d’Eglise sont les rares personnes à savoir lire et écrire.

L’Eglise protège les faibles et elle est garante da la paix dans le royaume.

L’Eglise affirme que le pouvoir divin est supérieure à celui des hommes. La cérémonie du sacre en témoigne.

 

5.     Qu’est-ce que la paix de Dieu ?

L’Eglise lance le mouvement de Paix de Dieu à la suite d’exaction violentes des seigneurs contres les paysans. Si l’Eglise dénonce la violence des chevaliers c’est parce que ceux s’en prennent aux bien du clergé.

Les évêques au concile de Charroux en 989 en ont posé les principes.

Cela  démontre l’influence de l’Eglise sur les mentalités.

 

6.     Qu’est-ce que la trêve de Dieu ?

Elle complète la paix de Dieu. Il est interdit durant les périodes liturgiques de se battre : du jeudi au dimanche soir, pendant l’Avent et le Carême, à Noël et à Pâques.

 

7.     Qu’est-ce que les croisades ?

Le nom de croisade n’est apparu qu’au XIIIe siècle. C’est le nom donné aux expéditions militaires organisées du XIe au XIIIe siècles pour chasser les infidèles des Lieux Saints (Jérusalem, le tombeau du Christ). Ceux qui partent, les croisés, portent  une croix sur leurs vêtements. C’est l’Eglise qui incite les seigneurs et les rois chrétiens à partir en croisade.

 

8.     Qu’est-ce qu’un monastère ? Comment vit-on dans un monastère ?

Un monastère est un ensemble de bâtiments où vit une communauté de moines ou de moniales.

Les moines sont des hommes qui se sont retiré pour vivre en ascète et se consacrer à la prière dans un monastère, en communauté, et qui mène une existence soumise à la règle de son ordre, après avoir prononcé des vœux solennels de pauvreté, de chasteté et d’obéissance à ses supérieurs. Les moines partagent leurs entre les prières, le travail des champs, l’étude et la copie des textes sacrés.

Les grands monastères suivent la règle bénédictine, rédigée par Saint Benoît (VIe siècle).

 

9.     Citer des ordres monastiques : date, fondateur, caractéristiques, lieux.

 

 

NOM DE L’ORDRE

FONDATEUR

Date de fondation

Caractéristiques

Lieux

Bénédictins

Benoît de Nurcie vers 530

Cloîtrés, contemplatifs

Réformés par Benoît d’Ariane aux VIIe-Ixe siècles

Cluny, Moissac, Jumièges…

Deux milles abbayes au XIIe siècle.

Cîteaux 

(ordre cistercien)

Saint Bernard de Clairvaux [1090-1153]

1098 Robert de Molesmes

Cloîtrés, contemplatifs

Retour à la rigueur Bénédictine

Clairvaux, Le Thonoret, Sénanque,…

Cluny

(ordre clunisien)

Guillaume d’Aquitaine

910

Branche bénédictine

Cluny

Ordres mendiants : Franciscains et Dominicains

St François d’Assise

1208

Vrai nom : « frères mineurs »

Ordre mendiant puis savant

 

St Dominique

1215

Non cloîtrés, mendiants, prédicateurs, savants

 

Templiers

1118

Hugues de Payns

Ordre militaire

Règle de Saint Augustin

Beaufort (Liban)

 

 

10.  Qu’est-ce qu’une abbaye ?

L’abbaye est un monastère plus important dirigé par un abbé. Un abbé peut-être aussi puissant qu’un seigneur. Une grande abbaye peut gérer d’immenses domaines qui forment de grandes seigneuries.

 

11.   Comment se déroule un pèlerinage ? Quels sont les principaux pèlerinages du Moyen Age ?

Un pèlerinage est le fait d’aller prier dans un lieu sacré pour obtenir le pardon de ses pêchés. Le clergé les entoure de tout un rituel.

Le pèlerin fait un vœu de pèlerinage : ses biens sont protégés, son bâton et sa besace sont bénis.  Arrivé sur les lieux, le pèlerin assiste à la messe, touche les reliques et s’efforce de rapporter une trace du lieu bénit (terre, eau,…). Par sécurité, le pèlerinage s’effectue en groupe.

Si l’on ne peut pas aller à un des trois grands pèlerinage, on se contente d’un pèlerinage plus modeste : Tours, Chartres, Rocamadour.

 

Les trois principaux sont  Jérusalem, Rome et Saint-Jacques-de-Compostelle.

Jérusalem : au Moyen Age des milliers de chrétiens allaient en Palestine, à Jérusalem, pour prier sur le tombeau du Christ.

 

12.  Quel est le but et l’itinéraire du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle ?

A Saint-Jacques-de-Compostelle, on croit avoir retrouvé le corps de l’apôtre Jacques le Majeur. 

 Il existe plusieurs chemins de Saint- Jacques à partir de la France.

