Alors que je ne pensais remettre le nez dans mes cours d’oral pro qu’après les résultats j’ai eu la surprise (bonne ou mauvaise ???) de voir que je suis convoquée à la simulation d’entretien d’oral pro lundi matin. Les cours dans cette matière s’étant arrêtés fin février et ayant consacré  depuis tout mon temps aux autres matières, je propose donc de retravailler à partir des questions que j’avais listées l’an passé :

1) Le principe de laïcité est-il compatible avec celui de neutralité ?

Pour moi la neutralité est l’un des principes même de la laïcité car si l’école doit accepter tout enfant quelque sot son appartenance religieuse, nul ne se doit de révéler par des signes apparents cette appartenance  (et ce d’autant plus lorsqu’on appartient au corps enseignant).

2) finalités des lois Ferry en 1882.

Rendre l’école laïque, gratuite et obligatoire pour les tous les enfants (garçons comme filles) de 6 à 16 ans. C’est un principe d’égalité pour l’accès à l’instruction et à la culture (avec aujourd’hui une extension vers l’acquisition d’outils pour apprendre = apprendre à apprendre et de devenir un citoyen libre et conscient de ses droits et devoirs.

3) L’enseignement du fait religieux est-il soumis à certains principes, lesquels ?

Dans toutes écoles publiques l’enseignement du fait religieux est tenu de rester basé sur des faits historiques et non idéologiques (principe de neutralité). Il permet de comprendre comment notre identité s’est construite c’est à dire à partir d’un brassage de cultures, conflits, annexions…qui font partie intégrante de notre histoire. A l’école primaire le fait religieux sera donc abordé dans :

la christianisation du monde gallo-romain, l’influence de l’Eglise au M-Age, l’Islam (croisades et Reconquista), Réforme et contre-réforme…

4) Comment situeriez-vous la politique éducative française au regard des autres pays d’Europe ?

La politique éducative actuelle fait partie intégrante de celle définie par l’Europe (Evaluation PISA, cahier de l’Europe, questions de faire un manuel d’histoire-géo commun à tous les pays de l’UE avait été soulevée).

5) “Des objectifs communs sont donnés, à charge pour les établissements de les atteindre”. Quels ont les avantages et les limites d’une telle proposition ?

???? Cette question parle-t-elle des paliers du socle commun ? des évaluations nationales ? des grandes orientations données par les programmes ? Quoi qu’il en soit notre appartenance à l’EN et à un établissement nous assigne à certains devoirs comme celui d’adopter la ligne de conduite signifiée dans l’établissement (par le conseil de cycle, le projet d’école), dans notre académie (par les circulaires + notre IEN), dans notre fonction (par les programmes et toutes les orientations nationales données par notre ministère.

6) pourquoi organiser la scolarité en cycles ?

Depuis 1989 (Jospin), la scolarité est organisée en cycles afin de favoriser le travail d’équipe entre enseignants et assurer un meilleur suivi dans l’acquisition des compétences chez l’enfant. Cela a permis également de créer ou renforcer les liens entre école maternelle et élémentaire puisque jusqu’aux programmes 2008 la gde section était à cheval sur les deux cycles. 7) Que contient le livret scolaire ?

8) Quelles sont les priorités de l’éducation ?

9) A quoi servent les évaluations nationales ?

10) A quelle condition chacun des partenairespeut trouver sa place au sein d’un projet collectif ?

11) Quels éléments mettre en avant pour défendre le respect de la sectorisation ?

12) Ecole ouverte, école fermée, présentez votre analyse ?

13) A quoi servent les programmes ?

14) Qui les définit ?

15) Comment ont-ils évolué ?

16) Quelles est la spécificité des programmes 2002/2007/2008 ?

17) Quelle définition donneriez-vous de la culture ?

18) Que pensez-vous de la crainte de voir les nouvelles technologies à la source d’une école à deux vitesses.

19) Est-il possible que l’attitude curieuse et critiquée souhaitée dans l’étude des sciences soit transposable à d’autres domaines ?

20) Quelq principes sont à la base des pédagogies nouvelles ?

21) Qu’est-ce qui caractérise la pédagogie Freinet ?

22) Quelles sont les valeurs auxquelles un maître doit se référer ?

23) Quelle attitude possible face aux éventuels conflits identitaires des élèves (communautarisme) ?

