Ruy Blas IV,2

9 10 2011

Ruy Blas IV, 2.  On peut parler de comédie dans la pièce pour l’acte IV parce que cet ensemble de scènes peut sembler fonctionner comme un tout autonome dans le drame. Entièrement marqué par la présence de César, cet acte comprend un certain nombre d’éléments comiques : l’arrivée en scène tonitruante et spectaculaire de César par la cheminée par exemple qui produira un quiproquo : le jeu sur les identités amènent les différents personnages à confondre César et Ruy Blas. De plus le personnage de César, bon vivant, affamé et intéressé par les bonnes bouteilles, permet d’introduire dans le drame le « bas » et « le corporel », facteurs de grotesque.

 

Prob : En quoi cette scène est-elle grotesque ? Quel intérêt dramaturgique présente cette scène ? En quoi le monologue de Don César est-il un « morceau de bravoure » ? Que représente DC ?

 

  1. I.                   Une performance d’acteur

C’est d’abord un monologue : le monologue est invraisemblable par nature destiné au discours délibératif, méditatif, réflexif.

Ici des questions « Où diable suis-je ?…. des injonctions v. « Allons »….

Exercice difficile que dire ce texte : mode de la légèreté sans rompre l’illusion théâtrale : être drôle sans parodier le discours.

Difficulté : longueur de la tirade (88 vers), multiplicité des gestes, nécessité de faire rire (plaisanterie jeu livre/verre, sur « spiritueux »).

Comique de situation lié à l’intrusion de DC dans une maison étrangère, comique de gestes : clowneries diverses : sort des couverts, embrasse la table…..jeu avec le spectateur : connivence Un monologue comique. Le spectateur attend l’arrivée de DC, scène célèbre, brillante, difficile à jouer. L’acteur doit jouer avec son corps et accompagné l’alexandrin disloqué :

v. 1625 : enjambement audacieux, « …….quelque chose

D’audacieux….. » : rupture de construction syntaxique, séparation du pronom indéfini (quelque chose) et de son complément

V ; 1612 « Personne !- Où diable suis-je ?-Au fait j’ai réussi

A fuir les alguazils… » rupture verbe/coi

Vivacité : gestuelle incessante : voir les didascalies, les questions du personnage, la gaieté, la verve, l’esprit de réparti v. 1629 « Quant au maître du lieu, s’il survient…- Je l’invite » : le vers est mis en scène.

 

  1. II.                Don César, un personnage grotesque.

Grotesque : à l’origine, désigne les peintures fantasques de l’Antiquité (chimères, …) retrouvées à la renaissance dans les « grottes » ou ruines d’Italie. Par extension : figure ou personnage caricatural, excitant le rire. Hugo donne au mot une extension plus grande (cf Préface de Cromwell) Dans l’art issu du christianisme, le grotesque s’oppose au sublime comme le corps à l’âme.  Au Moyen-Age : le grotesque : les gnomes, dragons, sorcières mais aussi plus tard Arlequin, Sganarelle : le difforme et l’horrible, le comique et le bouffon ressortissent au grotesque. Pour Victor Hugo, les écrivains de génie qui proposent des visions modernes comme Dante, Shakespeare, Cervantès, Rabelais savent unir le grotesque au sublime.  (Le sublime, notion de rhétorique, est le plus haut point d l’art, la force irrésistible et soudaine de l’orateur qui frappe comme la foudre).Lexique des termes littéraires lp

 

Le grotesque de DC : se rapproche du langage parlé : grand nombre de coupes « m’ennuie/horriblement »…, interruptions des didascalies, exclamations, interrogations, simplicité de la syntaxe, prosaisme, langage imagé, expressif. Grotesque : un comportement débonnaire, jovial, provocateur : insistance sur la chair/le « bas » : « Un pâté, du vin, une pastèque » v. 1628 « Oh ! Le roi des pâtés ! et disd : « Il mange ». v. 1618, « Il emplit un verre, et boit d’un trait » : personnage qui a soif au sens premier et soif d’aventures. C’est un marginal qui vit dans l’immédiat «v. v. 1630 « ….Mangeons vite », v. 1634-35 « ……Qu’est-ce que je réclame ?/Rien,… »

Un déclassé : v. 1654 »….comme un vil saltimbanque » : du théâtre dans le théâtre… :v 1655 : « …..ne fais rien à demi, » : manière de se dédoubler. On rappellera que RB a pris l’identité de DC : RB joue DC qui joue Zafari.

Ne pas oublier : DC cousin de Salluste : jeu de clair-obscur.

Personnage picaresque :

La simple présence du personnage permet la variation des registres, passage de l’intrigue à la bouffonnerie, du pathétique au loufoque.

 

  1. III.             Le goût de la mise en scène

Nb didascalies : Hugo collabore à la mise en scène. Idée d’un théâtre vivant, fait pour être joué, pas uniquement lu. Rappel des événements passés sur un mode comique v. 1612 « …..Au fait j’ai réussi/ A fuir les alguazils…. » « chiens d’alguazils… »

DC représente la théâtralité (le théâtre pour le théâtre) : la recherche gratuite du mouvement, de l’effet de rupture, de contraste, une force comique, une énergie qui dynamise la pièce. DC n’a aucun rôle particulier. Il n’est là que pour donner son nom, ce n’est qu’une énergie dont se sert Hugo pour manier l’écriture théâtrale comme un metteur en scène. DC dira IV,5 « Je suis un être absurde… »

(Les critiques ont vu en DC une aberration dramatique : une présence injustifiée)

Il demeure un seigneur dans sa grandeur d’âme. Au-delà des bouffonneries de DC, dimension pathétique : en quête d’un nom.

 

 

 

Le héros du drame romantique : alliance du grotesque et du sublime. Le sublime est à distinguer du beau. Le beau relève de l’harmonie, de l’exprimable, le sublime peut relever du laid, il est puissant, violent et indicible. Le sublime est par nature hybride, subversif, il « dépasses les bornes ». Le grotesque au XVII est synonyme de burlesque, au XIXème, glissement de sens avec Hugo qui en fait une catégorie métaphysique liée au christianisme. Dans l’art issu du christianisme, le grotesque s’oppose au sublime, c’est le comique, le bouffon, l’horrible. Le grotesque permet de définir le drame romantique grâce à son rapport distancié avec la tragédie et le mélodrame, s’oppose au sublime, définit des personnages : DC, et permet une écriture de rupture.