Routes principales  avec les étapes importantes :

-          Paris-Saint-Denis «  Tours (Saint-Martin) «  Poitiers «  Saint-Jean-d’Angély« Saintes «  Bordeaux «  Saint-Jacques-de-Compostelle

-           Chartres Tours (Saint-Martin) «  Poitiers «  Saint-Jean-d’Angély« Saintes «  Bordeaux «  Saint-Jacques-de-Compostelle

-          Vézelay «  limoges (Saint-Martial)«  Périgueux «  Saint-Jacques-de-Compostelle

-          Lyon «  Le Puy «  Conques (Sainte-Foy) «  Cahors «  Saint-Jacques-de-Compostelle

-          Saint-Gilles «  Saint-Guilhem «  Toulouse (Saint-Sernin) «  Saint-Jacques-de-Compostelle

 

Routes secondaires  avec les étapes importantes :

-          Autun « limoges (Saint-Martial)«  Périgueux «  Saint-Jacques-de-Compostelle

-          Clermont-Ferrand « Le Puy «  Conques (Sainte-Foy) «  Cahors «  Saint-Jacques-de-Compostelle

 

Des pèlerins pouvaient partir d’Europe du Nord, d’Italie ou d’Angleterre.

 

1.       Qu’est-ce qu’une cathédrale ?

La cathédrale est un édifice religieux important, étant ou ayant été le chef-lieu d’un évêque et construit à l’époque médiévale. C’est l’église de l’évêque, « mère » de toutes les églises du diocèse. Le terme vient de cathedra qui désigne le trône épiscopal.

La cathédrale ne se distingue des autres églises ni par ses dimensions ni par son style. Il existe des cathédrales romanes (notamment en Italie) et des cathédrales gothiques. 

C’est l’évêque qui décide de la construction d’une cathédrale.

La cathédrale est au cœur de la ville car l’Eglise médiévale est au cœur de la vie des hommes.

Au XIIIème, les cathédrales montrent un sentiment religieux plus confiant : Dieu n’est plus un juge mais une lumière qui illumine le chrétien.

 

2.     Définir l’art roman.

L’art roman s’est développé à partir du XIe siècle jusqu’au XIIe siècle. Il s’appelle art roman  parce que son style architectural rappelle un peu celui des Romains.

Les églises romanes sont construites généralement selon un plan en forme de croix latine. Le cœur, orienté, vers Jérusalem, représente la tête du Christ, la nef son corps, et le transept ses bras. La principale innovation consiste à remplacer la charpente en bois par une voûte de pierre. Ces voûtes ont la forme de demi-cercles, les voûtes  » en berceau «  . elles sont très lourdes et doivent être soutenues par des arcs-doubleaux.

L’emploi de la voûte d’arête permet de mieux répartir les poussées : le poids de la couverture repose sur les quatre piliers.

Des murs très épais renforcent le tout à l’extérieur grâce à des contreforts.
 
Ces édifices sont en général sombres (petites fenêtres) et ont un aspect massif.

 Né dans l’Occident chrétien, l’art roman  s’est imposé dans toute l’Europe.

Eglise romanes : Nevers, Angoulême, Vézelay, Poitiers, Saint-Saturnin, Le Puy-en-Velay.

 

                                              

 

 

 

 

3.     Définir l’art gothique.

A partir du XIIe siècle, un art nouveau apparaît dans les villes d’Île-de-France. La basilique Saint-Denis, commencée en 1137, marque le début de l’art gothique.

L’art gothique se diffuse plus dans le Nord que dans le Midi.

A partir de la seconde moitié du XIIème siècle, on édifie des églises gothiques : les croisées d’ogives soutiennent les voûtes et en répartissent le poids sur les piliers et non plus sur les murs. Les piliers sont consolidés à l’extérieur par des arcs-boutants qui s’appuient sur des contreforts. 

Les murs ne supportant plus la voûte, vitraux et rosaces peuvent laisser pénétrer la lumière dans l’édifice.

Les principaux chefs d’œuvres en art gothique :

-          1195 : Bourges et Chartres

-          1200 : Soissons

-          1211 : Reims

-          1217 : Le Mans

-          1220 : Amiens.

Autres cathédrales gothiques : Bordeaux, Quimper, Rouen, Strasbourg, Paris, Lyon.

 

 

 



Christianisation du monde gallo-romain

 

Compétences visées :

Etre capable de :

  • distinguer la grande période historique qu’est l’Antiquité.
  • situer chronologiquement cette période.
  • participer à l’examen collectif d’un document historique en justifiant son point de vue.

Avoir compris et retenu :

  • le rôle des grandes civilisations dans le développement de notre société.
  • des événements et des dates propres à cette période.

Tout au long de la séquence, une frise chronologique, fixée sous le tableau, est complétée concernant cette période, avec les dates et les événements rencontrés pendant les séances.

La christianisation

L’Antiquité

De plusieurs dieux à un seul Dieu, dans la civilisation occidentale : 
la christianisation du monde gallo-romain
Au II° siècle, des religions, venus du Proche-Orient, s’implantent dans le monde gallo-romain et l’ensemble de l’Empire. Parmi elles, le christianisme. Prêché par Jésus qui s’affirme fils de Dieu, il se caractérise par la croyance en un Dieu unique et en l’immortalité de l’âme, dans le prolongement de la religion juive, et par le commandement fait aux hommes, tous égaux entre eux, de s’aimer les uns les autres. Longtemps, il coexiste avec les autres religions. Le sujet sera approfondi au collège ; mais il est indispensable que les élèves aient une première information, ne serait-ce que pour comprendre les périodes suivantes et appréhender diverses formes d’expression artistique. 
(extrait des documents d’application des programmes d’histoire, cycle 3, CNDP)

*       le questionnaire destiné aux élèves (document 285 ko) (travail réalisé par des enseignants de Seine-et-Marne, en formation continue – 2003)

*       les textes d’appui (les images se trouvent ci-dessous : cliquez sur les miniatures…)

Doc 1

Les premières années de la vie de Jésus.

