Les reconstitutions d’Hominidés

Si l’on peut voir aujourd’hui dans les musées ou à la télévision les visages de Lucy ou de Toumaï, on le doit… à un gendarme et à une sculptrice ! Jean-Noël Vignal est ingénieur à l’Institut de Recherche criminelle de la gendarmerie nationale. Ce passionné d’informatique a fabriqué un logiciel de traitement d’images qui permet de dessiner des portraits-robots de victimes non identifiables dans des enquêtes criminelles : si l’on parvient à déterminer le sexe, la corpulence, la forme d’un crâne, l’âge ou la taille d’un squelette, il est possible d’en déduire la place des muscles, des tendons et de la peau. À partir de quelques points de référence sur un crâne, par exemple, on peut même reconstruire un visage. La sculptrice Élisabeth Daynes a fait appel à ce gendarme passionné, pour venir en aide aux anthropologues qui souhaitaient donner un visage vraisemblable à leurs ossements. Elle utilise donc désormais les mêmes technologies d’imagerie en trois dimensions que celles de la police scientifique et technique ! Des outils du XXIe siècle pour nous donner à voir ce à quoi ressemblaient nos lointains ancêtres.

Travaillez sur ce thème avec le livre Ushuaïa Junior L’origine de l’Homme, pages 56 et 57.

Les forêts fossiles : notre source de charbon

Il y a plus de 300 millions d’années poussaient d’immenses forêts tropicales au pied de montagnes en formation et dont on retrouve les traces dans les grands bassins houillers en Angleterre, en France, en Belgique, en Allemagne, en Espagne, en Chine, en Amérique du Nord… Marécageuses et lagunaires, ces forêts étaient composées de grands arbres à écailles, semblables à nos fougères arborescentes actuelles : les lépidodendrons. Des sigillaires mesuraient plus de 30 mètres de haut et se terminaient par des bouquets de feuilles de 1 mètre. Il y avait aussi des prêles géantes de 15 à 20 mètres de hauteur. Régulièrement submergées par les eaux, ces forêts ont été enfouies sous de nombreuses couches de sédiments et ont contribué à la formation du charbon.

Travaillez sur ce thème avec le livre Ushuaïa Junior Forêts du monde, pages 34 et 35.

Les rites de momification

Alors que les Grecs incinèrent leurs morts, les Egyptiens les momifient. Dès l’Antiquité, les voyageurs, comme Hérodote, qui voyagèrent en Égypte au Ve siècle avant J.-C., furent frappés par cette pratique funéraire. La curiosité ne diminuera pas au cours des siècles, et ces dépouilles mortuaires atterriront à partir du XVIe siècle sur les étagères des officines européennes, les cabinets de curiosité. Elles seront même pour certaines réduites en poudre pour faire de l’engrais ou détroussées par des pilleurs en quête d’objets de valeur. L’intérêt scientifique pour ces dépouilles particulières voit le jour au XIXe siècle, où l’on procède dans des laboratoires à des séances de « débandelettage » sans objectif clairement défini. C’est seulement lors de la découverte de tombes royales dans lesquelles des pharaons gisent encore dans de somptueux sarcophages que les scientifiques se pencheront sur ces hommes et ces femmes préparés pour leur dernier voyage. Leur étude anthropologique va permettre de découvrir le processus employé pour momifier ces personnages et surtout de comprendre les rites funéraires de l’Égypte ancienne.

Travaillez sur ce thème avec le livre Ushuaïa Junior Égypte et pharaons, pages 26 et 27.

Les hommes du desert

Qui étaient les Nabatéens ? La question reste toujours posée, même si les recherches scientifiques apportent chaque année de nouvelles informations. Les Nabatéens vivent en plein air, écrivait Diodore de Sicile au Ier siècle après J.-C.. Ils ont pour coutume de ne pas semer le grain, de ne pas planter d’arbres fruitiers et de ne pas construire de maisons. Des nombreuses tribus arabes, ils sont de loin les plus riches. Un grand nombre d’entre eux transporte en effet jusqu’à la mer l’encens, la myrrhe et les plus précieux des aromates que leur remettent ceux qui les acheminent depuis l’Arabie dite « Heureuse ». Depuis, la parution de ce texte antique, et malgré l’engouement pour ce peuple oriental à l’époque romantique, n’a pas permis de définir précisément l’origine de ces tribus ayant laissé comme vestiges notables des tombes creusées dans la falaise. Alors, le mystère demeure autour de ces seigneurs du désert, « apparus on ne sait quand et venus on ne sait d’où ».

Travaillez sur ce thème avec le livre Ushuaïa Junior Civilisations retrouvées, pages 38 et 39.