Ds RB : I,2,4 II,1,3,4 III,1,5, IV en entier, V,3.

 

 




Attention! Elèves de 1ère

5 10 2011

Les analyses que je mets en ligne sont des bases de travail, des notes qui ne remplacent pas le travail personnel sur les textes. Ces plans ne sont pas rédigés, ce sont des outils de travail à perfectionner. Ces fiches, plus votre prise de notes, plus votre lecture des textes doivent vous permettre de répondre aux questions susceptibles de vous être posées au baccalauréat. Il vous faudra vous adapter à la question proposée à l’oral, vous détacher des fiches et consacrer les trente minutes de préparation à illustrer, argumenter la problématique donnée.




Victor Hugo Ruy Blas III,4

1 10 2011

Ruy Blas III,4

Introduction : Victor Hugo est le chef de file du romantisme qu’il domine à travers la poésie et le théâtre en donnant au drame romantique des œuvres majeures ainsi que les textes théoriques qui le définissent. La préface de RB rappelle l’ambition du théâtre selon Hugo, une synthèse d’action, de passion et de caractères. Dans III, 4, RB est seul, la reine et lui viennent de s’avouer leur amour. Il e xprime tout son bonheur.

Problématiques : Par quels moyens RB exprime-t-il son amour ? En quoi l’amour que ressent RB le transfigure-t-il ? A quels registres peut-on rattacher ce texte ? Quel est l’intérêt dramaturgique de la scène ?

 

  1. I.                   Un amour mystique

 

Une seconde naissance : « De ma vie, O mon dieu cette heure est la première ». V. 1276….. : exclamations : un élan vers le ciel

lexique mystique « contemplation angélique » renvoyant au domaine céleste : « ciel, monde de lumière, paradis, songe, rayons, divinité. Hyperbole : « partout en moi, hors moi »

rythme suggestif :v. 1282 succession du coordonnant/accumulation comme une ivresse.

l’évocation d’un monde supérieur permet à RB d’exprimer l’intensité de son bonheur.

Rappel de la source de ce bonheur : « elle m’a bien parlé », « la reine m’aime ». Des       réminiscences : « diadème, bracelet » qui devient bien réel . Le souvenir : « elle avait, je regardais, elle parlait.. » v.1294… Trois mouvements dans l’expression : v. 1276-1288 : l’extase de l’amour et de la puissance, v. 1289-1297 : le rêve éveillé, v. 1298-1308 : grandeur et dévouement.

Amour//divinité v. 1283

Sentiment de puissance : se savoir aimé de la reine le rend tout puissant… »Moi… » répété.

 

  1. II.                Une énonciation variée

Ensemble de réflexions à lui-même : v. 1297 « s’il est vrai que…. » : mise en cause de la condition humaine  v.1298…..grandeur et douceur. Nouvelle sit de RB rendue par hyperboles : « qui ne crains plus rien…, tout puissant, choix suprême.. », anaphore : v. 1301, 02, 03 « Moi »

Deuxième personne du pluriel : v. 1305 « vous pouvez…ne craignez rien… » : façon de faire réapparaître la reine.

Troisième personne du sing, la reine

Ces différentes formes d’énonciation traduisent la profonde émotion de RB et son désir de a, d’amour (v. 1286), b, de reconnaissance v.1291, c, de puissance v. 1302.// ses nombreuses références aux rois : v. 1286, 1303. (Scène à mettre en parallèle avec III,3 : le reine : une apparition angélique. La reine : « tu me sembles le vrai roi… »)

Cette énonciation est à rapprocher du statut du texte, un monologue (svt un récit, débat intérieur, dilemme, discours délibératif, confidence lyrique, flux de la conscience, interpellation..), ici, RB se livre à une démonstration exaltée du sentiment qu’il ressent : le bonheur de savoir que la reine l’aime.

 

 

  1. III.             Un texte poétique

 

RB exprime ses sentiments avec lyrisme qui se traduit par une langue poétique. Préface de Cromwell « c’est surtout la poésie lyrique qui sied au drame…. »: Rappel : lyrisme : dans un premier temps, poésie chantée puis poésie subjective vibrante traduisant une émotion personnelle (amour, élan religieux, admiration devant la nature…)

Expression qui tend à sublimer le « moi » : v. 1281 « en moi, hors moi… », « Je suis plus que le roi… », v. 1290 « mot qui le transfigure et me fait plus qu’un homme…. » donc le lyrisme, la force avec laquelle RB s’exprime ressortit au lyrisme/RB s’ouvre totalement au spectateur : v. « c’est moi-même », « cela m’éblouit », « moi, qui ne crains plus rien »

Le lyrisme est porté par la poésie du texte : le statut particulier du texte lui donne sa dimension poétique. Le rythme : ex : v. 1276-1280 : effets de symétrie : rimes intérieures : « yeux »/ »Dieu ».

Anaphore allitérative : « Devant », « De ma vie », « Devant ». Comparaison « Comme ces paradis » à noter le pluriel de « paradis » : ouverture, idée d’infini. Allitération en « m » : mes, ma mon, première, moi monde.. lumière, comme  etc…traduction de l’infini qui s’ouvre. Effet d’ouverture progressive : « ciel », « tout un monde, un monde de lumière », « ces paradis », « rayons » (célestes….)

 

  1. IV.             Statut du texte

 

La question de savoir quel est le statut du texte se pose en raison de son contenu original : pas de délibération, d’argumentation, ….mais un texte poétique tourné vers le « moi » : il ressortit au romantisme du fait qu’il exprime les caractéristiques du héros romantique hugolien.

1, Ruy : la part noble, Blas : la part populaire : personnage à double tendance à l’image du peuple pour Victor Hugo : cf Préface : «  placé très bas et aspirant très haut ;…le peuple….Le peuple ce serait RB ».

Tour de force de Hugo : construire un personnage dont la présence n’est que virtuelle (RB ne peut rien faire) sur la scène d’un théâtre qui réclame des présences pleines.

