Si l’on peut voir aujourd’hui dans les musées ou à la télévision les visages de Lucy ou de Toumaï, on le doit… à un gendarme et à une sculptrice ! Jean-Noël Vignal est ingénieur à l’Institut de Recherche criminelle de la gendarmerie nationale. Ce passionné d’informatique a fabriqué un logiciel de traitement d’images qui permet de dessiner des portraits-robots de victimes non identifiables dans des enquêtes criminelles : si l’on parvient à déterminer le sexe, la corpulence, la forme d’un crâne, l’âge ou la taille d’un squelette, il est possible d’en déduire la place des muscles, des tendons et de la peau. À partir de quelques points de référence sur un crâne, par exemple, on peut même reconstruire un visage. La sculptrice Élisabeth Daynes a fait appel à ce gendarme passionné, pour venir en aide aux anthropologues qui souhaitaient donner un visage vraisemblable à leurs ossements. Elle utilise donc désormais les mêmes technologies d’imagerie en trois dimensions que celles de la police scientifique et technique ! Des outils du XXIe siècle pour nous donner à voir ce à quoi ressemblaient nos lointains ancêtres.

Travaillez sur ce thème avec le livre Ushuaïa Junior L’origine de l’Homme, pages 56 et 57.

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