Archive du categorie: ‘Géologie

Lucy a désormais de la famille Samedi, 23 septembre 2006

Selma, image Le Figaro
Un premier squelette quasi-complet d’un enfant australopithèque de 3 ans de sexe féminin, daté de plus de trois millions d’années, a été mis au jour, à quelques kilomètres du lieu où a été découvert en Éthiopie, le 30 novembre 1974 celui de la célèbre Lucy révèle la revue NATURE du 21 septembre 2006. Ce dernier va permettre à la science de découvrir des éléments anatomiques jusqu’ici inconnus. Notre lointaine cousine se déplaçait sur ces deux jambes et grimpait sans doute aux arbres.
La découverte de ce nouveau fossile d’australopithèque, est exceptionnelle à plus d’un titre. « Il est très rare de trouver des squelettes complets aussi anciens et de retrouver des spécimens juvéniles, explique le paléoanthropologue Pascal Picq, maître de conférence au Collège de France. Or ici les deux cas de figure sont réunis. »

Il s’agit d’un squelette presque entier d’un enfant de 3 ans qui aurait vécu il y a 3,3 millions d’années, ce squelette a été analysé par un paléontologue éthiopien et une équipe internationale dont le français Denis Geraads, du CNRS. Ce fossile appartient à l’espèce Ustralopithecus afarensis. Cette petite cousine a été baptisé Selam « Paix« , mesurait environ 40 cm de haut. Ses ossements ont été découverts sur la colline de Dikika 1 située au sud de la rivière Aouche près du village de Hadar au nord-est de l’Ethiopie.

Zeresenay Alemseged, de l’Institut Max-Planck de Leipzig en Allemagne, se réjouit, ce scientifique qui a mis au jour la plus grosse partie du squelette en 2000 a été formé par Yves Coppens, papa de Lucy. «L’intérêt majeur lorsqu’on découvre un enfant est qu’il montre mieux qu’un adulte les caractères génétiques de l’espèce, explique ce dernier. Cela permet d’observer les éléments de base, parce que l’action du milieu sur la personne ne s’est pas manifestée. Voilà pourquoi la découverte est extrêmement importante. L’étude confirme le caractère bipède et arboricole de Lucy avec deux squelettes qui, entre parenthèses, sont les plus complets des australopithèques.»

L’âge de l’enfant a été déterminé par les dents de lait visible au scanner, le sexe femelle probable, lui a été déterminé par le dimorphisme sexuel observé grâce à la mesure de la canine qui est plus petite chez les femelles que chez les mâles. La forme du pied ainsi que la partie post crânienne inférieure correspondent à une locomotion de bipède (debout) à l’opposé de quadrupède (à quatre pattes). L’omoplate (la scapula), le morceau d’humérus, les phalanges courbes et l’hyoïde, petit os de la gorge lié à l’émission des sons rarement retrouvé chez les fossiles sont plutôt simiesques.

Des caractères controversés:

Tous ces éléments permettent aux scientifiques de conclure que cette cousine grimpait probablement aux arbres. L’analyse de la faune associée, équidés à trois doigts ‘hipparions », girafes, antilopes, rhinocéros blancs, rongeurs, crocodiles… indiquent qu’elle évoluait dans un milieu en mosaïque, tantôt couvert par la forêt, tantôt exposé avec des points d’eau, expliquant ainsi le mode de locomotion adapté.

C’est Yves Coppens et Brigitte Senut, maître de conférence au muséum (MNHN) qui suite à la découverte de Lucy, avait émis l’idée que les Australopithèques étaient à la fois bipèdes et arboricoles. Cette idée fait maintenant la quasi-unanimité dans le monde scientifique. Mais le fait que ces que nos premiers cousins puissent grimper dans les arbres ne fait pas encore l’unanimité. Pour certains, ces caractères primitifs conservés sont sans apports fonctionnel, pour d’autres ils sont conservés car ils utiles…
Enfin, pour Yves Coppens, Lucy est plus une cousine qu’une ancêtre de l’homme car en tant que pré humaine elle possède des caractères dérivés. Ainsi, l’arbre généalogique de l’homme ressemblerait � un bouquet dans lequel il y aurait une inflorescence pour l’homme et une autre fleur du même bouquet serait Lucy et ses petits. Lucy serait ainsi plutôt une inflorescence Australopithèque robuste, l’homme serait plutôt Ororin (En 2000, Martin Pickford et Brigit Senut avaient mis au jour au Kenya un morceau de fémur daté de 6 millions d’années Ororin tugenensis), Toumaï (crâne fossile découvert par l’équipe de Michel Brunet, vieux de 7 millions d’années) ou Kenyanthropus (reste d’un hominidé découvert en mars 2001 au Kenya par Meave Leakey, âgé de 3,5 millions d’années. Kenyantropus avait une face plate mais avec un mélange d’autres caractères plus ou moins primitifs, volume du cerveau 400 à 500 cm3, dents recouvertes d’émail épais).