2, Au début de la pièce, RB éprouve un dégoût de soi (I,3), dans III, 4 : libération du moi : retournement dramaturgique (de courte durée puis qu’après scène d’humiliation) opposition v. 798/ 1291 (cf la reconnaissance chez les Classiques)

3, Solitude du valet héros : obéir ou être seul, être au cœur de l’intrigue mais exclu. Proférer des paroles vaines : DS caché qui lui rappelle qu’il n’est qu’un valet.

Donc le drame romantique se focalise autour d’un personnage : le héros romantique : ce n’est pas un type universel mais un individu unique, hors du commun, vu dans la durée. C’est un paria exalté qui lutte contre un destin qui le voue au malheur et trouve dans cette lutte sa grandeur et parfois sa démesure.

 




Victor Hugo Ruy Blas I,1

28 09 2011

Ruy Blas I,1      Introduction : Ruy Blas de Victor Hugo est représentée en 1838. Il a bouleversé les règles esthétiques du théâtre en 1830 avec Hernani et qu’il a posées dans la préface de Cromwell 1827. RB est éreintée (trop d’ innovations) mais succès public. Entre à la CF 1879.

problématiques : En quoi cette scène ressortit-elle du drame romantique ? Quelle est l’originalité de cette scène ? En quoi peut-on dire qu’il s’agit de théâtre romanesque ? Comment l’émotion du personnage de Don Salluste est-elle perceptible ?

 

  1. I.                    Un cadre et des personnages

                   

A, une longue didascalie : situer l’action avant les répliques/conditionnement du spectateur/ éléments de décor signifiants : lieu : Madrid, salle du palais/ richesses, luxe. Espace ample vs petite porte.

Philippe IV, roi d’Espagne, père de Charles II (le rois ds RB)

Références à l’Espagne : « Alguazils » v.58 (Fonctionnaire subalterne de justice ou de police/P. ext. et empl. ironiquement. Tout agent de la Justice ou de la police chargé de procéder à des arrestations ou d’effectuer des surveillances)

Didascalie internes provenant de l’espace dramatique (les paroles des personnages) v. 5….

 

B. les personnages : Souci des romantiques de la « couleur locale ». Don Salluste  (Don est un titre honorifique castillan qui ne s’emploie à l’origine que devant un prénom. C’est un dérivé de dominus qui signifie « seigneur /C’est ce titre de Dom qui fut connu en France avant le Don. C’est pourquoi les chanoines réguliers du Latran et les moines bénédictins sont encore appelés Dom et la pièce de Molière Don Juan , alors que le héros de la pièce s’appelle Don Juan)  richesse, noblesse, statut : didascalie, v. 15 ……Gudiel v. 32, homme de l’ombre

Ruy Blas : la livrée, sans épée

Don César de Bazan : didascalies finales, « spadassin » : Homme d’épée habile dont on louait les services pour sa protection ou celle de quelque personne. Synon. bretteur, ferrailleur. B. P. ext. Homme de main, tueur à gages. Dérivé de « spada » en latin, épée. DCB : élément de la stratégie de vengeance de DS ? « drôle » : Personnage roué à l’égard duquel on éprouve de la défiance et une certaine supériorité

« la fille », « donzelle », « créature » v. 8,9,11 …. La suivante mise enceinte pas DS.

Mépris du personnage pour elle.

 

  1. II.               L’action

 

A. l’action : DS, personnage central de la scène : effets de symétrie autour de lui :

DS-Gudiel/DS-RB/entrée de DC : thème du secret, v.1, la porte basse, « Faites le guet », objets (cassette) qui ne sont pas dévoilés .

Violente émotion de DS : ruptures de construction : v.9 / phrases déstructurées, v.4, v.30

Effet de parataxe : v.13, répétitions ; « Chassé » v. 4, 30 (« chassé » comme un valet)

Situation de DS : v ;13, 14 21 : effet d’insistance, de ressassement.

Opposition entre passé/présent : v.16-18vs v ;20,21

Temps futur associé au départ et à la vengeance : v. 24,37, 31

 

B Les interrogations :

v. 43 : phrase clé « je me vengerai » : certitude de DS et volonté d’être cruel « effrayante » : la reine est responsable, v.30

une atmosphère de complot, v. 2,  de départ, v.37, 39

les acteurs de la vengeance : allusions à DC : 2 allusions : v. 40, 53

les moyens de la vengeance : DS dans l’attente : ignorance du personnage, idem pour public

Quel sera le rôle de RB ?

 

  1. III.               Eléments du drame romantique

 

Thème de la fille séduite : thème du drame bourgeois

Préoccupations domestiques de DS : v.48 : en décalage avec le personnage

Didascalies : agitation de DS, évocation du corps : « il déboutonne »

Foisonnement romantique (détails, costumes, intrigue)// dépouillement classique

Versification : registre souvent familier, v.6, 26, Images v.29, 35 : langue des métiers //registre soutenu de la tragédie.

Epoques différentes : ds RB, époque moderne

Rythme des alexandrins : décliné sur plusieurs répliques cf Hugo, Préface de Cromwell : rendre le foisonnement de la vie …

La chute d’un « grand », sa disgrâce v19-21, le rôle que vont prendre des personnages marginaux (DS) ou inférieurs (RB)

L’importance du corps, v.26,27, 62

 




Fonctions grammaticales

20 06 2011

LES FONCTIONS DU NOM    ( du Groupe Nominal )  On peut définir quatre grands types de fonctions:

1. la fonction sujet,   2. la fonction complément,   3. la fonction attribut,    4. la mise en apposition 

  1. I.                     La fonction SUJET du verbe (Généralement placé avant le verbe)

Le sujet détermine la personne (1ère, 2ème, 3ème) et le nombre (singulier / pluriel) du verbe. Le nom sujet du verbe fait l’action indiquée par le verbe (à la voix active ). On le trouve en posant la question QUI EST CE QUI ? ou QU’EST CE QUI au verbe.ex. L’enfant joue. Qui est ce qui joue ? –> l’enfant (le nom enfant est sujet du verbe jouer)

        II. La fonction COMPLÉMENT du verbe. (Généralement et logiquement placé après le verbe)

Le nom complément du verbe complète le verbe en apportant des précisions sur l’action de celui-ci.