Jésus est Juif de Galilée. Denys le Petit, moine qui mourut à Rome en 540, fit de sa naissance le centre de l’histoire, l’an 0 de l’ère chrétienne. En fait, Jésus est né en 5 ou 6 avant cette ère. On ignore presque tout sur les trente premières années de sa vie : les récits de Matthieu et de Luc sur son enfance sont moins de l’histoire que des récits destinés à nous donner un enseignement. On peut en retenir que Jésus est né à Bethléem, puis qu’il a vécu, à Nazareth, une existence d’artisan.

Doc 2 

Légende le Christ crucifié (panneau de coffre en ivoire du Vème siècle )

Grâce aux Évangiles , nous savons qu’il a été arrêté , jugé et condamné à mort vers l’an 30 à Jérusalem .

(voir aussi l’image)

 

Doc 3

«  Puis , comme les prêtres ne pouvaient le juger, Jésus est conduit durant la matinée chez le préfet romain Ponce Pilate.. Celui-ci interroge Jésus mais il ne peut rien décider : il « s’en lave les mains », ce qui signifie qu’il ne veut pas être responsable de la mort de Jésus. ».

 Condamné à mort par la foule, Jésus est conduit au calvaire « à la sixième heure » (vers midi) : il est crucifié en présence de sa mère Marie et d’un jeune disciple Jean. »

D’après les Évangiles

Doc 4

Qui sont les chrétiens ?

Les chrétiens croient en un seul dieu et aux idées prêchées par Jésus-Christ en Palestine dans les années 27 –30. Les textes essentiels de la religion chrétienne sont les Évangiles, rédigés après la mort du Christ, par les apôtres, ses compagnons. Ils y racontent sa vie et son enseignement.

Jésus vu par Flavius-Josèphe, historien juif du Ier siècle

 

Doc 5

« A cette époque-là, il y eut un homme sage nommé Jésus dont la conduite était bonne ; ses vertus furent reconnues. Et beaucoup de Juifs et d’autres peuples se firent ses disciples. Et le gouverneur romain, Pilate, le condamna à être crucifié et à mourir.

Mais ceux qui étaient ses disciples prêchèrent sa doctrine. Ils racontent qu’il leur apparut trois jours après sa crucifixion et qu’il était vivant. Peut-être était-il le Messie dont les prophètes avaient annoncé la venue […]. »

D’après Flavius-Josèphe, historien juif du Ier siècle ap. J.-C., Antiquités judaïques, vers 93-94. In Hachette, A monde ouvert. Histoire. Cycle 3 niveau 2, 1996

Doc 6

L’enseignement de Paul

« Il n’y a plus de Grec ou de Juif, de Barbare, d’esclave, d’homme libre… il n’y a que le Christ : il est tout. Revêtez votre cœur de bonté, de douceur, de patience.

Supportez-vous mutuellement, et pardonnez… Qu’il y ait l’amour : c’est lui qui fait l’unité dans la perfection. »

D’après Paul, Épître aux Corinthiens, I, 12-13.

 

 

Doc 7

La religion chrétienne persécutée

Les premiers Chrétiens ont été convertis par les disciples de Jésus-Christ au cours du Ier siècle. Dans un premier temps, dans les villes principalement, des pauvres, des esclaves constituent les premières communautés : par la suite, certains riches les rejoignent. Les Chrétiens refusent d’adorer les multiples dieux de la religion romaine, parmi lesquels figure l’empereur lui-même.

 

Doc 9

Le martyre des Chrétiens de Lyon en 177

« Ils furent insultés, frappés, traînés par terre, pillés, lapidés, emprisonnés ensemble ; on leur fit subir tout ce qu’une multitude déchaînée a coutume de faire contre des adversaires et des ennemis…

A l’amphithéâtre, restait la bienheureuse Blandine, la dernière de toutes… Après les fouets, après les fauves, après le gril, elle fut finalement jetée dans un filet et livrée à un taureau. »

Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, V, 1 ; écrit vers 320.

Doc 10

Lettre écrite par les empereurs romains Constantin et Licinius en 313

« Nous avons décidé … de permettre dorénavant à tous ceux qui ont la détermination d’observer la religion des chrétiens de le faire librement et complètement , sans être inquiétés ni molestés … Ce qui a dicté notre action , c’est la volonté de ne point paraître avoir apporté la moindre restriction à aucun culte ni à aucune religion . »

 

Doc 12

La religion chrétienne triomphante

Les persécutions contre les chrétiens se poursuivent , plus ou moins longues ou violentes , mais en 312 , l’empereur romain Constantin se rallie au christianisme . Ses successeurs adoptent tous la religion chrétienne et en 392 , l’empereur Théodose interdit tous les autres cultes .La religion chrétienne est désormais la seule autorisée dans tout l’empire romain .


Doc 2, crucifixion,
TDC n°787


Doc 6b, poisson


doc 8, mosaïque
martyr chrétien


doc 11, l’empereur
Valentinien       

 

 



Dimension religieuse durant le déclin de l’empire romain

 

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Au sein de cette société nouvelle qui s’ébauche entre le IIIe et le Ve siècle, période charnière entre la civilisation latine et le monde barbare, l’église assure une sorte de continuité, de transition.

