Les abeilles salvatrices de l’humanité / Bees to save the world

En ce 12 avril que dans le Fouta en Moyenne Guinée, malgré une température plutôt élevée pour un lieu situé en altitude nous sommes partis à la rencontre d’un homme pour le moins chevronné. C’est entouré de magnifiques collines avec des forêts de pins et d’acacias que cet apiculteur exerce son métier. Le but de notre visite étant de comprendre comment il exploite ses abeilles et quel rôle elles jouent dans l’écosystème.

Djouma Barry, cultivateur, apiculteur, guide, botaniste / Djouma Barry, farmer, beekeeeper, forest guide, botanist ...
Djouma Barry, cultivateur, apiculteur, guide, botaniste / Djouma Barry, farmer, beekeeeper, forest guide, botanist …

Parlons de cet homme pour le moins fascinant du nom de Djouma Barry. Il possède une pépinière où l’on trouve une multitude d’espèces végétales telles des bananiers, des orangers ou encore des flamboyants. Et c’est de ce mini-jardin paradisiaque que l’apiculteur eut l’idée d’exercer ce métier il y a huit ans. «  Tout d’abord mon père était également apiculteur, mais il n’avait qu’une seule ruche lors de mon enfance. Au début je remarquais que les abeilles venaient souvent butiner dans ma pépinière, j’ai donc commencé à en profiter en créant des ruches non loin de là, comme ça les abeilles profitent de mes fleurs, et moi je profite des abeilles ». Grâce à cela, s’étendent sur 2040 pieds soit environ 200 mètres, 25 ruches contenant chacune une colonie de 5000 abeilles. Et toutes ces ruches sont précieusement cachées dans le décor de la forêt de pins dans laquelle elles se trouvent.

SAMSUNG CSCCes arbres, furent plantés par Djouma lui-même.  Malgré plusieurs incidents volontairement  provoqués par des villageois dont le but était de le dissuader de planter ses arbres, l’apiculteur n’a cessé de croire en sans rêve et continue à planter après que l’on lui ait volé du bois ou encore incendié ses arbres. La récolte de miel se réalise en moyenne trois fois par an. Cependant, l’année ayant été très ensoleillée, les abeilles ont pu trouver plus de fleurs à butiner : acacias, orangers ce qui permet à notre apiculteur de faire 4 récoltes cette année.

D’après Djouma le miel de ses abeilles serait très bénéfique pour la santé et pourrait soigner plusieurs maladies :

« Quels sont les avantages de votre miel ? » lui avons nous demandé.

« Tout d’abord, mes abeilles vivent ici comme vous pouvez le constatez. Elles sont au milieu d’un air non pollué et très pur dû à la présence de nombreux arbres, elles ne sont donc pas malades. De plus le miel peut soigner plusieurs douleurs, que ce soit les maux de ventre, de gorge ou encore de tête il suffit de prendre une cuillère de miel pour se sentir mieux le lendemain. Cela fonctionne également pour la constipation. Lorsque vous êtes constipé, prenez une cuillère à soupe de miel et puis un verre d’eau et le lendemain ça ira déjà beaucoup mieux. »

ruchebisAu Fouta comme ailleurs, les abeilles sont indispensables. Elles transportent le pollen d’une fleur à une autre en les butinant. Grâce à ce processus appelé pollinisation, ces fleurs seront alors fécondées, elles pourront donc se transformer en fruits pour le plus grand bien de l’Homme. L’action des abeilles ne s’arrête pas là car les fruits contiennent les graines qui permettront la multiplication et le maintien de l’espèce végétale. On se rend effectivement compte de l’importance des abeilles dans l’écosystème. Une étude a montré que si les abeilles disparaissaient il n’y aurait plus de fruits et légumes d’ici quatre ans.

Djouma participe au maintien et à la multiplication des espèces végétales à travers son métier d’apiculteur et le fait qu’il plante des arbres, il aide aussi les maraîchers qui grâce aux abeilles auront des fruits et légumes à vendre. Il aide à la fois les hommes et la nature, et vit en symbiose avec son environnement. Ce qui fait de lui un homme plus qu’admirable.

Par Ayoub Khafy et Robinson Vaitilimgom

Photos: Robinson Vaitinlimgom

Bees to save the world

SAMSUNG CSCOn the 12th of April, we went to Dalaba to meet a passionate beekeeper. He doesn’t earn a lot of money but he is really proud of his job. He planted lots of trees like acacias. There, Djuma has nearly 25 hives which contain each one 5000 bees spread on 200 square meter. He had the idea to start this job long time ago. In fact he has a nursery with lots of plant species like: banana tree, orange and blazing tree. At the beginning, bees came to gather in Djuma’s nursery. So he thought that if bees are taking advantage of him he could do the same.

A lot of people tried to deter Djuma from planting trees by burning or cutting them. But the brave beekeeper didn’t stop thinking about his dream and persisted. According to Djuma, his bee’s honey is healthier that the commercial one. Indeed, the bees are living in an unpolluted fresh air thanks to the trees. Because of that they aren’t sick and the honey is even better.

