Archive de août, 2006

La terre a tremblé dans le Vaucluse Mercredi, 9 août 2006

Un séisme d’une magnitude de 2.6 a provoqué une déflagration qui a réveillé Sorgues et une partie du Vaucluse ce mardi 8 août à 7 h 18.
La ville de Sorgues est située sur une faille, la même que celle de Lambesc où un terrible tremblement de terre avait eu lieu en 1909, faisant alors 46 victimes.
La station sismique expérimentale IRAE du collège des Caillols de M Boneff a enregistré le séisme, ci joint la copie d’écran. Cette station sismique fait partie du programme « sismo des écoles ».

FC

séisme de Sorgues 8 août 2006

Rappel sur les séismes :

On appelle séisme un ébranlement brutal du sol, provoqué en profondeur par le mouvement relatif de deux compartiments. Si des zones de l’écorce terrestre sont soumises à des tensions croissantes qui tendent à les déplacer en sens inverse, les matériaux se déforment élastiquement avec accumulation d’énergie. Lorsque le seuil d’élasticité est dépassé, il y a rupture, l’énergie accumulée est brutalement libérée. C’est la théorie du rebondissement élastique. On appelle foyer ou hypocentre le lieu précis où se produit la rupture initiale et la libération d’énergie, la projection du foyer à la surface du sol est l’épicentre. Un séisme important comprend 3 phases :

  • Des secousses prémonitoires faibles, de plus en plus nombreuses,

  • La phase paroxysmale ou secousse principale très brève ( de quelques secondes à une ou deux minutes ) qui correspond à l’unique mouvement,

  • Des répliques de plus en plus faibles.

  • L’énergie libérée donne naissance à des vibrations ou ondes qui se propagent dans toutes les directions de l’espace. Comme on associe un rayon lumineux aux ondes lumineuses, on associe un rai sismique aux ondes sismiques. Dans un milieu anisotrope comme la terre les rais sont courbes tant qu’il n’y a pas de discontinuités physiques. Lorsqu’il y a une discontinuité physique, les ondes sismiques sont réfléchies et réfractées comme les ondes lumineuses au niveau d’un dioptre. Lorsque l’onde est réfractée, sa vitesse change. Ainsi, différentes stations réparties sur le globe enregistrent le même séisme avec des décalages dans le temps dont la comparaison permet de savoir si les ondes ont rencontré une discontinuité, et de positionner l’épicentre du séisme.

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    Pollution sur la Provence Mardi, 8 août 2006

    Photo prise au sommet du Mont Ventoux, 1912 m d'altitude

    Photo prise le dimanche 30 juillet vers 18 h 45 au sommet du Mont Ventoux dans le vaucluse à 1912 m d’altitude. Elle permet d’apercevoir une bande sombre signe d’une pollution, dans le même temps, la région Rhône Alpes était classée en alerte canicule et en alerte à l’ozone, la vitesse était limitée de 30 Km en dessous de la vitesse autorisée sur tous les axes routiers…
    Les couleurs n’ont pas été exagérées, simplement l’autofocus de l’appareil photo avait du mal à faire la mise au point tant la couverture de pollution était dense ce jour là .

    A 1912 mètres d’altitude, on semblait être au dessus de la pollution…

    De la soupe primitive à tout le reste… Jeudi, 3 août 2006

    Le 15 mai 1953, la revue Science publiait les travaux d’un jeune américain de 23 ans, Stanley Miller, étudiant à l’université de Chicago qui allaient bouleverser le monde scientifique. Ce jeune « petit sorcier » avait réussi à fabriquer des acides aminés, éléments de base des protéines, à partir des conditions analogues à l’atmosphère primitive (du moins celle considérée à ce moment là ) ! Cette expérience d’une extrême simplicité, vapeur d’eau, ammoniac, méthane, hydrogène le tout soumis à des décharges électriques, donnait après quelques jours une soupe contenant des composés organiques. Cette soupe serait alors connue  sous le nom de « soupe primitive ».
    Cette idée de « soupe primitive » avait été imaginée par Charles Darwin en 1871, ainsi que par Alexandre Oparine et le britannique John Haldane tous deux biologistes vers 1920, dans des labos différents. Ils avaient imaginé que l’atmosphère primitive de la Terre avait pu entraîner la création de composés organiques simples puis plus complexes jusqu’aux premiers organismes vivants.
    Désormais cette expérience n’est plus considérée comme une donnée explicative de l’origine de la vie, mais reste une expérience historique. C’est cette expérience « toute simple » fallait-il encore y penser…comme souvent, qui me donna envie de m’intéresser aux sciences de la vie et de la Terre. Car finalement entre un granite, un Iphiclides podalirius, une Salmonella et un prof de SVT, il n’y a pas trop de différences à la base, quelques atomes agencés de différentes façons, c’est la beauté de la vie …

    Source historique : www.tregouet.org