Alimentation : comment détecter les OGM ?

13 octobre 2006

Image le Monde
A lire dans Le Monde de ce 14 octobre…

« L’industrie agroalimentaire sait-elle contrôler les OGM ? La question se pose, alors que la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a rendu public, mercredi 11 octobre, le bilan annuel de ses contrôles. En 2005, sur 69 échantillons prélevés dans des produits alimentaires, 17 contenaient des traces d’organismes génétiquement modifiés. Leur quantité était cependant inférieure au seuil réglementaire de 0,9 %. Cette publication intervient alors que du riz transgénique a été découvert cet été dans les circuits commerciaux, comme le confirme la DGCCRF. Mais cet épisode n’est que le plus récent d’une série commencée depuis plusieurs années. »

Pour mémoire : un OGM, Organisme Génétiquement Modifié, est un être vivant (animal, végétal ou autre) dont le patrimoine génétique a été modifié d’une manière artificielle (non naturelle). Ces modifications lui permettent dans la plus part des cas d’acquérir une ou plusieurs nouvelles fonctions.
On peut détailler la transgenèse végétale par exemple. Dans ce cas la fabrication d’un OGM peut-être découpée en 9 étapes :
1- Identification d’un gène d’intérêt, c’est à dire un codant pour un caractère intéressant, par exemple la résistance naturelle à un parasite, une maladie ou un herbicide.
2- Ce gène intéressant est isolé, par l’utilisation d’enzymes qui coupent l’ADN.
3- Le gène intéressant est modifié pour qu’il soit plus facile à utiliser, et/ou que son action soit plus efficace.
4- Le gène intéressant est inséré dans une construction génétique qui contient également des gènes marqueurs comme des gènes codant pour une résistance à un antibiotique. Cella permettra de sélectionner les individus qui ont intégré ce gène intéressant en utilisant l’antibiotique.
5- La construction génétique est multipliée un grand nombre de fois pour avoir des copies de ce gène. Le succès de la manipulation dépend du nombre de copies de gènes disponibles.
6- la construction génétique est transférée dans une cellule végétale, directement ou en utilisant des vecteurs comme les bactéries.
7- Les gènes marqueurs ici un gène codant pour une résistance à un antibiotique, permettent de sélectionner les cellules ayant intégrées ce gène intéressant à leur génome.
8- Après sélection de ces cellules, il faut régénérer de nouvelles plantes transgéniques.
9- Puis il faut incorporer le gène intéressant dans une variété commerciale, l’OGM peut ainsi se retrouver dans nos assiettes…

à suivre…

6 Responses to “Alimentation : comment détecter les OGM ?”

  1. chalou46 dit :

    Bonjour,

    j’ai plusieurs questions concernant la transgénèse végétale:

    -Que devient le junk-ADN (l’ADN qui ne code aucune protéine) lors de la transgénèse?

    -Le gène ne code-t-il pas plusieurs caractères? La modification du gène n’engendre-t-elle pas une modification d’autres caractères de la plante?

    -Lors de la recomposition génétique via les bactéries, le gène se recompose-t-il à l’identique de ce qu’il était préalablement?

    Merci

  2. fabien dit :

    bonjour,
    – lors de la transgenèse, l’ensemble du génome initial du végétal est transcrit. Ainsi le junk-ADN, est transcrit. Mais attention, l’intérêt des OGM, n’est pas d’insérer un tel gène dans un organisme.
    – en effet l’introduction d’un nouveau gène peut entraîner des modifications sur d’autres caractères de la plante, d’où l’intérêt des tests et des cultures d’OGM qui sont tant décriés. Une fois les tests validés, c’est à dire que seul le caractère désiré apparaît en culture, les OGM sont mis sur le marché.
    – Oui lors de la recomposition génétique via les bactéries, le gène se recompose à l’identique, c’est grâce à l’universalité du code génétique.

    à compléter…

  3. chalou46 dit :

    Merci pour votre réponse rapide. Néanmoins, j’ai encore des questions. Peut-être me suis-je mal exprimée.
    -Que devient le junk-ADN lors de la modification?
    -Avons-nous des exemples de modifications génétiques ayant entraîné des modifications d’autres caractères ? Je ne crois pas que ce soient les essais eux-mêmes qui sont décriés mais les essais en plein air (dans la mesure où justement on ne sait pas ce que pourrait provoquer une dissémination des plantes génétiquement modifiées).
    -Que voulez-vous dire par « se recompose à l’identique »? Est-ce la même composition chimique? Est-ce la même chaîne ADN avec uniquement la partie modifiée remplaçant exactement la partie « intéressante »?

  4. cregut dit :

    bonsoir,
    – Le junk ADN n’est pas modifié puis que l’on ajoute un ou plusieurs gènes sans toucher au gènes initiaux. S’il y avait des junk-ADN ils persistent.
    – Je n’ai pas d’exemple en tête sous la souris… en effet ce sont les esais en plein air qui sont décriés, c’est dans ce sens que je l’entendai.
    – Oui la chaine se recompose à l’identique, mêmes bases, même enchainement… au final même séquence et donc même programme génétique, c’est l’intérêt de cette technique.

    à compléter

  5. [...] Lire cet article sur le blog “La soupe primitive” [...]

  6. marion dit :

    comment obtient-on un ogm ? merci d’avance

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