Du 17 au 23 octobre, avec l’Unicef, marquez la semaine de l’engagement dans vos classes…

En 2011, s'engager pour soi, s'engager pour les autres

2011 : l’Année européenne du bénévolat et du volontariat

En cette année 2011 que l’Union européenne a choisie pour saluer et soutenir l’action des bénévoles et des volontaires, la semaine de l’engagement citoyen marque un temps fort durant lequel l’Unicef met tout en œuvre pour favoriser tout particulièrement la rencontre des jeunes avec le monde associatif.

L’Unicef, depuis le lancement de l’Année européenne du bénévolat et du volontariat, a activement participé au collectif Alliance EYV France (qui réunit une centaine d’associations françaises) afin de mettre en place un dispositif, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, qui facilite la mise en relation entre les associations et les acteurs de l’éducation et leur propose des outils pour animer des interventions.

A cet effet, le site geoambassadeurs.fr permet à la communauté éducative de repérer les associations impliquées dans le projet afin de les inviter à intervenir auprès des jeunes, et des outils d’accompagnement ont été créés par le collectif pour proposer des axes d’intervention adaptés aux différentes classes d’âge.

L’engagement des jeunes et l’Unicef

Les résultats de la récente enquête de l’Unicef, qui dresse le profil de ses bénévoles, ont souligné l’intérêt croissant des jeunes pour l’engagement associatif. Cela fait sens pour eux d’avoir une cause à défendre, de se sentir utiles et reconnus, de s’épanouir socialement et personnellement à travers la vie associative. Plus précoce est l’engagement, plus le jeune acquiert une conscience accrue de citoyen actif.
Pour répondre à cette envie d’engagement, l’Unicef France accorde une place prépondérante à la participation des jeunes, grâce à des programmes développés dans un esprit de continuité et adaptés aux préoccupations de chaque tranche d’âge.

Engagement associatif et éducation à la citoyenneté

La création de projets individuels ou collectifs, la participation à une vie associative font partie intégrante de l’éducation à la citoyenneté telle que l’entend le Socle Commun de Connaissances et de Compétences : « L’école doit permettre à chacun de devenir pleinement responsable, c’est-à-dire autonome et ouvert à l’initiative dans le but de favoriser une participation efficace et constructive à la vie » (pilier 6, Les compétences sociales et civiques).

Dans cet esprit, l’Alliance EYV France a créé un livret destiné à la communauté éducative qui permet de se familiariser avec le milieu associatif et les liens qui peuvent être créés entre associations et établissements scolaires.

En savoir plus : Bénévolat ou volontariat ?

Le bénévolat : on s’engage pour mener à bien une action non rémunérée, la plupart du temps au sein d’une association.
Le volontariat : on s’engage par contrat pour une mission d’intérêt général de durée limitée, en contrepartie de laquelle l’on perçoit une indemnité qui n’est pas assimilable à un salaire.

Kathleen Julié-Romé
Rédactrice-contributrice bénévole pour l’Unicef France

Les programmes d’engagement jeunes à l’Unicef

L'engagement des jeunes, une priorité pour l'Unicef

 

L’Unicef, en cohérence avec sa mission de développement et d’éducation à la citoyenneté, accorde une attention toute particulière à la participation et à l’engagement des jeunes dans la vie sociale et associative.

Pour chaque niveau de la scolarité, il propose des outils et programmes adaptés.

Les Frimousses des Écoles : Un projet ludique et pédagogique à mener avec les enfants, pour aborder à travers la fabrication de poupées le droit à l’identité et à la santé pour tous les enfants du monde.

Les Clubs Unicef jeunes : Un programme éducatif, solidaire et citoyen, mené par un enseignant pour enrichir les actions pédagogiques des enseignants et inciter les jeunes à entrer dans une démarche de solidarité et de citoyenneté.