24) Citez 3 positions qui renvoient à la déontologie et 3 qui renvoient à l’éthique ?

25) Un enseignant peut-il être compétent dans toutes les disciplines ?

26) En quoi la polyvalence aide à enseigner dans une discipline particulière ?

27) La polyvalence des enseignants du  second degré est-elle possible ? Donnez des exemples.

28) Il arrive qu’un enseignant garde le même grouope deux ans ou plus. Que pouvez-vous dire de cette pratique ?

29) pouvez-vous définir ce que sont “les gestes professionnels” ?

30) Parmi ceux-ci, lesquels vous semblent prioritaires ?

31) Pour “faire la classe”, comment concevoir la mise au travail des élèves ?

32) C’est quoi une circonscription ?

33) Quelles sont les fonctions de l’IEN ?

34) Quels sont les documents qui portent la trace de l’activité du professeur ?

35) Quels sont les critères constitutifs des ZEP ?

36) C’est quoi la “discrimination positive” ?

37) Y a-t-il une pédagogie spécifique aux ZEP ?

38) Devant un élève en difficulté d’apprentissage, quels sont les moyens dont dispose un enseignant pour l’aider ?

39) Quels sont les indicateurs permettant de considérer qu’un élève est en difficulté ?

40) Place et rôle des parents dans les dispositifs de prise en charge.

41) Interpréter le comportement des élèves : quels risques pour les élèves ? pour le maître ?

42) Quels sont les membres du RASED ? Leurs modes d’intervention ?

43) Quand un enseignant peut-il faire appel au RASED ? Sous quelles conditions ?

44) Quels sont les droits des enfants qui pourraient être mentionnés dans les règles de vie ?

45) Ecole-parents, un partenariat qui a des limites : citez-en quelques-unes.

46) Citez 3 exemples qui montrent les relations partenariales entre les deux ?

47) L’école est-elle un “établissement ” ?

48) Citez différents types de projets et donnez leur fonction.

49) Pensez-vous que la polyvalence puisse jouer un rôle dans la mise en place du projet d’école ?

50) ” les crêpes de la Chandeleur”, est-ce un projet de classe ? Explicitez.

51) Quelles sont, selon vous, les conditions à réunir pour conduire un travail d’équipe dans les écoles ?

52) Quelles sont les fonctions que jouent les consignes dans l’activité de l’élève ?

53) Quelles sont les différentes phases dans l’organisation du travail des élèves ?

54) Le travail de groupe : mode ou nécessité ?

55) Qu’est-ce qui distingue l’école maternelle d’une crêche ou d’une garderie ?

56) Comment concevoir une GS à la fois dans le cycle 1 et le cycle 2 ?

57) Quelle importance accorder à l’organisation spatiale des classes à l’école maternelle ? Pourquoi ?

58) Qu’est-ce qu’apprendre ?

59) Quel rapport entre enseignement et apprentissage ?

60) Est-ce que l’élève apprend ce que lui enseigne le professeur ?

61) Qu’est-ce qui caractérise l’élève de cycle 2 par rapport à celui du cycle 1 et celui du cycle 3, du point de vue du développement cognitif ?

62) Assurer la continuité entre les cycles nécessite-t-il de gommer les ruptures ?

63) Les pratiques péda doivent-elles se différencier d’un cycle à l’autre ?

64) Quels sont les enjeux du cycle 3 face à la scolarisation en collège ?



Xavier Darcos vient de faire un nouveau pas vers l’école maternelle en rééditant le document d’accompagnement : Le langage à l’école maternelle dont voici le lien
http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/langage_en_maternelle.pdf
De même il aurait signé la pétition en ligne. Comme quoi la spécificité française de l’école maternelle demeure importante.



Voici le contenu des Etats Généraux de la formation qui se sont tenus à Créteil le 04 octobre :

 » Les signataires, personnalités ou organisations, dénoncent :

  • la précipitation du gouvernement qui veut imposer la « mastérisation » de la formation des enseignants, fonctionnaires d’Etat, dès cette rentrée 2008 pour les nouveaux concours de recrutement de 2010
  • l’absence de référence aux IUFM jusqu’à maintenant et à leur potentiel dans les propositions gouvernementales.

