Corrigé de l’exercice n°3 sur le texte de Kant
- Le terme de “philosophe” est utilisé par Kant de manière métonymique pour désigner l’attitude de réflexion propre à la conception philosophique ; il ne désigne pas une personne. Il s’agit de bien distinguer cette perspective de celle de “l’historien”.
- De l’observation des affaires humaines, on ne peut tirer qu’une certaine façon de penser l’histoire, car les faits ne sont pas assez cohérents pour en prouver matériellement l’orientation précise, ou pour en déduire rationnellement une loi générale d’organisation (principe).
- C’est paradoxal car l’usage de la raison leur garantirait davantage de réussite ; s’ils en sont incapables, il doit y avoir une autre explication à leur inconséquence (dessein de la nature).
- Parler d’un “cours” présuppose une succession orientée ; si l’histoire humaine était totalement insensée, elle ne formerait pas un cours mais un amalgame sans devenir.
- Si on pouvait déchiffrer derrière le désordre apparent de l’histoire humaine les signes d’une continuité ou d’une lente progression, on pourrait croire que l’homme n’est pas totalement abandonné à sa folie égoïste et violente.
- Une conception de l’histoire ordonnée par la nature, intelligible et sensée dans ses grandes lignes ; elle serait possible et pas nécessaire car ni preuves ni principes n’en corroborent l’idée.
- Un plan d’ensemble permettrait comprendre ce qui arrive aux hommes, en vue de quelle finalité et selon quelles voies. A défaut, il est vain de vouloir exercer une action raisonnable, individuelle ou collective.
- “Créature” suppose une création donc un Créateur ; la notion de nature prend le sens d’une organisation divine, son dessein est celui de Dieu.
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