La description détaillée de ce fossile encore prisonnier de sa gangue de sédiments, devrait probablement confirmer les connaissances sur les Australopithèques.

Lucy (A.afarensis), avait été découverte par une équipe de savants venus des Etats Unis et de France, dans des collines desséchées de l’Afar, au nord-ouest de l’Éthiopie, non loin de Djibouti et de la mer rouge, elles est aussi datée de 3 millions d’années. C’était la première fois que des anthropologues mettaient à jour un ensemble de 52 ossements représentant 40 % d’un squelette.

Source Le Figaro

Les Américains veulent retourner sur la Lune Mercredi, 20 septembre 2006

image  le figaro
la NASA qui projette de retourner sur la lune, vient de recevoir un soutient important de la part du comité d’expert de la National Academy of Sciences (NAS), chargé d’évaluer le programme d’exploration lunaire de l’agence spatiale américaine. La NAS considère en effet que la Lune est d’un intérêt « inestimable pour les planétologues ».

Pour les quinze experts, «ce n’est qu’en retournant sur la Lune pour mener de nouvelles explorations scientifiques que nous pourrons combler nos lacunes et percer les secrets qu’elle garde depuis des milliards d’années.»

Depuis 2004, à la demande de G Bush, la Nasa s’est fixé comme objectif de retourner sur le satellite en 2018, 49 ans après les premiers pas de Neil Amstrong en juillet 1969. Le projet prévoit un vol de quatre astronautes à bord d’un nouveau véhicule spatial, Orion (ex-CEV).

Ce projet de 2018 n’est en fait que le premier volet d’un projet global qui prévoit à son tour d’installer une base lunaire occupée en permanence par des astronautes, comme c’est le cas actuellement sur la Station spatiale internationale (ISS), dont les équipages se relaient tous les six mois.

Ce projet a profité du vol de Smart-1, pour recueillir des données sur la topographie lunaires, une zone montagneuse près du pôle Nord de la Lune éclairée en permanence par le soleil pourrait accueillir cette nouvelle station. Cette station serait une base d’entraînement pour les prochaines missions Martienne, et dans un premier temps, offrirait aux astronautes un point de vue inédit sur notre système solaire.

Ce projet annoncé fort coûteux, 12 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, soulève déjà des critiques, mais les expert de la NAS eux soutiennent le projet, afin de mener à bien l’étude de la composition et de la structure de la lune, ainsi que l’atmosphère de cette dernière.

Un mois à peine après la disparition de Pluton de nos planètes lire le billet, nos jeunes « têtes blondes » auront à coup sûr la tête tournée vers les étoiles…

à suivre

Sujet proposé par : Hugo BILLARD

sources le Figaro

La Grotte de Thouzon Mercredi, 6 septembre 2006

 Le grotte de Thouzon

Découverte en 1902 lors de l’exploitation d’une carrière, la grotte de Thouzon à côté du village Vauclusien  « Le Thor »,est une galerie horizontale située seulement à 15 mètres de profondeur parallèlement à la surface. Elle est située dans une butte témoin d’un vieux massif calcaire (crétacé), elle contient de nombreuses stalactites fistuleuses jaune or. Elle témoigne du travail de l’eau accompli durant des années, tant au niveau de l’érosion que de la formation des stalactites et des stalagmites.
Avec des élèves, elle permet de comprendre les mécanismes d’érosion, qui on façonné ce long couloir et quelques chambres, de plus la présence de nombreuses stalactites et stalagmites permet également d’appréhender la chronologie, et la formation de ces structures calcaires. A noté la présence de bloc de silex qui eux n’ont pas subi l’érosion de la même façon que la roche calcaire qui les entoure, ainsi que des racines longues d’une quinzaine de mètres depuis la surface. C’est vraiment un lieu riche en enseignement pour aborder les notions de roches sédimentaires, érosion, faille, dureté des roches, perméabilité et imperméabilité, il constitue un excellent support de découverte de la Géologie. Les photographies

Archéologie, découverte de huit tombes dans le Loiret Samedi, 26 août 2006

Lors d’un chantier pour la nouvelle autoroute à Neuville-au-Bois, huit dépouilles humaines, dont l’une parée de bijoux ont été découverte. Elles étaient enfouies dans des silos agricoles datant de 400 ans avant J-C. une découverte « rare » selon les archéologues.

