Welcome!

This is the bilingual blog of students from the French Highschool of Conakry, Guinea, West Africa.

The Highschool Reporters Project: Read the reports of 15 year old students, on sustainable development in Guinea and developing countries.

Ce blog est celui des élèves du lycée Albert Camus de Conakry en Guinée.

Dans le cadre du projet Lycéens Reporters (APP Etablissement AEFE), coordonné par Mmes Guillaume et Chapellier, par M. Haba, professeurs d’anglais, et par Mme Ringuedé, professeur de SVT, les élèves de seconde du LAC ont été sensibilisés à une approche journalistique (écriture et photo). Ils travaillent sur la thématique du développement durable dans les pays émergents, et se penchent plus particulièrement sur le cas de la Guinée. Après Kamsar et la Basse Guinée en 2015, c’est dans le Fouta Djallon, autour de Dalaba qu’ils se sont rendus en 2016. Ce blog bilingue accueille leurs reportages.

A lonely tree waiting for the storm in a fonio field /Arbre solitaire attendant l'orage dans un champ de fonio
A lonely tree waiting for the storm in a fonio field /Arbre solitaire attendant l’orage dans un champ de fonio

Amis

Parfois j’ai juste envie de te revoir,
Revoir cette amie qui me souriait toujours,
Toujours belle et sage malgré son âge,
Âge qui grandit sans cesse,
Cesse le temps de nous séparer,
Séparés pour un moment pas pour une vie,
Vie que je remercie de nous avoir rassemblés,
Rassemblés un jour et unis à jamais,
Jamais de mauvaises paroles ou pensées,
Pensées parfois mélancoliques mais amoureuses,
Amoureuses de cette grande et douce amitié,
Amitié qui restera ancrée dans nos cœurs,
Cœurs en paix ou cœurs tourmentés,
Tourmentés mais honnêtes et endurants,
Endurant les épreuves d’une fraternité réelle,
Car réels sont mes sentiments pour toi,
Toi qui en doutes encore un peu.

Abdoulaye Diallo, Tale S

Recette pour renaître

Trois litres de joie,
Deux grammes d’amour
Trois cuillerées de sourires à frire dans beaucoup d’honnêteté.
Quatre morceaux de patience à épicer avec un peu de bon sens…

Abdoulaye Diallo

(Ce texte est un œuvre en cours, n’hésitez pas à suggérer vos propres condiments en commentaire, pour l’épicer un peu, à la demande du poète.)

Parc national de l'Ankarana, Madagascar / Ankarana National Park, Madagascar. Photo: R. Guillaume
Parc national de l’Ankarana, Madagascar / Ankarana National Park, Madagascar. Photo: R. Guillaume

La passoire

Un jour que mon cœur sera passoire,
Mes sentiments pourrons  s’échapper.
Ils iront tous divaguer par ci par là,
Afin que l’on puisse les comprendre,
Car ils sont bien solitaires et inconnus.

Lorsque ma tristesse ira s’affliger au bord de la mer,
ma colère s’enfouira au fond d’une forêt oubliée,
pendant que ma joie prendra un vol sans fin pour l’Utopie du bonheur.
Mon bien être tentera de se raccrocher à moi,
Et mon amour songera à Elle sur la route de mon désespoir.

Abdoulaye Diallo, 1ère S

Chutes de Kambadaga, Fouta Djallon / Kambadaga falls, Fouta Djallon
Chutes de Kambadaga, Fouta Djallon / Kambadaga falls, Fouta Djallon

Comprends-tu?

Comprends tu ce que nous sentons, écoutons et voyons?
La douce brise de ce soir,
Cette fraîcheur de tes lents pieds nus dans la neige,
Et ces frôlements des feuilles de chênes de cette forêt?

Comprends tu ce que nous écoutons, voyons et sentons?
Ces plaintes sourdes des chouettes,
Ces cris piquants des arbres,
Et ces murmures fragiles des nuages?

Comprends tu ce que nous voyons, sentons et écoutons?
Ces deux pins qui s’unissent,
Cet éclair salvateur mais inconnu,
Et ces flocons souriants qui nous honorent.

Écoute attentivement ce que tu entends,
Vois réellement ce que tu regardes,
Et sens pleinement la moindre perturbation.

