La créativité est souvent considérée comme la chasse gardée des génies un peu fous même si ce n’est pas toujours vrai ! Des études prouvent que la créativité est un état d’esprit qui peut s’apprendre et se perfectionner avec les années de pratique. La motivation est un facteur clé pour la développer. Vous ne pourrez jamais améliorer votre créativité si vous refusez d’en faire l’usage.

Aujourd’hui, nous vous expliquerons quelles sont les caractéristiques communes de toutes les personnes créatives. Tout le monde peut développer son instinct créatif ; vous pouvez même commencer aujourd’hui grâce au célèbre exercice des carrés !

Comment être créatif

Pour devenir créatif, trois principes doivent être adoptés :
  • La curiosité : toutes les personnes créatives sont d’abord curieuses, toujours en train de poser des questions et chercher des réponses.Avant de réaliser que plus on apprend, plus le besoin d’apprendre grandit ! En possédant une vaste connaissance, ils auront plus d’alternatives pour développer des idées construites ou découlant de données pré-existentes. Souvenez-vous que Gutenberg a d’abord eu l’idée de l’imprimerie en observant une machine à presser le raisin et s’est également servit de son expérience de métallurgiste.
  • L’ouverture d’esprit : adoptez toujours un point de vue ouvert et réfléchissez à ce qui peut être fait plutôt qu’à ce qui semble impossible. Ne vous limitez pas à des préjugés ou à des clichés et n’ayez pas peur de choisir une approche moins conventionelle. Inspirez-vous de ceux qui ont eu le courage d’affronter les idées reçues : Galilée fut persécuté pour ses idées concernant l’héliocentrisme avant que celles-ci soient reconnues comme exactes.
  • L’optimisme : rester positif face à un problème ou une mission permet de motiver la recherche d’une solution originale. Même les erreurs peuvent être constructives ; c’est ainsi qu’une colle défaillante développée par 3M a conduit à la création du célébrissime Post-It.

Conseils

Maintenant que vous connaissez les qualités des personnes créatives, devenir plus créatif vous-même va vous sembler plus simple. Voici deux recommandations qui peuvent vous inspirer :

  • Aller plus loin que l’auteur
    P
    renez la dernière page d’un livre et imaginez en une suite.
    Cela ne doit pas nécessairement être dans le prolongement direct du texte (comme la suite imaginée par Edgar Allan Poe au Comte de Monte Cristo) mais simplement dans une continuité logique. Une ou deux pages suffiront.
  • Votre jardin secret
    Trouvez-vous, selon vos préférences, un espace privé où vous pourrez vous concentrer et développer vos idées créatives. Certains préfèrent le calme d’un bureau, d’autre l’atmosphère bruyante d’un café. Prenez l’habitude de revenir à cet endroit pour y réfléchir.

Exercice du jour : le test du carré

Combien imaginez-vous de façons différentes de diviser un carré en quatre parties identiques (même forme et même surface) et superposables ?

Pour être prises en compte ces différentes façons de diviser ce carré doivent être radicalement différentes, c’est-à-dire apporter quelque chose de nouveau et ne pouvoir pas être déduites d’une solution précédente.

Autre façon de se montrer créatif, ici : http://www.lacartoonerie.com/



Farfouillant dans mes cahiers d’ado pour livrer quelques poèmes, je suis tombée sur le thème de la guerre. Aujourd’hui en hommage à tous les soldats morts pour la France et en particulier à ceux de Castres qui viennent de nous quitter j’ai eu envie de les mettre sur ce blog.

Quelle connerie la guerre !

 

Ca y est, on y est arrivé

le processus s’est déclenché,

la guerre va envahir nos pavés.

L’ultimatum est amorcé,

il n’est plus question de paix,

la guerre, quelle débilité !!!

Pour moi ce n’est plus un mystère :

Quelle connerie, la guerre !!!

Se battre parce qu’on est fier,

parce qu’on se dispute la terre,

parce que de leurs vies, on ne donne pas cher

à mêler dans la boue, le sang et la chair.

Se battre pour du pétrole,

ou pour contrôler les deux pôles

quand on ne peut se contrôler soi-même.

