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Amphytrion au CDN lundi 17 octobre

 

Le général thébain Amphitryon, au retour de la guerre, s’attend à ce que son épouse Alcmène lui fasse fête. Or celle-ci soutient qu’il est rentré la veille et peut lui décrire par le menu les transports amoureux auxquels ils se sont livrés. Le dieu Jupiter a en effet profité de l’absence d’Amphitryon pour prendre son apparence et sa place dans son lit. Les quiproquos s’enchaînent alors jusqu’à donner le vertige et la quête de vérité des personnages confère à la pièce un suspense haletant. Écrit comme une traduction-adaptation de la comédie de Molière, l’Amphitryond’Heinrich von Kleist s’inscrit dans une longue histoire du mythe depuis l’Antiquité. Le dramaturge allemand s’éloigne du ressort essentiellement comique de l’illusion et se concentre sur la rencontre amoureuse entre Alcmène et le dieu travesti en Amphitryon : aime-t-elle le dieu ou l’homme ? Doit-elle choisir entre l’un et l’autre ? Comme dans un cauchemar, Alcmène, Amphitryon et son serviteur Sosie doivent se débattre contre des doubles destructeurs pour la reconnaissance de leur identité et de leur bonne foi. La mise en scène de Sébastien Derrey explore les ressources d’intelligence déployées par les personnages pour refuser le monde mensonger qui leur est imposé. Habitué à faire entendre des écritures contemporaines.

Plusieurs articles en ligne à lire :

Festival de théâtre à Salins-les Bains

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du 07/10/2016 au 08/10/2016à SALINS LES BAINS

La Municipalité de Salins-les-Bains vous propose un festival de théâtres intitulé « Salins sur Scènes »

Au programme :

vendredi 7 octobre :
– dans la rue – Place Emile Zola : 18h30 – La Méthode Urbain par la Cie « Les Décatalogués »
– Salle Notre Dame : 20h30 – Habibimeinschatz par la Cie Str[u]del

samedi 8 octobre :
– dans la rue – Place Emile Zola : 16h – Pose ton gun co-production Le Bouffon Théâtre et la Vache qui rue
17h30 – Grabuge par la Cie Rubato
– Salle Notre Dame : 19h – Les Simone par la Cie Va Savoir Pourquoi
21h – Plouf et Replouf par la Cie Super Super

Tarif : 7 euros / 5 euros

Billetterie à l’Office de Tourisme

03 84 73 01 34

Conservatoire de Besançon: présentation de travaux divers

Portes ouvertes du CRR
samedi 30 avril (voir pdf)

Quartett, de Heiner Müller
Les 19 et 20 mai à 20h, Auditorium de l’ISBA
Cycles 3 et COP, Départements Art dramatique et Musiques actuelles

Examens de fin d’année
13, 16 et 17 juin au CDN 
Soirées Unplugged: Gaspard de la nuit, d’Aloysius Bertrand
les 24 et 25 juin, 22h15, Cloître du Scènacle
Cycles 3 et COP, Départements Art dramatique et Bois

Love & Money, de Dennis Kelly
le 30 juin et 1er juillet, 20h, à l’Espace
Atelier Mise en scène des Cycles 3

voir également:
http://www.besancon.fr/index.php?p=1235

Jacques Allaire: un choc

Parole de prof.

Parce que le spectacle avait lieu un vendredi soir, et que tous les internes partent.

Parce qu’il n’y a eu que 36 inscrits pour le superbe « Dernier contingent » (50 places payées).

« Je suis encore en vie », de Jacques Allaire , un vrai choc: un théâtre corporel, esthétique, sans esbrouffe,  musical,  perturbant, sans mots ou presque  , un instant de poésie brute et sans égal.

Une femme musulmane (elle prie régulièrement) attend patiemment pendant au moins 30 minutes que  son époux, vraisemblablement atteint d’une maladie incurable, meure. Cela ressemble un peu au « Concept du visage du fils de Dieu » de Castellucci, en mieux. Elle s’ennuie, attend, a des envies de meurtre… Il meurt. Elle ne peut supporter cette mort, essaie de la faire revivre, de le réenfanter, le ressusciter (superbe et déchirant moment, violent, chorégraphié, proche parfois d’une pietà). Trop tard. On comprend par des phrases, rares, qu’il était était peur-être écrivain.  Lui, ou son fantôme, ressuscite , fume une clope. Puis l’étrangle et lui met la tête dans une bassine, sur fond musical d’une romance des années 30.

