Des pyramides pour dernière demeure

Dès leur arrivée sur le trône, les pharaons commençaient la construction de leur future tombe. Avant d’adopter la pyramide pour la construction de leur sépulture, les rois égyptiens se faisaient enterrer dans des mastabas, composés de deux parties : un caveau et une chapelle. C’est à Djoser, et plus précisément à son architecte Imhotep, que l’on doit l’évolution de ce type de tombe à la forme pyramidale. Au mastaba initial a été englobée une structure à quatre puis six degrés formant une pyramide d’une soixantaine de mètres de hauteur. […]

Travaillez sur ce thème avec le livre Ushuaïa Junior Égypte et pharaons, pages 28 et 29.

Les rites de momification

Alors que les Grecs incinèrent leurs morts, les Egyptiens les momifient. Dès l’Antiquité, les voyageurs, comme Hérodote, qui voyagèrent en Égypte au Ve siècle avant J.-C., furent frappés par cette pratique funéraire. La curiosité ne diminuera pas au cours des siècles, et ces dépouilles mortuaires atterriront à partir du XVIe siècle sur les étagères des officines européennes, les cabinets de curiosité. Elles seront même pour certaines réduites en poudre pour faire de l’engrais ou détroussées par des pilleurs en quête d’objets de valeur. L’intérêt scientifique pour ces dépouilles particulières voit le jour au XIXe siècle, où l’on procède dans des laboratoires à des séances de « débandelettage » sans objectif clairement défini. C’est seulement lors de la découverte de tombes royales dans lesquelles des pharaons gisent encore dans de somptueux sarcophages que les scientifiques se pencheront sur ces hommes et ces femmes préparés pour leur dernier voyage. Leur étude anthropologique va permettre de découvrir le processus employé pour momifier ces personnages et surtout de comprendre les rites funéraires de l’Égypte ancienne.

Travaillez sur ce thème avec le livre Ushuaïa Junior Égypte et pharaons, pages 26 et 27.

Glossaire : Egypte et pharaons

Albâtre : pierre blanche translucide (de la variété des calcites dures), ayant l’aspect lisse du marbre, que l’on utilisait pour faire de petites statues ou des petits objets.

Amulette : petit bijou, pendentif ou bague, que l’on portait sur soi ou bien que l’on glissait dans le « bandelettage » des momies à des fins productrices. Elle pouvait représenter une divinité, un animal, un hiéroglyphe comme l’oeil oudjat, qui signifie « être intact ».

Anthropologique : relatif à l’étude scientifique de l’origine, du comportement et du développement physique, social et culturel des êtres humains.

Cartonnages : fait avec du lin ou des payprus assemblés à l’aide de colle et modelé pour faire des sarcophages et des masques funéraires. Ils pouvaient être enduits et peints. On désigne aussi par « cartonnages » des éléments de protection de momie faits dans cette matière.

Cartouche : on appelle ainsi une boucle de corde comprenant un noeud à la base ; il symbolise l’univers, « ce que le Soleil encercle ». Les deux noms les plus importants du pharaon – « roi de Haute et de Basse-Egypte » et « fils de Rê » – sont inscrits à l’intérieur, pour signifier que le roi est le maître du monde. Continuer la lecture de Glossaire : Egypte et pharaons

Le Nil : fleuve nourricier

Le Nil est le plus long fleuve au monde. Il s’étend sur 6 671 km de l’Afrique des Grands Lacs (lacs Victoria, Albert et Édouard) et du massif éthiopien jusqu’à la mer Méditerranée, drainant un bassin de 2 849 000 km2. Il est formé de deux artères principales, le Nil Bleu et le Nil Blanc, et s’écoule du sud vers le nord. Symbole de la civilisation égyptienne, le Nil a souvent été comparé à un lotus, le delta représentant la lourde fleur, la vallée du fleuve la tige fine et très longue, et le Fayoum figurant un bourgeon. Le Nil coule dans une vallée riche et fertile qui dessine une ligne de verdure dans un paysage par ailleurs désertique. […]

Travaillez sur ce thème avec le livre Ushuaïa Junior Égypte et pharaons, pages 10 et 11.