Il existe trois sortes de complément d’objet:
les compléments d’objet direct:     C.O.D.
les compléments d’objet indirect:  C.O.I.
les compléments d’objet second:   C.O.S.

a) le complément d’objet direct (construit directement après le verbe )

On le trouve en posant la question QUI ? ou QUOI ? au verbe.
ex. Paul regarde la télé .  II regarde quoi? –> la télé (le nom télé est complément d’objet direct du verbe regarder ou, C .O.D. )

 b) le complément d’objet indirect (construit  indirectement -avec à ou de – après le verbe)

On le trouve en posant la question A QUI ? A QUOI ? DE QUI ? DE QUOI ? au verbe. ex. Je doute de sa parole.  Je doute DE QUOI ? –> de sa parole  ( le nom parole est C.O.I . du verbe douter)

Le pronom personnel C.O.I. est parfois construit sans préposition:
ex. J’obéis à mes parents ; mais: Je leur obéis.

 c) le complément d’objet second (ou complément d’attribution)

La première appellation (C.O.S.) insiste sur le fait que c’est 1e deuxième complément d’objet d’un verbe:
ex. Pierre offre       un présent       à son fils.
                                (1° C.O.)         (2° C.O. )

le 1° C.O. est un complément d’Objet Direct,  le 2° C.O. est un complément d’Objet Second.

La deuxième appellation (complément d’attribution) insiste sur le fait que ce type de complément se trouve derrière des verbes marquant qu’une chose est ATTRIBUÉE ( =donnée, destinée ) à quelqu’un.  Ces verbes sont : attribuer, donner, vendre, louer …; ou bien encore des verbes comme : dire, ordonner, souhaiter…

Comme le C.0.I. , le C.O.S. est introduit par une préposition (à , pour) mais, le pronom personnel lorsqu’il est C.O.S. est souvent construit sans préposition; ex. Je vends ma voiture à mon voisin.  mais: Je lui vends ma voiture.

2. le complément circonstanciel (C.C.) du verbe: il indique les circonstances dans lesquelles se déroule l’action du verbe.  C’est l’élément de la phrase que l’on peut déplacer (ou supprimer) le plus facilement.
ex. 1) Dans sa chambre, Paul écoute une cassette.
      2) Paul écoute une cassette dans sa chambre.
      3) Paul écoute une cassette.

Bien que moins précise, la phrase 3 reste grammaticalement correcte. Le complément circonstanciel n’est pas un élément indispensable de la phrase. 

a) le c.c. de lieu du verbe (On le trouve en posant la question OU? D’OU? A QUEL ENDROIT? DANS QUEL LIEU?  au verbe).
ex. J’habite dans une villa.

b) le c.c. de temps du verbe (On pose la question QUAND? A QUEL MOMENT? DEPUIS COMBIEN DE TEMPS? . . . au verbe).  ex. Il a neigé en avril dernier.

c) le c.c. de manière, de moyen, d’accompagnement  ex. Il travaille avec ardeur . (DE QUELLE MANIÈRE?,  Il travaille avec son crayon . (AU MOYEN DE QUOI?, Il travaille avec son cousin . (EN COMPAGNIE DE QUI?)                                                                                          

d) le c.c. de cause ( A CAUSE DE QUOI ?), de conséquence    X     ———————————Y      
                                                                                                              origine   (cause)                            résultat (conséquence)
ex. II crie de  joie. (Joie c.c. de cause de crier; la conséquence de cette joie est ici exprimée par crier)

La conséquence est rarement exprimée par un nom; le plus souvent c’est un groupe verbal à l’infinitif ou une proposition subordonnée. ex. Je ne suis pas bête au point de tomber dans ce piège.

e) le c.c. de but
(le but se confond parfois avec la cause ou la conséquence; il s’en distingue par le fait que le BUT suppose une VOLONTÉ délibérée dans la recherche d’un résultat. On pose la question DANS QUEL BUT ? . . . au verbe.)  ex. II travaille pour son avenir .

On distinguera le but de la conséquence:
Il mange trop donc il grossit. (conséquence, il s’agit d’un simple constat),
Il mange beaucoup pour grossir. (le but à atteindre)

f) le c.c. de comparaison
ex. I1 pense comme moi. 

g) le c.c. de concession  ou d’opposition (On concède, ( =on admet), qu’il existe un obstacle à la réalisation d’un événement sans que cette opposition annule la réalité du fait exprimé.)  question: CONTRAIREMENT A QUOI ? MALGRÉ QUOI ?
ex. I1 va s’amuser malgré son travail.

h) le c.c. de condition
(exprime une condition nécessaire à l’accomplissement d’une action. On pose au verbe la question :A QUELLE CONDITION ) 

ex. Il réussira à son examen, avec du travail. Je viendrai vous voir, sauf empêchement. 

3) le complément d’agent du verbe: l’agent (du verbe agir ) c’est celui qui fait l’action du verbe lorsque celui-ci est à la forme passive.

ex. L’arbre a été abattu par 1e bûcheron.
dans cet exemple le sujet grammatical se contente de subir l’action d’être abattu.
Le complément d’agent est le plus souvent introduit par la préposition par, parfois par la préposition de.

ex. Michel est apprécié de tous ses camarades.

LES AUTRES COMPLÉMENTS :

Remarque:  La fonction COMPLÉMENT ne comporte pas que des COMPLÉMENTS DU VERBE. En effet, un nom peut aussi bien compléter un autre NOM , un ADJECTIF , un PRONOM , un ADVERBE …

 Si l’on pose la question DE QUI? ou DE QUOI? à un nom on obtiendra un complément du nom :
ex. J’ai lu le livre de mon ami.
(le livre de qui? de mon ami, complément du nom « livre »).

mais on le trouve aussi avec d’autres prépositions.
ex. Un vêtement en cuir.  Un pull-over à manches courtes.  Un chemisier sans manches.

Si l’on pose la question A QUI? DE QUI? A QUOI? DE QUOI? à un adjectif on obtient un complément de l’adjectif

ex. Cette étoffe est douce au toucher.

Si l’on pose ces questions à un adverbe on obtient un complément de l’adverbe

ex. Ce matin, au marché, j’ai vu beaucoup de monde.

Le groupe « beaucoup de monde  » est C.O.D. du verbe voir; à l’intérieur de ce groupe, monde est complément de l’adverbe beaucoup.

