Bilan sur les actions menées, les risques et les perspectives
Paris, le 12 juillet 2010 – Six mois après le tremblement de terre le plus dévastateur subi par Haïti au cours de ces 200 dernières années, les obstacles à surmonter pour répondre aux besoins des quelque 800 000 enfants et de leurs familles restent immenses.
Le secteur de l’éducation a été frappé de plein fouet par la catastrophe : 3 978 écoles ont été détruites ou endommagées – 80% des écoles de la zone touchée par le séisme. La catastrophe a aggravé une situation déjà critique : avant le séisme, moins de la moitié des enfants en âge d’aller à l’école étaient scolarisés.
Le Gouvernement, épaulé par l’UNICEF, entend relever l’immense défi de la scolarisation de tous les enfants d’Haïti. 1297 tentes-écoles ont déjà été distribuées (2000 le seront au cours des prochaines semaines) pour permettre la mise en place d’écoles temporaires. Ces espaces ont permis la mise en oeuvre d’actions de santé et de protection et de rétablir une forme de normalité dans la vie des enfants affectés par le séisme. A plus long terme, l’UNICEF est engagé aux côtés du gouvernement et de tous les partenaires pour reconstruire un système éducatif permettant l’accès de tous les enfants haïtiens à l’éducation, en particulier des enfants les plus vulnérables
et difficiles à atteindre.
Accélérer le déblaiement des décombres, trouver des solutions au problème des familles déplacées occupant les écoles et accélérer le rythme de construction d’écoles pour assurer qu’il y aura des places avant la prochaine rentrée scolaire en octobre, sont les défis et les priorités de l’UNICEF et ses partenaires. L’UNICEF travaille également avec le Gouvernement pour alléger le poids des frais de scolarité dans un contexte où 90% des écoles sont payantes.
Pour tout savoir sur la situation des enfants en Haïti, les actions de l’Unicef et de ses partenaires et sur l’utilisation des fonds et pour télécharger le rapport « Les enfants d’Haïti : étapes marquantes et perspectives à l’échéance de six mois », rendez-vous sur www.unicef.fr
Le bilan en image
ACTUALITES
Un puissant séisme a dévasté Haïti, faisant des centaines voire des milliers de morts.
Il y a urgence. L’Unicef se mobilise.

Il est 16h53 (heure locale) le 12/01/10 lorsqu’un puissant séisme de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter frappe Haïti à 17 kilomètres de la capitale Port-au-Prince. Aucun bilan précis n’est disponible pour l’instant mais les témoins sur place parlent de nombreuses victimes. Deux fortes répliques ont également été enregistrées quelques minutes après le premier séisme, d’une magnitude de 5,9 puis 5,5 sur l’échelle de Richter. L’Unicef France débloque 300 000 euros de son fonds d’urgence pour répondre à cette crise.
Des victimes sont toujours coincées dans les décombres. L’électricité, les systèmes de distribution d’eau, et les réseaux téléphoniques sont coupés. La communication avec Haïti est très difficile aujourd’hui. Les secours rencontrent des problèmes pour accéder aux blessés, de nombreux débris jonchant les routes.Ce tremblement de terre à détruit de nombreux bâtiments officiels et de nombreuses habitations. Il a également détruit le siège de la mission de stabilisation de l’ONU dans le pays, de nombreux employés sont portés disparus.
L’Unicef prépare une aide d’urgence
L’Unicef, comme les agences des Nations unies et d’autres organisations humanitaires se déploient sur le terrain pour évaluer les besoins et apporter du secours. Haïti a besoin de matériel médical et les blessés doivent être évacués. Les populations ont également besoin d’eau potable. En coordination avec toutes les autres agences de l’ONU présentes sur place, l’Unicef va fournir une aide pour permettre l’accès à l’eau potable, à des installations sanitaires et des soins de santé de base.