Pourquoi faire que la terre devienne synonyme de haine ?

Quelle connerie, la guerre

ce n’est vraiment plus un mystère !

                                           Lalie,  1990

Larmes aux coins des yeux,

l’arme dans la main,

armé jusqu’au coeur,

armée qui se meurt.

Soldat dans la tempête,

tu avances sans savoir.

Marcher droit devant

est ton seul devoir.

Combattre toutes peurs,

éviter la mort.

Et faire du brouillard du soir

ton seul ami, ton seul compagnon.

Vivre dans la lueur de la lune

oubliant famille et amis.

Travailler pour la victoire

et chasser tout désespoir !

Combat de tous les jours

parcours trois fois trop lourd.

Devoir avancer sans reculer,

Soldat, tu es mon reflet…

                      Lalie (15 mai 1994)



Parce que j’adore écrire, créer et avoir la tête pleine d’idées et que je pense que c’est essentiel dans la vie, j’ai effectué un test au sujet de ma créativité. Je vous en livre les résultats :  
Vous êtes ce qu’il est convenu d’appeler un ultra créatif. En votre compagnie, mieux vaut s’accrocher car vous avancez à un train d’enfer : véritable boîte à idées, vous fourmillez toujours de projets. Systématiquement sur la brèche de la créativité, vous n’êtes jamais à court de solutions et rien ne vous effraie dans la nouveauté. Vous n’êtes vraiment pas soumis à la monotonie du quotidien. En ébullition créative à chaque instant, vous attachez en fin de compte plus d’importance à une nouvelle idée qu’à son aboutissement. Autrement dit, l’application ne vous motive pas forcément, l’important à vos yeux c’est d’inventer. C’est en réussissant à ordonner votre fièvre créatrice que vous allez en optimiser l’efficacité. Contrôlez un peu mieux cette formidable énergie en vous positionnant dans le concret, elle n’en sera que décuplée.

Voici  quelques petits exercices qui permettent de rester créatif :

  • La carte de l’esprit : choisissez un mot puis établissez toutes les associations d’idées qu’il vous inspire. Entourez chaque idée et reliez la d’une ligne au mot sélectionné. L’objectif est de recouvrir toute la page de cette manière. Cet exercice a été imaginé par le psychologue anglais Tom Buzan pour améliorer les prises de notes et la compréhension d’un problème. Pourtant, la carte de l’esprit est aussi recommandée pour encourager votre pensée à vagabonder et développer votre créativité. Prenez une carte une fois que vous l’aurez complété puis composez une rédaction sur chacun des mots que vous aurez utilisé. Le but est de créer des liens entre chacun des mots. C’est un excellent exercice pour toute tentative de création.
  • Le jeu des usages inédits : cet exercice permettra vraiment à votre créativité d’exploser ! L’enjeu ici est de vous débarrasser de tous les préjugés que vous pouvez avoir vis-à-vis d’un objet et de le regarder sous un angle différent. Imaginez toutes les alternatives que vous voulez et toutes les possibilités de l’utiliser autrement.
  • On pourra par exemple songer à dix nouveaux usages pour un rouleau de papier toilette vide.

2 Conseils stimuler votre créativité

 

Voici deux nouvelles recommandations pour stimuler votre créativité

  • Fermez les yeux
    Dès que vous avez un peu de temps libre, installez-vous confortablement dans un environnement calme et fermez vos paupières. Réfléchissez aux problèmes et difficultés rencontrées au cours de la journée. Songez aux solutions et aux possibilités que vous n’aviez pas envisagées sur le moment. Le recul améliore toujours la reflexion.
  • Ecrivez vos rêves
    Prenez l’habitude de vous souvenir de vos songes le matin venu (n’hésitez pas à les noter). Ils sont parfois si étranges qu’ils pourraient constituer le point de départ d’une excellente histoire : une histoire d’amour, un poème, une fiction (même les cauchemars stimulent la créativité !).