Some studies show that if bees disappear, there will be no fruits and vegetables left after 4 years. Bees need us to protect them, and we need bees…

Un féminisme inoubliable / Unforgettable feminism

Dalaba, un des coins paradisiaques et verdoyants de Guinée.

1Il est 16 heures. Dans la petite cour de l’association des couturières de Tangama, quelques femmes nous attendent. 16 heures, l’heure à laquelle elles retrouvent habituellement leur famille.

Le vent se lève. Des odeurs de cire et de teinture. Une femme, de grande prestance, nous accueille, souriante.

Mariama Dioulde Diallo, fonadtrice de l'ACT, une inspiration pour les femmes et pour nos élèves / The founder of ACT, an iinspiration for women and for our students
Mariama Dioulde Diallo, fondatrice de l’ACT, une inspiration pour les femmes et pour nos élèves / The founder of the association, an inspiration for women and for our students

Mariama Diouldé Diallo, femme de l’ethnie peule, a 55 ans.  Elle s’est mariée à l’âge de 19 ans. Ne pouvant plus continuer ses études à cause d’une grossesse et ne voulant pas se retrouver au foyer, sans travail et sans activité, elle décida de créer une association avec l’aide de 5 autres femmes dans la même situation: l’association des couturières de Tangama (ACT). Elle est présidente de cette association qui permet aux femmes, âgées de 15 à 70 ans, de participer activement au « gagne-pain » du foyer. L’ACT a pour but d’encourager les femmes non scolarisées et sans emploi. La cotisation symbolique, de 1000 silis  à l’origine (environ 10 000 francs guinéens, soit 1 euro) permet aux femmes, même aux revenus faibles, d’y adhérer.

En 1985, l’initiative de créer une construction pour cette association a été soutenue par les gouvernements Hollandais et Belge. Une somme de 10 000 dollars a été donnée par la Hollande, ainsi qu’une aide de la Belgique, pour la construction des bâtiments. Les femmes de l’association ont fourni 15% des financements. Une fois les travaux achevés, il leur restait un peu d’argent. Étant donnée la situation de ces femmes, elles se retrouvaient toujours avec un ou deux enfants dans le dos et à leurs côtés. Alors, elles décidèrent d’investir dans une maternelle afin de pouvoir garder et éduquer ces enfants. Au fil du temps, les enfants des autres familles de la commune ont été acceptés, entrainant alors les femmes à créer aussi une école primaire. L’ACT étant un lieu de partage et de parole, Mme Diouldé Diallo et ses consœurs se sont aperçues de la nécessité de mener d’autres actions auprès des femmes: Des cours de nutrition, destinés à informer les jeunes femmes qui ne connaissaient pas la valeur nutritive des aliments. Notamment, pour lutter contre les tabous alimentaires, comme la carotte ou le manioc, qui selon les croyances de certaines jeunes femmes, ne permettaient pas de rester vierges. Les cours de planning familial permettent d’apprendre aux jeunes filles les différents moyens de contraception. Car lorsqu’elles tombaient enceinte, elles étaient parfois désemparées, voire rejetées par leur famille.

3Les Lépis (lés de tissu traditionnel) sont souvent faits sur des basins. Des motifs y sont imprimés à l’aide d’un tampon, trempé dans de la cire chaude, celle-ci ne retenant pas la teinture. Les basins sont trempés dans de l’eau chaude où la teinture (qui est exportée de Conakry, parfois de Chine) et le fixateur y sont mélangés. Le tissu est ensuite trempé dans de l’eau bouillante afin d’éliminer tout résidu de cire, pour ensuite être trempé dans de l’eau froide afin de fixer une dernière fois la teinture. Les Lépis sont ensuite séchés dans la cour, pendant environ une heure, selon le soleil. Ces derniers sont ensuite exposés dans le magasin de vente de l’association des couturières de Tangama à 35 000  francsGN (3,5 euros) le pagne.

4La teinture utilisée traditionnellement est faite à base des feuilles d’indigo. L’indigo est un arbre, poussant facilement en Guinée. En effet, les femmes le font pousser dans leur cour, afin de pouvoir se rappeler des techniques ancestrales à tout moment. A l’origine, tous les ingrédients de la teinture de l’indigo provenaient d’ingrédients naturels: mixture de feuilles d’indigo pour la couleur, écorce d’un arbre utilisée comme fixateur. Aujourd’hui, la concurrence des produits chimiques importés est trop rude, et pour pouvoir vendre et faire une petite marge sur leurs ventes, les femmes sont obligées de les utiliser…

Par Linda Lahlou et Linda Martin

Photos: Linda Martin

Unforgettable Feminism

As part of a school trip to Dalaba, we visited a women association. 55 year-old Mariama Dioulde Diallo, the creator of this association received us, to tell us her story. She got married at 19 and got pregnant so she couldn’t continue her studies. She didn’t want to stay home doing nothing. She wanted to help her husband, giving some money for the household and being independant so she decided to create this association, in 1985: “the Association of Tangama’s seamstresses”. To encourage her to develop, she had funding from some embassies ( 10 000 dollars- from the Netherlands and from Belgium, for the buildings). Once the constructions were done, she still had money and she used it to build a kindergarten for the seamstresses’ children. When the women came to work, they had to keep their children with them because they couldn’t leave them home. As the time went by, other moms wanted to register their child, a primary school was also created and Mrs Dioulde decided to make the school available to the other children of the village.