Parabole de l’amour fou ? de la domination masculine dans des pays du Maghreb ? de l’amour par delà la mort ? image du théâtre réfléchissant sur lui-même ? (la pièce se fabrique devant nos yeux, tranquillement, avec un acteur / metteur en scène qui détermine par du scotch au sol l’espace du jeu) ? peut importe, tout à la fois.

Merci pour ça, pour ma claque de l’année.

Le spectacle, en vidéo, rien à voir avec le vrai, car trop serré, etc.

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Page trouvée par la suite: une lecture du spectacle

Le dernier contingent: poursuivre la route, prolonger les sensations…

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Sur le roman:

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Il existe également 2 blogs autour du spectacle !

Le premierle second

Le DOSSIER DU SPECTACLE.

Et attention ! Même ci ça ne compensera JAMAIS les impressions physiques, la rage, les tremblements que les acteurs parviennent à nous transmettre, l’intégralité du spectacle est disponible en ligne:

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Parce que cette lettre et ces remarques, chaque élève devrait les adopter:

LETTRE AUX ACTEURS – Extrait d’une lettre de Jacques Allaire aux acteurs avant la première  du spectacle, Castelnaudary, 4 Novembre  2015

Je pense  que nous inventons réellement quelque chose  et j’ai hâte de poursuivre notre  chemin, lui donner son sens, c’est à dire le partager désormais avec les gens puisque c’est bien le sens de ce que nous faisons. Maintenant vous  rappeler à ce que nous faisons: Jouer  ce n’est pas jouer  à la louche, au sentiment, à l’humeur, il s’agit de jouer le texte et je parle bien du texte! Je ne parle pas des mots.

Vous savez que les mots pour moi ne sont rien sans un corps.

Sans l’intention exacte, la pensée, la destination, les mots ne sont que du bruit  qui sort de la bouche.

Ne jouer  pas avec votre tête, ni à la mimique ou la grimace. Et ne remplissez pas le vide, la tête elle, n’est que le truc posé  sur le haut  du cou mais ce n’est pas avec une tête qu’on joue.  Pas plus qu’on  ne joue  vague, en gros, en soldes ou en différé.

Chaque pensée est unique, chaque  intention est précise chaque mouvement chaque geste  à une destination. Le corps est tout. Puisque la tête comme le cœur en font  partie.

Laissez les analyses aux profs c’est leur boulot. Laissez la psychologie aux psychologues c’est comme  ça qu’ils gagnent leur vie. Laissez la vérité aux religions et par pitié laissez la logique aux mathématiques!

C’est  le  reste  auquel  on  travaille. L’immanence   des  êtres,  et  la présence des  corps. C’est  là  que  se joue  le théâtre  auquel  je me consacre et dans lequel  je vous  demande de plonger. Sinon ça ne sert à rien. Vous devez plonger car il s’agit  bien  d’une  plongée en eaux profondes. Sans crainte  mais avec désir, désir  de découvrir les fonds.

C’est une immersion dans votre  propre corps  et de votre  corps dans l’espace.

Le tout  est ce que nous  avons  répété et qu’il  ne faut pas  refaire  mais faire.  Vous connaissez la grammaire de chaque tableau. Le rythme  s’il  est  haletant  n’est  pas  précipité. Il s’agit  de faire  chaque  chose  l’une  après  l’autre, et  de la faire vraiment sans se préoccuper d’après.  Après  c’est  après.  Et vous  devez  être  dans  l’instant de la chose  dans  le moment de l’acte et le corps  entier doit y être investit de manière précise. Vous avez des prises, des accroches partout et tout le temps. Si vous en ratez une, il en a une autre juste  après, alors soyez fort de votre  grammaire de jeu et visualisez vôtre  parcours avant la représentation.

Les pensées surgissent de Sylvie Marco Manon Malid  Xavier et les envahissent et ils les revivent en direct. Les cauchemars surgissent avec leurs  monstres  Peuple  d’Eden, Serpents  Visqueux, Dents  D’acier,  les Chiens, Les lampes  torches et  Les  Uniformes qui  sans  relâche  les  pourchassent jusqu’à   devenir  l’Armée de Casques contre laquelle ils livreront leurs dernier combat.

C’est ainsi que vous formerez, que vous serez « Le Dernier Contingent».

C’est  une aventure. Et dans les aventures on ne sait jamais  ce qui va se passer  comme  dans les rêves. Et c’est ça qui est bon. »