La nouveauté de création de masters adaptés à l’enseignement dans le premier degré ou les lycées professionnels, la nécessité d’adapter de nombreux masters disciplinaires pour l’enseignement en collèges et lycées justifient une réflexion  approfondie, qui nécessite du temps pour la mener.

Conscients de l’enjeu de la formation des enseignants pour l’avenir des jeunes, ils proposent d’organiser des Etats Généraux de la formation des enseignants samedi 4 Octobre à Paris 12 (Créteil) pour faire émerger des propositions. Les actions organisées par les différentes organisations dans les IUFM et les universités tout au long du mois de septembre contribueraient à la préparation des Etats Généraux, qui devraient rassembler personnalités, personnels, étudiants, stagiaires, jeunes, et parents. Une prochaine réunion fin août définira plus précisément les thèmes à débattre, qui tiendront compte de l’état des projets ministériels et qui pourraient notamment être :

  • articulation recrutement, formation et mastérisation dans le cadre d’un recrutement de fonctionnaires d’Etat par concours
  • démocratisation de l’accès au métier d’enseignant pour tous : les aides et les pré-recrutements pour que les futurs enseignants soient à l’image de la diversité de la société
  • prise en compte de l’unité professionnelle et de la diversité du monde enseignant selon les différents niveaux d’enseignement
  • rapport disciplinaire universitaire / disciplinaire scolaire, rapport disciplinaire / transversal/ professionnel, la place pour la recherche dans la formation
  • formation professionnelle des enseignants : contenus, stages, articulation entre stages, apports théoriques et analyse de pratiques professionnelles, les limites du « compagnonnage »,
  • relations famille/école
  • les formateurs : leur formation en lien avec la recherche, leur diversité -
  • avenir des IUFM et structures de formation initiale dans le nouveau dispositif : les partenariats ; irrigation territoriale – avenir des personnels enseignants et BIATOSS  des IUFM
  • développement de la recherche en éducation
  • formation tout au long de la vie pour les enseignants – formation continue - place de la VAE 
  • la situation de la formation des enseignants en Europe (avec quelques invités)

Premiers Signataires :
Gérard Aschiéri – Chantal Amade-Escot – Jean Louis Auduc – Stéphane Bonnery – Rémi Brissiaud – Thierry Cadart – Marie-France Carnus – Bernard Cornu – Danielle Czalczynski – Yves Jean – Jacques Fijalkow – Jean Gallot – Jean Emile Gombert – Patrick Gonthier -Philippe Joutard – Jean-Pierre Kahane- Michelle Lauton – Claude Lelièvre – Philippe Meirieu – André Ouzoulias – Francois Poirier – Claire Pontais – Jean Baptiste Prévost – Jean Pierre Raoult – Ghyslaine Richard – Philippe Watrelot -

Organisations Signataires :
AFEV- APLV- APSES – CEMEA – Ligue de l’Enseignement – CRAP Cahiers Pédagogiques – ICEM pédagogie Freinet – Fédération OCCE – Jeunesse au Plein Air – FOEVEN, fédération des AROEVEN – GFEN – FCPE

FSU – UNSA Education – SGEN CFDT – FERC CGT – UGICT – Sud Education – UNEF – Sud Etudiant – UNL

Syndicats FSU : SNESUP – SNES – SNEP – SNUIPP – SNUEP – SNUPDEN – SNETAP – SNPI – SNCS – SNASUB –
Syndicats UNSA : SE – A&I – SIEN – SNPTES – Sup’Recherche. –
Syndicats CGT : CGT Educ Action – FERC Sup-CGT – SNTRS – »

Je mets le lien pour le lire en détail : http://www.former-des-enseignants.org/eg/?f=page02



Améliorer l’efficacité de l’éducation prioritaire par son inscription dans le plan Espoir Banlieues

L’évolution de l’éducation prioritaire en deux niveaux, les réseaux “ambition réussite”, pilotés nationalement en lien avec les académies, et les réseaux de “réussite scolaire”, pilotés académiquement en lien avec la politique nationale, doit se poursuivre, afin de donner sa pleine mesure au principe de l’égalité des chances. L’objectif de performance de l’éducation prioritaire implique la réussite de chaque élève, appréciable individuellement. Cet objectif, commun dans son principe d’égalité, mais individuel dans sa réalisation et sa mesure, conduit à considérer le parcours de chaque élève dans sa continuité et sa cohérence, de la maternelle à la troisième dans le cadre du réseau.

