Do you smoke fish? / Savez vous fumer le poisson?

16:30 am near the Palais des Nations in Conakry. The crowd begins to rise at the port of Boulbinet. The fishermen go to sea, women wait for the men’s arrival to buy fish and resell. And like all mornings, Anatou awaits the return of her husband who is a fisherman.

9:30 we meet Anatou a woman of 39 who smokes fish in the port of Boulbinet. The fish is caught by her husband.

She explains that she gets up early in the morning and works about 11 hours a day from 6:00 am to finish the day at 17h-17h30.

Her job is to to empty the inside of the fish and then cook them over a smoking oven. This method is considered the most effective method of conversation. 90 perrcent of smoking activities are carried out by women.

13If the fishing is good she will earn between 600, 000 and 700,000 GNF by selling a dozen. With the money she earns Anatou educates and nourishes her family. “In Guinea the woman is in charge of feeding everyone”.

In the end ,her personnal income to only 30 000 GNF per day. Miserable wages…

By Alix Verpy, Iris Ebrard and Abib Thiam. Pictures: Iris Ebrard

 

126h30 du matin à proximité du Palais des Nations à Conakry. La foule commence à se lever au port de Boulbinet. Les pêcheurs prennent la mer, les femmes achètent les poissons et les revendent. Et comme tous les matins Anatou attend le retour de son mari.

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Les métiers de Boulbinet

Nous sommes le 23 mars 2015,il est 9h 15 lorsque nous arrivons au port de Boulbinet de Conakry. Boulbinet, le port de la capital de Guinée, est le plus ancien de la côte Guinéenne. L’ensemble des poissons destinés à la consommation était autrefois débarqué dans ce port. Ils sont désormais embarqués, prêt a être exporté.

A première vue, le port semble être un lieu dynamique; en effet, celui ci abrite une multitude de commerces tels que la vente de tabac, de fruits, de légumes et bien évidemment la vente du plat traditionnel du pays: le riz.

11De nombreux pêcheurs travaillent dans ce port mais tous n’exercent pas la même fonction :

Il y a les pêcheurs qui vont pêcher les poissons et l’amener jusqu’au port. Certains pêcheurs partent très loin au large pour pêcher différentes espèces de poissons. La plupart des pêcheurs vendent le poisson mais n’en consomment pas, la pêche est seulement un moyen de gagner de l’argent. La plupart des pêcheurs gagnent environ 60 000 francs guinéens / jours.

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Do you know how fish reach your plate?

Fishing is one of the main sources of the development of Conakry. Many years ago, the population of Conakry suffered because of the lack of ressources and equipments.

For some, the situation is getting better, but for some fishers, everything is the same as 30 years ago.

For example, in the port of Boulbinet, which is the port of the capital city, Conakry, the oldest guinean coast.

When we talk about docks, we see boats…

Alseny has been a carpenter for more than 30 years. To make a boat, he needs 20 planks and he needs one week when he has all the material. Sometimes, he spends 3 months without working. He receives personnal « orders », not from the government. When he started, he was doing it by himself, but after a few years, he made enough money to pay some « apprentice » to help him. Since he started, everything is going better for him. The boat brings him 20 to 50 millions.

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5Mohamed Dioubaté has been a fisherman since at a young age, in 1970, he started this job. During all these years he always did the same routine: fishing and selling. Dioubate is a very patient person because it is a very delicate job to make the net. He uses sewing net and needles. The number of sewing nets depends on the size of the one fishing net. It can take 2 to 3 days and it is a very difficult job, because all the meshes must have the same size and if the net is destroyed, it has to be fixed. When the net is ready, Mohamed and his friends go to the sea to catch fish. They are 20 fishermen in a little boat. They have to go in the middle of the sea because there, there is a lot of fish.

6They throw the net and they wait 10 minutes if there is a lot of fish ; sometimes they can wait a week when there are no fish. When the 20 fishermen arrive on dry ground, they show the fishes to the owner of the boat and he takes the one that interest him . The ones which are left will be shared between the fishermen. The owner of the boat can earn up to 1 million per day and the fishermen 150 000 GNF a day. Sometimes, they earn less than that. So, they have to ask people to help them to eat.

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Une pêche qui ne donne pas la pêche

Chaque matin des centaines de travailleurs affluent vers le port de Boulbinet. Parmi eux des pêcheurs, des vendeuses de poissons, des fumeuses de poissons etc.