Abdoulaye Diallo, 1ère S

Coucher de soleil sur la Baie des Français, Madagascar. / Sunset on the Baie des Français, Madagascar. Photo, R. Guillaume
Coucher de soleil sur la Baie des Français, Madagascar. / Sunset on the Baie des Français, Madagascar. Photo, R. Guillaume

Prose

Il y a des choses qu’on ne pourra jamais avouer à personne. D’autres qu’on ne pourra pas toujours garder enfouies au fond de nous. Naturellement le monde peut s’écrouler d’un  moment à l’autre. Conjurez le sort et le ciel vous tombera sur la tête! La vie m’a appris que le lion qui dévore un buffle un matin peut se faire embrocher par un autre le soir.
J’ai lâché des larmes, oui j’ai souvent eu peur de quitter ce monde ! J’ai été en péril, j’ai souffert dix milles maux.
Mon histoire est un long chemin parsemé de trous, de bosses, et de taches sombres. Mon histoire est enfouie dans les profondeurs de mon cœufre fort. Mon histoire est celle d’une âme qui brûle de désir de plénitude. Vivre intensément chaque seconde, se baigner dans un fleuve de paix, se couvrir d’un drap de bonheur le soir sur un lit d’amour.
Est-ce trop demander?
Je veux juste un monde, une vie!
Paroles d’un esprit divisé et meurtri.

Abdoulaye Diallo, 1ère S

Angkor Vat, Cambodge. Photo: E. Le Coënt
Angkor Vat, Cambodge. Photo: E. Le Coënt

Vis!

Regarde droit devant toi mais n’oublie pas d’où tu viens.
Vise le sommet mais vois  le fond des âmes.
Construis l’avenir avec ta sueur et tes larmes.
Fais preuve de prudence mais ne baisse jamais les armes.
Au dessus de toi, seul dieu fait la loi.
Dans ton esprit, la peur deviendra une force!
Oui tu es différent, pas bizarre mais spécial.
La vie te fait du mal? Remercie la et honore la.
Elle t’a été offerte par les 3 qui t’aiment le plus.
Ouvre les deux yeux mais favorise le bon œil.
Crois en toi, surtout
crois en dieu!
La réussite, le succès, tu n’auras sans sa main.
Et c’est sûrement vers lui, que sera le retour.
Vois qui t’aime et voile les haineux.
Vis ta vie ne vis pas ton monde.
Fais tes choix mais choisis bien ta voie.
Ne parle pas de tout, l’homme sait garder sur soi.
Fais du bien, surtout donne du tien.
Pardonne comme dieu, oublie quand cela est nécessaire.
Si le bonheur te quitte, traque le arme à la main!
Que tu souries ou que tu pleures,   peu importe mais vis!

Abdoulaye Diallo, 1ère S

Nationale 7, Madagascar. Photo: R. Guillaume
Nationale 7, Madagascar. Photo: R. Guillaume

Matricide

Terre nourricière, plaine du Batimpo / Mother nature, Batimpo plain. Photo: Jennifer Temminck
Terre nourricière, plaine du Batimpo / Mother nature, Batimpo plain. Photo: Jennifer Temminck

La mère nature nous a offert

Une fertile terre et pure mer

Pour que les être puissent ensemble être

En harmonie et perdurer dans l’aître

Mais le destin a fait naître le mal

Dans les tréfonds de l’âme d’un animal

L’homme et son ignoble  égocentrisme

L’homme et son éternel narcissisme

Profonds sont mon désarroi et ma tristesse

De voir l’être qui se croit le plus malin

Détruire à petit feu chaque matin

Ce monde jadis gonflé d’allégresse!

 

Abdoulaye Diallo, 1ère S

Brulis, district de Bondokhory / Slash and burn, Bondokhory district
Brulis, district de Bondokhory / Slash and burn, Bondokhory district

Visite au village de Bondokhory, récits des 6èmes

8We were on the bus when we arrived. There were many trees and we were hot. We walked for a long time. The teachers separated the students. One part went to the village school and one part went to the mountain. Me, I was in the part which went to the school. There was Raphaëlle, our English teacher, Mathilde, our sports (PE) teacher, and Yves, our history teacher. We were very tired. Fortunately, we arrived to the school. The students said “welcome” and we ate. We danced the Madison with the children and played football. We were happy! We did a quiz and we began to walk. This time, it took us a long time to walk. We found the team which went to the mountains. We took the bus, and arrived at school, and took our cars again to get home.