Les Jeunes ambassadeurs : Un programme d’engagement et de participation des jeunes, pour répondre à un désir d’engagement et développer leurs compétences et relayer la mission de plaidoyer de l’Unicef grâce à un programme de sensibilisation de pair à pair.

Unicef Campus : dans un esprit de continuité, ce programme s’adresse aux étudiants. Il leur facilite un engagement humanitaire et l’acquisition de compétences précieuses pour la vie professionnelle future, par exemple dans les domaines de l’organisation ou de la communication. La création de pôles Unicef dans les établissements permet de créer des projets événementiels ou de communication, d’organiser des débats, de plaidoyer auprès des pairs ou du grand public, etc.

Kathleen Julié-Romé
Rédactrice-contributrice bénévole pour l’Unicef France

Un exemple concret d’action : les Frimousses des Écoles

Frimousses des Ecoles

Laeticia Hallyday, marraine de l'opération Frimousses, à l'école Sainte-Marie des Batignolles (Paris).

Les Frimousses des Écoles, une opération ludique et pédagogique, sensibilise les élèves aux droits des enfants dans le monde. Avec la participation de bénévoles de l’Unicef France, les élèves et leurs enseignants se mobilisent pour confectionner des poupées en chiffon. Appelées Frimousses, elles sont ensuite adoptées en échange d’un don. Ces adoptions permettent de collecter des fonds pour soutenir les campagnes de vaccination menées par l’Unicef dans 155 pays.

Comment ça marche ?
• Les élèves participent à une séance d’information sur le droit à la santé et à l’identité.
• Les élèves confectionnent une poupée en tissu. L’Unicef fournit le corps de la poupée prêt à être rembourré et des modèles de vêtements faciles à fabriquer.
• Chaque enfant demande à un proche d’adopter sa poupée, qui a une « carte d’identité » propre.

Qui participe ?
Du primaire jusqu’au lycée, les élèves de la France entière peuvent participer dans tous les départements de France.

En savoir plus ?
Une page dédiée aux Frimousses des Écoles est disponible sur le site de l’Unicef : cliquez ici pour la consulter.
Pour toutes questions, vous pouvez adresser votre mail à l’adresse suivante : frimoussesecoles@unicef.fr

Kathleen Julié-Romé
Rédactrice-contributrice bénévole pour l’Unicef France

Une crise nutritionnelle dramatique frappe la Corne de l’Afrique

Des réfugiés somaliens attendent de la nourriture dans un camp situé à la frontière Kenya-Somalie.

L’Unicef tire la sonnette d’alarme et appelle la communauté internationale à venir en aide aux plus de 2 millions d’enfants touchés par la crise nutritionnelle. Un appel de fonds à hauteur de 22,2 millions d’euros a été lancé. De la Somalie à l’Ouganda, en passant par l’Éthiopie, Djibouti et le Kenya, plus de 10 millions de personnes sont menacées.

La Corne de l’Afrique subit actuellement une crise nutritionnelle liée à la pire sécheresse qu’ait connue la région en 60 ans, mais aussi à la hausse des prix des denrées alimentaires de base et au conflit qui déchire la Somalie depuis des années. Dans ce pays, la ville de Baidoa, a vu le prix des céréales augmenter de 240 % par rapport à l’an dernier, ou encore, le prix du maïs a augmenté de 117 % dans certaines régions de l’Éthiopie. De plus, certaines zones du sud de la Somalie restent difficiles d’accès pour les acteurs humanitaires. Face à cette situation, les enfants vulnérables et défavorisés sont ceux qui souffrent le plus; c’est à eux que l’Unicef porte assistance en priorité.

Cette crise engendre de grands déplacements de population, notamment depuis la Somalie, épicentre de la crise, vers le Kenya et l’Éthiopie. Actuellement, près de 10 000 Somaliens arrivent au Kenya, par le nord du pays chaque semaine et près de 2500 sont enregistrés chaque jour en Éthiopie. Ces grands mouvements de population entraînent une dégradation des conditions sanitaires dans les camps, directement pris en charge par l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, le HCR. L’Unicef travaille en étroite collaboration avec celui-ci pour acheminer divers produits vers les camps.