In the association, 165 women were trained in different fields:

  • Dyeing: They learnt the basics of dyeing, and sell their creations
  • Knitting: Their first works were woollen sweaters, for babies because the climate was very cold in Dalaba.
  • Nutrition: The nutrition classes were intended to inform young women who didn’t know the nutritional value of food.
  • Literacy: they learn the basics of the French language to be able to communicate with the consumers and other people.

They create Bazin lépis and the patterns are made with wax. Then, the Lépis are soaked in colored hot water. After that, the pieces of cloth are dried under the sun for approximately 30 minutes to 1 hour. The dye was originally made with indigo, from the leaves of tree which grows in Guinea, but today, international competition forces the women to use cheaper, faster, but more polluting chemicals…

The courage and determination of these women helped eliminate the sexist view of women in society in Guinea, especially in Dalaba where the seamstresses set a powerful example.

By Lina Lahlou and Linda Martin

Photos: Linda Martin

Le centre Konkoure, un centre à sauver !

Au centre Konkouré, chaque élève choisit la section de son choix: mécanique, couture, réparation de machines à coudre ou layette. En plus de cette spécialisation tous les élèves devront obligatoirement faire 2 heures d’alphabétisation chaque jour.

Nous commençons la visite par l’atelier de réparations de machines à coudre. Le professeur explique comment il organise son cours tous les jours. Il crée une panne sur une des machines et la passe à un élève qui doit trouver la cause de la panne et la réparer; lorsque l’élève a réparé la machine il doit créer une panne et la passer à son camarade. Cette méthode de travail est originale et inventive, la machine passe entre les mains de tous les élèves jusqu’à ce que chacun ait réparé et créé une panne.

On passe ensuite à l’atelier de couture, à notre arrivée les élèves sont en train de  faire de la pratique et coudre des bazins, des pagnes etc. La classe est composée uniquement de femmes sauf un jeune garçon du nom de  Yaya qui nous présente plus tard tous les outils utilisés par les couturiers. Une élève appelée  Fatoumata nous présente les différents types de tissus et les différentes coupes sur les habits. Elle nous montre  toutes les mesures à prendre pour fabriquer un habit.

Nous arrivons ensuite dans la classe d’alphabétisation,  on rencontre la professeur d’alphabétisation. Elle nous explique que généralement les handicapés ne sont pas envoyés à l’école à la place on leur fait garder la maison. Les élèves n’ont donc pas tous le même niveau, certains n’ont aucunes notions. Dans ce cours les élèves n’apprennent pas juste à lire et à écrire mais aussi l’histoire, la Géographie, le développement durable et les mathématiques. Les mathématiques leur permettront de faire « la petite comptabilité », d’être autonomes dans leur travail en connaissant les bases des mathématiques commerciales (calculer les bénéfices et les coûts). Elle nous explique que mis à part la formation pratique que le centre délivre aux handicapés, ils apprennent aussi à s’ouvrir au monde. Chaque vendredi les 2éme années en mécanique partent en stage chez des professionnels, certains font même du théâtre tout cela leur permet de mieux répondre à la partie sociale de leurs futurs métiers, et les amène à prendre davantage de confiance en eux.

Dans l’atelier de layette, l’instituteur explique que les premières années apprennent à tricoter avec les aiguilles et certaines élèves douées commencent le crochet en 1ére années alors que les autres commencent en 2éme année.

Elle nous explique que dans le Fouta comme il fait froid les petits pulls pour bébé ont beaucoup de succès.

Pour finir on entre dans l’atelier de mécanique, dans cet atelier les première années s’occupent des vélos et s’entraînent à les réparer tandis que les deuxième années réparent des moteurs de motos ou d’autres moteurs d’engins à deux roues. En mécanique le professeur crée une panne sur les moteurs ou les vélos et le donne à ses élèves.

Dans le centre Konkouré la formation dure 2 ans. Ensuite, certains élèves ouvrent directement leur atelier, certains s’associent, d’autres sont embauchés là où ils faisaient leur stage. Les seules conditions pour entre au centre sont :

– vivre dans les alentours de Mamou  (en général les élèves se font héberger par des membres de la famille).

– Verser une petite somme symbolique de 20 000 GNF (environ 2 euros) au centre au moment de l’inscription.

Interview de Mohamed Diallo, un élève du centre :

falaye 2

Sekou : « Quel âge as-tu ? »

Mohamed Diallo : « Je suis âgé de 28 ans »

Sekou : « En quel année es-tu  et quel spécialisation as-tu choisie? »

Mohamed Diallo : «  Je suis en mécanique et je suis en première année »

Sekou : « Quel est la cause de ton handicap? »

Mohamed Diallo : « Quand j’étais petit un médecin m’a mal piqué après qu’un serpent m’a mordu »

Sekou : «  Où résides-tu? »

Mohamed Diallo : « Chez mon oncle »

Sekou : «  Quels sont tes futurs projets? »

Mohamed Diallo : «  Après mon diplôme je veux ouvrir un garage avec les camarades de ma promotion où on pourra arranger des vélos, des motos et des machines à coudre.»