II. La fonction  ATTRIBUT

A) L’ATTRIBUT DU SUJET

Le nom qui remplit cette fonction ATTRIBUT une qualité (au sens large) au SUJET du verbe.
I1 s’agit 1a d’une fonction par rapport à une autre fonction . . .

Ex :                     Cet homme                 est                 un lion

 Nature:               nom                         verbe                 nom
Fonction :           Sujet                                         Attribut du sujet

La qualité d’être lion est ATTRIBUÉE au nom homme qui est SUJET du verbe être.

On ne trouve des attributs du sujet qu’avec des VERBES D’ÉTAT (ou des verbes d’action qui, à l’occasion, remplissent ce rôle )

AVEC UN VERBE D’ ÉTAT IL N’Y A JAMAIS DE COMPLÉMENT D’OBJET, IL Y A UN ATTRIBUT DU SUJET.

Le verbe d’état indique l’état du sujet ( = sa situation, son aspect )

Les principaux verbes d’état sont : ÊTRE , SEMBLER , PARAÎTRE , DEVENIR , DEMEURER , RESTER , AVOIR L’AIR . . .

remarque: pour attribuer une qualité à un nom sujet, on utilise le plus souvent un adjectif qualificatif .

ex. Le ciel semble gris.

On peut trouver également des attributs du sujet après certains verbes d’action:
        – intransitifs
Je suis rentré fatigué.
        – transitifs à la voix passive
Il a été élu président.

B) ATTRIBUT DU COMPLÉMENT D’OBJET

La qualité est attribuée non plus au sujet mais au complément d’objet (dans ces phrases il n’est plus question de verbe d’état; en effet, ceux-ci ne peuvent avoir de complément d’objet . . . )

On les trouve souvent construits après des verbes comme: croire , juger , trouver , estimer , rendre, nommer …
ex.
On         nomme         cet appareil         un  ordinateur .

Sujet         Verbe           C .O .D .         ATTRIBUT DU C. OBJET

Comme pour l’attribut du sujet , l’attribut du complément d’objet est souvent un adjectif

ex.
Je             crois             cette construction             solide .

sujet         verbe               C .O . D .           ATTRIBUT DU C. OBJET

 

4, La mise en apposition :

L’apposition appartient au groupe nominal. Apporte une précision sur le nom.

Apposition sans pause : « Le professeur Tournesol est un personnage attachant » , « professeur » apposé à Tournesol

Apposition avec préposition DE :  « J’adore le mois de décembre », « décembre » apposé à « mois ».

Apposition avec pause marquée par virgule ou deux petits points : « Pierre, mon ami, a 15 ans », « mon ami », apposé à Pierre

Attention à ne pas confondre l’appostion avec le complément du nom. Quand il y a apposition, il y a identité entre les deux termes ex : « un stylo bille » : « bille «  est complément du nom parce que bille est différent de « stylo ».

 




Brevet révisions

17 06 2011

les questions du brevet

 La situation d’énonciation

- Quelle est la situation d’énonciation ?  ou – Définissez (caractérisez) la situation d’énonciation.

 = qui est le locuteur, qui est le destinataire, quand le texte a-t-il écrit, où ? (On ne peut pas toujours répondre à toutes ces questions)

- A qui s’adresse le texte ?

= cherchez précisément le destinataire du texte et dites de qui il s’agit. Si on ne trouve rien de précis, c’est qu’il s’agit simplement du lecteur.

L’autobiographie

- En vous appuyant sur le texte et le paratexte, dites à quel genre appartient le texte.

= repérez dans l’intro, les notes, les indications données et le texte les indices qui permettent d’affirmer que le texte est autobiographique. Dites qu’il appartient au genre autobiographique.

 

Nature et fonction 

- Quelles sont la nature (ou classe grammaticale) et la fonction d’un mot (ou d’une expression ou d’une proposition, on le verra plus tard) ?

= indiquez la nature et la fonction sans inverser

Vocabulaire évaluatif

- Relevez les termes mélioratifs (ou péjoratifs ou évaluatifs) concernant un personnage ou un objet.

= relevez les mots demandés. Les évaluatifs sont l’ensemble des mots péjoratifs et mélioratifs.

- Quelle image le narrateur donne-t-il du personnage ? Quel effet cela produit-il ?

= reformulez la vision du narrateur avec vos mots, précisez si elle est positive ou négative.

 

Les cinq sens

- En vous appuyant sur le texte, dites quels sont les sens sollicités dans l’extrait.

= trouvez des indices et classez-les suivant les sens (tous les sens ne sont pas forcément représentés)

- Relevez les sensations (ou perceptions)

ne confondez pas sensations (perceptions) et sentiments.

Les temps verbaux

- Identifiez le temps et le mode d’une forme verbale. ou – Quel est le temps dominant dans le texte ?

= dire le temps et le mode des verbes concernés

- Justifiez leur emploi ou – indiquez leur valeur

= pourquoi ce temps/mode a-t-il été utilisé ? répondre à l’aide du cours (imparfait de description…)

- Quel est le système temporel utilisé dans le texte ?

= le texte est-il écrit avec les temps du passé ou les temps du présent ?

Les substituts ou reprises

- Relevez les substituts (ou reprises) lexicaux (nominaux) désignant le personnage.

= relevez les noms ou groupes nominaux servant à désigner le personnage

- Relevez les substituts pronominaux

= relevez les pronoms qui le désignent

- Que désigne (ou représente) l’expression (ou le pronom) ?

= que remplace-t-il dans le texte ?

- Comment le personnage est-il désigné dans le texte ? Quel effet produisent ces désignations ?

= comment est-il désigné, dites avec vos propres mots ce que cela révèle de lui, quelle est l’opinion du narrateur sur lui.

 

Les formes de discours

- Quelle forme de discours domine dans le texte ?

= dites si le texte est à dominante narrative, descriptive, explicative ou argumentative.

 

Les registres (niveaux) de langue

- A quel registre appartient l’expression ?

= registre courant, familier, soutenu

 

 Les repères spatio-temporels

- Relevez les repères ou indices temporels.

- Relevez les compléments circonstanciels de temps nominaux (= groupes nominaux avec ou sans préposition), adverbiaux (= uniquement les adverbes)

- Indiquez les étapes du récit

= délimitez la situation initiale, les différentes péripéties, la situation finale en vous aidant des indices temporels.

