Un séisme d’une magnitude de 2.6 a provoqué une déflagration qui a réveillé Sorgues et une partie du Vaucluse ce mardi 8 août à 7 h 18.
La ville de Sorgues est située sur une faille, la même que celle de Lambesc où un terrible tremblement de terre avait eu lieu en 1909, faisant alors 46 victimes.
La station sismique expérimentale IRAE du collège des Caillols de M Boneff a enregistré le séisme, ci joint la copie d’écran. Cette station sismique fait partie du programme « sismo des écoles ».
FC

Rappel sur les séismes :
On appelle séisme un ébranlement brutal du sol, provoqué en profondeur par le mouvement relatif de deux compartiments. Si des zones de l’écorce terrestre sont soumises à des tensions croissantes qui tendent à les déplacer en sens inverse, les matériaux se déforment élastiquement avec accumulation d’énergie. Lorsque le seuil d’élasticité est dépassé, il y a rupture, l’énergie accumulée est brutalement libérée. C’est la théorie du rebondissement élastique. On appelle foyer ou hypocentre le lieu précis où se produit la rupture initiale et la libération d’énergie, la projection du foyer à la surface du sol est l’épicentre. Un séisme important comprend 3 phases :
Des secousses prémonitoires faibles, de plus en plus nombreuses,
La phase paroxysmale ou secousse principale très brève ( de quelques secondes à une ou deux minutes ) qui correspond à l’unique mouvement,
Des répliques de plus en plus faibles.
L’énergie libérée donne naissance à des vibrations ou ondes qui se propagent dans toutes les directions de l’espace. Comme on associe un rayon lumineux aux ondes lumineuses, on associe un rai sismique aux ondes sismiques. Dans un milieu anisotrope comme la terre les rais sont courbes tant qu’il n’y a pas de discontinuités physiques. Lorsqu’il y a une discontinuité physique, les ondes sismiques sont réfléchies et réfractées comme les ondes lumineuses au niveau d’un dioptre. Lorsque l’onde est réfractée, sa vitesse change. Ainsi, différentes stations réparties sur le globe enregistrent le même séisme avec des décalages dans le temps dont la comparaison permet de savoir si les ondes ont rencontré une discontinuité, et de positionner l’épicentre du séisme.