Le centre Konkouré est actuellement menacé, le centre est menacé de se faire éjecter de leurs locaux à cause de problèmes de financement. Ils doivent pourtant investir dans de nouveaux locaux pour ne pas se retrouver à la rue et continuer leur œuvre utile. Le centre a besoin de dons et de mécènes généreux. Vous pouvez soutenir le centre sur leur page Facebook:

facebook centre Konkouré

 

Par Maxime Dakeyo, Sekou Camara, Ronan Louessard et Falaye Keita

Photos: Calissa Roustel

Des handicapés très capables! / A school for the (dis)ABLEd!

« Ma vie d’avant était très difficile car je n’avais ni soutien financier ni soutien familial pour vivre. Aujourd’hui grâce aux travaux certes moindres je m’occupe et cela me permet de gagner tant bien que mal ma vie. »  Le sourire de Fatoumata en dit long sur les bienfaits du centre Kounkouré Guinée Solidarité.

Guinée Solidarité est une structure fondée en 1987 par Nadine Bari. Le Centre Konkouré est un centre de réinsertion par la formation et le travail. Ouvert à Mamou depuis 2006, ils accueillent des élèves physiquement et/ou mentalement atteints d’handicaps qui viennent pour une formation professionnelle d’une durée de  2 ans. Cette formation s’adresse aux jeunes de 15 à 25 ans non scolarisés pouvant se loger a Mamou. Ils offrent une formation reconnue par l’état Guinéen et Français,  adapté aux jeunes handicapés.

C’est une seconde chance est offerte à ceux qui ont quitté l’école ou qui n’ont même pas pu y aller à cause de leurs handicaps physiques ou mentaux.

Ils proposent quatre matières distinctes.

11coutureEn couture, les élèves apprennent à créer différentes modes, apprennent la coupe, à utiliser des patrons. Ils prennent les mesures, tracent, coupent, et se servent d’outils tels que ciseaux, centimètre, règle, fer à repasser, bobine de fils, boutons, huiles de machine, tournevis et protèges doigts. La formation commence le matin par l’aménagement des tables (une par personne). Différents modèles de couture sont créés comme les Pagaïses.

12couture

 

13couture

En atelier mécanique, les handicapés ne réparent que les petites machines par ce qu’ils ne peuvent pas manipuler de lourdes machines comme les moteurs de voitures.

4couture

Par exemple : les élèves de première année ne réparent que des machines simples comme les vélos.

 

15mecaLes élèves de deuxième année réparent des machines à moteurs comme des motos et des machines de coutures (ils démontent, diagnostiquent puis remontent les machines).

Les personnes élèves ont un emploi du temps d’élèves normaux avec 2 mois de vacances et  9 mois de cours. Ils commencent la formation à 8 heure du matin puis font une pause de 2 heures jusqu’à 14 heure et finissent les cours à 16 heure. Leurs réparations sont payées par des clients qui viennent faire réparer ici leurs vélos moteurs ou engins lorsqu’ils ont des problèmes.

16layetteA l’atelier layette, on ne voit que des femmes. Elles tricotent le plus souvent des tenues pour bébé car à Dalaba il fait froid (les bébés ont besoin de chaleur après la naissance). La fabrication d’un pull peut durer 1 semaine. Les femmes travaillent 5 jours dans la semaine et 4 heures chaque jour.

Les femmes créent des petites tenues pour les enfants. Elles cousent à la main puis terminent avec des machines de finition.

Dans l’atelier machine à coudre, les élèves sont chargées de démonter, réparer et remonter la machine.

Talibé Baldé, ancien élève du centre aujourd'hui professeur / Talibé Baldé used to be a student at the centre, now he's a succesful teacher
Talibé Baldé, ancien élève du centre aujourd’hui professeur / Talibé Baldé used to be a student at the centre, now he’s a succesful teacher

Baldé Talibé est un exemple pour tous ces élèves car il a été formé pendant 3 ans dans ce centre et a fait une brochure sur les pannes qu’on peut avoir sur une machine à coudre. Il est le président de l’association des couturiers de Dalaba fondé en 2008. Baldé Talibé est aussi le professeur chargé de la formation de ces élèves, pour les former il met une panne sur les machines et demande à un des élèves de la réparer.  Si cet élève y arrive, il met lui aussi une panne sur la machine et la donne à un autre ce qui leur permet de tout connaître sur les machines.