- Quel mot relie les deux parties ?

= relevez l’indice temporel

- Quel type de mot introduit le paragraphe ?

= dites s’il s’agit d’un indice temporel

 

Les paroles rapportées

- Comment sont rapportées les paroles ? ou – Quel est le discours ou le style utilisé ?

= les paroles sont elles rapportées au style (discours) direct, indirect, indirect libre ? Justifiez avec le cours et les indices du texte

- Relevez des paroles rapportées à l’un des trois discours ou style.

= relevez uniquement ce qui correspond au style précisé.

- Transposez au style…

= transformez les paroles rapportées suivant la consigne

- De quel personnage cette phrase transcrit-elle les pensées (ou les paroles) ?

= qui parle ou qui pense ?

 

Les énoncés ancrés ou coupés

- Le récit est-il ancré ou coupé de la situation d’énonciation ?

- Quel est le système d’énonciation utilisé ?

= précisez s’il est ancré ou coupé et justifiez avec le cours et des indices relevés dans le texte

 

Ordre et rythme du récit

- Le récit suit-il l’ordre chronologique ? ou – Quelle est la progression du récit ? ou – Le récit suit-il une chronologie rigoureuse ? ou – Le récit respecte-t-il la chronologie ?

= le récit est-il fait dans l’ordre où les choses se sont passées ou y a-t-il des retours en arrière, des anticipations ?

- Repérez une ellipse, un sommaire, une scène.

= délimitez le passage à l’aide des premiers et derniers mots et des numéros de lignes

 Les constructions  et formes de phrases

- Que remarquez-vous dans cette phrase ? Quel est l’effet produit ?

= regardez si elle a une construction particulière : pas de verbe conjugué (phrase nominale, ou averbale), phrase emphatique, accumulation de courtes propositions séparées par des virgules…) On peut même vous demander d’observer le rythme (lent, saccadé, rapide, etc). Pour la 2e partie de la question, on vous demande de dire sur quoi l’auteur insiste en  présentant les choses de cette manière.

- Quelle est la forme de la phrase ?

= affirmative ou négative, emphatique ?

- Quel est le type de phrase ?

= interrogative, exclamative, déclarative, injonctive ?

- Observez les procédés de mise en relief. Quel est l’effet produit ?

= comment certains éléments sont-ils mis en relief ? par la forme emphatique, par des répétitions, par une figure de style…Cela met l’accent sur un élément important du texte.

- Observez les procédés lexicaux, stylistiques, syntaxiques ou grammaticaux de mise en relief.

= procédés lexicaux : le vocabulaire choisi, souvent, un champ lexical ; procédés stylistiques : les figures de style ; procédés syntaxiques : la construction des phrases (juxtaposition, coordination, subordination ; procédés grammaticaux : construction des propositions, temps verbaux, groupes de mots.

 

Le lexique du théâtre

- Relevez les didascalies. Qu’indiquent les didascalies ?

= relevez ou expliquez avec vos mots les didascalies.

- Quelles indications donneriez-vous aux acteurs pour jouer cette scène ?

= inventez les didascalies : gestes, déplacements, attitude, ton de voix, etc, des comédiens pour rendre leur jeu expressif

 

Les connecteurs logiques

- Relevez les connecteurs logiques.

- Quel mot introduit le passage ? De quel type de mot s’agit-il ?

= relevez le mot, dire qu’il s’agit d’un connecteur logique, précisez si possible conjonction de coordination, de subordination, adverbe…

- Quelle est  la valeur du connecteur ? Quel lien (ou rapport) logique y a-t-il entre les deux propositions ?

= indiquez la valeur logique exprimée par le mot : cause, conséquence, hypothèse, opposition…

Le vocabulaire

- Trouvez un synonyme de… 

= dans votre tête

- Relevez un synonyme de …

= dans le texte

- Comment est formé un mot ?

= trouvez son radical, son préfixe, son suffixe, ou un mot de la même famille

- Que signifie un mot ?

= faire une définition pour le mot

- Que signifie un mot dans le texte,

= que signifie-t-il dans le contexte ? adaptez la définition au contexte.

Les propositions subordonnées conjonctives circonstancielles

- Relevez une proposition.

- Quelle est sa nature ?

proposition subordonnée conjonctive

- Quelle est sa fonction ? ou – Quelle est sa valeur ? ou – Quel lien logique exprime-t-elle ?

complément circonstanciel de cause, concession…

- Transformez cette proposition en une proposition coordonnée en maintenant le lien logique.

= transformez-la en remplaçant la conjonction de subordination par une conjonction de coordination de même sens (par exemple, « car » à la place de « parce que »)

- Transformez-la en complément circonstanciel nominal.

= exprimez le même rapport logique par un groupe nominal introduit par une préposition (par exemple, « à cause de la pluie » remplace « parce qu’il pleuvait »)

- A quel mode est conjugué le verbe ?

Regardez s’il est au subjonctif ou à l’indicatif (cela dépend de la conjonction de subordination utilisée.)

 

L’argumentation

- Reformulez la thèse ou les arguments.

= avec vos propres mots

- Expliquez la thèse.

Même chose.

 

 La subjectivité

- Relevez en les classant les marques de la subjectivité.

= relevez-les et classez-les en pronoms, modalisateurs, voc affectif, voc de perception et sensation…

- Montrez que le narrateur parle en son nom.

= appuyez-vous sur les marques de la subjectivité

 

L’injonction

Une phrase injonctive est une phrase qui donne un ordre.

- Comment est exprimée l’injonction ?

= comment l’ordre est-il donné (mode impératif, futur simple, phrase nominale…)

Les arguments et exemples

Un exemple est concret (c’est un fait), un argument est abstrait (c’est une idée).

Le vocabulaire de l’analyse poétique

- Etudiez la forme de ce poème.

= le nombre de strophes, le nombre de vers par strophe, le nombre de pieds par vers (et le nom quand c’est possible), les rimes (disposition et richesse)

- Ce poème a-t-il une forme régulière ?

= le nombre de vers par strophe, de pieds par vers est-il constant ou irrégulier (on parle alors d’une forme libre).

