Matricide

Terre nourricière, plaine du Batimpo / Mother nature, Batimpo plain. Photo: Jennifer Temminck
Terre nourricière, plaine du Batimpo / Mother nature, Batimpo plain. Photo: Jennifer Temminck

La mère nature nous a offert

Une fertile terre et pure mer

Pour que les être puissent ensemble être

En harmonie et perdurer dans l’aître

Mais le destin a fait naître le mal

Dans les tréfonds de l’âme d’un animal

L’homme et son ignoble  égocentrisme

L’homme et son éternel narcissisme

Profonds sont mon désarroi et ma tristesse

De voir l’être qui se croit le plus malin

Détruire à petit feu chaque matin

Ce monde jadis gonflé d’allégresse!

 

Abdoulaye Diallo, 1ère S

Brulis, district de Bondokhory / Slash and burn, Bondokhory district
Brulis, district de Bondokhory / Slash and burn, Bondokhory district

La culture sur Brulis près de Bondokhory

La culture sur brulis commence par le défrichage de l’espace choisi. On y met le feu qui va brûler tous les arbres et herbes et défricher, après quoi on y introduit la culture.

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Collines défrichées sur les contreforts du Chien qui fume / Reclaimed hills on the slopes of the « Chien qui fume »

Nous sommes en train de monter le chien qui fume quand je vois de la cendre. On me dit  « c’est de la culture sur brûlis », alors quand on est vers le sommet de la montagne je vois d’autres cendres , je dis « c’est de la culture sur brûlis », on me dit « non c’est du feu naturel provoqué par la foudre en saison des pluies.

Brulis dans le district de Bondokhory, près de Dubreka / Slash and burn in the district of Bondokhory, near Dubreka
Brulis dans le district de Bondokhory, près de Dubreka / Slash and burn in the district of Bondokhory, near Dubreka

 

Je demande « c’est quoi la différence », on me dit « regarde les arbres quand c’est naturel c’est déchiré alors que la culture tous les arbres sont taillés au même niveau.

La culture sur brûlis est mauvaise pour l’environnement.

We  like the smoking dog, and we go on. “slash and burn” culture isn’t good for the environment!

 

Par Ben Passerman, 6ème

L’homme qui plantait des arbres / The man that planted trees

Monsieur Sékou Oumar Barry nous a fait une très forte impression, le regard intense qui éclaire son visage fin et ridé, nous montre un homme plein de connaissances et de ressources.

Par ses gestes et ses paroles, on comprend qu’il a une vitalité et une force intérieure, il est déterminé et sa rébellion contre la destruction de l’écosystème semble prendre une grande place dans sa vie. Son portait est presque le reflet de « l’homme qui plantait des arbres » décrit par Jean Giono.

Il est originaire du Fouta mais il a grandi à Conakry, aujourd’hui il affirme qu’il ne pourrait pas vivre là bas plus d’une semaine car Conakry est devenue une capitale très polluée.

Il n’a pu faire que 4 années d’école, mais malgré cela il possède une intelligence naturelle et une grande culture.

En 1958 il s’embarque comme mécanicien dans le premier bateau minéralier Guinéen.

Jusqu’en 1983 il a beaucoup voyagé sur les 5 continents (USA, Cuba, Italie, Australie, Belgique, Japon…). Sa ville préférée est Venise, « 350 îles reliées par 450 ponts !!! ». Il affirme avec un air rêveur que « c’est bon de voyager, on acquiert beaucoup d’expérience »

En 2006, ayant pris conscience du réchauffement climatique en observant les changements de saison dans sa région, il commence à planter des arbres dans la montagne, dans le district de Sebory.

 

D’un air touché il affirme que si la forêt n’avait pas été détruite, le Fouta serait un paradis terrestre.

Au début, il a été menacé, humilié, battu même parfois par des villageois en désaccord avec son action. Malgré cela il a continué à poursuivre ses rêves.

Il a aussi sensibilisé  beaucoup de personnes de son village. Aujourd’hui, Sékou Oumar Barry est chef de district. Régulièrement, en tant que chef, il appelle les villageois à la mosquée et ils viennent l’aider à replanter.

C’est un homme déterminé malgré toutes ses péripéties il a continué à planter des arbres, des pins surtout, des anacardiers parfois, car ils sont plus résistants au feu et produisent des noix de cajou.

Il reconnaît avoir besoin de fonds pour entretenir les forêts car les épines de pins contiennent de  la résine qui peut générer des incendies, « c’est comme de l’essence ».

C’est pour les générations futures que M. Sékou Oumar veut préserver la nature et les animaux. Il faut du temps aux arbres pour pousser, le temps d’une génération. Ce travail ils ne le font pas pour eux-mêmes.

Les arbres permettent de retenir de l’eau et de la fraîcheur. En ne plantant pas assez, les sources risquent de se boucher à cause du ruissellement de la boue en saison pluvieuse.

Grâce à Sékou Oumar, les gens ont pris conscience de l’importance des risques de la déforestion et ils ont remarqué eux aussi les changements du climat. Quand il était petit, raconte Sékou Oumar, il faisait beaucoup plus froid au Fouta Djallon.