 

 



Bonjour à tous les visiteurs qui, chaque jour, viennent faire un tour sur ce blog. Bonjour, 7 lettres qui peuvent faire plaisir quand on ouvre le blog. Parce qu’alimenter un blog en fiches ou en infos sur le CRPE prend du temps, il serait motivant pour moi qu’à leur tour, quelques personnes prennent le temps d’y laisser un commentaire…  Ce n’est pas très compliqué : un message un code à recopier et hop le tour est joué. Alors, faisons un bout de route ensemble et que nos crayons colorent ce blog.

 

 



Après les résultats négatifs des écrits, le démon de l’écriture est encore revenu frapper à ma porte en me dirigeant vers un site qui parlait d’un concours de nouvelles. La date limite d’envoi était fixé au surlendemain. Etait-ce le besoin de me tourner vers autre chose qui me poussa à la faire ? Je n’ai pas été primée mais cela m’a fait beaucoup de bien de rebondir sur autre chose…

La voici, (les mots en gras devaient obligatoirement y figurer). N’hésitez pas à laisser vos commentaires…

L’AFFAIRE VOLT 5

 

- « Je ne veux pas le savoir ! Tu dois écrire partout ! Débrouille-toi pour me le retrouver au plus tôt. Sans quoi Pimprenelle ne voudra pas être en tête du cortège et adieu notre renommée ! » Hurlait Jerry au téléphone, plus énervé que jamais.

Léna, à l’autre bout du fil, comprenait bien son désarroi mais ne savait que faire. Bien sûr il serait facile de prévenir la police mais encore fallait-il qu’ils la prennent au sérieux…

Ils penseraient sans doute à une de ces illuminées qui n’a rien d’autre à faire que de les déranger sans aucune raison valable. Ce serait un chien encore, elle pourrait joindre la SPA mais un veau

C’était bien la première fois qu’elle se trouvait face à un tel problème.

 

L’affaire avait commencé quelques années auparavant lorsque Jerry avait réuni le comité des fêtes. Il s’était mis en tête de réhabiliter le Carnaval de Paris. Aussi avait-il sorti le grand jeu en leur présentant un diaporama sur le déroulement des festivités au XVIème siècle. A cette époque, point de Venise ou de Rio, seule la ville de Paris revêtait chaque année, durant un peu plus d’un mois, son habit de lumière et embrasait la France de ses couleurs chatoyantes. Des cortèges incessants de joyeux lurons battaient le pavé jour et nuit, leurs têtes ornées de cornes, tandis que leurs corps étaient revêtus de robes rousses tachetées. La traditionnelle promenade du bœuf gras, comme elle s’appelait à l’origine, ne manquait pas d’attirer les foules dans un grand chambardement.

Ils visionnèrent ensuite des tableaux de données sur le coût budgétaire que cela pourrait engendrer en comparaison avec les bénéfices espérés. Jerry avait pratiqué une telle étude de marché, devançant toutes questions, qu’il n’eut pas vraiment de mal à convaincre ses collaborateurs du bien fondé d’une telle manifestation. Sans compter sur l’image que cela allait véhiculer… Le tourisme déjà florissant ne s’en trouverait que mieux encore.

Dans le lot il y eut bien quelques détracteurs comme toujours réactionnaires à tout changement mais Jerry le savait. Aussi ne fut-il pas étonné d’entendre la question de Vergnaud :

-         N’avez-vous pas peur que cela dérive en véritable chienlit ?

Pour toute réponse il se contenta de lui confier une mission de choix au pôle mécénat. Flatté d’autant de reconnaissance il ne pu qu’accepter et prit dés lors sa mission très à cœur. Par la suite Jerry avait procédé de même avec les actionnaires conscients de l’aide financière dont il aurait besoin.

 

Cela faisait maintenant 5 ans que Paris à la même époque faisait son carnaval pour le plus grand bonheur des petits et des grands…

Et même si aujourd’hui encore il n’avait pas atteint la notoriété de celui de Venise il attirait un peu plus de monde à chaque fois. L’an passé, ils avaient même dû utiliser des barricades pour empêcher le peuple,  la foule trop nombreuse de s’amasser autour de Pimprenelle, la mascotte. Il faut dire que c’était la première fois où elle n’apparaissait pas seule. Son fils Volt 5 alors âgé à peine de 28 jours gambadait joyeusement à ses côtés. Petits et grands se pressaient pour les voir et les acclamer. Depuis ce jour le Carnaval de Paris avait ses deux mascottes : Volt 5 et Pimprenelle.