 

Suite à de nombreuses discussions les femmes comme les hommes nous expliquent leur point de vue et leurs histoires :

« Je vivais misérablement avant. Je n’avais ni aide ni revenu et j’étais souvent regardée de travers à cause de mon handicap. Avec deux enfants je ne pouvais me contenter du revenu de ma mendicité. Mais je n’avais pas le choix on ne m’acceptait nulle part. Un jour je me suis inscrite au centre après avoir vu des affiches publicitaires. J’ai été acceptée et aujourd’hui je bénéficie de revenus financiers et d’aide morale et physique. Je suis entourée de personnes comme moi et ceci n’est plus un sujet tabou ici. » Abibatou

Grâce à toutes leurs formations ils sont aidés pour leur futur car après cela ils sont plus facilement acceptés dans des salons de coutures ou encore dans des garages (réparations de vélo, de motos). Des micro-crédits leurs sont accordés par le centre Konkouré pour qu’ils puissent débuter leur projet futur comme la création de leur propre salon de couture ou de leurs garages. Ils sont donc encadrés du début à la fin et bénéficient d’une aide extraordinaire encore rare en Guinée.

Ce centre créé sur Mamou n’apporte que des bienfaits. Ils aident une catégorie de personnes qui est souvent considérée comme inférieure dans la société. Les élèves ont aussi des cours d’alphabétisation chaque jour et des apprentissages normaux (lettres, chiffres…) et informatiques. Cela leurs offres un futur autre que la mendicité. Ils sont plus heureux et se sentent en même temps part d’une organisation au but important.

Tout va pour le mieux alors? Eh bien non, car le centre Konkouré Guinée Solidarité risque la fermeture en décembre 2016. C’est pour cela que nous sollicitons votre aide afin de permettre la construction d’un nouveau centre et la poursuite de cette aide si extraordinaire et généreuse.

Par Noémie Benon et Ibrahima Sory Sylla

 

A CENTER FOR THE (DIS)ABLED

Guinée Solidarité is a structure founded in 1987 by Nadine Bari The Konkoure Center is a center of reintegration through training and work. It opened in Mamou in 2006, they welcome students suffering from mental and / or physical disabilities, who come there for a two year training. This training applies to kids between 15 to 25 years old who couldn’t get an education and who can be accommodated in Mamou. Their vocational training is recognized by the Guinean and the French States.

They have four kinds of classes: sewing, mecanics, baybywear and sewing machine repair.

Students are alphabetized and they receive great help for their future, whether financial or moral.

This center provides a great help to its students. Despite all this, the centre is threatened to be closed in December 2016, because they lack funds to builds new buildings. This is why any help at all will be needed for the construction of a new center in Mamou.

By Noémie Benon and Ibrahima Sory Sylla

L’homme qui plantait des arbres / The man that planted trees

Monsieur Sékou Oumar Barry nous a fait une très forte impression, le regard intense qui éclaire son visage fin et ridé, nous montre un homme plein de connaissances et de ressources.

Par ses gestes et ses paroles, on comprend qu’il a une vitalité et une force intérieure, il est déterminé et sa rébellion contre la destruction de l’écosystème semble prendre une grande place dans sa vie. Son portait est presque le reflet de « l’homme qui plantait des arbres » décrit par Jean Giono.

Il est originaire du Fouta mais il a grandi à Conakry, aujourd’hui il affirme qu’il ne pourrait pas vivre là bas plus d’une semaine car Conakry est devenue une capitale très polluée.

Il n’a pu faire que 4 années d’école, mais malgré cela il possède une intelligence naturelle et une grande culture.

En 1958 il s’embarque comme mécanicien dans le premier bateau minéralier Guinéen.

Jusqu’en 1983 il a beaucoup voyagé sur les 5 continents (USA, Cuba, Italie, Australie, Belgique, Japon…). Sa ville préférée est Venise, « 350 îles reliées par 450 ponts !!! ». Il affirme avec un air rêveur que « c’est bon de voyager, on acquiert beaucoup d’expérience »

En 2006, ayant pris conscience du réchauffement climatique en observant les changements de saison dans sa région, il commence à planter des arbres dans la montagne, dans le district de Sebory.

 

D’un air touché il affirme que si la forêt n’avait pas été détruite, le Fouta serait un paradis terrestre.

Au début, il a été menacé, humilié, battu même parfois par des villageois en désaccord avec son action. Malgré cela il a continué à poursuivre ses rêves.

Il a aussi sensibilisé  beaucoup de personnes de son village. Aujourd’hui, Sékou Oumar Barry est chef de district. Régulièrement, en tant que chef, il appelle les villageois à la mosquée et ils viennent l’aider à replanter.

C’est un homme déterminé malgré toutes ses péripéties il a continué à planter des arbres, des pins surtout, des anacardiers parfois, car ils sont plus résistants au feu et produisent des noix de cajou.

Il reconnaît avoir besoin de fonds pour entretenir les forêts car les épines de pins contiennent de  la résine qui peut générer des incendies, « c’est comme de l’essence ».

C’est pour les générations futures que M. Sékou Oumar veut préserver la nature et les animaux. Il faut du temps aux arbres pour pousser, le temps d’une génération. Ce travail ils ne le font pas pour eux-mêmes.

Les arbres permettent de retenir de l’eau et de la fraîcheur. En ne plantant pas assez, les sources risquent de se boucher à cause du ruissellement de la boue en saison pluvieuse.