Par ailleurs, les réseaux constituent le cadre privilégié de la mise en œuvre du plan Espoir Banlieues, le périmètre retenu, celui des quartiers “ANRU”, recoupant très largement celui de l’éducation prioritaire.

Dès la rentrée 2008, la généralisation de l’accompagnement éducatif sera effective dans toutes les écoles élémentaires de l’éducation prioritaire.

De plus, 30 sites d’excellence seront créés. Ces lycées accueilleront soit une section internationale, soit des filières d’excellence artistiques et culturelles ou, s’agissant des lycées professionnels, seront rapidement transformés en lycée des métiers. Enfin, l’expérimentation de déplacements de classes de cours moyens, d’une école à une autre pour y favoriser la mixité sociale, sera réalisée dans 50 sites. Ils seront choisis par les IA-DSDEN en concertation avec les collectivités locales.

Pendant l’année scolaire 2008-2009, les réseaux d’éducation prioritaire engageront la création de banques de stages visant à donner une plus grande équité d’accès aux élèves les plus défavorisés, en classe de 3ème comme dans les filières professionnelles. Ces banques, qui seront opérationnelles à la rentrée 2009, s’appuieront sur les propositions des organisations patronales et professionnelles territoriales.

L’éducation prioritaire accueille parfois des collèges dégradés, de plus en plus évités par les familles. Ces établissements seront identifiés en accord avec les acteurs locaux et les équipes scolaires pour envisager à la fin de l’année 2008-2009, leur destruction puis leur éventuelle reconstruction, toutes deux intégrées dans le programme national de rénovation urbaine.

Assouplir la carte scolaire pour renforcer l’égalité des chances

Il s’agit de continuer de satisfaire au mieux les demandes des familles qui souhaitent inscrire leur enfant dans un établissement différent de celui de leur secteur de rattachement. Bien évidemment, les familles conservent le droit d’inscrire leur enfant dans l’établissement le plus proche de leur domicile.

Dans le cas où les demandes des familles ne pourraient pas toutes être satisfaites, elles seront traitées sur la base de critères prioritaires précis et connus de tous :

  • les élèves nécessitant une prise en charge médicale importante à proximité de l’établissement demandé ;
  • les élèves boursiers au mérite et boursiers sur critères sociaux ;
  • les élèves qui doivent suivre un parcours scolaire particulier ;
  • les élèves dont un frère ou une sœur est déjà scolarisé dans l’établissement souhaité ;
  • les élèves dont le domicile est situé en limite de secteur et proche de l’établissement souhaité.

Les élèves handicapés bénéficient dans tous les cas d’une priorité absolue.

Généraliser l’accompagnement éducatif

À partir de la rentrée 2008, l’accompagnement éducatif est généralisé à tous les collèges, publics et privés sous contrat, ainsi qu’à toutes les écoles élémentaires de l’éducation prioritaire, en particulier celles des réseaux “ambition réussite”.

L’accompagnement éducatif aborde trois domaines : l’aide aux devoirs et aux leçons, la pratique artistique et culturelle, la pratique sportive. D’une durée indicative de 2h, il est organisé quatre jours par semaine tout au long de l’année, de préférence en fin de journée après la classe. Les activités culturelles et sportives peuvent être conduites par des enseignants, des assistants d’éducation ou des intervenants extérieurs, en particulier des associations. La pratique des langues vivantes étrangères pour soutenir et renforcer le bilinguisme de certains élèves peut être proposée dans ce cadre, en ayant recours aux assistants et vacataires étrangers.

Il est recommandé de s’assurer de la qualité de l’encadrement et de faire appel à des associations agréées, au niveau local ou national.

Au sein des différentes instances de pilotage départemental, l’IA-DSDEN recherchera la mise en cohérence de l’accompagnement éducatif avec les dispositifs d’accompagnement des élèves hors temps scolaire qui existent déjà : contrat local d’accompagnement à la scolarité (CLAS), contrat éducatif local (CEL), dispositifs de réussite éducative, actions menées dans ce domaine à l’initiative des collectivités territoriales.

Lutter contre toutes les violences et toutes les discriminations, notamment l’homophobie

L’École doit offrir à tous les enfants des chances égales et une intégration réussie dans la société. Sa mission est donc aussi de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes, de permettre une prise de conscience des discriminations, de faire disparaître les préjugés, de changer les mentalités et les pratiques.