Cela ne faisait aucun doute qu’il faudrait désormais compter sur eux deux à l’avenir. Aussi quel ne fut pas son étonnement lorsque Jerry l’avait appelé quelques minutes auparavant pour lui annoncer la triste nouvelle. Volt 5, arrivé du Limousin, quelques jours auparavant avec sa mère avait disparu du box où il se reposait avant le commencement des festivités. Etait-ce une simple blague de potache ? Léna en doutait. Quelque chose au fond d’elle lui disait que cette histoire était bien plus sérieuse qu’on aurait pu le croire.

Elle en était là de ses pensées quand sa boite mail lui indiqua qu’elle avait un nouveau message. Pensant que c’était Jerry, elle se précipita pour l’ouvrir. Le titre du mail indiquait : Volt 5. Seuls 3 mots étaient inscrits  en lettres capitales : ON L’A ! Cherchant la trace d’un quelconque expéditeur, elle remarqua le petit trombone indiquant une pièce jointe. Lorsqu’elle cliqua dessus, elle vit apparaître une photo de Volt 5. Alors qu’elle sortait son portable de son sac pour rappeler Jerry, un détail l’interpella. Elle pouvait aisément reconnaître en arrière plan le domaine de St Fargeau où se trouvaient Volt 5 et sa mère quelques heures auparavant. L’auteur de la photo avait oublié un indice précieux…

Léna fit un zoom sur ce petit carré blanc que l’on distinguait à peine à droite. C’était bien ce qu’elle pensait, l’ardoise sur la porte du box indiquait non pas la date d’aujourd’hui mais celle de l’avant-veille. Il n’était donc pas difficile d’en conclure que le kidnappeur était un habitué des lieux. Pourtant, pour en avoir le cœur net, elle préféra appeler Jerry et l’informer de ses trouvailles. Celui-ci non loin du bureau décida de l’y rejoindre au plus tôt. Sa voiture fit une embardée devant le pub  La Plage, lieu de retrouvaille du Tout Paris. Mais Jerry maîtrisait bien sa BM  et il ne lui fallut que quelques minutes pour retrouver Léna, bravant interdits et limitation de vitesse au grand dam des passants qui le maudissaient.

 

Pressé par le temps il en oublia même de saluer Mathilde sa secrétaire. Celle-ci n’étant pas au courant de l’incident se demandait ce qu’elle avait encore pu faire de travers.

- « Tu as raison ! Il s’agit bien du Domaine de Fargeau.  Es-tu bien sure de la date ? Il ne s’agit pas d’aujourd’hui ?

- Non, regarde toi-même dit Léna en cliquant à nouveau sur le zoom.

- Et bien, je pense que nous n’avons plus qu’à nous rendre à St Fargeau. Les signatures sur le registre d’entrée devraient nous fournir quelques réponses intéressantes… »

 

Lorsque Léna et Jerry arrivèrent au domaine, M. Quichini mit du temps à leur ouvrir. Flûte, pas moyen de rentrer autrement, dans la précipitation aucun des deux n’avaient pensé à la carte. Jerry qui piétinait d’impatience ne pu s’empêcher de klaxonner à diverses reprises.

- « Ah bonjour M. Dess, Melle Léna cela faisait longtemps que je vous avais vu par ici. Vous  avez l’air en pleine forme. Vous avez…

- Nous venons au sujet de Volt 5 dit Jerry en stoppant net son flot interminable de paroles.

- Ah oui, sombre histoire ! Enlever un veau ! Bah, on aura tout vu. Vous savez de mon temps on ne risquait pas de voir ça. Tenez, vous avez entendu la dernière sur le petit…

- Excusez-moi Auguste mais nous n’avons pas beaucoup de temps. Pourriez-vous nous montrer les registres d’entrée de la semaine en cours.