Les baleines

Majestueux mammifères

Les baleines sont les plus gros mammifères au monde : la plus grande d’entre elles, la baleine bleue, pèse autant que 20 éléphants ! Pourtant, elles se nourrissent uniquement de plancton ou de très petits poissons. La baleine bleue peut en avaler jusqu’à 4 tonnes par jour. Pour trouver suffisamment de nourriture, elles sont obligées de se déplacer souvent. L’été, elles parcourent en petits groupes les eaux polaires et se gavent de krill. L’hiver, elles gagnent des eaux plus chaudes, dans les régions tropicales ou tempérées, pour se reproduire. Les baleines mettent au monde un petit prêt à nager. Dès la naissance, elles le portent vers la surface pour qu’il respire pour la première fois. Elles allaitent ensuite leur petit durant tout le voyage de retour. Lorsque le groupe arrive dans les eaux froides, les baleineaux sont assez grands pour manger le krill. Chez la baleine, tout est calculé !

Travaillez sur ce thème avec le livre Ushuaïa Junior Animaux marins, pages 28 et 29.

La biodiversité en péril

La vie en danger

Les animaux et les plantes sont en danger : à cause de la chasse, de la pêche, de la pollution, de la disparition des milieux naturels, des espèces s’éteignent tous les ans ! Certaines ont déjà totalement disparu, comme le loup de Tasmanie, le dodo, le grand pingouin… Et aujourd’hui, la liste des espèces menacées ne cesse de s’allonger. On y trouve des grands mammifères, comme l’éléphant, l’ours, le rhinocéros, l’antilope, le guépard, le koala et bien d’autres, mais aussi des oiseaux, des reptiles, des poissons, des insectes… Pourtant, chaque animal et chaque plante a sa place dans l’écosystème. Si un seul d’entre eux disparaît, tout l’équilibre naturel risque de s’écrouler.

Travaillez sur ce thème avec le livre Ushuaïa Junior Planète Terre, pages 34 à 37.

Le monde avant l’Homme

La planète Terre est âgée de 4,5 à 4,6 milliards d’années. […] La Terre est constituée de plusieurs couches : la croûte terrestre, les manteaux supérieur et inférieur, les noyaux externe et interne. Elle est surnommée la »planète bleue » car sa surface est recouverte de 70 % d’eau, favorable à la vie. A ce jour, de tout l’Univers, seule notre planète est connue pour abriter les différentes formes de vie. Les plus anciennes roches connues datent de 4 milliards d’années. La présence de restes fossiles dans une roche est une indication pour déterminer le milieu (mer, lac, terres émergées), l’âge de la roche et le climat des différentes périodes. Les plus anciens fossiles connus témoignent de l’existence d’organismes qui ont vécu dans l’eau et qui avaient la capacité de se reproduire.

Travaillez sur ce thème avec le livre Ushuaïa Junior L’origine de l’Homme, pages 10 et 11.

Glossaire : Egypte et pharaons

Albâtre : pierre blanche translucide (de la variété des calcites dures), ayant l’aspect lisse du marbre, que l’on utilisait pour faire de petites statues ou des petits objets.

Amulette : petit bijou, pendentif ou bague, que l’on portait sur soi ou bien que l’on glissait dans le « bandelettage » des momies à des fins productrices. Elle pouvait représenter une divinité, un animal, un hiéroglyphe comme l’oeil oudjat, qui signifie « être intact ».

Anthropologique : relatif à l’étude scientifique de l’origine, du comportement et du développement physique, social et culturel des êtres humains.

Cartonnages : fait avec du lin ou des payprus assemblés à l’aide de colle et modelé pour faire des sarcophages et des masques funéraires. Ils pouvaient être enduits et peints. On désigne aussi par « cartonnages » des éléments de protection de momie faits dans cette matière.

Cartouche : on appelle ainsi une boucle de corde comprenant un noeud à la base ; il symbolise l’univers, « ce que le Soleil encercle ». Les deux noms les plus importants du pharaon – « roi de Haute et de Basse-Egypte » et « fils de Rê » – sont inscrits à l’intérieur, pour signifier que le roi est le maître du monde. Continuer la lecture de Glossaire : Egypte et pharaons

Les mouvements de la Terre : des fractures au fond des océans

Au fond des océans, à 4 000 mètres de profondeur, des chaînes de volcans traversent le globe de part en part : ce sont des dorsales océaniques, gigantesques cassures séparant deux plaques.

Travaillez sur ce thème avec le livre Ushuaïa Junior Volcans, pages 14 et 15.

Le Nil : fleuve nourricier

Le Nil est le plus long fleuve au monde. Il s’étend sur 6 671 km de l’Afrique des Grands Lacs (lacs Victoria, Albert et Édouard) et du massif éthiopien jusqu’à la mer Méditerranée, drainant un bassin de 2 849 000 km2. Il est formé de deux artères principales, le Nil Bleu et le Nil Blanc, et s’écoule du sud vers le nord. Symbole de la civilisation égyptienne, le Nil a souvent été comparé à un lotus, le delta représentant la lourde fleur, la vallée du fleuve la tige fine et très longue, et le Fayoum figurant un bourgeon. Le Nil coule dans une vallée riche et fertile qui dessine une ligne de verdure dans un paysage par ailleurs désertique. […]

Travaillez sur ce thème avec le livre Ushuaïa Junior Égypte et pharaons, pages 10 et 11.