Au sein des établissements, une importance particulière devra être accordée aux actions visant à prévenir les atteintes à l’intégrité physique et à la dignité de la personne : violences racistes et antisémites, violences envers les filles, violences à caractère sexuel, notamment l’homophobie. Par tous les moyens, prévention et sanction, la lutte contre la violence dans et autour des établissements demeure une priorité absolue.

Développer l’ouverture à l’Europe dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne

La Présidence française de l’Union européenne (deuxième semestre 2008) sera un moment privilégié pour organiser dans les établissements scolaires une série d’actions en direction des élèves, afin de rapprocher ceux-ci des réalités du monde multiculturel et plurilingue qui est le leur aujourd’hui et de leur donner l’envie de le découvrir et de s’y intégrer.

L’ouverture européenne et la mobilité seront encouragées dans le cadre des projets académiques, et en particulier toutes les formes d’échanges d’élèves, de professeurs, de personnels administratifs, ou d’encadrement, avec les pays de l’Union européenne. Les jumelages et les partenariats académiques existants seront élargis à d’autres pays de l’UE, notamment aux nouveaux entrants. Chacune des 30 académies est encouragée à nouer des liens éducatifs avec plusieurs des autres pays de l’UE, en s’appuyant sur le réseau des établissements français à l’étranger, avec le soutien de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).

Au cours des mois de septembre et octobre, sera mis en place un “Parcours européen”dont les principaux jalons seront :

  • du 2 au 5 septembre 2008, une rentrée scolaire aux couleurs de l’Europe (pavoisement des établissements, signalétique dans les langues vivantes européennes enseignées dans l’établissement, événementiel spécifique, etc.) ;
  • la “Fête des langues”, qui prendra appui sur la traditionnelle « Journée européenne des langues » du 26 septembre ;
  • du 20 au 24 octobre 2008, la semaine de “l’Europe à l’École”, dont l’objectif sera de faire vivre les écoles, les collèges et les lycées, les enseignants et les élèves à l’heure de l’Europe des 27.

Dialogue de gestion et de performance

Le dialogue de gestion et de performance entre l’administration centrale et les recteurs, dont le format et le contenu ont été renouvelés en 2007, permettra d’aborder l’ensemble des points évoqués ci-dessus, aussi bien du point de vue de l’efficacité que de la mobilisation des moyens. Il est donc indispensable que des outils de suivi et de pilotage des différents dispositifs soient mis en place afin que le ministre puisse rendre compte au Parlement des réformes qu’il a initiées. De manière plus générale, l’effort de maîtrise des dépenses publiques doit se traduire par des choix qui, à tous les niveaux, doivent reposer sur des critères d’évaluation les plus objectifs possibles.

 

Direction générale de l’Enseignement scolaire - Publié le 30 avril 2008
© Ministère de l’Éducation nationale




Scolariser les élèves handicapés

Il s’agit d’abord de faire en sorte que le droit à la scolarisation des élèves handicapés soit garanti. Pour cela, tout doit être mis en œuvre pour réussir leur scolarisation et pour assurer la continuité de leurs parcours de formation.

On s’appuiera sur cinq actions fortes.

Un projet personnalisé de scolarisation pour chaque élève handicapé
Le projet personnalisé de scolarisation (PPS) qui organise la scolarité de l’enfant est une obligation pour tous les élèves handicapés. Un document, remis aux familles qui sont associées sans réserve à toutes les phases de l’élaboration du projet, formalise les décisions relatives à la scolarisation de l’élève et prises par les instances de la “maison départementale des personnes handicapées”.

Le déploiement des enseignants référents
Il convient de prendre les mesures qui permettront d’ajuster au mieux le nombre d’emplois consacrés à cette fonction avec les besoins constatés.

Un accompagnement de qualité
La convention signée le 10 octobre 2007 par le ministre et les associations représentant les personnes handicapées doit prendre sa pleine mesure et permettre de développer les formations dont les auxiliaires de vie scolaire ont besoin. Chacun d’entre eux doit se voir offrir une formation, qu’il s’agisse des personnels recrutés sur contrats d’assistants d’éducation ou de ceux recrutés sur contrats aidés.