Montée en puissance de l’église catholique

L’église a indirectement bénéficié des malheurs de la Gaule : les désastres accumulés et le naufrage de la civilisation acculaient les hommes au désespoir. Elle en profitera pour faire passer des messages :

  • les barbares sont les instruments de Dieu, châtiant l’égoïsme des riches et la dépravation des moeurs,
  • la Providence enrichit les âmes en abolissant la prospérité,
  • la vie terrestre a un caractère fugace au regard de l’éternité.

Les gallo-romains acceptent la foi chrétienne parce que face aux barbares et à l’anarchie ambiante, elle représente une force et une unité cohérente.

Rôle des évêques

Le christianisme reste la seule structure de l’Empire chancelant grâce au réseau d’évêques reconnu de tous : sous l’emprise de la nécessité, les évêques prennent véritablement le relais des anciens pouvoirs publics en cumulant les fonctions suivantes :

  • il est un chef religieux et spirituel,
  • il assure la défense de sa ville en se substituant à l’autorité défaillante des comtes ou gouverneurs : comme St Aignan à Orléans devant Attila ou Sidoine Apollinaire à Clermont face aux wisigoths,
  • il est un magistrat civil donnant la justice.

Un évêque est nommé dans chaque ville (beaucoup de postes restent toutefois vacants) : leur force réside dans leur capacité à correspondre et à se réunir. Dans les campagnes, la christianisation est nettement moins évidente : il y aura d’ailleurs une assimilation entre les mots « païens » et « paysans ».

Autres religions en présence

En plus du Christianisme, deux autres religions sont présentes en Gaule après la chute de l’empire romain :

  • les ariens, représentés par les wisigoths et les burgondes : ils se distinguent des chrétiens car ils ne reconnaissent pas la divinité du Christ (pour eux, ce dernier est un homme, aussi bon soit-il). Leur roi est maître à la fois militaire et religieux, annihilant le pouvoir de la papauté.
  • les païens, représentés par les francs (avant la conversion de Clovis) et certains gallo-romains situés en campagne : ils adorent des idoles et de nombreux dieux liés à chacune de leurs activités (Wotan : Dieu des batailles, Thor : génie de la guerre, Thunar : Dieu du tonnerre).

De nombreux évêques réalisent que leur indépendance n’est pas possible et qu’ils devront composer avec les barbares (ariens ou païens) : nous verrons qu’ils se tourneront vers les Francs, avec un élan qui permettra à Clovis d’obtenir le soutien de la population gallo-romaine.

Les 1ers ermites et le début de la vie monastique

Les 1ers ermites vont dénoncer l’ambiguïté dont souffre le christianisme :

  • il est l’unique espoir des pauvres et des opprimés : accueil des bébés abandonnés, éducation, orphelinat, hospices, …
  • il reste une perspective de carrière pour les riches sénateurs.

Cette « hypocrisie des chrétiens tièdes » va inciter certains à devenir ermites puis à créer des communautés monastiques pour fuir le monde en menant dans le désert une vie de renoncement et de prière.

Les premiers moines sont des ermites au milieu du IIIème siècle. Paul en 250 sera suivi par Antoine vers 270, qui distribue ses richesses avant de s’isoler dans le désert égyptien dans un tombeau désaffecté puis dans une ancienne forteresse romaine, ou d’autres adeptes le rejoindront. Il mourra à 106 ans et sera le fondateur de la vie monastique en orient. Sa vie a été popularisée grâce à l’évêque Athanase qui l’a rédigée en 370.

Ce phénomène prend surtout de l’ampleur au siècle suivant avec la reconnaissance du christianisme comme religion d’état : auparavant, les chrétiens étaient peu nombreux et risquaient le martyre mais le relâchement qui s’ensuit pousse naturellement certains à rechercher une autre forme de don absolu.

Les ermites, de plus en plus nombreux, vont commencer à partager des repas ou des offices : on passe ainsi de l’ermitisme à une sorte de communauté, dont la première règle de vie communautaire basée sur l’obéissance au supérieur est attribuée à Saint Pacôme qui fonde le 1er monastère vers 320 en Egypte.

Il sera suivi par Basile qui fondera une communauté en 357, par Martin en 372 à Marmoutier près de Tours puis par Cassien qui, après avoir été moine à Bethléem pendant 20 ans, fondera le monastère Saint-Victor à Marseille vers 415.

Saint Denis (IIIe)

Saint-Denis est le premier évêque de Lutèce : venu d’Italie vers 250 en compagnie de 6 autres missionnaires pour apporter la foi chrétienne en Gaule, l’évêque Denis sera martyrisé et décapité à Montmartre.

Selon la tradition rapportée au VIème siècle par Grégoire de Tours, il aurait marché la tête sous le bras jusqu’au village de Catolacus où il se serait effondré et où il sera enterré. Lorsque les persécutions cessent au IVème siècle, une chapelle est élevée à cet endroit et en 475, Sainte Geneviève y fait construire une petite église pour fonder un lieu de culte puis ce lieu sera l’objet de beaucoup d’évolutions :

  • durant la dynastie mérovingienne : Dagobert agrandira le bâtiment et y fondera une abbaye en 625,
  • durant la dynastie capétienne : Pépin de Bref agrandira l’église. Son fils Charlemagne disait qu’il ne contrôlait le royaume de France qu’avec l’aide de Dieu et aussi grâce à la protection de Saint Denis,
  • durant la dynastie capétienne : Suger refera le devant et le coeur de l’église, donnant ainsi naissance à la basilique de Saint Denis qui sera la nécropole des rois de France et la 1ère église gothique en France. Et Louis VI le qualifiait de « chef et protecteur de la monarchie ».