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Dans cet environnement peu salubre vivent parfois des familles entières dépendantes de la pêche et de la vente du poisson.

2Nous rencontrons donc Ibrahima Sory Bangoura, 32 ans, pêcheur artisan, pour nous parler de sa vie de pêcheur guinéen :

Depuis combien de temps pêchez-vous ?

– Depuis l’âge de 13 ans. Mon père était pêcheur et je venais souvent l’aider après mes cours. Mais lorsque j’ai raté mon examen d’entrée en 7ème année (6ème), il m’a directement fait sortir de l’école pour venir le rejoindre au port.

Dure vérité, pourtant de nombreux jeunes en Guinée arrêtent leurs études pour poursuivre les travaux qu’exercent leurs parents. On constate ainsi que chaque année, plus de 40% des élèves et étudiants ayant un échec scolaire arrêtent leurs études.

Comment s’organise une journée de pêche normale ?

– Le matin, je me lève à 5h du matin chez moi à Sonfonia (à une vingtaine de kilomètres de Boulbinet) et je prends mon taxi, pour arriver au port vers 7h. Après avoir préparé les filets et les casiers avec mes collègues (nous sommes 15 par pirogue), on loue un moteur à 40 mille GNF la journée, et on embarque le tout. Le soir, on finit notre pêche à 18h et on revient sur la berge. Ensuite on doit trier les poissons et les revendre par lots aux marchandes. Après le partage, je peux gagner entre 50 000GNF (5euros) et 150 000FG (15euros) selon la fructuosité de la pêche. Je n’arrive chez moi que vers 22h ou 23h, parfois avec même pas suffisamment d’argent pour reprendre le lendemain.

Avez-vous une femme et des enfants ? Si oui, est-ce que ce que vos revenus suffisent à les nourrir ?

– J’ai une femme et 3 enfants. Mais ce que j’obtiens à la pêche ne suffit pas toujours pour les dépenses alors ma femme m’aide en vendant des légumes au marché. Et parfois, quand je sais qu’il n’y a pas assez d’argent pour nourrir les enfants, je leur apporte du poisson et ils font avec. On n’a pas le choix. 

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Au port de Boulbinet: les Sierra Léonais

Boulbinet est un petit port de Conakry ,capitale actuel de la Guinée, ancienne zone portuaire durant la période coloniale compte environ 2000 habitants d’âges, de religions , de nationalité mais surtout de culture diffèrentes .

En effet l’ambiance au port de Boulbinet est très « chaotique » , vous êtes d’abord frappé par le manque d’hygiène et des conditions de vie déplorable des habitants car le salaire moyen d’un Guinéen de dépasse pas les 41 euros par mois !

Il ne s’agit pas seulement d’un lieu d’amarrage de bateaux, ici on trouve de tout comme des personnes qui grillent du poisson , des cuisinières en pleine rue, des vendeurs qui déambulent partout sur la route mais on y trouve en grande majorité des personnes sans emploi.

Eh oui car malgré le peu de revenu des étrangers d’autres pays se rendent en Guinée afin d’avoir un meilleur cadre de vie !

Globalement les étrangers en questions sont des Sierra Léonais or un gros problème se pose pour eux : l’expression.

La Guinée est un pays où l’on parle généralement le français mais vous pouvez aussi trouver des langages traditionnelles tel que le Soussou, or les Sierra Léonais ne parlent que l’anglais ou d’autres langues inconnues des Guinéens .

Vous serez frappés de voir la mise à l’ écart de la plupart des Sierra Léonais aussi bien dans le port que dans les quartiers car les habitants de Sierra Leone venus à Conakry ont formé un bidonville que pour eux et qui à l’heure où je vous parle se fait détruire à coup de bulldozers !

Par Pierre Mennegaut, Elie Hadj Damane, Marius Puel et Jennifer Temminck.

La pêche fait-elle vivre les fumeuses en Guinée?

1vendeusesEn entrant dans le port de boulbinet nous avons été immédiatement submergés par d’affreuses odeurs de poissons, en marchant nous avons pu apercevoir des pêcheurs près de nombreux bateaux, d’ autres étaient occupés sur les quais , nous nous sommes avancés vers le hangar ou nous avons  vu plusieurs femmes fumer le poisson .

