Vous avez mené un projet de développement durable ?


Vous souhaitez témoigner et valoriser votre projet ?
Pour pairform@nce, nouvelle plateforme de formation de l’Education Nationale, je suis en train de concevoir un parcours de formation autour du thème des projets de développement durable. Pour aider les enseignants souhaitant développer un projet dans leur établissement, je souhaiterais leur proposer en ressource des expériences déjà vécues. En particulier je cherche des témoignages d’enseignants de lycée ou collège :

  • sur la façon dont ils ont procédé pour entrer dans le développement durable ;
  • sur la manière dont les projets ont été conduits ;
  • sur les outils développés à cette occasion…

Si vous avez un témoignage à apporter, contactez moi en laissant un commentaire à ce billet ou en m’envoyant un mail…

Le développement durable, une affaire politique

Le développement durable est par nature complexe, il cherche à concilier une économie efficace avec une société équitable et une écologie tolérable. L’écologie n’a pas de frontières, le monde est monde avant l’homme. De multiples sociétés se sont ensuite installées, toutes spécifiques, adaptées à leurs environnements. Elles ont produit, échangé créant le commerce et l’économie.
Aujourd’hui si les société n’ont pas toutes le même état de développement, elles gardent en commun la terre et le désir de continuer à se développer. Chaque société va alors déterminer ses moyens, et se choisir une ligne de conduite.
Le développement durable est une affaire politique.

Une politique qui ressemble parfois à une pelote de laine à dénouer….

Tags : , ,

Le dd en reportage

Les élèves de seconde du Lycée Français de Hanoi ont réalisé un reportage sur le développement durable. Partis interviewer des habitants de Ba Trang, un village du Nord Vietnam spécialisé dans la fabrication de céramiques, ils rapportent leur vision toute particulière du développement durable. Où l’on apprend que tout est lié. “C’est vrai ce que je dis“.

Labyrinthe de Ba Trang
Pour vos translations, on compte environ 20 000 dongs pour 1 euro.

Tags : ,

La promotion du DD par les indicateurs


La nécessité de disposer d’indicateurs fiables et pertinents pour guider le processus de développement durable a été reconnu dès la Conférence de Rio. Elle est affirmée dans le document programmatique qui en est issu, l’Action 21 (Agenda 21 en anglais). Pour les rédacteurs d’Action 21, les indicateurs courants, y compris le PNB sont impuissants à évaluer “la durabilité des systèmes”.

Afin de répondre à cette demande, la Commission du développement durable des Nations Unies lance en 1995 un programme de travail visant à élaborer des indicateurs de développement durable : 134 propositions d’indicateurs sont ainsi testées par une vingtaine de pays volontaires, dont la France.

Aujourd’hui la “nouvelle stratégie européenne de développement durable” de 2006, intègre un suivi qui précise un processus d’élaboration et de validation politique des indicateurs correspondants dont le pilotage est à présent confié à Eurostat. Les travaux se sont poursuivis en parallèle en France en liaison plus étroite avec ceux de l’organe central de statistique de l’UE. Une déclinaison française des 12 indicateurs clés européens a alors été publiée dans le 4ème rapport de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement durable sur le site de la documentation française.

Besoins fondamentaux, droit et dérégulation

L’ONG Social Watch est un réseau de coalitions de citoyens de plus de 70 pays qui surveille les engagements des gouvernements et des organisations internationales à supprimer la pauvreté et aboutir à l’égalité des sexes. Elle a mis au point divers outils de contrôle, et présente ses résultats sur un blog.

A partir de données disponibles pour la plupart des pays, elle a notamment créé l’indice des capacités fondamentales, inspiré des travaux du prix nobel Amartya Sen. Cet indice correspond à la moyenne de trois variables :

  • le nombre d’enfants qui meurent avant 5 ans ;
  • la part des enfants qui sont allés jusqu’à l’école primaire ;
  • la proportion de naissances assistées par des professionnels de santé.

Le rapport 2008 intitulé “The Answer is Rights”, la solution passe par le droit, s’intéresse aux relations entre les droits des hommes et les règles économiques, en particulier la dérégulation liée au phénomène de mondialisation. ale.

Si les rapports sont d’une approche difficile car longs et en anglais, Social Watch propose sur son blog des synthèses sur les progrès, ou reculs, en matière d’égalité des sexes et de capacités fondamentales, et une série de cartes interactives sur le développement qui se prêtent plus facilement à l’analyse et qui peuvent l’être en partenariat avec le professeur d’anglais ou d’espagnol.