Statue de Saint Denis à
l’abbaye Saint Germain d’Auxerre

 


Statue du portail de
Notre Dame de Paris

Voir des photos de la
basilique Saint Denis
.

La basilique de Saint Denis sera le lieu de conservation des Regalia, objets utilisés durant les sacres qui se déroulent à la Cathédrale de Reims : couronne, sceptre et épée. Elle abritait également l’oriflamme, qui était remise au capitaine en charge de la campagne militaire à l’occasion d’une messe solennelle.

 

Saint Martin (316 – 397)

En sa qualité de fils de militaire, il sert dans une légion d’élites sous les ordres de l’empereur Constance et se distingue par sa charité : il a, selon la légende, partagé son manteau.

L’évêque de Poitiers l’appelle à l’évêché de Tours en 371 : après avoir converti son diocèse, il fonde le monastère de Marmoutier (Martini Monasterium).

Statue de Saint Martin
à l’abbaye Saint Germain d’Auxerre

Il est notamment à l’origine de la création des paroisses rurales, ce qui a fortement contribué à l’évangélisation du territoire.

Après sa mort en Touraine en 397, il est considéré par les mérovingiens comme l’un des patrons de la Gaule : son tombeau à Tours devient un lieu de pèlerinage et son culte se répand dans tout le pays. Nul autre saint ne sera aussi populaire en France comme en témoigne les 500 communes qui portent son nom … et plus d’un âne se nommera Martin depuis !

Statue de Saint Martin dans l’église de Verneuil-sur-Seine
(photo prise durant le baptême de mon neveu Rémi !)

1)  où sont localisées les communautés juives au 1er siècle av JC ?
2) comment la domination romaine s’impose et s’exerce sur la Palestine ?
3)  ce que provoque les tentatives de romanisation de la région ?
4) les  nouveaux cadres et les principales divisions du judaïsme du 1er siècle av.JC ?
5) les pratiques et les attentes des juifs de cette époque ?
6 ) l’évolution du judaïsme à partir du 1er siècle ?
7 ) ce que sont les Evangiles ?
8 ) les étapes majeures de la vie de Jésus et les principaux éléments de sa prédication ?
9 ) les raisons de la mort de Jésus et l’importance de cet épisode ?
10) comment le christianisme est d’abord diffusé par les apôtres ?
11) en quoi le rôle de saint Paul est essentiel ?
12) les raisons des premières persécutions orchestrées contre les chrétiens ?
13) l’organisation que l’Eglise se donne à partir du IIème siècle ?
14) les rites auxquels doivent se soumettre les chrétiens ?
15) ce qu’est l’orthodoxie et comment elle se met progressivement en place
16) les raisons de la spectaculaire progression du christianisme à partir du IIème s. ?
17) comment et pourquoi l’Empire romain se convertit au christianisme au IVème s ?
18) comment le christianisme devient la religion officielle de l’Empire romain ?

Donner la définition des mots suivants :

1) diaspora          2) Etat vassal                 3) Province romaine
4) Sanhédrin        5) Torah                        6) esséniens
7) Messie             8) pharisiens                   9) sadducéens
10) synagogue     11) Ancien Testament      12) Cène
13) Evangile         14) Nouveau Testament  15) Passion
16) Résurrection   17) apôtre                     18) chrétiens
19) Eglise            20) martyr                     21) baptême
22) credo            23) dogme                     24) eucharistie
25) evêque          26) orthodoxie               27) prêtre
28) basilique        29) païens                     30) procurateur
31) messianisme  32) rabbin                     33) Talmud
34) apocryphe      35) parabole                 36) thaumaturge
37) pèlerinage      38) reliques                  39) clergé
40) concile           41) hérésie                   42) laïc
43) moine

Que s’est-il passé en :

1) 66 apr. JC ?
2) Autour de 6 av.JC ?
3) Autour de 27 apr. JC ?
4) 30 ou 33 apr.JC ?
5) 64 apr. JC ?
6) 325 ?
7) 313
8) 337
9) 392

Qui est :

1) Jean le Baptiste
2) Jésus
3) saint Paul
4) Constantin



 

La naissance du christianisme

 

         -63 avant J.C : Protectorat romain sur la Palestine.

         Vers –4 avant J.C : naissance de Jésus de Nazareth.

         Vers27-30 après J.C. : prédication et crucifixion de Jésus.

         64 après J.C : incendie de Rome, Néron empereur. Première persécution : décapitation de saint Paul à Ostie et crucifixion de saint Pierre sur le mont Vatican.

         66 après J.C : révolte de Judée.

         70 après J.C : prise de Jérusalem par l’empereur Titus.

         70-85 après J.C : Evangiles de Marc, Matthieu et Luc.

         81- 96 : persécutions ponctuelles sous l’empereur Domitien.

         95 après J.C : persécution des chrétiens.