Grâce à Sékou Oumar, les gens ont pris conscience de l’importance des risques de la déforestion et ils ont remarqué eux aussi les changements du climat. Quand il était petit, raconte Sékou Oumar, il faisait beaucoup plus froid au Fouta Djallon.

La section des eaux et forêt gère 196 hectares dans le district de Sebory.

En 2007, ils ont planté 25000 arbres, en 2008 : 10628, en 2009 : 7065, en 2010 : 10959, en 2011 : 12347, 2012 : 11036, 2013 : 11996 !

Son témoignage nous a beaucoup affectés et grâce à lui on a ressenti le besoin vital et impératif de protéger la forêt.

Nous avons rencontré un homme exceptionnel qui a le tempérament d’un héros :

«  Pour que le caractère d’un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années. Si cette action est dépouillée de tout égoïsme, si l’idée qui la dirige est d’ une générosité sans exemple, s’il est absolument certain qu’elle n’a cherché de récompense nulle part et qu’au surplus elle ait laissé sur le monde des marques visibles, on est alors, sans risque d’erreurs, devant un caractère inoubliable » Jean Giono, L’homme qui plantait des arbres.

Par Fatou Touré et Bibata Traoré

The man that planted trees

Mister Sekou Oumar Barry is a cultured, impressive man. He has an inner strength. He has protected the environment for years.

He comes from Fouta Djallon, but he grew up in Conakry. Today, he disapproves of  its pollution and avoids going there. In 1958, he started working as a mechanic on a mineral docker. Until 1985, he traveled the world, visited all 5 continents. He became aware of global warming by observing the changes in his home country, and in 2006 he began to plant trees in the mountains. He has made an effort to tell the people of his village about the problem. He managed to achieve his goal but he had to go though several ordeals: not everybody agreed with his action… He planted pines and cashews, because these two species are resistant.

The trees and the plants keep the earth fresh and help hold the water back during the rainy season. They also prevent mud from clogging the sources.

Nowadays, people in the district of Sebori know the problem of deforestation and global warming which Sekou has been talking about. It is to be noted that this great effort is completely selfless: saving the fauna and the flora by planting trees is for the next generations. The Water and Forest Agency of Sebori district have planted many trees with Sekou Oumar: in 2007, they planted 25000 trees, in 2008 : 10628, in 2009 : 7065, in 2010 : 10959, in 2011 : 12347, 2012 : 11036, 2013 : 11996 !

We were very moved by his accomplishments and his testimony.

Par Fatou Touré et Bibata Traoré

Vis ma vie d’handicapé au centre Konkouré / Life at the Konkouré center

Le centre Konkouré a ouvert ses portes grâce à l’ONG Guinée Solidarité en 2006, dans la ville de Mamou en Moyenne Guinée, pour aider  les personnes en situation de handicap à vivre de leur travail, et non de la mendicité. Aujourd’hui ce centre est en difficulté car il est menacé d’expulsion.

A1Il est aux alentours de 15h, des odeurs de poussière se superposent  sur les visages enjoués des directeurs du centre qui nous accueillent.

Nous entrons dans l’atelier de mécanique, une salle divisée en deux parties. D’un côté les réparations des vélos et des motos. En effet, il est impossible pour les élèves de réparer de plus gros engins, compte tenu de leur situation de handicap. L’autre côté est dédié à la réparation des machines à coudre, effectuée par les étudiants en couture.

A2En entrant dans la salle, une dizaine de regard sont posés sur nous, un calme plat envahit la pièce…Sur le moment, les élèves montrent une grande timidité,  pourtant le guide nous présente la pièce avec enthousiasme. Après quelques questions, la situation se détend : ils nous expliquent en quoi consiste leur travail. Les élèves réparent, démontent et remontent les vélos. Pour les 1ere année, la formation consiste à apprendre les principales causes de pannes et la façon de les réparer. L’année suivante ils apprennent à diagnostiquer des  problèmes et à les résoudre .Des gens de l’extérieur amènent leurs 2 roues pour les faire diagnostiquer et payent bien sûr pour la prestation.A3

Nos regards se tournent vers un rideau de l’autre côté de la pièce. Derrière ce rideau, nous rencontrons des élèves en couture qui apprennent à réparer leurs machines. Cela leur sert à être autonomes dans le milieu de la couture.

Talibé and his students
Talibé and his students

Talibé Baldé est un ancien élève du centre ; après 3 ans de formation dans 3 spécialités différentes,  il enseigne la réparation des machines à ses successeurs. Il s’occupe de créer des pannes pour que les étudiants les réparent.

 

Nous visitons 3 autres ateliers de formation : Couture, Tricot et Alphabétisation. En couture, les femmes travaillent du lundi au mardi tandis que les hommes travaillent du mercredi au vendredi. Le samedi est occupé par les stages des A5élèves. Ils arrivent le matin au centre et repartent l’après-midi tout comme les élèves en mécanique. Ils utilisent bien sur les machines réparées dans l’atelier de Talibé.

 

A6En tricot nous rencontrons des femmes qui travaillent toute la semaine et à qui les hôpitaux commandent des habits chauds pour les nouveaux nés. 1 pull prend environ 1 semaine à être tricoté en travaillant dessus 4 heures par jour.