- Bien sûr, bien sûr, juste le temps de remettre la main dessus. Ah, ce bureau il serait temps que je remette un peu d’ordre dans tout ça…

- Dites-moi Auguste, personne n’est venu aujourd’hui ?

- Oh si, il y a eu ce matin M. Valdoré, Mme Jeanne. Tout à l’heure Emile est venu apporter le foin et…

- Vous ne leur avez pas fait signer ?

- Euh si, enfin je ne vérifie pas tout le temps quand ce sont des habitués. Mais suis-je bête le registre doit se trouver à l’accueil. Venez avec moi, je l’y ai posé ce matin à l’ouverture.

- Tiens, je ne le vois nulle part, je l’avais pourtant bien posé sur cette table.

- Léna pouvez-vous essayer de me retrouver ce fichier tandis que je retourne dans le bureau avec Auguste. On va bien finir par remettre la main dessus tout de même.

- Je suis désolé monsieur, si j’avais su que vous veniez j’aurai…

- Tu aurais, tu aurais…Ah !  Mon pauvre Auguste…»

Léna fouilla de fond en comble l’accueil sans trouver la moindre trace du fichier. Peut-être qu’Auguste avait tout simplement oublié de le mettre ce matin. Il faut dire qu’à son âge gérer l’intendance, le gardiennage et l’entretien du domaine faisait beaucoup.

Elle décida de faire un tour du côté du box de Pimprenelle au cas où elle trouverait un nouvel indice. A proximité du hangar, elle entendit des haussements de voix comme si les deux personnes étaient en total désaccord. Elle se rapprocha un peu plus et se tapis contre le mur à côté de l’églantier. Les voix montaient de plus en plus. Elle se rapprocha encore avec prudence mais ne vit aucun signe de lutte. Elle pu ainsi aisément reconnaître l’ancien palefrenier.

Le deuxième interlocuteur  ne lui rappelait personne. Elle essaya de saisir quelques bribes de conversation, ce qui s’avérait difficile à cause  du tracteur qui tournait sans personne à son bord. Léna crut comprendre qu’ils parlaient d’échange. Le moteur toussota puis s’arrêta lui permettant alors d’entendre les mots « salon de l’agriculture ». Sentant la fin de la conversation s’approcher, elle décida de ne pas prendre de risques et de retourner au bureau où devait l’attendre Jerry. Peut-être qu’avec un peu de chance ils auraient remis la main sur ce registre sans doute instructif.

 

Comme elle s’en doutait, Jerry était encore d’une humeur massacrante :

- « Tu aurais pu te dépêcher un peu. J’espère au moins que tu l’as retrouvé ?

- Euh, j’espérais que tes recherches soient plus fructueuses que moi… Dites moi M. Quichini j’ai aperçu Edouard, il travaille toujours pour le domaine ?

- Edouard ? Il traînait encore par ici, celui-là. Il a dû venir voir Arthur. Ils font la paire tous les deux. Quand je vous disais que les jeunes ne sont plus ce qu’ils étaient… en voilà un exemple.

- Excusez- moi pour toutes ces questions mais qui est Arthur ?

- Ah oui c’est vrai ! C’est un ami qu’Edouard m’avait présenté comme quelqu’un de sérieux pour le remplacer mais depuis que je l’ai surpris endormi dans la grange, je me pose des questions à son sujet. Sans compter que ce jour-là je crois qu’il n’avait pas dû sucer que de la glace. Enfin moi ce que j’en dit… mais bon il faut bien que jeunesse de passe,  n’est-ce pas mademoiselle Léna ?

- Euh oui… Jerry,  si on allait voir Pimprenelle. Son petit doit lui manquer.

- Je vous accompagne aussi. »

Ils avancèrent jusqu’au hangar où, seul, Arthur était en train d’engranger le foin livré la veille.

- « Bonjour.

- Arthur, je te présente M. Dess et Melle Léna sa collaboratrice la plus proche.

- Euh, bonjour monsieur marmonna-t-il sans même un regard.

- Eh bien, tu ne peux pas saluer un peu mieux que ça. Je te rappelle que c’est M. Dess qui te permet de vivre tous les mois.