Selon Social Watch, 34 pays sur 176 répertoriés ont un niveau de progrès social critique car moins de 70 % des besoins fondamentaux – l’éducation de base et la santé des enfants – y sont assurés. La plupart sont situés sur le continent africain auxquels s’ajoutent le Pakistan, le Népal, le Cambodge, le Yémen et le Guatemala. Au total, ces pays représentent la moitié de la population mondiale.

Mythes du Tiers_Monde

Une leçon sur le développement à partir des éléments constitutifs de l’IDH (Indicateur du Développement Humai), pour revoir les mythes du Tiers_monde. En anglais, certes, mais avec humour et une utilisation de graphiques qui donne des idées pour l’animation des cours…

Tags : ,

La durabilité du développement

Dans le couple formé par le substantif “développement” et l’adjectif “durable“, l’accent peut être mis sur l’un ou l’autre terme. L’Action 21 (ou agenda 21 en anglais, document programmatique issu de la Conférence de Rio) insiste sur la durabilité, marquant de manière durable la perception et la transmission du concept de développement durable.

Sylvie Brunel dans son ouvrage “à qui profite le développement durable ?” dénonce la part belle accordée à la durabilité au détriment du développement. Elle craint qu’en suivant cette dérive, probablement instrumentalisée par le monde économique, de nouvelles exclusions naissent. 


Sylvie Brunel, à qui profite le développement durable ?
envoyé par AgoraVox

Paul-Marie Boulanger, à l’occasion d’un article sur les indicateurs du développement durable, décortique les approches possibles du concept de développement durable. Trois approches sont recensées, chacune d’entre elles mettant l’accent tantôt sur l’un tantôt sur l’autre terme du couple développement durable.

 

  • l’approche par piliers (économique, social, environnemental considéré comme des domaines séparés) est centrée sur la durabilité comprise comme une force d’équilibre entre l’évolution de ces piliers. La dimension de développement n’y est guère analysée, elle est simplement assimilée à la croissance économique accompagnée de certaines conditions sociales et environnementales. Cette approche est la moins en rupture avec les présupposés politiques et idéologiques dominants ce qui expliquerait sa haute utilisation ;
  • l’approche en terme de ressources est, elle, muette sur la problématique de développement. Elle est tournée vers la durabilité, comprise dans le sens d’utilisation soutenable des ressources naturelles de manière à transmettre un stock agrégé de capital productif par tête suffisant aux générations futures pour produire les biens et les services nécessaires à leur bien-être ;
  •  l’approche en terme de bien-être est la seule à s’interroger sur le développement. Le développement y est compris comme l’accroissement du bien-être pour le plus grand nombre possible d’êtres humains, aujourd’hui et demain. Amartya SEN, prix Nobel d’économie, fait reposer le bien-être à la fois sur la capacité d’agir (agency) et sur la satisfaction ressentie (well-being). Le développement consiste à élargir l’ensemble des capacités (ou capabilities, possibilités pour un individu d’être et d’agir en fonction de ses propres objectifs et de ses valeurs) accessibles à un individu et donc la palette de choix de vie désirables accessibles à l’homme. Il propose une vision multidimensionnelle du développement, centrée non pas sur la croissance économique ou sur l’augmentation monétaire mais sur l’extension de la liberté réelle pour les hommes de se réaliser.

Cette dernière approche aurait pu être l’approche dominante, la définition inaugurale du rapport Brundtland se référant aux besoins ET aspirations (terme qui a d’ailleurs disparu dans la traduction française) des générations actuelles et futures. Il est donc bien question des êtres humains et de leur bien-être.

Pour réconcilier les deux termes, Paul-Marie Boulanger propose une quatrième approche, l‘approche normative, qui accorderait une importance équivalente à la durabilité et au développement. De ce point de vue serait considéré comme développement durable toute forme “d’action sociale satisfaisant des normes ou des procédures”. Il cumule les exigences d’efficacité, d’efficience et de viabilité des institutions internationales financeurs de projets de développement, aux exigences de participation (la participation ne peut se résumer au droit de vote, ce qui implique que le citoyen ait les moyens de faire entendre sa voix dans toutes les décisions susceptibles de l’affecter, à tous les niveaux et dans tous les domaines, y compris l’économique) et de liberté du volet développement et à celles d’équité, de prudence et de résilience pour le volet durabilité.

L’approche normative présente l’avantage de focaliser sur les acteurs, les projets et les politiques de développement et de se recentrer sur les véritables fondements de l’idée de développement durable, à savoir les exigences de justice et d’équité. 