- Le rythme du poème (coupes et accents)

= recopiez certains vers en marquant les coupes d’une barre verticale et les accents d’un accent au-dessus de la syllabe concernée. Dites si ce rythme est lent, rapide, saccadé…

Les figures de style

- Relevez une figure de style. Quel effet produit-elle ? ou Expliquez-la.

= vous relevez une figure, vous expliquez ce qu’elle signifie et vous dites si elle vous surprend, si elle est belle, etc…

- Quelle image est utilisée pour désigner… ?

= relevez une métaphore ou une comparaison.

- Que représente (ou symbolise) … ?

= que signifie cette expression dans le contexte (souvent une valeur abstraite : par exemple, la couleur noire peut symboliser le deuil.)

- Quel rapport de sens y a-t-il entre deux mots ?

= observez s’il s’agit dune opposition, à ce moment-là, la figure est l’antithèse ou l’oxymore.

Les expansions du nom, la caractérisation

- Relevez les expansions du nom… ou – Relevez les expressions caractérisant ce nom ou – Comment est décrit… ? – Comment est caractérisé… ?

- Quel est l’effet produit ? ou – Quelle image de… est donnée ?

= interprétez la vision de l’auteur avec vos propres mots.

 

Les sentiments

- Quels sont les sentiments évoqués ?

= nommez les sentiments (voir fiche voc)

- Comment se manifestent-ils ?

= comment voit-on que ces sentiments sont éprouvés : relevez des indices du texte.

Les propositions subordonnées complétives

- Nature et fonction d’une proposition

= nature : prop sub complétive (interrogative indirecte éventuellement), fonction : COD du verbe principal

 

 




Liste bac 2011

16 05 2011

Séquence 1 : Le Théâtre. Le Misanthrope, Molière.

-Une comédie dramatique ?-

Lectures analytiques

1,   I, 1 : v. 1 à 66

2,   II,1 : v. 475 à 531

3,   II,4 : v. 585 à 621

4,   III,4 : v. 921 à 973

5,   V,4 : v. 1736  à 1808

La comédie de caractère

Le Misanthrope : un système d’oppositions

Le cadre mondain

Célimène : une femme libre

Philinte : un honnête homme ?

Portraits de femmes : Arsinoé, Eliante

Le misanthrope comme personnage de comédie

L’amitié

Lectures complémentaires : au choix

Ruy Blas, Victor Hugo

Roberto Zucco, Bernard-Marie Koltès

Lorenzaccio, Alfred de Musset

Séquence 2 : Le Roman. La Condition humaine, André Malraux.

-Le héros malrucien-

Lectures analytiques

6,   1ère partie : début à « sensation de mal de mer » p. 9 à 11

7,   2ème partie : « La rumeur revint »…« la voix même de la mort » p. 130-131

8,   4ème partie : « Gagnons donc nos quelques sols »…… »qu’il ne croirait pas le médecin » p. 189-191

9,   5ème partie : « Le monstre composé…..la baionnette était tombé » p. 274-275

10, 6ème partie : « la voix qui répondait »… »O résurrection ! » p. 306-307

Une écriture cinématographique

Un roman entre action et réflexion

Des personnages symboles

Un roman idéologique

Le roman dialogique

Utilisation du contexte historique

Lectures complémentaires : au choix

La Voie royale, André Malraux

Quelqu’un d’autre, Tonino Benacquista

La Plaisanterie, Milan Kundera

La Princesse de Clèves, Madame de La Fayette

La Cavalier suédois, Léo Perutz

Séquence 3 :   Poésie :   « Eloge et célébration »

-Poésie de l’éloge, éloge de la poésie-

Lectures analytiques (livre de français)

11,  Saint-Amant, « La Solitude » (p. 193) Œuvres poétiques

12,  Malherbe, Sonnet à Caliste (p. 194) Oeuvres

13,  Hugo, « Novembre 1846, jour des Morts « , Les Contemplations (p.201)

14,  Baudelaire, « L’Invitation au voyage », Les Fleurs du Mal (p. 208)

15,  Saint-John Perse, « Invocation 6 », Amers (p.228)

Le discours démonstratif

Le sonnet

Utilisation du verset

Le baroque

Le classicisme

Le romantisme

Lectures complémentaires :

Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire

Les Poèmes saturniens, Paul Verlaine

Les Regrets, Joachim Du Bellay

Anthologie de la poésie française de Georges Pompidou

Séquence 4: Argumentation:  La satire

-La satire à travers les genres-

Lectures analytiques

16,  Du Bellay, Sonnet CL, Les Regrets

17,  Diderot,  Le Neveu de Rameau  « Lui : …Je regarde autour de moi….sa petite Hus et son Bertin ».

18,  Rimbaud, « A la musique »  les cinq premières strophes

19,  Alfred Jarry,  Ubu roi, III, 7  « Père Ubu : Messieurs, la séance est ouverte….Vive la guerre »

20,  Céline,  Voyage au bout de la nuit  « Comme nous étions là….coup de bottes en plein dans les fesses »

Définition de la satire et du satiriste

Les cibles de la satire

Les procédés de la satire

Lectures complémentaires : au choix

Gargantua et Pantagruel, François Rabelais

Les Maximes, La Rochefoucauld

Les Lettres persanes, Montesquieu

Séquence 5 : Mouvement culturel : l’humanisme

-Cinq thèmes humanistes-

Lectures analytiques

21,  Rabelais  Le Quart livre chap 48 « Comment Pantagruel descendit en l’île des Papimanes »

22,  Rabelais  Le Quart livre, chap 56, « Comment entre les paroles gelées Pantagruel trouva des mots de gueule »  « Par Dieu, dit Panurge… et joyeux pantagruélistes »

23,  Marguerite de Navarre  Heptaméron, Nouvelle cinquième

24,  Montaigne  Les Essais  Chap  XXVI « Il se tire une merveilleuse clarté… que de sa chute »

25,  La Boétie  Discours sur la servitude volontaire, « Pauvres gens et misérables… et se briser ».