La malnutrition au cœur des inquiétudes

L’une des premières conséquences de la crise est l’augmentation du taux de malnutrition. Il a augmenté de 50 % durant l’année qui vient de s’écouler. Le manque de nourriture fait donc peser une lourde menace sur la survie des enfants, et plus particulièrement sur ceux du sud de la Somalie. C’est  l’une des raisons principales qui pousse autant de familles à partir au Kenya et en Éthiopie. Et sur l’ensemble de la région, près de 500 000 enfants souffrent aujourd’hui de malnutrition aiguë sévère et 1,7 million sont atteints de malnutrition aiguë modérée.

L’Unicef agit

Sur le terrain, l’Unicef a envoyé par avion 5 tonnes d’approvisionnement (aliments thérapeuthiques, médicaments) et des équipements pour améliorer l’accès à l’eau à Baidoa (sud-ouest de la Somalie), afin de venir en aide aux enfants affectés par la crise.

Notre organisation travaille avec les ministères de la santé locaux, le Programme Alimentaire Mondial,  les ONGs internationales et les organisations communautaires. Un tel fonctionnement permet de maintenir les campagnes de vaccination de routine, d’être en capacité de donner une réponse adéquate dans le secteur de la santé, de poursuivre et de renforcer des programmes d’accès à l’eau potable et d’améliorer les installations sanitaires dans les camps.

Depuis le début de la sécheresse, l’Unicef a déjà pris en charge près de 70 000 enfants atteints de malnutrition, rien que dans le sud de la Somalie et a distribué 2500 cartons d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi. En Somalie par exemple, l’Unicef est aussi en train d’effectuer un travail d’identification des zones où la malnutrition est très présente. Notre organisation se mobilise pour réhabiliter des forages et des puits, mais aussi pour en construire d’autres et pour installer de nouvelles latrines.

« Cette région est le théâtre de crises récurrentes. Mais celle qui sévit aujourd’hui fait partie des pires de ces dernières décennies », explique Robert McCarthy, le conseiller régional de l’Unicef pour l’urgence, en Afrique de l’Est et du Sud. Après deux saisons consécutives de très faibles pluies, de nombreuses zones rurales sont confrontées à une période extrêmement difficile. Par conséquent, la population pastorale, qui vit de son bétail, est aujourd’hui très fragilisée par la rareté de l’eau et l’insuffisance de nourriture.

Aujourd’hui, l’Unicef appelle les gouvernements locaux, les donateurs et l’ensemble de la communauté internationale à mettre en place très rapidement une réponse humanitaire forte.

Pour en savoir plus et faire un don, cliquez ici.

Mettre fin au drame ordinaire des enfants des rues

Un enfant des rues de Bamako, endormi à côté de la boîte de conserve dont il se sert pour mendier.

Cette année, pour la Journée de l’enfant africain célébrée tous les 16 juin, coup de projecteur sur les « enfants des rues », un phénomène qui concerne de nombreux pays. Au Mali par exemple, on estime à 5 500, pour la seule ville de Bamako, le nombre d’enfants livrés à eux-mêmes dans les rues de la ville…

Ils sont par dizaines, aux carrefours et feux rouges de Bamako, à tendre leur boîte de conserve vide pour réclamer un peu d’argent ou de nourriture. Les pieds nus sur l’asphalte brûlant, au milieu des gaz d’échappement et des dangers du trafic. La nuit, ils se réfugient le long des murs des maisons ou dans les gares routières pour dormir quelques heures. « Ils sont exposés à tout » explique Zakari Adam, chef du Programme Protection des enfants, au bureau Unicef du Mali. « Ils sont souvent couverts de plaies qui mettent du temps à cicatriser, souffrent de toutes sortes de maladies, sont exposés aux risques de violences, de viol, de prostitution… »

Qui sont ces enfants, comment sont-ils arrivés dans la rue ?