L’alphabétisation est la première étape de leur formation dans le centre. Elle est très importante car elle apprend aux élèves à lire, à écrire et à avoir une certaine culture générale pour les aider a poursuivre leur cursus. Ils font du théâtre, des sorties scolaires ,des recherches sur le passé de la Guinée et du monde entier puis rédigent un journal sur l’actualité du centre et de notre beau pays.

Après les visites des ateliers et rendez-vous dans la cour où les directeurs et les élèves nous ont préparé une magnifique surprise : Un quiz en équipe avec les élèves du centre et une collation.A7

Le centre Konkouré, grâce à sa créatrice Nadine Bari, aux enseignants et aux directeurs, permet à des dizaines de jeunes en situations de handicap d’avoir une culture, et d’acquérir les connaissances suffisantes pour faire un métier qui leur permettra de s’en sortir dans la vie malgré leur handicap. Car le handicap ne définit pas quelqu’un, c’est juste un état qui touche une personne.

Pour finir, nous tenons à remercier le centre Konkouré de nous avoir accueillis si chaleureusement et d’avoir pris de leur temps pour nous montrer leur quotidien. Ce souvenir restera à jamais gravé dans nos mémoires.

A8
Together / On est ensemble!

 

Par Estelle Saint Cloud et Calissa Roustel

The Albert Camus High School visited the KonKouré Center!

The Konkouré center opened its doors through the NGOs “Guinée Solidarité” ren years ago in Mamou to help people with disabilities to live from their work and not from begging. Today unfortunately the center is in trouble because it is threatened with deportation due to lack of fundings.

We visited all 4 workshops. The mechanics room is divided in 2 parts. The first part is devoted to repairing bikes and the second part is devoted to repairing sewing machine by the students. Then we met a former student of the center. After 3 years of training in 3 different specialties, he teaches how to repair machines to his successors.

Then we visited the sewing room. In this class, women work from Monday to Tuesday, and men work from Wednesday to Friday.

In the knitting workshop, we met women who work all week and who make hospitals warm clothes for babies.

Literacy is the first stage of their training in the center, it allows students to learn to read, write and have a culture.

Finally, we ended our tour with a quizz in teams with students from the center and a snack. It was great!!!

By Estelle Saint-Cloud and Calissa Roustel

Promenons nous dans les bois / Take a walk on the (almost) wild side …

Take a walk on the nearly wild side
Take a walk on the wild side… (Or maybe not so wild).

Bien loin des odeurs nauséabondes, des rayons de Soleil brûlant, des embouteillages et des klaxons  de Conakry, en ce Mardi 16 Avril 2016 nous nous retrouvons dans ce lieu  paradisiaque, ombragé  et frais. Laissez nous vous emporter dans  notre petit monde verdoyant. Ici le silence est rompu par le chant des oiseaux et le souffle du vent dans les branches de pins gigantesques. Nous vous proposons un voyage dans le temps pour  comprendre l’histoire de ce ‘’jardin’’ .

2

En 1906, le botaniste  Auguste Chevalier est accueilli  par l’Almamy  de Dalaba Thierno Oumar Djogo Bah. L’hôte des lieux va lui donner des terres et lui permet  de  s’installer  à Dalaba .Le botaniste tente d’acclimater des arbres originaires d’autres continents dans son jardin. 110 ans plus tard, il s’appellera Le Jardin  Chevalier .

A sa création, il avait un caractère expérimental, l’homme à la main verte y testait différentes espèces d’arbres tels que les pins, les caféiers, les théiers, l’eucalyptus, le cannelier, le café, le pommier sauvage, le benjoin…..   Chevalier rentre en France, à la fin de la deuxième  guerre mondiale, il retourne en Guinée et retrouve à la place de son jardin une forêt, les arbres étaient devenus énormes. C’est ainsi que cette forêt voit le jour.

Chinese bamboo / Bambou de Chine
Chinese bamboo / Bambou de Chine

En compagnie de monsieur  Djouma Barry, qui est aussi un jardinier, nous explorons cette foret devenue aujourd’hui une foret sauvage et presque abandonnée car l’entretien se fait rare.  Certaines variétés de pins comme le Pinus Mercus survivent mais n’arrive pas à se reproduire car elles n’ont pas réussi à s’acclimater et donc elles sont en voie  de disparition.  M. Barry notre très cher guide témoigne que la foret est très menacée par les feux de brousses qui sont parfois provoqués par des malfaiteurs qui s’amusent aussi à couper les arbres  afin de les revendre pour la production d’allumette, de meubles… ou encore pour décourager les efforts nobles des personnes qui font de leur mieux pour prendre soins de la forêt .

Djouma Barry, pépiniériste, guide, apiculteur, protecteur du Fouta / Mr. Djouma Barry, a nursery man, honey producer, guide and protector of Fouta Djallon
Djouma Barry, pépiniériste, guide, apiculteur, protecteur du Fouta / Mr. Djouma Barry, a nursery man, honey producer, guide and protector of Fouta Djallon

 

Par Maïmouna Diallo, Hassatou Diallo et Oumou Drame

Take a walk on the (almost) wild side…

Far from the smells, the traffic jams and the horns of Conakry, away from the rays of ardent sunshine, On April 16 2016, we found ousrselves walking in a heavenly, cool and shadowy place.