Définition de l’humanisme

L’importance du rire

Les humanismes

Thèmes humanistes

Lectures complémentaires : au choix

Gargantua et Pantagruel, François Rabelais

Les Essais, Montaigne




Incipit: article magazine littéraire

15 04 2011

Ci-joint une chronique Joseph Macé-Scarron sur l’incipit dans le magazine littéraire:

http://www.magazine-litteraire.com/content/editorial/article?id=18752




Arguments/modalisation/ironie

13 03 2011

Les arguments/ Les stratégies de modalisation/ Les procédés de l’ironie

 

I Les arguments :   1 Définition :

L’argument est la preuve utilisée pour soutenir une thèse (argument persuasif) ou pour affirmer une thèse (argument polémique).  Une thèse a besoin d’arguments pour être acceptée, alors qu’un argument doit sembler ,évident par lui-même. La thèse est un but, l’argument est le moyen d’amener à ce but.

2 Les types d’arguments :

a) L’argument a fortiori

Cet argument examine un cas extrême et conclut à plus forte raison dans les autres cas.

Exemple « Je t’aimais inconstant, qu’aurais-je fait fidèle ? »Racine Andromaque

b) L’argument a contrario

Appelé également argument par l’absurde, il montre que si la thèse n’était pas vraie cela entraînerait des conséquences absurdes. En polémique, l’argument l’argument a contrario montre que la thèse adverse entraîne des conséquences absurdes ou moralement inacceptables.

c) L’argument d’autorité

Cet argument consiste à montrer qu’une personne digne de confiance est du même avis. Invoquer des travaux scientifiques, citer une personnalité célèbre, constituent des arguments d’autorité.

L’argument ad hominem

Argument qui consiste à s’en prendre non aux idées de l’adversaire, mais à sa personne même, en la discréditant. Ridiculiser l’adversaire constitue un argument ad hominem.

II Les stratégies de modalisation

1)    Feindre l’objectivité

Éviter au maximum les indices de subjectivité, chercher le terme précis, voire technique, pour donner l’illusion d’un discours scientifique.

2)Divertir

Séduire le lecteur en illustrant son propos par des exemples, l’amuser par l’ironie, la satire, la parodie, en ridiculisant les adversaires.

3)Émouvoir :   Mettre ses sentiments en avant, avec lyrisme, pour émouvoir le lecteur à son tour.

 

III Les procédés de l’ironie

Définition : l’ironie permet de faire comprendre autre chose que ce qui est dit afin de ridiculiser la thèse adverse tout en faisant du lecteur un complice, flatté de saisir la subtilité du texte. Ses procédés sont nombreux, les principaux sont les suivants :

1)    L’antiphrase

Elle consiste à dire le contraire de ce que l’on pense

Exemple : Figaro, qui vient de se faire injurier par le compte Almaviva, lui répond :

« Voilà les bontés familières dont vous m’avez toujours honoré ». Le Barbier de Séville, 1775, Beaumarchais

2)    L’incohérence

Elle présente comme sérieux un raisonnement manifestement absurde ou contradictoire.

Exemple : Montesquieu De l’Esclavage des nègres, passim.

3)    L’alliance de mots

Un des deux termes est ironique, tandis que l’autre révèle la véritable pensée de l’auteur.

Exemple : Voltaire emploie les termes « boucherie héroïque » pour évoquer la guerre Candide, chapitre III.

4)L’euphémisme

Il laisse entendre une vérité beaucoup lus forte que ce que l’auteur veut bien dire. « Va, je ne te hais point » Chimène à Rodrigue Le Cid de Corneille.    Chimène laisse entendre à Rodrigue qu’elle l’aime toujours, même si l’honneur l’a contraint à tuer son père




La satire

13 03 2011

La satire.

C’est à Rome que naît la satire (mélange des genres et des formes). Elle utilise la moquerie, le ridicule et fait du lecteur un complice. Le registre satirique se rencontre dans tous les genres littéraires (voir corpus). Au XIXème siècle, la satire s’exprime aussi par l’art de la caricature (dessins de Daumier). Le satiriste prend le lecteur à témoin et prétend représenter le bon sens face à son adversaire exclu de l’humanité par sa conduite.

Vocabulaire :

Brocarder : railler par des brocards (traits moqueurs)

Fustiger : corriger à coups de bâton : blâmer

Railler : tourner en ridicule

Stigmatiser : condamner, dénoncer

Vitupérer : blâmer vivement

Anathème : (m) condamnation exceptionnelle contre des hérétiques

Diatribe : (f) critique violente, ton injurieux

Epigramme (f) petit poème satirique

Invective (f) parole violente

Libelle (m) court écrit satirique et agressif

Pamphlet : (m) courte brochure satirique, puis énoncé agressif. Il n’y a pas de véritable argumentation comme dans le discours satirique : cherche à émouvoir. Le satiriste veut représenter l’humanité, le pamphlétaire représente une vérité menacée dans un monde hypocrite.

SATIRE : Écrit dans lequel l’auteur fait ouvertement la critique d’une époque, d’une politique, d’une morale ou attaque certains personnages en s’en moquant.

1. LITT. LAT. Œuvre en prose et en vers (mètres mêlés ou uniformes) attaquant et tournant en ridicule les mœurs de l’époque. Les satires d’Horace, de Lucilius; la satire latine.

2. LITT. FR.

a) [Au xvie s.] Écrit mêlant vers et prose et s’attaquant aux mœurs publiques. La Satire Ménippée. Pièce de vers dirigée contre la Ligue et en faveur d’Henri IV. La Satire Ménippée renferme un grand nombre de couplets, auxquels nous devons la connaissance d’une foule d’anecdotes sur la Ligue, que l’on chercherait vainement ailleurs

… le propre de la satire est d’attacher les travers, les vices et la sottise à un personnage véritable, ce qui nous réduit au plaisir mélangé de rire des puissants, et en tout cas de rire des autres

B. P. ext. Toute œuvre écrite, chantée, peinte, tout propos comportant une raillerie, une critique virulente. Ouvrage de satire; avoir l’esprit de satire. La Baigneuse [de Courbet] est une satire de la bourgeoisie: « Oui, la voilà bien cette bourgeoisie charnue et cossue, déformée par la graisse et le luxe (…) » (Zola, Mes haines, 1866, p. 32). Chacun était frappé de ses fortes qualités d’observation, de ses dons puissants de satire, de son implacable et juste ironie qui pénétrait si avant dans le ridicule humain (Mirbeau, Journal femme ch., 1900, p. 191).

2.

Satiriste, subst. Auteur de satires ou d’écrits satiriques. Synon. satirique.