Les conséquences de cette catastrophe naturelle vont être foudroyantes pour Haïti. Le pays tente toujours de se remettre de la forte saison d’ouragans qui l’a touché en 2008.Haïti est le second pays le plus densément peuplé dans l’hémisphère ouest. Quatre enfants sur 10 vivent dans des habitations aux sols en terre battue ou dans des conditions très précaires, avec plus de 5 personnes par pièce. Environ 46% de la population a moins de 18 ans.
Si vous souhaitez nous aider :
Si vous souhaitez vous informer :
Pour vous aider à décrypter l’actualité autour de cette catastrophe, apporter des réponses et donner des exemples concrets à vos élèves sur l’aide humanitaire d’urgence :
ACTUALITES/INFORMATION PRESSE
Paris, 13 janvier 2010
Malgré les dégâts très importants dans ses propres bureaux à Port-au-Prince, l’Unicef est prêt à fournir une aide immédiate aux victimes de la crise humanitaire suite au puissant séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter qui a frappé Haïti hier à 17 kilomètres de la capitale Port-au-Prince. Aucun bilan précis n’est disponible pour l’instant, mais les témoins sur place parlent d’innombrables victimes.
En coordination avec toutes les autres agences de l’ONU présentes sur place, l’Unicef va fournir une aide pour permettre l’accès à l’eau potable, à des installations sanitaires et des soins de santé de base.
L’électricité, les systèmes de distribution d’eau, et les réseaux téléphoniques sont coupés. La communication avec Haïti est très difficile aujourd’hui. Les secours rencontrent des problèmes pour accéder aux blessés, de nombreux débris jonchant les routes.
Ce tremblement de terre a détruit de nombreux bâtiments officiels et de nombreuses habitations. Il a également détruit le siège de la mission de stabilisation de l’ONU dans le pays, de nombreux employés sont portés disparus.
L’Unicef prépare également du matériel et des renforts humains afin d’apporter une protection aux enfants, toujours extrêmement vulnérables lors de catastrophes naturelles. Le matériel et les experts de l’Unicef permettront aux enfants de continuer à aller à l’école et d’accéder à des espaces de récréation protégés.
La situation des enfants et des femmes en Haïti était déjà l’une des plus sensibles avant que le séisme ne frappe l’île. Haïti est l’un des pays les plus pauvres au monde – classé 148e sur 179 pays sur l’index du développement humain, et tente déjà de se relever de plusieurs années de violence, d’insécurité et d’instabilité et également de plusieurs catastrophes naturelles.
Les conséquences de cette catastrophe naturelle qui suit une forte saison d’ouragans en 2008 dont le pays tente toujours de se remettre, vont être foudroyantes.
La répartition des revenus à Haïti est très inégale avec seulement 1 habitant sur 50 ayant un emploi stable. L’accès aux services est très inégal : plus les enfants sont pauvres moins ils ont accès aux droits fondamentaux. Beaucoup trop d’Haïtiens, femmes et enfants doivent lutter pour avoir accès à une alimentation correcte, à l’eau potable, une éducation et une protection contre la violence.
Haïti est le second pays le plus densément peuplé dans l’hémisphère occidental. Quatre enfants sur 10 vivent dans des habitations aux sols en terre battue ou dans des conditions très précaires, avec plus de 5 personnes vivant par pièce. Environ 46% de la population a moins de 18 ans.
Avec autant de personnes vivant dans des conditions de promiscuité et un accès à l’eau potable et a des structures sanitaires déjà très compromis en temps normal, la vulnérabilité aux maladies liées à l’eau peut monter en flèche après une catastrophe naturelle ainsi que les difficultés pour fournir de la nourriture, des fournitures médicales et des services de protection. Les enfants comme trop souvent sont les plus exposés aux conséquences.
Si vous souhaitez nous aider :
Si vous souhaitez vous informer :
Pour vous aider à décrypter l’actualité autour de cette catastrophe, apporter des réponses et donner des exemples concrets à vos élèves sur l’aide humanitaire d’urgence :










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