- Mouais, bonjour Monsieur Dess. Alors comme ça c’est vous le boss ? Vous ne venez pas souvent ici. Ah je sais, c’est pour « le viau » qui s’est envolé. Bah, elle en fera d’autres la Pimprenelle.

- Arthur ! Tu vas te taire, non ! Ah monsieur on n’est pas aidé avec ces jeunes, c’est moi qui vous le dis.

- Jerry, vous pouvez venir. »

Léna avait profité de cet intermède pour se diriger toute seule vers la grange. Elle venait d’y découvrir le registre de signatures négligemment posé sur le couvercle du seau à brosses. Il fit signe à Léna de ne faire comme si de rien n’était, tout en détournant la conversation.

- « Oui Léna, alors comment va notre Pimprenelle ? J’espère que tu ne  m’as pas appelé pour m’annoncer une mauvaise nouvelle.

- Euh oui, enfin non, elle a l’air d’aller bien pour le moment. Je voulais que tu la voies par toi-même pour que tu sois rassuré. »

Après avoir flatté son encolure et lui avoir donné son seau d’avoine. Ils prirent congé d’Auguste sans avoir oublié de subtiliser au passage le registre convoité.

Pendant que Jerry conduisait, Léna en prenait connaissance. Quelques noms de clients réguliers y étaient consignés. Rien ne semblait suspect mis à part ces allées et venues incessantes d’Edouard. Pourtant, d’après ce que leur avait dit Auguste il avait donné sa démission quelques mois auparavant pour travailler dans une boite de tuyauterie où il devait gagner le double de son salaire actuel. Son patron ne devait pas le voir souvent ces derniers temps à moins que :

-«  Oui c’est ça !  s’exclama Léna, il a du se faire licencier.

- Euh ? De qui parles-tu ?

- D’Edouard ! Le registre le fait apparaître en moyenne 3 à 4 fois par jour. Je me demande ce qu’il peut bien fabriquer.

- Mouais. Tu n’as rien vu de particulier ?dit-il en désignant le registre.

- Non, mais c’est quand même bizarre qu’il traînait dans le hangar, non ?

- Tu sais, ce vieil Auguste n’a plus toute sa tête ces derniers temps… Il l’aura posé là ce matin pensant l’avoir mis à l’accueil.

- Peut-être, mais j’ai surpris une conversation bizarre ou plutôt, comment dirai-je une discussion animée, tout à l’heure dans la grange, entre Edouard et Arthur. Je n’ai pas pu tout comprendre mais ils parlaient d’argent en échange de quelque chose. Par contre j’ai entendu clairement Arthur mentionner les mots «  salon de l’agriculture ».

- Bah, ils ont dû s’arranger pour avoir des places dans les loges, sous couvert du domaine. Tu as l’air sceptique sur ce que je dis, non ?

- Je ne sais pas, mais ils ne m’inspirent pas confiance ces deux là…

- Léna, je sais qu’on recherche notre kidnappeur mais ça ne fait pas de tout le monde un suspect quand même.

- Non, je sais. Bon avec tout ça on n’a toujours pas avancé d’un iota. Qu’est-ce qu’on fait ?

- Je crois que si on n’a pas de nouvelles d’ici ce soir il faut prévenir la police.

- On devrait peut-être rédiger un article pour les différents canards du coin ?

- Oui, tu as raison, je pense même qu’il faut écrire partout.

- Comment ça ?

- Raconter l’histoire sur notre site. Tiens et pourquoi pas rédiger des affiches que l’on placarderait sur les murs pour ceux qui n’ont pas Internet ou ne lisent pas les journaux. Si les médias s’emparent de l’affaire, je suis sûre qu’on aura vite des nouvelles. Enfin, j’espère que ce n’est pas prendre trop de risques pour Volt 5 ?

- Non, je ne pense pas. Vu l’erreur commise sur la photo je ne pense pas qu’on ait affaire à un professionnel.