A suivre

Plus que huit planètes Vendredi, 25 août 2006

Comme nous en parlions dans un précédent billet,  » Il se tient à Prague du 14 au 25 août 2006, la 26ème assemblée générale de UAI (Union Astronomique Internationale). Cette 26ème assemblée pourrait radicalement modifier notre façon de voir l’espace. Il sera peut-être décidé de rajouter 3 planètes aux 9 reconnues comme telles, que notre système solaire possède. Notre système solaire contient actuellement, Mercure, Vénus, la Terre, Mars se sont des planètes dites telluriques, Jupiter, saturne, Uranus, Neptune, les gazeuses, et enfin l’astre glacé Pluton. C’est Pluton qui est au centre de toutes les discussions, en effet il ne rentre ni dans les telluriques, ni dans les gazeuses !!! ».

Cette assemblé s’est conclue non pas sur douze planètes mais sur huit planètes. En effet, Pluton ne rentre plus dans la nouvelle définition qualifiant un corps céleste de planète. L’assemblée générale de l’UIA a pris cette décision, ramenant à huit le nombre de planètes du système solaire : Mercure, Venus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune, de la plus proche à la plus éloignée du Soleil.
Les 2500 scientifiques réunis se sont mis d’accord sur la définition d’une planète : un corps céleste rond, dominant son environnement immédiat et orbitant autour du Soleil. Mais ils ont refusé un amendement qui proposait d’établir deux catégories de planète : les « planètes classiques » et les « planètes naines ». Ainsi une planète naine ne peut être considèrée comme une planète à part entière. Pluton fait désormais partie des planètes « naines », et n’est donc plus une planète.

Quand à Ceres, Xena et Charon, elles n’accèdent pas non plus au statut de planète. Ceres et UB313 rebaptisée Xena rejoignent les planètes naines, Charon reste la lune de pluton.

Voilà qui laisse du travail à nos éditeurs pour mettre à jour les manuels scolaires de nos chères têtes blondes à 7 jours de la rentrée des classes 2006…

Sédimentation autour d’Istres Mardi, 22 août 2006

Dépôts sédimentaires �  Istres

Suite à mon billet sur Roussillon, je vous ai trouvé un affleurement montrant la sédimentation.

Sur la route de l’Au-delà qui rejoint Istres à miramas en longeant l’Etang de Berre au detour d’un virage, se dresse un affleuremnt présentant des dépôts sédimentaires datant du quaternaire. Il permet de voir des huîtres fossilisées sur une strate de plus de 1 mètre d’épaisseur. Il y a 100 millions d’années, l’eau s’est retirée de la Provence qui à l’époque était totalement immergée, et ces coquillages se sont rassemblés sous l’action des courants en ce point puis déposés. Il reste aujourd’hui une strate de plus de 1 mètre de hauteur, témoin de cette sédimentation.

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Les 12 planètes du système solaire Vendredi, 18 août 2006

Il se tient à Prague du 14 au 25 août 2006, la 26ème assemblée générale de UAI (Union Astronomique Internationale). Cette 26ème assemblée pourrait radicalement modifier notre façon de voir l’espace. Il sera peut-être décidé de rajouter 3 planètes aux 9 reconnues comme telles, que notre système solaire possède. Notre système solaire contient actuellement, Mercure, Vénus, la Terre, Mars se sont des planètes dites telluriques, Jupiter, saturne, Uranus, Neptune, les gazeuses, et enfin l’astre glacé Pluton. C’est Pluton qui est au centre de toutes les discussions, en effet il ne rentre ni dans les telluriques, ni dans les gazeuses !!!
De plus, depuis la découverte de 3 astéroïdes d’une taille supérieure à celle de Pluton, la notion même de planète est remise en cause, si pluton est une planète, pourquoi pas Céres, Charon et 2003 UB 313 ? Il faut se rappeler que Céres, grosse boule givrée de 950 Km de diamètre a été découverte en 1801, se situe dans une ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter. Charon, découvert en 1978, est le plus gros satellite de Pluton avec 1200 Km de diamètre. Quand a 2003 UB 313 d’un diamètre de 2400 Km il a été découvert par l’Américain Michael Brown en 2005, elle pourrait prendre le nom de Xena.
Affaire à suivre donc, attention au ciel à vos futures discussions célestes…