         95 après J.C : Evangile et apocalypse de Jean.

         98-117 : persécutions sous Trajan.

 

 

L’expansion du christianisme du IIe au IVe siècle

 

         Mesures favorables aux chrétiens.

         Mesures contre les chrétiens.

 

         135 : Jérusalem est interdite aux juifs.

         177 : martyr des chrétiens de Lyon.

         202 : édit de Septime Sévère interdisant le prosélytisme.

         250 : persécution générale, Decius (ou Dèce) empereur.

         257-258 : persécution générale, Valérien empereur.

         303 : persécution générale, Dioclétien empereur.

         313 : Edit de Milan, restitution des biens à l’Église et égalité complète des païens et des chrétiens devant la loi

         325 : Concile de Nicée, condamnation de l’arianisme (confirmée en 385).

         356 : fermeture des temples polythéistes.

         361-363 : rétablissement du polythéisme, Julien empereur.

         381 : concile de Constantinople.

391 : interdiction du culte polythéiste par Théodose ; persécution des non-chrétiens, destruction de



1)      Expliquez en quelques lignes ce qu’est le christianisme :

-         origine,

-         sur qui et sur quoi est-il fondé ?

-         quelle culture a -t-il particulièrement marquée ?

 

2)      Donner les 7  fondements sur lesquels repose la religion chrétienne ?

 

3)      Qui était Jésus ?

 

-         Donner  ses lieux de naissance et de mort, sa profession et le rôle qu’il a joué dans l’expansion du christianisme.

-         Expliquer le lien direct qu’il a avec notre calendrier.

 

4)      Que veut dire messie ?

 

5)      Par quel document nous  a été transmis les témoignages sur la vie de Jésus ?

-         pourquoi l’a-t-on appelé comme ça ?

-         quels sont les hommes qui l’ont écrit après sa mort ?

 

6)      Quelle est la différence entre ancien et nouveau testament ?

 

7)      Qu’est-ce qui différencie la religion chrétienne de la romaine ?

 

8)       Quels sont les  deux signes de reconnaissance des chrétiens ?

 

9)      Expliquez ce qu’est le chrisme ?

 

10)  Pourquoi les gallo-romains acceptent la foi chrétienne ?

 

 

11)  Que s’est-il passé à Lyon en 177 ?  ( Quelle est la sainte qui marqua l’histoire à ce moment là  et pourquoi ?)

 

12)  Quelles en étaient les raisons ? Dans quel endroit précis cela se déroulait et quels spectacles y étaient présentés habituellement ?

 

13)  Quelle est la décision prise par les empereurs Constantin et Licinius ? Expliquer le rôle de celle-ci dans la diffusion du christianisme.

 

14)  Quel est alors le rôle des évêques ?

 

15)  Qui sont les gentils, quelle est leur seconde appellation ?

 

16)  Qu’est ce que l’église ? (donner la signification du mot) :

-         Par qui a-t-elle été créée ?

-         Dans quel but ?

-         En quoi son orientation architecturale est tout un symbole ?



Didactique H/G en cycle 3  Des Gaulois aux Gallo – romains (romanisation de le Gaule et  christianisation monde gallo-romain)

Référence aux IO : des origines aux débuts du Moyen Age

  • La Gaule et la romanisation
  • La christianisation
  • Les grandes invasions

Fait partie de l’antiquité c’est-à-dire programme de 1ère année de Cycle 3 (CE2)

Objectifs de la séquence :

            Connaître la période de l’Antiquité,
            S’initier à la recherche documentaire
            S’informer sur le passé.

Compétences disciplinaires :

Analyser collectivement un document historique en justifiant son point de vue,
Comprendre un document historique simple (texte écrit ou document iconographique)
Noter les informations dégagées pendant l’examen d’un document,
Classer des documents selon leur nature, leur date et leur origine,
Avoir compris et retenu les rôles des personnages et des groupes qui apparaissent dans les divers  points forts, ainsi que les faits les plus significatifs, et pouvoir les situer dans leur période,
Utiliser un vocabulaire spécifique, de façon exacte et appropriée.


Romanisation de la Gaule

Dates, évènements clefs et personnages :

 

-         De nombreuses ethnies  en Gaule

-         Gaule prospère mais divisée                                   - Vercingétorix (Alésia)

-         Conquête de la Gaule par les romains                    - Jules César

-         Gaule romaine divisée en provinces et cités

-         Développement de l’urbanisation

 

Notions, mots clefs :

 

            - Peuple                      - Conquètes               -Colons

            - Pouvoir                    - Invasion                   - Esclavage               

            - Civilisation             

            - Romanisation          - Latin                        - Patrimoine

            - Urbanisation            - Cité/Ville                 - Amphithéâtre, thermes, théâtre, cirque

            - Politique                   - citoyen                     - Civisme

 

Documents sources pour apprentissage : un exemple de  ville gallo-romaine Nîmes ;

 

Proposition de séquence sur ce thème :

 

 

SEANCE N°1


Objectifs :
            – Constitution de la frise chronologique.

