En conséquence de la massification, de nombreux jeunes ont su prendre en main leur avenir, saisissant cette opportunité que leurs parents n’avaient pas. On voit ainsi un agrandissement des perspectives d’avenir pour les enfants des classes sociales les moins avantagées, et en particulier les ouvriers.
Jerôme Kerviel est l’un des plus grand trader français. Avant d’être arrété pour fraude fiscale ayant entrainé une atteinte à l’économie, il a travaillé pour la Société Générale où il tenait une très bonne place de cadre supérieur.
Cet homme est issus de Pont-Labbé, un village de Bretagne, sa mère était coiffeuse et son père artisan forgeron. Il poursuit ses études au collège/lycée Laënnec et obtient en 1995 son baccalauréat ES. Après son baccalauréat, il suit un DEUG en sciences économiques au Pôle Pierre-Jakez Helias de Quimper. Il passe ensuite une licence à l’IUP banque et finances de l’ université de Nantes avant d’acquérir en 1999 un DESS « back et middle office » à l’université de Lyon en alternance; pour cela il est étudiant quatre mois à l’université et apprenti huit mois en entreprise (dont six chez BNP Arbitrage). Il obtient son master en finance de marché avec la mention « assez-bien » en septembre 2000.

Jérôme Kerviel
François Bayrou est un homme politique français. Élu député des Pyrénées Atlantiques en 1986 et réélu à plusieurs reprises depuis, il est ministre de l’Education nationale des gouvernements Edouard Balladur et Allain Juppé, de 1993 à 1997. Il réunit 18,57 % des suffrages au premier tour de l’ éléction présidentielle de 2007, et lance peu après un nouveau parti qui se veut au centre de l’échiquier politique : le mouvement démocrate (MoDem), successeur de l’UDF, dont il était le président. Il obtient son bac en 1968 et poursuit ses études à hypokhâgne.
Son père était agriculteur et sa mère aidait à l’exploitation. Son ambition et sa volonté ont fait que cet homme a réussi à monter dans l’échelle sociale.

François Bayrou
Une ancienne étudiante témoigne de sa réussite scolaire malgré qu’elle soit fille d’ouvrier.
“Je suis une ancienne élève d’une petite classe préparatoire HEC de province et, accessoirement, fille d’ouvrier. Je suis la première de la famille à faire des études supérieures.
En classe de Terminale ES, j’ai dû choisir une orientation post-bac. Grâce à mon bon niveau scolaire et mon envie de faire des études et d’approfondir ma culture générale, mon proviseur de lycée m’a vivement poussée à entamer une classe préparatoire HEC. Moi qui étais partie pour un DEUG de Sciences Economiques dans ma ville natale, j’ai eu cette opportunité et cette prise de conscience que, moi aussi, je pouvais intégrer cet inaccessible parcours. Les premières réactions de mes professeurs de Terminale ont été très négatives par rapport à ce parcours. J’entends encore les phrases du type : « C’est du travail 22h/24 même le dimanche », « plus de vacances pendant 2 ans minimum pour à la fin réintégrer la fac », « tu vas te bousiller la santé et le moral »… Bref, tous les préjugés que certains peuvent avoir sur les prépas et qui, dans certains cas, peuvent se révéler à peu près exacts. Mais j’ai quand même été dans cette classe préparatoire. Le principal problème ça n’a pas été la motivation mais l’argent. J’ai réussi à avoir beaucoup d’aides grâce à mon niveau scolaire. Aujourd’hui je suis cadre supérieur. C’est une grande fierté pour moi d’avoir réussi ce que j’ai toujours voulu faire !”
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