Utilisation du Logiciel Tectoglob Samedi, 12 août 2006

Carte obtenue avec TectoGlob

Pour la géologie abordée au cycle central, dans les parties, « La Terre change en surface » et « La machine Terre« , le logiciel gratuit Tectoglob s’avère très intéressant. Il permet de visualiser, en coupe ou sur une carte des données géologiques l’échelle du globe terrestre ou à l’échelle régionale. Il permet également d’étudier la tectonique des plaques en mettant en évidence les frontières des plaques, les zones de Subduction, les Dorsales Océaniques, de faire apparaître sur la carte la localisation de séismes ainsi que la localisation des volcans.
D’une utilisation simple, il peut être utilisé en poste élève et en poste enseignant, couplé à un logiciel de traitement d’image il est d’un bon intérêt pédagogique, il est très utile pour la préparation et l’usage des TICE ou pour un TPE.

Toutes les informations pratiques sur le site de l’académie d’Amiens

Des exemple de cartes obtenues et de coupes sur www.monanneeaucollege.com

bonne utilisation…

Google Earth Jeudi, 10 août 2006

Découvrez la planète vue du ciel, et faites pivoter le plan pour faire apparaître le relief.

Google Earth

Google Earth Téléchargement.

Exemple d’application.

Les Ocres de Roussillon, sédimentation et érosion. Jeudi, 10 août 2006

Roussillon

Roussillon est un charmant village du Vaucluse situé au milieu du plus vieux gisement d’Ocres du monde. C’est jean-Etienne Astier qui redécouvrit entre 1780 et 1785 les propriétés de cette terre jaune et rouge aux couleurs inaltérables et aux teintes si précieuses. Il exploita les carrières dès 1790…

La formation géologique des Ocres:

Il faut se rappeler que la Provence vers - 230 millions d’années (Trias) était en fait une vaste mer et ceci durant une longue période. Période durant laquelle de très nombreux sédiments, arrachés aux continent émergés, allaient se déposer et s’accumuler sur les fonds des eaux, c’est la sédimentation. Ces sédiments étaient arrachées aux continents bordant cette mer par le vent et les pluies constituant les phénomènes d’érosion. Ces sédiments étaient ensuite transportés par le vent et les eaux de ruissellement pour rejoindre le fonds de cette mer. Ils formeront par la suite les massifs calcaires et les paysages caractéristiques de la Provence, Mont Ventoux, Lubéron, Saint Victoire, Canyon du Verdon, Calanques… dont nous découvriront l’aspect dans un prochain billet. Mais revenons à la formation des Ocres, vers - 110 millions d’années (Crétacé), ces sédiments calcaires sont alors recouverts d’argiles grises pour former ce que les géologues nomment : des « terrains aptiens« . Le bassin marin se comble peu à peu, par des sables de couleurs vertes qui viennent à leur tour recouvrir ces argiles vertes, c’est la glauconie, petits minéraux verts qui leur donnent leur couleur.

Vers – 100 millions d’années, tout bascule !, cette terre totalement immergée change d’aspect pour devenir émergée, la Provence se retrouve hors de l’eau, le sol laissé à l’action de l’eau et du vent, l’érosion reprend ses droits. Le climat est alors tropical, les sables verts sont à leur tour lessivés par des pluies diluviennes et incessantes, ils sont peu à peu transformés en sables ocreux puis en sables blancs, dissolution par les eaux de pluies, cristallisation à partir de solution d’autres minéraux, puis lessivage qui évacue l’hydroxyde de fer qui colore ces sables ocreux. Ne restent en place que les sables blancs que l’on retrouve actuellement.

Roussillon

Les différentes teintes que l’ont retrouve actuellement, rouge, jaune et ocre, sont dues à la Goethite qui est connue depuis la préhistoire et utilisée comme pigment, dans la grotte de lascaux par exemple.

Photos