Compétences :
    Disciplinaires :
                Classer les documents selon leur nature, leur date et leur origine
                Distinguer les grands événements de la période.
    Transversales :
                Emettre des hypothèses (SVT et Sciences)
                Savoir présenter et analyser un document (types de documents, paratexte, sources…)
Déroulement :

        Discussion collective avec classement des idées  :
                        A quoi pensez-vous si on vous parle des Gaulois ?
                        Où vivaient-ils ? Comment vivaient-ils ?
                        Connaissez-vous des personnages qui ont vécu au temps des Gaulois ?

        Etude de documents :
                    Individuelle : En quoi ces documents peuvent être utiles pour comprendre cette période ?
                        Que montrent ces documents ?
                        Ces documents ont-ils des points communs ? Des différences ? Peut-on les classer ?   Comment ?
Elaboration de la frise sur le cahier (les dates importantes seront notées tout au long de la séquence).

 
SEANCE N°2

Objectif :
        Initier les élèves à la recherche documentaire.

Compétences :
    Disciplinaires :
            Prendre des informations nécessaires dans un texte pour répondre à des questions.
            Emettre des hypothèses face à des objets inconnus.
    Transversales :
            Prendre l’habitude de lire un texte en entier pour prélever les informations disséminées dans un document. (ORL)
            Participer à l’examen collectif des documents en justifiant son point de vue. (Arts visuels)
 
Déroulement :


 Distribution des documents et lecture silencieuse.
 Consigne orale :  regardez  les documents et répondez aux questions.
 Phase de recherche et rédaction des réponses ; décider collectivement des dates à mettre sur la frise.
 
SEANCE N°3 : la guerre des Gaules


Objectif :
- Faire la différence entre des sources historiques et des reconstitutions.

Compétences :
    Disciplinaires :
            Séparer ce qui est clairement établi de l’hypothèse.
            Mettre en relation les tableaux et les textes.
    Transversales :
            Participer à l’examen collectif des documents en justifiant son point de vue.
            Noter les informations dégagées pendant l’examen d’un document.

 Déroulement :
Episode de la reddition de Vercingétorix à Alésia.

Question : « Comment connaît-on cet épisode ? » Après avoir dégagé l’idée de document, on s’interrogera : « Sait-on tout avec certitude ? ».

Distribution de la feuille contenant les documents et lecture silencieuse. Pendant ce temps, écriture des questions au tableau :
    Tableau 1 :
            Quel est la nature du document ?
            Quel est son titre ?
            Par qui a-t-il été peint ? En quelle année ?
            L’artiste a-t-il été fidèle au récit de César ?
            Quelle différence essentielle remarquez-vous ?
    Tableau 2 :
            Quelle est la nature du document ?
            Notez les différences avec le tableau 1.
    Textes :
            Dans quel pays César a-t-il écrit son livre ?
            A quelle date fut livré Vercingétorix ?
            Quelles sont les différences entre le texte de César et celui de Plutarque ?

4 – Phase de recherche et rédaction des réponses 

5 – Mise en commun des réponses (résumé) : rédaction au tableau des réponses définitives sous la dictée des élèves ; décider des dates à mettre sur la frise.


SEANCE N°4


Objectifs :
    Caractériser la civilisation gallo-romaine.
    Connaître les monuments symboliques de la ville romaine : le théâtre, l’arène, l’arc de triomphe, les thermes, le pont…

Compétences :
    Disciplinaires :
            Distinguer les différences entre civilisations gauloise et romaine.
            Prendre des informations nécessaires dans un texte pour répondre à des questions.
    Transversales :
            Participer à l’examen collectif des documents en justifiant son point de vue.
            Utiliser le lexique spécifique de l’histoire.
 
Déroulement :

    Faire la liaison entre la conquête de la Gaule et la romanisation. Aborder les limites de la romanisation

lecture silencieuse.   

Questions :
            1 – Quels sont les types de monuments que les Romains ont fait construire en Gaule ?
            2 – En quoi étaient-ils construits ?
            3 – A quoi pouvaient-ils servir ?

   Phase de recherche et rédaction commune des réponses 

SEANCE n°5 : évaluation


Objectifs :
Evaluer les acquis sur la période considérée.

Compétences :
    Disciplinaires :
            Avoir compris et retenu le vocabulaire spécifique.
            Pouvoir utiliser ce vocabulaire de façon exacte et appropriée.

 Déroulement :

Chaque séance se termine par l’élaboration d’un résumé. Les mots importants sont soulignés.
Les résumé sont à apprendre systématiquement pour la séance suivante.
Le travail écrit est individuel et se déroule en 45 mn



La romanisation de la Gaule

 

 

1-Citer les principales étapes de la conquête de la Gaule par les romains?

 

 

2- comment s’est déroulée la bataille d’Alésia

 

3- Comment expliquer le fait que les Gaulois est accepté assez facilement de se rallier aux traditions romaines ?

 

4-Comment les romains ont-ils romanisé la gaule ? (les différents outils)

Romanisation par :

 

5-Donnez le nom des provinces impériales mises en place en Gaule.

 

6-Que signifie être citoyen romain?

 

7-Donnez les dates importantes de l’évolution du citoyen romain.

 

8-Qu’appelle t-on la civilisation gallo romaine ?

 

9-Comment sont organisées les provinces romaines ?

 

10 -Quelles transformations ont subi les campagnes ?

 

11-Les ville romaines : leurs différents statuts, leur organisation.

 

12 – Quelques définitions

Qu’appelle t-on

-         un évergète :

-         les flamines

-         les destinées

-         la curie :

 

13 -Qu’est ce qui a provoqué la chute de l’empire romain ?