La section des eaux et forêt gère 196 hectares dans le district de Sebory.

En 2007, ils ont planté 25000 arbres, en 2008 : 10628, en 2009 : 7065, en 2010 : 10959, en 2011 : 12347, 2012 : 11036, 2013 : 11996 !

Son témoignage nous a beaucoup affectés et grâce à lui on a ressenti le besoin vital et impératif de protéger la forêt.

Nous avons rencontré un homme exceptionnel qui a le tempérament d’un héros :

«  Pour que le caractère d’un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années. Si cette action est dépouillée de tout égoïsme, si l’idée qui la dirige est d’ une générosité sans exemple, s’il est absolument certain qu’elle n’a cherché de récompense nulle part et qu’au surplus elle ait laissé sur le monde des marques visibles, on est alors, sans risque d’erreurs, devant un caractère inoubliable » Jean Giono, L’homme qui plantait des arbres.

Par Fatou Touré et Bibata Traoré

The man that planted trees

Mister Sekou Oumar Barry is a cultured, impressive man. He has an inner strength. He has protected the environment for years.

He comes from Fouta Djallon, but he grew up in Conakry. Today, he disapproves of  its pollution and avoids going there. In 1958, he started working as a mechanic on a mineral docker. Until 1985, he traveled the world, visited all 5 continents. He became aware of global warming by observing the changes in his home country, and in 2006 he began to plant trees in the mountains. He has made an effort to tell the people of his village about the problem. He managed to achieve his goal but he had to go though several ordeals: not everybody agreed with his action… He planted pines and cashews, because these two species are resistant.

The trees and the plants keep the earth fresh and help hold the water back during the rainy season. They also prevent mud from clogging the sources.

Nowadays, people in the district of Sebori know the problem of deforestation and global warming which Sekou has been talking about. It is to be noted that this great effort is completely selfless: saving the fauna and the flora by planting trees is for the next generations. The Water and Forest Agency of Sebori district have planted many trees with Sekou Oumar: in 2007, they planted 25000 trees, in 2008 : 10628, in 2009 : 7065, in 2010 : 10959, in 2011 : 12347, 2012 : 11036, 2013 : 11996 !

We were very moved by his accomplishments and his testimony.

Par Fatou Touré et Bibata Traoré

The fish swim and smoke

Boulbinet is one of the most important fishing ports in Conakry. It’s a place where we can see many people doing various activities. However, it can be noted that fishing is the heart of all of these activities. On March 23, we visited the port and talked to a few people who work there.

Alseny Camara is the headman of a group of fifty carpenters. He’s one of the bedrock of the fishing activity. Indeed, it’s thanks to him that fishermen can work. Did you guess?… Mr Camara is a canoe maker! He can build more than six canoes by himself, and make his carpenters build one in less than two weeks. The only condition and the reason of some of the delays is the money and the material given by the customers who order canoes. Besides, the man told us that the price of one canoe is about 20 or 30 million GNF (between 2500 and 4000 euros).

A pirogue sailing an ocean of waste / Pirogue voguant sur une mer de déchets © Rosane N'Gondi
© Rosane N’Gondi

Canoes, as we can see, have lots of advantages, especially regarding fishing. But they also have disadvantages on the environment that we cannot deny and neglect. One of them is deforestation. Indeed, to build one canoe, the carpenters need to use around 120 wood boards. Can you imagine all the trees cut every day, every month and every year, in order to build canoes all around the country? It’s unbelievable…

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When agronomy talks… / Quand l’agronomie s’exprime…

M. N'famara Cissé, docteur en hydrologie / Mr. N'famara Cissé, hydrology specialist
M. N’famara Cissé, docteur en hydrologie / Mr. N’famara Cissé, hydrology specialist

During our visit on the site of the « Institut de Recherche   Agroalimentaire de Guinée » (IRAG), we had the chance to meet and interview an agronomist researcher who currently works for the State: Mr N’famara CISSE.

He is specialized in the selection and the production of seeds, and contributes an important part in the organic rice production in Guinea. He did his studies in Boké ( a Guinean city), then went in Russia for his advanced studies (over 10 years).

He told us about what he thinks regarding the future of the environment, especially in Guinea. Indeed, Guinea is a developing country which constantly contributes to global warming (because of some of the human activities). Furthermore, Mr CISSE mentionned the deforestation to which the country contributes a lot too. Besides, although the use of fertilizers and pesticides in mangrove swamps is still reasonable, it leads, nevertheless, to the drought of the land.

Last but not least, Mr CISSE, after telling us of a few major problems which the country has to face, stated a potential solution. »The management of waste could be used to enrich the land thanks to the production of eco-friendly fertilizers. This is a way to considerably reduce pollution as much as soil poisoning.

IRAG
IRAG

By Rosane and Steeve N’Gondi, Mariam Cissé. Pictures: Rosane N’Gondi

 

Lors de notre visite sur le site de l’Institut de Recherche Agroalimentaire de Guinée, Continuer la lecture de When agronomy talks… / Quand l’agronomie s’exprime…