- Ok alors, écrivons partout !!! »

 

Ce soir là, ils restèrent au bureau une bonne partie de la nuit, conscients que de leur travail naîtrait peut-être la solution…

Le lendemain, pas un habitant du quartier, de la ville et même de toute l’Ile de France n’était pas au courant de la disparition de Volt 5. Dans les rues, sur les places du marché ou encore dans les grands magasins, toutes les conversations tournaient autour de ce sujet. Certains émettaient des hypothèses sur le lieu où il était retenu, d’autres parlaient du ravisseur à demi-mot comme s’il pouvait se trouver pas loin d’eux.

A la radio, des alertes avaient été mises en place chaque demi-heure. Les standards des bureaux de police croulaient sous les appels de personnes ayant aperçu un veau dans un champ. C’était tellement la foire, que cela donnait un goût de carnaval avant l’heure.

A la fin de la journée, ils n’avaient cependant toujours pas de pistes sérieuses. Jerry et Léna avaient reçu un coup de fil d’Auguste pour les prévenir que Pimprenelle commençait à s’ennuyer de l’absence de son veau. Elle n’avait rien mangé de la journée. De plus certains habitués avaient téléphonés pour demander confirmation sur la rumeur d’annulation qui commençait à circuler. Comme s’ils n’avaient pas assez d’ennuis comme ça !

Léna, quant à elle, n’avait pas cessé d’ouvrir sa boite mail cherchant dans tous les répertoires si elle n’avait pas reçu de nouveaux messages. C’était le silence le plus long et le plus pesant qu’elle avait eu à vivre jusque là.

A la fin de la journée, ils commençaient vraiment à se désespérer de le retrouver un jour, quand la police de Montesson les appela. On leur avait signalé une piste sérieuse sur une vieille grange inoccupée depuis de nombreuses années.  Son propriétaire, M. Wolf, était décédé depuis deux ans maintenant, et ses enfants, qui vivaient à l’étranger, n’avaient pas voulu se déplacer pour un bien immobilier d’aussi peu de valeur. C’était Thomas, le fils d’un maraîcher du coin, qui avait remarqué que la porte, d’ordinaire ouverte, se trouvait fermée. Après avoir pesté contre les enfants de Wolf pour lui avoir clôturé son lieu favori, il s’était dirigé  derrière pour regarder à travers l’interstice de deux planches. Quelque chose bougeait à l’intérieur. Lorsque ses yeux se furent habitués à l’obscurité il pu distinguer ce que c’était : un petit veau.

Thomas était un brave enfant dont le plus gros défaut était de ne pas savoir mentir. Aussi, le soir à table lorsque ses parents parlèrent de la journée, n’y tenant plus il raconta ce qu’il avait vu.

Au départ, son père ne pensa qu’à le disputer pour être encore allé traîner du côté de la grange alors que c’était interdit. Puis, très vite, il fit le rapprochement avec ce qu’il avait entendu au travail…

Il téléphona à la voisine afin de récupérer le journal du jour où étaient inscrites les  consignes à suivre et les numéros à appeler en cas de piste sérieuse. Afin de s’assurer, par lui-même, des propos de son fils, il prétexta la promenade du chien pour se rendre sur les lieux. Avec la tombée du jour, on ne voyait pas grand-chose dans la grange. A peine pouvait-on distinguer une forme arrondie. Par contre, les bruits de sabots assortis de souffles sourds semblaient confirmer ce que Thomas avait dit.

Il avait donc contacté la police, qui les avait appelés à leur tour. Au même moment, une fourgonnette était dépêchée sur les lieux pour voir si l’animal correspondait à Volt 5.

 

Est-ce qu’enfin cette histoire allait être démêlée ?

 

Le téléphone sonna à nouveau. Des journalistes bien informés étaient déjà aux abois voulant couvrir le scoop en premier. Jerry trop énervé par le coup de fil précédent ne pouvait aligner deux mots. Il tendit le téléphone à Léna.

 

-  « Oui, Mademoiselle Turin nous ne voudrions pas paraître incorrects (mais vous l’êtes pensait-elle en son fort intérieur) mais nous avons ouï-dire que vous aviez des nouvelles du veau disparu.  

-  Non, pas vraiment. Nous n’avons rien de concret pour le moment et croyez-en  que j’en suis bien désolée. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant si les choses prenaient un autre tournant.