Un effort croissant de formation des enseignants
L’appui et l’aide pédagogique aux enseignants qui accueillent dans leur classe des élèves handicapés sont une priorité.

La couverture de tout le territoire par des UPI
Pour atteindre le nombre total de 2000 UPI en 2010, le plan d’ouverture de 200 UPI par an est poursuivi. L’effort devra notamment porter sur les ouvertures d’UPI dans les lycées professionnels, dans le cadre d’une offre de formation concertée et cohérente.

Enfin, tous les parents d’élèves doivent avoir connaissance du numéro de la plate-forme téléphonique “Aide handicap école”qui est pérennisée : 0810 55 55 00 mél. :

Clarifier les objectifs de l’école primaire. Mieux apprécier les résultats des élèves

L’École doit se donner comme premier objectif la maîtrise par tous les élèves de la langue française, pivot de tous les apprentissages et condition de toute expression démocratique.

Des mesures nouvelles pour l’école primaire

Recentrer l’école sur les fondamentaux et donner plus de responsabilité aux maîtres par de nouveaux programmes

Dès la rentrée, de nouveaux programmes pour les écoles maternelles et élémentaires entrent en application. Recentrés sur les objectifs fondamentaux, ils font nettement apparaître les contenus à enseigner et fixent ce qui est attendu des élèves à la fin de chaque cycle. Le langage en maternelle, le français et les mathématiques en élémentaire font l’objet de progressions annuelles. Afin de garantir une bonne articulation entre les objectifs visés en fin de grande section et ceux du cours préparatoire, la maîtrise de la langue française et le développement d’attitudes propices aux apprentissages sont les axes essentiels de l’école maternelle. Lisibles et compréhensibles par tous, ces programmes facilitent le dialogue entre les parents et les enseignants. Les nouveaux programmes sont respectueux de la liberté pédagogique que la loi garantit aux enseignants dans le cadre du projet d’école. Cette liberté réaffirmée va de pair avec une responsabilité accrue car l’efficacité de l’école comme celle de ses maîtres ne se conçoit qu’au regard des progrès réalisés par les élèves.

Mesurer régulièrement les résultats des élèves par un nouveau dispositif d’évaluation
L’évaluation des progrès des élèves doit être régulière et précise. C’est pourquoi, de nouveaux protocoles nationaux d’évaluation en CE1 et en CM2 sont proposés aux maîtres. Ils permettent de dresser un bilan des acquis des élèves en CE1 et en CM2, premiers paliers du socle commun. Ils sont construits en référence aux connaissances et compétences fixées par les programmes. Le résultat de ces évaluations sera communiqué aux familles qui pourront ainsi mieux suivre les progrès de leurs enfants. Ces nouveaux protocoles nationaux d’évaluation étant mis en place durant l’année scolaire 2008-2009, les évaluations nationales en 6ème seront maintenues à la rentrée 2008. Les résultats scolaires des élèves seront un élément essentiel du pilotage.

Aider par un dispositif efficace les élèves qui en ont le plus besoin

Les difficultés repérées par le professeur sont traitées dans le cadre de la classe. Si elles sont plus lourdes, elles donnent lieu à une prise en charge spécifique, dans le cadre des programmes personnalisés de réussite éducative. La modification des horaires de l’école primaire à 24 heures d’enseignement pour tous les élèves permet dès la rentrée scolaire de disposer de deux heures d’enseignement par semaine pour aider les enfants qui en ont le plus besoin. L’aide est effectuée en très petits groupes, avec le cas échéant la mise en place d’un programme personnalisé de réussite éducative. Il conviendra de se référer à la circulaire d’organisation de ces aides personnalisées. Dans cette même perspective, les maîtres proposeront aux parents des élèves de cours moyen qui éprouvent des difficultés en français et en mathématiques des stages de remise à niveau de 15 à 30 heures pendant les périodes de vacances scolaires.

Assurer la continuité école-collège

Une évaluation des connaissances et compétences des élèves tout au long de la scolarité obligatoire

L’expérimentation du livret de connaissances et de compétences conduite au cours de l’année scolaire 2007-2008, sera suivie par l’élabo ration d’un livret scolaire national dans le courant de l’année scolaire 2008-2009. Ce livret permettra aux élèves et aux parents de suivre les progrès constatés dans l’acquisition des connaissances et des compétences composant le socle commun.