LA ROMANISATION DE LA GAULE

 

 

I-                   LA GUERRE DES GAULES.

-58/-51. Résultat de l’ambition personnelle de César. Proconsul de la gaule cisalpine. Pour lui, la gaule est une proie pour son prestige personnel. Il est appelé par les eduens, alliés de rome.

-52 : soulèvement général de la gaule, vercingétorix.

Cf la fiche sur les celtes.

-51 : dernières rébellions locales réprimées : bituriges, bellovaques, carnutes. Seuls les cadurques firent résistance. Tous les défenseurs furent amputés de la main droite.

La fin de la guerre des gaules vit la mort d’1 million de gaulois et de la vente d’un autre million en esclavage.

 

II-                LA GAULE ROMAINE.

Rome après cette conquête mit en place une politique libérale d’assimilation. César n’imposât qu’un tribut dérisoire. Il s’attacha les jeunes guerriers gaulois en les enrôlant dans une légion d’élite « l’alouette ». Les peuples gaulois furent soit alliés de Rome, soit libres. Ils conservèrent leurs administration et coutumes.

 

Auguste en -27 impose de nouveaux cadres : il divise la gaule en 4 parties : narbonnaise au sud, aquitaine, celtique ou lyonnaise et Belgique. Cette partition existera jusqu’au +3°s.

Dioclétien en fera la préfecture des gaules et la divisera en 2 diocèses : des gaules et de vienne.

 

La gaule découvre le genre de vie urbain. César fonde des colonies à Narbonne, Arles, Béziers, orange. A sa mort, le sénat fondera Lyon en -43.

Dans toutes ces fondations, on retrouve les monuments à la romaine : arènes, temples, théâtres….

Les romains construisent des ponts, fortifications, aqueducs (exemple de nimes et pont du gard), ainsi qu’un un important réseau routier très complexe.

Rome fit entrer la gaule dans l’économie méditerranéenne, circulent ds le pays des gens d’affaires et des marchands venus de tout l’empire. Ils apportèrent aussi les industries du verre et de la poterie, notamment en Normandie, ainsi que la culture de la vigne.

 

 

III-              LA CIVILISATION GALLO-ROMAINE.

César avait fait de nombreux gaulois des citoyens romains et même des sénateurs. Les gaulois perdirent la nostalgie de leur indépendance car ils jouissaient de la pax romana. Ils rivalisent de zèle et de fidélité pour obtenir à leur cité une promotion.

Un autel est construit à Lyon en l’honneur de Rome, les délégués des villes vont à ce sanctuaire comme à un pèlerinage. Ils vouent une admiration mystique et une reconnaissance pour l’empereur et rome.

La caste des druides perdit de son emprise. Les dieux furent assimilés au panthéon romain (cf fiches celtes).

 

Face à cette paix en gaule, Rome retira ses troupes pour les mettre au limes du rhin.

En effet, la gaule connut peu de révoltes si ce n’est :

-+21 : 2 nobles romanisés, l’éduen julius sacrovir et le trevisse julius florus.

-+68 : révolte de julius vindex, gouverneur de la lyonnaise, contre néron.

-+69 : le batave civilis qui voulait fonder « l’empire des gaulois ».

 

 

212 : édit de caracalla fit des gaulois des citoyens romains.

 

 

Les gaulois ont très vite adopté les habitudes romaines, les mœurs, le costume et la langue. L’utilisation du latin devient un signe de distinction sociale, parmi les élites, désireuses d’être assimilées aux vainqueurs.



1/ les celtes

 

classes concernées : ce2, cm1

 

Notions :

 

 Originalité de la civilisation celte (organisation, vie quotidienne, artisanat, agriculture)

Situation chrono de la Gaule celtique

Les migrations et la colonisation

La civilisation celte est fondée sur les guerres

Civilisation riche : agriculture, élevage, travail des métaux, commerce lointain

Formes urbaines : oppida

Importance des druides

 

Vocabulaire :

 

 Cité, polythéisme, celtes, gaulois, oppidum, forgeron, druide, polythéisme, agriculture.

 

Repères chronos :

 

 Autour de -450, les celtes, venus d’Europe centrale, s’installent en gaule.

 

Supports documentaires :

 

 La guerre des Gaules de Jules César, des pièces de monnaie, des images d’Epinal, photo de la statue de Vercingétorix faite sous Napoléon III, extraits de Diodore de Sicile, de Strabon, représentation d’objets celtes (casque, épée, un torque, le trésor de Vix), reconstitution d’un oppidum comme à Béziers les Ensérune (34)…

 

 

Compétences : être capable de :

 

-         d’extraire des infos de cartes

-         -de lire des textes présentant les celtes avec un esprit critique

-         analyser une reconstitution réalisée à partir de relevés archéologiques

-         distinguer les sources de l’histoire des reconstitutions

 

Activités possibles :

 

-         à partir de textes, rappeler que les celtes sont de culture orale et poser la question « les auteurs étrangers à la culture celte nous disent-ils la vérité ? »

-         a partir d’un ensemble documentaire, dégager les notions évoquées

-         l’origine des nomades

-         une civilisation guerrière

-         une agriculture, un artisanat, un commerce prospères

-         un monde rural + oppida

-         religion polythéiste dirigée par les druides