Garçons pour la très grande majorité, (mais les filles ne sont pas épargnées) ils ont le plus souvent entre 10 et 18 ans et ont fui des violences physiques ou verbales subies dans le cadre de la famille, ou de l’école coranique – les parents confient parfois leurs enfants à des « maîtres coraniques » pour leur donner une éducation religieuse ; dans certains cas, ces maîtres les forcent à mendier et les maltraitent…
Ces enfants des rues sont originaires du Mali à 86%, mais certains viennent d’autres pays de la sous-région d’Afrique de l’Ouest : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry… Leur gagne pain ? La mendicité, pour la grande majorité. Mais certains font de petits « métiers de rue » : cireur de chaussure, laveur de vitres, porteur de bagages… Les filles, elles, font souvent du petit commerce de fruits et légumes sur les marchés ou les bords de route – la moitié d’entre elles a recours à la prostitution pour survivre. *

La clé ? L’école !

« Aujourd’hui au Mali, le taux net de scolarisation est de 61%. Atteindre 100% permettrait aussi de vaincre le problème des enfants des rues ! » explique Zakari Adam. Si le Samu Social, avec lequel travaille l’Unicef, fait des maraudes dans les rues pour venir en aide aux enfants, l’Unicef de son côté s’atèle à la prévention du phénomène : « Il s’agit de renforcer la capacité d’accueil des écoles existantes, d’améliorer l’offre scolaire en proposant notamment des cycles « réduits » adaptés, qui permettent aux plus grands de rattraper les années de scolarité manquées, mais aussi de sensibiliser les parents sur l’importance de l’école… Nous faisons également du plaidoyer auprès des acteurs politiques, notamment les maires qui, dans le cadre de la décentralisation en cours, peuvent mettre en place des actions concrètes pour les enfants des rues. De plus en plus le font, en suivant nos recommandations ! Les résultats sont très encourageants. Mais cela demande du temps et des financements… »

*Données tirées de l’Etude « Nous venons tous d’une maison » menée par le Samu Social Mali dans la ville de Bamako avec le soutien de l’Unicef. Décembre 2010.

Pour en parler avec vos élèves

Destiné aux élèves de collège, ce dossier pédagogique permet d’aborder le thème du travail des enfants de manière interdisciplinaire.

Pour avoir accès à tous les dossiers pédagogiques de l’Unicef France, il vous suffit de cliquer ici.


Deux nouveaux dossiers pédagogiques pour aborder les droits de l’enfant avec vos élèves !

Pour sensibiliser les élèves aux droits de l’enfant, l’Unicef France propose à la communauté éducative (enseignants, pédagogues, éducateurs) des outils pédagogiques pour l’école primaire et le collège.

Clés en mains, adaptés aux pratiques pédagogiques et conformes aux programmes scolaires de l’Éducation nationale, voici deux nouveaux outils pour éduquer aux droits de l’enfant, au développement durable, à la citoyenneté et à la solidarité internationale :

  • Un dossier pédagogique pour l’école primaire
  • Un dossier pédagogique pour le collège

Les dossiers pédagogiques contiennent des fiches enseignants (démarche et étapes), des fiches élèves (exercices), des fiches de documents (affiches, textes, photographies, vidéos…) portant sur un ensemble de connaissances et de compétences liées aux droits de l’enfant :

  • La CIDE : histoire, principes fondamentaux, application
  • Les droits de l’enfant en France
  • L’Unicef : l’aide apportée pour l’urgence et le développement
  • Le droit à l’identité
  • Le droit à la santé
  • Le droit à l’éducation
  • Le droit à la protection
  • Le droit à la participation

Pour en savoir plus

Pour télécharger les dossiers pédagogiques rendez-vous sur le site de l’Unicef France.

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Pour télécharger, les affiches, expositions, photos, rendez-vous sur l‘Unicef France.