Nous nous sommes donc approchés d’ une jeune femme nommée Manatou Camara qui est agée de 39 ans qui nous explique en quoi consiste son travail en tant que fumeuses de poissons comme beaucoup d’entre ces femmes : “Tout d’abord j’arrive au port vers 6h du matin et à partir de 8 heures , je pars au marché acheter du poisson qui coute 80 milles francs guinéens puis, entre 9h et 10h je commence à fumer le poisson, et le mets à sécher jusqu’à 14 heures. Je travaille pour mon propre compte mais je ne gagne pas assez en une journée pour pouvoir subvenir aux besoins de ma famille. Je gagne environ 2000 à 3000 GNF par jour car les poissons que j’ achète sont assez chers’’ et malgré ce “revenu” très faible, Manatou Camara arrive quand même à se débrouiller pour payer les études de ses enfants, quel courage! Ce travail nécessite beaucoup d’efforts malheureusement ça ne comble pas toujours ses dépenses primaires , étant donnés que l’école est une part de l’éducation des Guinéens . Comme dans le cas de beaucoup de fumeuses au port le salaire moyen journalier équivaut a 50 centimes d’ euros,ce qui très  peu. En dépit  de tout Manatou Camara semble prendre la vie comme elle vient .

Par Moudatou et Aïssata Hann, et Kevin Yansane.

Fish, in the heart of Guinean food / Au cœur de l’alimentation guinéenne

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During a Monday’s sunny morning our school trip occurred in boulbinet port, we have learnt a lot of things about sustainable fishing. And we promise, it’s very interesting!

First, we have met an old fisherman who spent his entire life here, since approximately the death of the Guinean president Sékou Touré in 1984. He said that he was forced to do this job because it was his brother’s one. We were asking him if he likes it, he answered yes even if it was his only option to feed his big family (he actually has 8 children and 3 wives!) because his salary is widely enough: about 300.000 GNF per day. Then, he talks to us about the fact that there’s solidarity and generosity between the fishermen around him, they even call him »papa ».

The old man, knitting the fishing net with his mates / Le vieil homme, réparant son filet avec ses amis
The old man, knitting the fishing net with his mates / Le vieil homme, réparant son filet avec ses amis.

He works the whole day, from 7AM until 6PM; he goes first at sea, in his canoe to fish then he returns to the port knitting the fishing net with his mates until the end of the day.

The fish that they gather is sold to the women in the big market of the port.

Foulematou, the fish seller lady / Foulematou, la marchande de poisson
Foulematou, the fish seller lady / Foulematou, la marchande de poisson

Foulematou Camara is one of them. This generous lady sells red carps, and barracudas for 100.000 GNF a fish. Her business is very thriving: she sells 20 fish and wins 200.000 GNF per day. She said that she’s forced to do this job, she has 6 children who are looked after by her sister, and her husband is a driver. The place where she works is free, she actually doesn’t have to pay it. It has been 10 years that she’s been doing this job like her mother did. What shocked us Continuer la lecture de Fish, in the heart of Guinean food / Au cœur de l’alimentation guinéenne

The fish swim and smoke

Boulbinet is one of the most important fishing ports in Conakry. It’s a place where we can see many people doing various activities. However, it can be noted that fishing is the heart of all of these activities. On March 23, we visited the port and talked to a few people who work there.

Alseny Camara is the headman of a group of fifty carpenters. He’s one of the bedrock of the fishing activity. Indeed, it’s thanks to him that fishermen can work. Did you guess?… Mr Camara is a canoe maker! He can build more than six canoes by himself, and make his carpenters build one in less than two weeks. The only condition and the reason of some of the delays is the money and the material given by the customers who order canoes. Besides, the man told us that the price of one canoe is about 20 or 30 million GNF (between 2500 and 4000 euros).

A pirogue sailing an ocean of waste / Pirogue voguant sur une mer de déchets © Rosane N'Gondi
© Rosane N’Gondi

Canoes, as we can see, have lots of advantages, especially regarding fishing. But they also have disadvantages on the environment that we cannot deny and neglect. One of them is deforestation. Indeed, to build one canoe, the carpenters need to use around 120 wood boards. Can you imagine all the trees cut every day, every month and every year, in order to build canoes all around the country? It’s unbelievable…

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