-  Bien mademoiselle Turin et excusez-moi encore pour…

-  Ce n’est rien, au revoir Monsieur ! »

 

Ah ces journalistes ! Toujours à l’affût… Si on les écoutait ils saisiraient la moindre occasion pour écrire, du moment que ça fait vendre. La liberté de la presse a du bon mais, il y a tout de même des limites pensait Léna après avoir raccroché.

 

Le téléphone sonna à nouveau. La piste semblait se confirmer car personne n’était capable de dire à qui pouvait appartenir le veau qui se trouvait dans la grange.

Jerry et Léna décidèrent d’y partir sur le champ. Lorsqu’ils arrivèrent sur les lieux, une bonne demi-heure après, il faisait nuit noire. Cela ne les empêcha pourtant pas de reconnaître Volt 5 à son pelage unique et brillant sous les reflets de la lune. Jerry, oubliant toute retenue, faisait plaisir à voir tellement il était heureux. Pimprenelle qui était devenue, au fil des ans, plus qu’une mascotte pour lui, lui avait fait le plus beau des cadeaux en mettant bas d’un veau aussi merveilleux que Volt 5.

Cette nuit-là après avoir mis  Pimprenelle et Volt 5 dans un box sous haute protection, Jerry et Léna furent heureux de retrouver leur lit. Chacun de leur côté, ils s’endormirent rapidement le sourire aux lèvres, heureux de la fin de la mésaventure.

Ils savaient cependant que les investigations étaient loin d’être finies pour la police. Et qui sait, peut-être qu’un jour ils retrouveraient le coupable…

 

       Pour eux maintenant, le plus important restait à faire. Aussi, dès le lendemain ils profitèrent des interviews données pour mettre en place la plus grande médiatisation que le carnaval eût connue. Ca et là, on se pressait pour réserver les dernières chambres disponibles à 60 kilomètres à la ronde. Il se disait même, qu’un téléfilm serait en prévision.

 

7 janvier. Alors que le Carnaval de Paris venait de clore la cérémonie d’ouverture par le traditionnel défilé du bœuf gras, une rumeur circula dans l’assistance en effervescence. Non loin de là, un autre veau aurait disparu… Léna chercha Jerry du regard pour voir si lui aussi avait entendu la rumeur. Il ne semblait pas être au courant, remerciant les gens d’être venus si nombreux. Tout à coup, un frisson glacial l’a parcourue. Elle se retourna vers la foule amassée autour des bovins. Elle vit Volt 5 mais…

- Où est Pimprenelle ? dit-elle dans un cri.

 

 



Si j’étais enfant,

Je souhaiterais que la mer

soit remplie de dromadaires

qui feraient d’immenses toboggans

pour descendre et remonter l’océan.

 

Si j’étais enfant,

je voudrais à dos d’éléphant

voyager tout le temps

et parcourir la terre

à la recherche de mystères.

 

Si j’étais enfant,

je ne voudrais plus que comme réveil

un grand arc en ciel

qui remonterait le temps

lors des mauvais moments.

 

Si j’étais enfant,

je voudrais que mes grands parents

aient pu éloigner le temps

restant ainsi à mes côtés

pour l’éternité.

 

Si j’étais enfant,

je voudrais être un grand

à regarder toujours loin devant,

mais comme je suis un grand

je voudrais bien redevenir enfant

                               avril 2008



C’est l’histoire d’une enfant puis d’une ado qui se sentait un peu seule (fille unique). Pendant que les autres, autour d’elle, écrivaient leur journal intime, le démon de l’écriture l’envahit… Pas de journal mais des poèmes, des essais puis peu à peu des pièces de théâtre, des nouvelles et aujourd’hui des albums de littérature de jeunesse…

Jour après jour, après mettre protégée des copies (et oui c’est tout de même une partie de moi que je vais livrer) je mettrai en ligne mes écrits en jetant l’ancre/l’encre.



Bienvenue sur mon blog !

Je viens de créer ce blog éducatif sur LeWebPédagogique. Encore un peu de patience et vous retrouverez des articles sur ce qui occupe mes pensées depuis quelques années… Devenir maîtresse !!!

A bientôt.