Sortie au TNB

Photo TNBPhoto TNB3   Le lundi 25 janvier nous sommes allés au Photo TNB2TNB (Théâtre National de Bretagne).
Nous avons commencé la visite par la présentation rapide des lieux. Le TNB est un bâtiment qui est dédié à la danse, au cinéma et au théâtre, etc.
Il possède deux salles de théâtre, appelées Jean Serreau et Jean Vilar. 50 salariés permanents et 50 intermittents travaillent au TNB. Nous avons commencé par visiter la salle Jean Serreau qui était en plein montage, qui possède une jauge de 310 places. C’est une salle ronde construite en 1968, anciennement la maison de la culture qui s’était implantée à Rennes pour décentraliser de Paris. Son surnom était alors « La Tournette ». Elle fait 9 mètres de hauteur et la profondeur du plateau est de 15 mètres. On a ensuite visité la salle Jean Vilar possédant une jauge de 927 places. Cette salle a été refaite entre 2005 et 2008 pour une meilleure acoustique, et pour pouvoir accueillir plus de spectateurs. Le cadre de la scène est de 7,5 mètres et sa hauteur est de 19 mètres. Nous sommes ensuite passés à la salle des projecteurs, où ceux-ci y étaient entreposés. Nous sommes allés sous la scène et puis nous avons fini par la pièce des costumes où certains élèves ont eu la permissions d’en essayer certains. Pour finir nous sommes retournés dans le hall, et la visite s’est terminée.Photo TNB4Photo TNB5

Critique : « Un amour impossible » de Christine Angot

Christine Angot « Un amour impossible »
Une réconciliation
« Un amour impossible » entre Pierre et Rachel, les parents de Christine Angot, tout deux issue de milieu social opposé, lui est bourgeois, elle non. Lui est cultivé, elle non.
La première phrase du roman -qui est la rencontre des parents- nous dévoile son contenu : « Mon père et ma mère se sont rencontrés à Châteauroux, près de l’avenue de la Gare, dans la cantine qu’elle fréquentait, à vingt-six ans elle était déjà à la Sécurité sociale depuis plusieurs années, elle a commencé à travailler à dix-sept ans comme dactylo dans un garage, lui, après de longues études, à trente ans, c’était son premier poste. » On apprend dès lors les classes sociales de chacun, et leurs études. Le lieu de rencontre « près de l’avenue de la Gare » dévoile les allers et venues des deux personnes.

Une rencontre un peu lente de Rachel et Pierre, à laquelle il faut s’accrocher pour en apprécier la suite qui en vaut la peine. Pierre refuse de se marier, car il considère le mariage comme une entrave à sa liberté. Cependant il accepte d’avoir un enfant avec Rachel.
A la naissance de Christine, son père ne la reconnaît pas, par conséquent, elle ne le voit que très peu. Rachel élève alors seule sa fille. De là, naît une relation fusionnelle entre les deux, une relation qui donne l’impression de pouvoir résister à n’importe quelle catastrophe. Mais, à un moment, un fait encore inconnu pour Rachel -ainsi que pour lecteur- vient changer cette relation pourtant si parfaite à notre plus grande surprise. Ce fait apparaît une fois que Pierre à reconnu Christine alors qu’elle avait 14 ans. Il a fini par la reconnaître sous les demandes à répétions de Rachel. A partir de ce moment, Christine passe plus de temps avec son père qu’auparavant.

Les dernières pages du roman sont celles qui laissent passer le plus d’émotions, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Elles semblent être une analyse avec une certaine distance raconté par Christine à sa mère, cette dernière est bien utile pour le lecteur pour la compréhension de l’histoire. Christine et sa mère se réconcilient, le mot « maman » -qui avait disparu depuis plusieurs années- revient avec l’espoir de retrouver une relation fusionnelle. La fin lui permet de tourner la page tout en comprenant sa mère.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’auteur, à travers ce roman, critique un fait de la société. Elle en fait part à sa mère dans cette « conclusion » : « Il y a une logique maman, […] C’est pas une histoire privée. […] Là c’est l’organisation de la société qui est en jeu, à travers ce qui nous est arrivé. La sélection des gens entre eux. »
Malgré l’analyse très « intellectuel » de cette fin, Christine réussi tout de même à laisser passer les émotions.

« Un amour possible », entre un père et une mère. Une réconciliation entre une mère et sa fille.

Critique du livre « Petit Piment »

Voici la critique du roman Petit Piment

 

Un roman peu épicé

Petit Piment, c’est le destin incertain de plusieurs adolescents congolais.
Dans ce roman, nous suivons la vie dans l’orphelinat de Loango d’un jeune garçon du nom de Petit Piment. Tout va pour le mieux jusqu’à l’arrivée de la révolution dans le pays.
Et d’ailleurs, en parlant de révolution, beaucoup trop d’allusions politiques sont faites dans cette histoire. Le pauvre lecteur n’ayant reçu aucune culture congolaise est perdu dans la brousse politique du pays. Agostinho Neto, Rex Kazadi et tant d’autres ont une place trop importante dans le roman, c’est bien dommage.
Le peu d’aboutissements est d’autant plus dommage. Petit Piment a beau faire des rencontres ou encore réaliser des actions sortant un peu plus de l’ordinaire, il n’y aura pas vraiment d’impact sur la suite. Pourtant, on s’attend à ce qu’il y ait une continuité entre ces différents « événements » mais il n’en est rien.
Toutefois, quand on lit Petit Piment, ce n’est pas seulement la vie d’un jeune homme que l’on découvre mais aussi celle de son entourage. De Sabine Niangui l’infirmière en passant par Maman Fiat 500 à la tête d’un réseau de prostituées, l’auteur dévoile la dure vie au Congo et l’importance de se battre et persévérer pour survivre. Ces moments sont pertinents et très touchants car ils montrent une réalité le plus souvent méconnue par le lecteur.
Et puis ouvrir Petit Piment, c’est arriver à une fin inattendue. Vous direz que cela peut être surprenant et original, mais ici, il s’agit bien du contraire. C’est une impression d’essoufflement de l’histoire, qui ne mène à rien. Certes, il y a un clin d’œil à Bonaventure, le meilleur ami de Petit Piment, pouvant être intéressant mais malheureusement celui-ci n’est pas justifié.
Après avoir fermé ce livre, il ne reste qu’un mot à l’esprit : décevant. Après tout, quand on lit le titre « Petit Piment », on s’attend à découvrir une histoire un minimum enflammée non ?