Le projet
Ce projet a pour but de réaliser une cartographie de la qualité de l’air dans l’agglomération de Lisieux (Calvados) et ainsi que dans le Pays d’Auge, grâce à l’étude des lichens, avec les élèves du collège Marcel Gambier. Ce projet s’inscrit dans le programme de SVT de la classe de sixième. Différentes notions peuvent être illustrées, telles que:
- l’influence du milieu de vie et des activité humaines sur la répartition des êtres vivants;
- la possibilité de déterminer le nom des êtres vivants à l’aide d’outils appropriés (clé de détermination des arbres, des lichens, utilisation de loupes à mains, de la loupe binoculaire);
- la cellule (observation microscopique de l’algue épiphyte Pleurococcus viridis)
Si une grande partie des activités sont abordées en classe, l’objectif du projet est surtout permettre aux élèves motivés de réaliser des mesures de manière autonome. Ainsi ils peuvent participer à un véritable programme de recherche scientifique (c’est possible, même en sixième !).
Celui-ci nécessite une détermination du nom des arbres et une identification des principaux types de lichens. Les élèves sont ainsi sensibilisés à la biodiversité*. Ils doivent aussi se montrer capables de respecter un protocole afin de recueillir correctement les données sur le terrain et d’interpréter ces données. Enfin, ils doivent être capables d’utiliser des instruments essentiels en biologie tels que la loupe binoculaire et le microscope.
L’ensemble du projet s’inscrit dans la perspective d’une éducation à l’environnement vers un développement durable (EEDD).
LA METHODE
La méthode est basée sur les travaux de C. Van Haluwyn et M. Lerond, adaptée au niveau d’élèves du secondaire par P. Delfosse et A. Delporte.
Elle a pour principe la recherche de groupement de lichens épiphytes bioindicateurs.
Notion de station
Une station est un biotope* homogène où se trouvent un ou plusieurs arbres porteurs de lichens.
Chaque élève étudie une ou plusieurs stations à proximité de son domicile. Il convient de choisir une station adéquate pour que les relevés lichéniques soient exploitables. Ainsi, il faut éviter les situations particulières qui ne refléteraient pas la qualité générale de l’air de la zone étudiée. On évitera donc les forêts ou les grands parcs.
mauvaise qualité de l'air…le 4X4 est-il responsable ?
Les stations suivantes doivent être au contraire privilégiées:
- arbres isolés;
- arbres alignés;
- arbres de jardins, de petits parcs ou de vergers;
- lisières de bois et de bosquets exposés aux vents…
Choix des arbres porteurs

Au sein d’une station, on choisira l’arbre présentant la plus grande diversité de lichens. Cependant, tous les arbres ne conviennent pas. Ainsi, il faudra veiller :
- à l’espèce porteuse: les meilleures sont le frêne, le peuplier et le tilleul. Le chêne, l’érable sycomore et les arbres fruitiers conviennent également (pommier, noyer, cerisier).
ATTENTION: Les saules, bouleaux et platanes ne conviennent pas.
- au diamètre de l’arbre: seuls doivent êtres pris en compte les arbres d’un diamètre supérieur à 20 cm. La raison en est simple. Il faut que les lichens, dont la croissance est extrêmement lente, soient suffisamment développés.
Notion de maille
La maille est un carré d’un kilomètre de coté, unité choisie pour le diagnostic et la cartographie des différents diagnostics. Pour pouvoir réaliser le diagnostic d’une maille, il faut disposer du résultat de 5 stations contenues dans cette maille.
A cet effet, des cartes de l’agglomération de Lisieux ainsi que du Pays d’Auge sont utilisées pour situer les stations étudiées et établir le diagnostic des mailles (en préparation)…
Diagnostic
Pour une station donnée, le diagnostic du niveau de pollution s’effectue en utilisant le tableau ci-dessous:
| Nombre d’espèces de foliacés | 0 | 1 à 2 | 3 à 4 | 5 à 7 | 8 et + | |
| Autres lichens | Absents ou crustacés | Pollution très forte | Pollution forte | |||
| Evernia prunastri
ou Pseudevernia furfuracea |
Pollution moyenne | |||||
| Genre Ramalina | Pollution faible | |||||
| Genre Usnea | Pollution quasi-nulle | |||||

9 janvier 2011 à 15:02
le Crepan a entrepris une étude de la pollution de l’air à partir des lichens.
je suis très intéressé par votre démarche et je souhaiterai avoir plus de renseignements sur votre démarche et sa pérennité
merci