Sofia Demers

 

Nous nous sommes divisés en deux groupes : le premier groupe a escaladé la grande montagne du Chien qui fume ou Bondabon et le deuxième a marché jusqu’au village de Bondokhory.

7Mon groupe a marché 5 km puis nous sommes arrivés au vilage. A bondokhory, les élèves d’une école publique nous ont chaleureusement accueillis.

Pendant ce temps, l’autre groupe escaladait la montagne avec endurance et courage.

Nous avons visité les classes qui n’étaient pas comme nos classes et nous avons joué avec les élèves. Ensuite nous avons vu des champs d’arachide et aussi des cases et des cultures de charbon de bois sur brulis qui entrainent la déforestation.

Au retour nous avons marché 5 km aussi et nous avons beaucoup souffert mais nous nous sommes beaucoup amusés.

Par Ibrahima Fall et Enzo Vaillant

 

Le samedi 21 mai, M. Mesplou a organisé une sortie pour toutes les classes de 6ème. On a bougé de l’école à 8h11 et on est arrivés à 9h40.

Arrivés devant l’hôtel « le chien qui fume », on a marché au moins 1 km. On est arrivés au pont sur la rivière ensuite on nous a demandé de faire 2 groupes, ceux qui voulaient escalader la montagne et les autres.

6Moi j’ai décidé de ne pas escalader la montagne, elle est trop raide. Avec les autres, on a marché 5 km. Pour arriver à l’école primaire de Bondokhory. Les élèves nous ont très bien accueillis. Nous sommes allés à leur cantine pour « casse-croûter ». Après nous avons eu le temps de faire la connaissance de certains élèves, de leur apprendre le Madison, watch me, et un jeu.

Avec Mayeni et Ibrahima Fall, nous avons interrogé 2 personnes un fille qui va à l’école et un garçon qui travaille dans un champ d’arachides et qui vient à l’école pour jouer au foot. Nous avons questionné le directeur sur les élèves et leur fonctionnement. J’ai découvert le champ d’arachide, un baobab flamboyant, d’une taille spectaculaire, ainsi que de la culture sur brulis qui pour moi est un retardement pour la Guinée et pour le monde entier, qui doit réduire la pollution. 2Dans ce village, certains font plus de 4km (aller !) chaque jour à pieds pour aller à l’école et étudier. Nous, à 5km, on pleurnichait ! (façon de parler). Au retour, on a entamé 5 km. En tout 10 km. OMG !!! On a retrouvé les aventuriers de la montagne à demi morts à l’hôtel. Selon moi, c’était une expérience extraordinaire et extravagante !!! Merci aux profs qui nous ont accompagnés et qui nous ont encouragés !!! La team de la montagne 😉

Par Hadja Camara

 

4Au village de Bondokhory, on a été accueillis dans la cantine d’une école nommée “groupe scolaire Bondokhory”. Ils étaient très accueillants et respectueux. Les garçons de 6ème sont allés jouer au foot avec les élèves de Bondokhory. Les filles de 6ème ont appris aux Bondokhoriennes les pas du Madison. A 14h, on a offert des cadeaux aux élèves et ils étaient très contents. Ce voyage nous a permis de voir que ce n’est pas partout que l’on vit la belle vie. Car les élèves sont très pauvres et se lèvent très tôt pour monter des montagnes et aller à l’école. Je pensent qu’ils doivent organiser du bénévolat.

The students are very poor. And they wake up very early in the morning to walk to school. I think people must organize some volunteer work.

Par Ramatou Diallo

 

1Après plus d’une heure de marche, arrivée dans le beau village de Bondokhory pour aller visiter une école. Après être arrivés dans cette école, les élèves nous ont accueillis et j’ai vu des classes pas comme les nôtres avec des bureaux vieux et des murs déchirés pas comme nous. C’est là que je remarque que nous avons de la chance.

Par Sarah El Kasmi

 

Nous sommes partis au village de Bondokhory. Nous avons marché 10km, pour être précise, 4h30 (aller retour). Après 2h15 de marche, nous sommes arrivés. Les gens nous ont accueillis gentiment.