La poursuite du plan de rénovation de l’enseignement des langues vivantes

L’enseignement des langues vivantes à l’école primaire doit continuer à s’étendre au CE1 et commencer, lorsque c’est possible, dès le CP. La mise en œuvre de cet enseignement implique une continuité avec le collège. Actuellement, les classes bilangues contribuent à répondre à cet objectif. Elles ont notamment permis aux élèves qui ne pouvaient bénéficier d’un enseignement d’anglais à l’école primaire de commencer cette langue dès la classe de sixième. Leur extension sera poursuivie. Afin de renforcer l’efficacité de l’apprentissage des langues, l’enseignement sera, dans la mesure du possible, dispensé en groupes de compétences. Pour les langues étrangères (allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, hébreu, italien, portugais et russe), le programme du palier 2 entre en application en classe de quatrième. Pour les langues régionales (basque, breton, catalan, corse, occitan langue d’oc, langues régionales d’Alsace et des pays mosellans), les programmes de l’école primaire et du palier 1 du collège entrent en application.

Développer l’éducation artistique et culturelle

L’introduction d’un enseignement de l’histoire des arts
L’histoire des arts est intégrée dans les programmes de l’école primaire applicables à la rentrée 2008 et dans les nouveaux programmes du collège applicables à la rentrée 2009. L’enseignement d’histoire des arts porte sur l’ensemble du champ artistique et culturel. Il a pour objectif l’acquisition par les élèves de repères historiques et méthodologiques indispensables à la compréhension des œuvres, et prend appui sur le contact direct avec celles-ci. Les corps d’inspection veilleront à la mise en place effective de cet enseignement, dans toutes les écoles primaires. Les plans académiques de formation prévoiront des actions de formation en s’appuyant sur le programme d’histoire des arts ainsi que sur la perspective d’une épreuve au diplôme national du brevet, à compter de sa session 2010.

Le développement des pratiques artistiques et culturelles ; le développement des partenariats
Parallèlement à l’enseignement d’histoire des arts, les pratiques artistiques doivent être renforcées dans un objectif de généralisation à l’ensemble des cycles de formation et des champs artistiques et culturels. Afin d’offrir au plus grand nombre la possibilité d’approfondir la pratique d’un art, le nombre de classes à horaires aménagés sera multiplié par quatre en cinq ans et étendu aux domaines du théâtre et des arts plastiques, conformément aux objectifs qui ont été fixés à chaque académie. En complément des enseignements artistiques inscrits dans le temps scolaire, la pratique artistique et culturelle sera proposée dans tous les établissements concernés par l’accompagnement éducatif. La pratique artistique et culturelle est également encouragée dans le cadre des dispositifs existants : classes à projet artistique et culturel, ateliers de pratique artistique, ateliers scientifiques et techniques, pratique vocale et chorale, « École, collège et lycéens au cinéma », etc. Chaque école, chaque collège et chaque lycée doit s’engager dans un partenariat avec des structures culturelles et des collectivités territoriales pour définir les objectifs à atteindre et les moyens permettant de généraliser l’éducation artistique et culturelle.

À la rentrée 2009, les projets d’établissement du second degré intégreront un volet culturel concernant tous les élèves et élaboré en concertation avec les institutions culturelles et les collectivités territoriales.



Voici une palette de questions recensées l’an passé dans le manuel d’un organisme de formation. En les mettant dès maintenant cela nous premettra d’y réfléchir tout au long de l’année.

1) Le principe de laïcité est-il compatible avec celui de neutralité ?

2) finalités des lois Ferry en 1882.

3) L’enseignement du fait religieux est-il soumis à certains principes, lesquels ?

4) Comment situeriez-vous la politique éducative française au regard des autres pays d’Europe ?

5) « Des objectifs communs sont donnés, à charge pour les établissments de les atteindre ». Quels ont les avantages et les limites d’une telle proposition ?

6) pourquoi organiser la scolarité en cycles ?

7) Que contient le livret scolaire ?

8) Quelles sont les priorités de l’éducation ?

9) A quoi servent les évaluations nationales ?

10) A quelle condition chacun des partenairespeut trouver sa place au sein d’un projet collectif ?

11) Quels éléments mettre en avant pour défendre le respect de la sectorisation ?

12) Ecole ouverte, école fermée, présentez votre analyse ?

13) A quoi servent les programmes ?