 

LE DEVELOPPEMENT DURABLE EN SONDAGE

Si un sondage IPSOS datant de 2005 montrait que seuls 4 français sur 10 avaient une idée précise de ce que recouvrait l’expression “développement durable”, il semblerait que désormais le développement durable ne soit plus un concept abstrait selon l’étude réalisée par TNS Sofres en avril 2008.

Pourtant le concept a semble-t-il perdu l’équilibre.

En 2005 les français interrogés envisageaient le développement durable dans une dimension très “globalisante” et accordaient presque autant d’importance à chaque dimension, avec une légère préférence pour la dimension sociale (pour 35% d’entre eux c’est ce qui prime dans le développement durable), avant la dimension environnementale, citée par 32%, et la dimension économique citée par 29%.

Aujourd’hui, lorsque l’on demande ce qu’évoque le développement durable, 84% des personnes interrogées citent “la préservation de l’avenir, des générations futures”, expression très large qui pourrait englober toutes les dimensions. Mais pour 79% de l’échantillon cette notion est aussi synonyme de préservation de l’environnement et des ressources naturelles, alors que 18% seulement considèrent que le développement durable évoque la préservation d’un équilibre social et seuls 13% citent le développement économique et commercial.

Sans doute la formulation des questions n’est pas neutre dans les orientations. Le questionnaire de 2005 précisait la “dimension sociale” comme la prise en compte des notions de solidarité et de cohésion sociale dans les domaines comme la santé, le logement ou l’éducation, alors que celui de 2008 parle de “préservation” d’un équilibre social…A la faveur des campagnes écologistes, du Grenelle de l’environnement, la notion de développement durable s’est largement diffusée, mais s’est focalisée sur les enjeux environnementaux.

Cette préoccupation rend les français plus attentifs aux enjeux environnementaux, infléchit les comportements et modifie les pratiques. Des gestes quotidiens pour participer activement à la préservation de l’environnement sont cumulés : trier et recycler les déchets, ne pas gaspiller l’eau du robinet, limiter l’utilisation des sacs plastiques, rapporter des piles usagers, prendre des mesures pour économiser l’énergie, arrêter d’utiliser des produits toxiques… Quelques freins persistent pour moins utiliser la voiture et boycotter les entreprises qui polluent, mais pour ce dernier point seule l’idée manquait puisque 45% ne le font pas encore mais déclarent être prêts à le faire.

Au-delà de ces évocations plus de trois-quarts des personnes interrogées considèrent qu’il s’agit d’une idée qui a de l’avenir, les 15-24 ans se montrant particulièrement enthousiastes (81% pour 77% en moyenne).

Sondage 2008 http://www.tns-sofres.com/etudes/pol/030408_ddurable.htm

Sondage 2005 http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/1739.asp

de l’EEDD à l’EDD

Introduite à la rentrée 2004 (BO n° 28) dans la formation initiale de tous les élèves, l’Education à l’Environnement pour un Développement Durable l’EEDD élargit son champ en 2007 à de nouvelles problématiques et à de nouveaux thèmes pour prendre pleinement en compte les trois volets – environnemental, économique, social – qui fondent le développement durable. Inscrite dans le cadre mondial voulu par l’Organisation des Nations unies : “la Décennie pour l’éducation au développement durable”, elle s’appelle désormais EDD, Education au Développement Durable. La circulaire n° 2007-007 du 29 mars 2007 (BO n° 14) mentionne le développement durable comme un moyen de “comprendre l’unité et la complexité du monde”. Cela implique de développer le travail entre les disciplines et les approches croisées pour comprendre un phénomène par nature complexe.
 Chaque discipline contribue, par ses contenus et ses méthodes, à construire les bases permettant de mettre en place les concepts liés au développement durable dans ses différents volets, environnemental, économique, social et culturel ; le croisement de ces apports disciplinaires permet d’en construire une approche globale. 
Cette circulaire incite à recourir aux dispositifs susceptibles de favoriser les travaux transversaux ; comme les thèmes de convergence et les itinéraires de découvertes au collège, les travaux personnels encadrés et les projets personnels à caractère professionnel, au lycée.

De tels dispositifs n’existent pas pour la classe de seconde, aussi la construction d’un projet pourrait constituer le cadre pour cette analyse croisée afin de former à une démarche scientifique et prospective. 

Tags :

Pourquoi parler de développement durable ?

Diaporama réalisé en guise d’introduction au projet des élèves de la classe de seconde du lycée français de Hanoi :

Tags :