Let us take you to our little green world… In 1906, the botanist Auguste Chevallier was welcomed by the Almamy of Dalaba, Thierno Oumar Djogo Bah; The host gave him lands and allowed him to settle down in dalaba. At the beginning, the garden had an experimental character. The man with a green thumb tested various sorts of trees, such as pines, coffee trees, tea plants, eucalyptus, cinnamon, crab apple, benjoin… Chevallier returned to France, but at the end of world war 2 he came back to Guinea to his garden. Today, it is going back to nature, some species have thrived whereas some are disappearing… The garden has become a part of Dalaba’s patrimony now.

By Hassatou Diallo, Maimouna Diallo and Oumou Dramé

RICE IS NICE !

Merci à tout le personnel de l'IRAG pour l'accueil et l'encadrement des Lycéens Reporters
Merci à tout le personnel de l’IRAG pour l’accueil et l’encadrement des Lycéens Reporters

Developing rice culture, a challenge in Guinea.
In March, the Lyceens Reporters had the opportunity to visit one of the four agronomic stations in Coastal Guinea, situated in Koba .There are seven of them throughout the country. The one we visited was created in colonial time, it is specialized in rice culture in Mangrove swamp and developing new varieties of rice seeds.
The station director named Dr Mamadou Soumah told us about the way they provide scientific assistance to farmers by offering solutions to the different problems they encounter.
Those who work at the center are researchers  who produce varieties of rice such as ‘balenta and Ck73’. They can also grow organic rice. He told us about two types of mangrove swamps that are Rizophora and Avicenna.
This vegetation growing along tropical coasts is being devastated by the local populations who cut mangrove wood and use it to satisfy their needs. Mangrove swamps are good for rice growing because they contain natural fertilizers which are brought by the sea, but they also bring salt so farmers working there have to be talented in managing water.

There are two categories of water flooding mangrove swamps :

Freshwater in the rainy season coming from rivers and then sea water, in the dry season, which contains vital organic nutrients in the mud .

The rice fields have to be protected by dams. The IRAG station showed us Type 1* plain, their main goal is to achieve a long term fertility and avoid the use of chemicals that pollute the environment.

N’Famara Cissé, a specialist explains that there are four types of mangrove swamps :

*type 1 : which is just by the sea and has a high risk of salinity.

Type 2 : is just situated after type 1, but has no risk of salinity

Types 3 and 4 : they are both situated inland and irrigated by freshwater .

Moudatou et Aissata Hann, Kevin Yansane,
Photographer : Hadiatoulaye Barry.

Trash? Art?

pneusIn the capital city of Guinea, Conakry, any newcomer will be puzzled by the sight of used tires piled up everywhere. In most cases, we may not notice them anymore! How sad ! They are spoiling our planet. And if you don’t think so, you are wrong. In many countries in Africa such as Guinea it is one of many environmental issues. To become aware of it and to cope with it. In fact, used tires are burnt, in the street, most of the time. Consequently, it threatens the earth with the emission of greenhouse gases which is harmful for us humans but also animals and vegetal.

This is the reason why a Guinean man, an artist and a designer named Kevin Soyon Bangura has created a company: Black Diamond. The company is involved in the fight against global warming. He has realized that tires are really a danger for the planet and he doesn’t want to see it turn into a rubbish dump.

jardinièreSo his project is to collect all the car tires which have been thrown away and turn them into colorful chairs, wall and garden decorations. In addition, the company has no investment except the paint and with the sale of this art they can earn money so it creates jobs at the same time for people. This is advantageous for everybody, the people who find work there and all the population of Guinea although they don’t know it in the whole. Less toxic smell and air pollution around us thanks to Kevin Soyon Bangura, a great man who thinks for us and all the inhabitants of the earth.
Conakry, March 2015,

Text and pictures: Juliette Thélémaque

Yes, he can! / Petite canette deviendra grosse marmite

Recycling cans in Kamsar

Yes, Mr. Keïta can ! Mr Keita recycles cans in Kamsar.
Yes, Mr. Keïta can ! Mr Keita recycles cans in Kamsar.

Women use pots to cook rice, which is the staple food in Guinea. They must be big enough to be used to cook for the whole family, a large family usually, for traditional ceremonies, marriages, baptisms etc…

cannettesIn my home in Kamsar, all the cans are collected and put in a big bag. Then Mr Keita takes them to make brand-new cooking-pots. A second life ! And no waste !
He heats and dissolves them for 15’-20’. It is very hot and risky. Bellows, a pipe blowing wind on the fire, dissolving the aluminum, just turn the handle, a good technique. 3travail

 

 

 

 

fonte

The kitchen utensil is made using a mould which is made of sand and earth. Mr. Keita needs pliers to take anything that is hot, several types of moulds and some water to have a smooth surface. moulage Continuer la lecture de Yes, he can! / Petite canette deviendra grosse marmite