Travailler en Espagne
1-Comment trouver du travail
Pour travailler en Espagne il faut obligatoirement parler espagnol. Mis à par le site Internet d’EURES la principal façon de chercher du travail est de passer par le service public de l’emploi le service de l’emploi de l’Etat espagnol et le service de l’emploi des communautés autonomes a un site Internet et des bureaux de l’emploi dans tous les pays. Pour être reconnu professionellement il faut avoir 16ans, un document d’identité (carte d’identité ou passeport) valide et avoir une adresse. Un grand nombre de sites Internet contiennent des informations sur les emplois de vacances, les cours de formation et de l’aide à la recherche d’un emploi.Le service de l’emploi public n’est pas le seul intermédiaire sur le marché du travail.
Les agences de travail temporaire, toujours reconnaissables par leur sigle «E.T.T.», emploient directement les travailleurs et cèdent ultérieurement leur contrat à l’entreprise utilisatrice, laquelle assure la direction et le contrôle des tâches à réaliser. Elles sont particulièrement utiles dans le cadre de recherches d’emplois temporaires.
Les entreprises recourent de plus en plus à l’internet pour diffuser leurs offres d’emploi. Elles utilisent habituellement leur site web pour présenter leurs offres d’emploi, sous une rubrique intitulée Recursos humanos (Ressources humaines), Empleo (Emploi) ou Trabaja con nosotros (Travaillez avec nous). Il existe également des portails spécialement consacrés à l’emploi.
LES CONTACTS PERSONNELS. Les contacts et relations personnels sont très utiles pour la recherche d’un emploi en Espagne. Si vous avez des amis ou des parents en Espagne, faites leur savoir que vous recherchez du travail, car de nombreux postes vacants ne sont pas rendus publics et sont pourvus grâce à ce type de contacts et recommandations.
2-Le contrat de travail
Bien que le contrat de travail puisse être écrit ou oral, cette dernière forme est très inhabituelle. En Espagne, les contrats sont enregistrés dans les agences pour l’emploi qui en conservent une copie ou bien leur communication dans le cas des contrats oraux.
Bien que non obligatoire, la période d’essai doit toujours figurer par écrit. Sa durée maximum est de 6 mois pour les techniciens diplômés et de 2 mois pour les autres travailleurs. Sauf disposition contraire convenue d’un commun accord, chaque partie peut mettre fin à la relation de travail au cours de la période d’essai sans invoquer de motif, sans préavis et sans indemnisation. La période d’essai est prise en compte dans le calcul de l’ancienneté et, au cours de celle-ci, le travailleur a les mêmes droits et obligations que les membres du personnel à part entière.
Dans le cas du contrat oral, et si la relation de travail est supérieure à quatre semaines, l’employeur devra fournir au travailleur les éléments essentiels du contrat de travail ainsi que les conditions d’exécution du travail dans un délai de 2 mois à compter de la date d’embauche:
Identité des parties, l’adresse du siège social de l’entreprise et du lieu où le travailleur devra accomplir sa tâche.
Date de début de la relation de travail, catégorie ou groupe professionnel du poste de travail occupé, durée et répartition d’une journée de travail normale.
Montant du salaire de base initial et des compléments de salaire ainsi que la fréquence de son versement.
La durée des congés et les modalités de détermination des dates des dits congés.
Les délais de préavis que l’employeur et le travailleur sont tenus de respecter en cas de résiliation du contrat ou, à défaut de pouvoir fournir ces éléments lors de la rédaction du contrat, les modalités de fixation de ces délais.
La convention collective applicable à la relation de travail, en en communiquant la référence précise.
Des modifications peuvent être apportées aux conditions de la relation de travail en cours de contrat, cependant les employeurs ont pour obligation de se conformer aux exigences et procédures prévues par la législation du travail. Les modifications qui suivent peuvent avoir lieu:
Changements substantiels au contrat: il s’agit des changements qui touchent aux aspects suivants: temps de travail journalier, horaires, régime du travail en rotation, systèmes de rémunération, système de travail et de rendement. Le travailleur a le droit de résilier son contrat s’il se juge lésé par le changement. Dans ce cas, il a droit à une indemnité égale à 20 jours par année travaillée (au maximum 9 mensualités).
Changement de fonctions: le travailleur peut être appelé à exercer des fonctions d’un niveau supérieur ou inférieur à celui auquel il a été recruté. Si elles sont de niveau inférieur, il conserve le salaire du poste qu’il occupait antérieurement; si elles sont de niveau supérieur, le travailleur doit toucher le salaire correspondant à ce niveau; si les fonctions de niveau supérieur sont exercées durant plus de six mois par an ou de huit mois sur une période de deux ans, le travailleur a le droit de demander une promotion.
Mobilité géographique: cette modification a lieu lorsque le travailleur est muté ou délocalisé vers un autre lieu de travail situé dans une localité distincte et que cela nécessite son déménagement, ou lorsqu’il est envoyé en déplacement pendant plus de douze mois sur une période de trois ans.
L’entreprise doit prévenir le travailleur du déplacement 30 jours à l’avance et doit le dédommager financièrement des frais résultant du transfert.
Le travailleur a le droit de résilier son contrat s’il n’est pas d’accord avec le changement; il a droit à une indemnité égale à 20 jours par année travaillée (au maximum 12 mensualités).
Lorsque survient l’une des modifications des conditions de travail susvisées, il est bon de s’adresser immédiatement aux délégués syndicaux de l’entreprise ou à des syndicats.
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