14) Qui les définit ?

15) Comment ont-ils évolué ?

16) Quelles est la spécificité des programmes 2002/2007/2008 ?

17) Quelle définition donneriez-vous de la culture ?

18) Que pensez-vous de la crainte de voir les nouvelles technologies à la source d’une école à deux vitesses.

19) Est-il possible que l’attitude curieuse et critiquée souhaitée dans l’étude des sciences soit transposable à d’autres domaines ?

20) Quelq principes sont à la base des pédagogies nouvelles ?

21) Qu’est-ce qui caractérise la pédagogie Freinet ?

22) Quelles sont les valeurs auxquelles un maître doit se référer ?

23) Quelle attitude possible face aux éventuels conflits identitaires des élèves (communautarisme) ?

24) Citez 3 positions qui renvoient à la déontologie et 3 qui renvoient à l’éthique ?

25) Un enseignant peut-il être compétent dans toutes les disciplines ?

26) En quoi la polyvalence aide à enseigner dans une discipline particulière ?

27) La polyvalence des enseignants du  second degré est-elle possible ? Donnez des exemples.

28) Il arrive qu’un enseignant garde le même grouope deux ans ou plus. Que pouvez-vous dire de cette pratique ?

29) pouvez-vous définir ce que sont « les gestes professionnels » ?

30) Parmi ceux-ci, lesquels vous semblent prioritaires ?

31) Pour « faire la classe », comment concevoir la mise au travail des élèves ?

32) C’est quoi une circonscription ?

33) Quelles sont les fonctions de l’IEN ?

34) Quels sont les documents qui portent la trace de l’activité du professeur ?

35) Quels sont les critères constitutifs des ZEP ?

36) C’est quoi la « discrimination positive » ?

37) Y a-t-il une pédagogie spécifique aux ZEP ?

38) Devant un élève en difficulté d’apprentissage, quels sont les moyens dont dispose un enseignant pour l’aider ?

39) Quels sont les indicateurs permettant de considérer qu’un élève est en difficulté ?

40) Place et rôle des parents dans les dispositifs de prise en charge.

41) Interpréter le comportement des élèves : quels risques pour les élèves ? pour le maître ?

42) Quels sont les membres du RASED ? Leurs modes d’intervention ?

43) Quand un enseignant peut-il faire appel au RASED ? Sous quelles conditions ?

44) Quels sont les droits des enfants qui pourraient être mentionnés dans les règles de vie ?

45) Ecole-parents, un partenariat qui a des limites : citez-en quelques-unes.

46) Citez 3 exemples qui montrent les relations partenariales entre les deux ?

47) L’école est-elle un « établissement  » ?

48) Citez différents types de projets et donnez leur fonction.

49) Pensez-vous que la polyvalence puisse jouer un rôle dans la mise en place du projet d’école ?

50)  » les crêpes de la Chandeleur », est-ce un projet de classe ? Explicitez.

51) Quelles sont, selon vous, les conditions à réunir pour conduire un travail d’équipe dans les écoles ?

52) Quelles sont les fonctions que jouent les consignes dans l’activité de l’élève ?

53) Quelles sont les différentes phases dans l’organisation du travail des élèves ?

54) Le travail de groupe : mode ou nécessité ?

55) Qu’est-ce qui distingue l’école maternelle d’une crêche ou d’une garderie ?

56) Comment concevoir une GS à la fois dans le cycle 1 et le cycle 2 ?

57) Quelle importance accorder à l’organisation spatiale des classes à l’école maternelle ? Pourquoi ?

58) Qu’est-ce qu’apprendre ?

59) Quel rapport entre enseignement et apprentissage ?

60) Est-ce que l’élève apprend ce que lui enseigne le professeur ?

61) Qu’est-ce qui caractérise l’élève de cycle 2 par rapport à celui du cycle 1 et celui du cycle 3, du point de vue du développement cognitif ?

62) Assurer la continuité entre les cycles nécessite-t-il de gommer les ruptures ?

63) Les pratiques péda doivent-elles se différencier d’un cycle à l’autre ?

64) Quels sont les enjeux du cycle 3 face à la scolarisation en collège ?

Voilà de quoi faire… Pour ma part il y en a certaines qui me posent de réels problèmes. Je compte sur vous pour qu’on essaye d’y apporter des réponses.