Il y avait plein de grandes montagnes et des arbres. On a joué avec eux et on s’est bien amusés ! Ensuite on est revenus.

The landscape is wonderful, I loved this village !

Par Laurine Hachem

 

3Au village de Bondokhory nous avons visité cette fameuse école que nous avons tant attendu de voir car nous étions épuisés par la marche au soleil et les hautes montées et descentes. Enfin arrivés ces élèves m’ont fait chaud au cœur. Je me suis dit « C’est ici qu’ils étudient ! » Non, je n’en croyais pas mes yeux. Epuisés de faim, de soif, de marche, de soleil, nous nous sommes assis dans cette belle cantine et nous avons bu, mangé et après avoir fini nous avons appris une chorégraphie et enfin visité les champs. Et à la fin de la visite on a dit au revoir et c’est reparti à parcourir des kilomètres encore pour rejoindre le bus !

Habibatou Sylla

Un grand merci aux professeurs et aux élèves de Bondokhory pour leur accueil chaleureux, et à M. Mesplou d’avoir organisé cette belle sortie!

La culture sur Brulis près de Bondokhory

La culture sur brulis commence par le défrichage de l’espace choisi. On y met le feu qui va brûler tous les arbres et herbes et défricher, après quoi on y introduit la culture.

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Collines défrichées sur les contreforts du Chien qui fume / Reclaimed hills on the slopes of the « Chien qui fume »

Nous sommes en train de monter le chien qui fume quand je vois de la cendre. On me dit  « c’est de la culture sur brûlis », alors quand on est vers le sommet de la montagne je vois d’autres cendres , je dis « c’est de la culture sur brûlis », on me dit « non c’est du feu naturel provoqué par la foudre en saison des pluies.

Brulis dans le district de Bondokhory, près de Dubreka / Slash and burn in the district of Bondokhory, near Dubreka
Brulis dans le district de Bondokhory, près de Dubreka / Slash and burn in the district of Bondokhory, near Dubreka

 

Je demande « c’est quoi la différence », on me dit « regarde les arbres quand c’est naturel c’est déchiré alors que la culture tous les arbres sont taillés au même niveau.

La culture sur brûlis est mauvaise pour l’environnement.

We  like the smoking dog, and we go on. “slash and burn” culture isn’t good for the environment!

 

Par Ben Passerman, 6ème

Poèmes des 6èmes sur la nature au Chien qui fume

Ah mon cher village, toi qui es plein de mangues et de fruits, de cet air naturel et ces belles pierres grises, I love you Bondokhory.

Habibatou Sylla

La montagne du chien qui fume / The "smoking dog" mountain
La montagne du chien qui fume / The « smoking dog » mountain

Oh chère montagne toi qui nous donne de l’eau, qui nous donne des forêts, qui nous protège du soleil, je t’adore.

Halimatou Diallo

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Les fleurs

Les fleurs j’en ai vu plusieurs : des grosses, des petites, des oranges, des belles…

Mais de belles comme ça jamais .

Des rouge vifs, des jaune soleil et des violettes.

Et quand je les vois un nouveau monde se crée et je vois la vie en rose

Whithout her, life doesn’t have left and right …

Oumou Hawa Bah

 

14Observe!

Nous étions en train de poursuivre notre chemin

Quand soudain

Une montagne se dressa devant nos yeux

En la regardant nous devenons si heureux.

La grandeur de cette montagne et sa verdure,

Ici, l’air est si pur !

Le vent est si doux et agréable,

Cet endroit et la ville c’est incomparable !

Mais où est le reste de la bande ?

« Sofia, si tu en as, utilise tes jambes ! »

Sofia Demers

 

Baobab de Bondokhory

Oh !!! My baobab

You who sheltered

Our ancestor you

Know the secret

Of life and

That of the ancestor

We are with you

You must live on

If not we will lose the secret

Of life

baobab

Oh !!! Mon baobab!

Toi qui as abrité

Nos ancêtres tu

Connais le secret

De la vie et

Celui des ancêtres

Nous sommes avec toi

Il faut que tu vives sinon

Nous ne saurons pas le secret

De la vie

Salematou Diallo