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déc 01

Au début de notre TPE, nous pensions que tout le monde avait les mêmes possibilités de choisir son orientation post-bac et que les élèves faisaient leurs vœux en fonction de leurs capacités et de leurs volontés.

Nous nous sommes rendues compte au fur et à mesure de notre projet qu’il existait de réelles inégalités, conscientes ou non, d’un individu à un autre sur ce choix.

Même si à certains niveaux il est plus facile aujourd’hui de choisir son orientation qu’au début du siècle, et que les inégalités ont eu tendances à diminuer, la liberté de s’orienter vers une filière voulue reste très limitée.

Donc, nous ne sommes pas libres de choisir notre orientation post-bac.

La liberté dépendra de plusieurs facteurs qui sont l’origine sociale, le sexe, le revenu. Ce sont ces facteurs qui entraîneront une différence concernant le capital culturel de chaque individu : un enfant issu d’un milieu favorisé aura plus de chances de choisir son orientation qu’un enfant issu d’un milieu défavorisé du fait que son capital culturel sera plus riche et que ses parents aient un niveau économique plus important.

Toutefois, l’État met en place des solutions pour lutter contre ces inégalités comme les bourses, un accès plus facile à la culture (comme la Cart’ Atoo offrant des réductions sur l’achat de livres, le musée etc…). De plus, le programme Clair (collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite) prévue pour la rentrée 2011 a pour objectif de favoriser l’égalité des chances en définissant le projet d’orientation de l’élève en lien avec le parcours de découverte des métiers et des formations. Certaines grandes écoles cherchent aussi à lutter contre ces inégalités. Depuis plusieurs années en effet, l’institut des Sciences Politiques de Paris à mis en place un processus visant à lutter contre les inégalités d’accès à l’école en ne faisant passer qu’un oral aux élèves issus de Zone d’Éducation Prioritaire (ZEP). Mais ces élèves, issus de milieu plutôt défavorisé n’auront pas la même culture que les autres élèves, ayant passé le concours « normal ». Il est donc peu probable qu’ils aient les mêmes facilités que les autres, ce qui pourrait alors entraîner leur échec. Nous en sommes donc à nous demander si, les programmes mis en place afin de diminuer l’inégalité des chances, notamment celui de Sciences Po Paris, ne ferait-il pas en réalité augmenter celles-ci, les élèves défavorisés n’étant pas sûrs d’avoir un bon dossier et donc de trouver un travail par la suite.