L’arbre généalogique

Après avoir travaillé sur le contexte historique de la Shoah, une première séance de recherches généalogiques a eu lieu le 16 novembre.

A partir du nom de cette femme « Szprinca Kruczyk-Woda », nous avons pu, sur internet, retrouver un certain nombre d’informations la concernant :

  • date et lieu de naissance : 17/04/1899 à Warschau (Varsovie)
  • date et lieu de décès : 07/08/1942 à Auschwitz
  • profession : couturière / commerçante durant la guerre
  • mariée à : Tholmce-Zelman Kruczyk
  • mère de : Israël né en 1926

16novLors d’une deuxième séance, le second groupe a poursuivi les recherches et retrouvé de nombreuses informations sur le site de Yad Vashem. En effet, le fils de Szprinca, Israël a témoigné auprès de ce Mémorial et rempli des formulaires concernant ses grands-parents Berko et Pessah Woda.

Nous avons grâce à ces fiches obtenues les informations suivantes :

Berko Woda (père de Szprinca) est né en 1870 en Pologne et décédé en 1940 dans le ghetto de Varsovie. Il était chapelier.

Son épouse Pessah (mère de Szprinca) est née Finifter en 1873 en Pologne et est décédée en 1941 elle aussi dans le ghetto de Varsovie.

Mais surtout nous avons pu mettre un visage sur ces noms, toujours grâce aux archives mises en ligne par Yad Vashem.

20 nov

Séance du 23 novembre

Nous avons bien avancé : tout d’abord, nous avons trouvé la fiche remplie par Israël auprès de Yad Vashem concernant sa mère. Szprinca a désormais un visage… et un deuxième prénom Soshana.

Szprinca

Ensuite, notre recherche nous a mis sur la piste d’un livre intitulé Mille jours de la vie d’un déporté qui a eu de la chance écrit par un certain Théodore Woda qui n’est autre que le neveu de Szprinca.

couverture

Ce livre, disponible au CDI, est une mine d’informations : il nous a permis de compléter tout une partie de l’arbre généalogique qui concerne Simon Woda, fourreur à Paris (le frère de Szprinca) marié à Raca Kruczyk… (Simon et Szprinca, frère et sœur, se sont respectivement mariés avec Raca et Zelman, eux aussi frère et sœur… ce qui nous complique un peu la tâche !).

Simon et Raca ont eu six enfants : Théodore, Jacques, Maurice, Jeannette, Raymonde et Charles.

Raca, Théodore, Maurice, Jeannette et Charles ont été déportés. Seul Théodore a survécu.

23 nov

Séance du 27 Novembre

Un pan de l’arbre généalogique reste vierge. Lors du recherche en plein texte sur internet, Jade a découvert un livre qui va nous permettre de le compléter. Il s’agit de Shoah en Normandie de Yves Lecouturier.

Shoah_en_Normandie

Un page est consacrée à l’un des enfants Kruczyk, Charles né en 1938. Ses parents, conscients de la menace qui pesait sur eux, l’ont mis  à l’abri en 1942 dans le petit village de Chanu, près de Flers chez Mme Chauveau. Arrêtés lors de la rafle du Vél d’Hiv en juillet 42, ils ne reviendront jamais chercher leur fils.

Romain a retrouvé sur le site de Yad Vashem les fiches correspondant aux parents de Charles : ils se nommaient Judko Kruczyk et Brucha Kruczyk née Zelazna. Tous deux sont morts à Auschwitz.

Ces fiches nous donnent également des indications sur les grands-parents qu’il faudra creuser lors de la prochaine séance.

27 nov

Séance du 04/12/2015

Adrien, Frédéric et Jade ont continué à travailler sur le livre de Théodore Woda afin d’enrichir l’arbre généalogique de ses descendants. Ils ont ainsi retrouvé :

  • la femme de Théodore nommée Paulette (décédée en 2002).
  • leur fille Agnès née en 1947 à Paris, elle-même mère de Sophie née le 13 décembre 1972. Sophie est donc la petite-fille de Théodore et Paulette.
  • Sophie est elle-même mère de deux garçons Benjamin né le 25/09/2003 à New York et Samuel né le 22/03/2005. Samuel et Benjamin sont donc les arrières petits-fils de Théodore et Paulette.

Ils ont également trouvé des informations sur le frère de Théodore, Jacques :

  • Il a épousé une femme prénommée Christiane
  • Ils ont eu ensemble un fils nommé Alain.

De son côté, Romain a découvert sur le site de Yad Vashem une fiche de témoignage remplie par Israël au nom d’une certaine Ratzé Woda née Kruczyck. Après vérification, il s’avère qu’il s’agit de Raca que nous connaissions déjà. Nous nous interrogeons sur ces prénoms doubles. Quelle est leur origine ? S’agit-il de prénoms polonais et de prénoms yiddish ? Nous devrons éclaircir cette question. Cette fiche nous indique une date précise de décès concernant Raca-Ratzé que nous ignorions : le 20/10/1942.

Enfin, Nicolas a trouvé la trace d’un Israël Woda né en 1924, frère de Szprinca, resté en Pologne et décédé dans le ghetto de Varsovie en 1941. Encore une fois c’est le témoignage d’Israël Kruczyk auprès de Yad Vashem qui nous a permis d’avancer.

4 dec

Séance du 07 décembre

Notre travail a aujourd’hui consisté à retracer le parcours des membres de la famille Kruczyk-Woda ayant été déportés, internés, et pour certains assassinés durant la guerre. Notre point de départ est leur lieu de résidence  (matérialisé par un point bleu). Nous indiquons  les camps d’internement par un point rouge, et les lieux de décès par un point noir. Chaque parcours est tracé à l’aide de rubans de couleur.

Jade et Adrien

7 déc7 déc carte

Séance du 11 décembre

La séance d’aujourd’hui a débuté par la rencontre de M. Auffret, élu de la Mairie de Bagnoles de l’Orne. Nous lui avons présenté notre travail de recherche sur la famille Kruczyk-Woda.

11 dec (2)

Le discours de M. Auffret a été très constructif. Il nous a permis de comprendre que notre travail avait une importance dans l’actualité mais également pour la mairie de Bagnoles. En effet le travail de mémoire pourrait se concrétiser par l’apposition d’une plaque ou même par une rue rebaptisée Szprinca Kruczyk-Woda. M. Auffret nous a demandé si nous étions prêts à présenter notre travail devant les élus bagnolais. Ce sera un bon entrainement pour nous en vue de la restitution prévue en mai au Mémorial.

Nous remercions M.Auffret pour sa visite. Il reviendra en janvier rencontrer l’autre partie de la classe.

La recherche sur Yad Vashem  a permis  à Romain de retrouver deux sœurs de Szprinca nommées Annia et Mottele, toutes deux nées en Pologne et décédées dans le ghetto de Varsovie.

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Charles Kruczyk, l’enfant caché à Chanu retrouvé par Jade, vit aujourd’hui à Caen. Il nous a envoyé une photo de lui enfant.

Charles KruczykJade et Nicolas se chargent de lui écrire une lettre de remerciement.

Adrien

Séance du 14 décembre

Valentin et Alex ont reproduit l’arbre généalogique sur un panneau en médium débité par Corentin dans notre atelier bois. Le but est de pouvoir présenter notre travail dans un format plus lisible.

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Le reste de la classe a continué le tracé sur la carte.

14 déc

Jeudi, nous nous rendons au Mémorial de Caen pour visiter l’espace muséographique consacré à la Shoah et entendre le témoignage de Ginette Kolinka, une survivante d’Auschwitz.