Des idées de lecture

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Les enquêtes d’Enola Holmes : la double disparition. Nancy Springer. Nathan

 Saviez-vous que Sherlock Holmes avait une sœur ?…Enola vient d’avoir 14 ans quand sa mère disparaît mystérieusement. Ses deux frères Mycroft et Sherlock arrivent aussitôt et décide de confier l’éducation de la jeune fille à un pensionnat. Mais Enola ne l’entend pas de cette oreille et avec l’argent que sa mère lui a laissé (savamment dissimulé dans sa chambre), elle s’enfuit pour Londres. Sur sa route, elle aura l’occasion de prouver que Sherlock n’est pas le seul HOLMES de la famille.

Roman policier où l’intrigue compte moins que l’attachant personnage d’Enola, qui, à 14 ans, fait preuve d’un caractère bien trempé. Cette forte personnalité lui sera fort utile dans cette société anglaise du 19ème siècle où le sexe féminin, selon le célèbre Sherlock, ne peut avoir « qu’une capacité crânienne limitée ». Enola lui prouvera le contraire…

Une histoire à suivre… 

Ce qui compte dans le premier baiser. Thierry Lefèvre. Gulf Stream éditeur (Les romans bleus) 

Ah, le premier baiser…que de questions il suscite. Le narrateur, élève de 5èmeB, s’interroge sur l’art et la manière « la langue, comment ? Dans quel sens ? À quelle vitesse ? … » d’embrasser depuis qu’il est amoureux de Julie. Le chemin sera semé d’embûches (et de plans « foireux ») pour conquérir ce premier baiser.

Joli roman sur la question du premier baiser. En vingt courts chapitres, chacun agrémenté d’une maxime « Ce qui compte dans les cas aigus de double humiliation, c’est de rechercher l’aspect positif, qui ne manque pas, les scientifiques en sont certains, d’accompagner l’échec » chapitre 15, toutes les questions que se posent un jeune garçon pour la première fois amoureux.

Les rois du monde/Hélène Vignal. Editions du Rouergue. Collection Zig-Zag.

Pour la première fois de sa vie, avec l’aide de la DDAS, la famille de Romuald part en vacances au bord de la mer : il y a là les enfants Jessica, Samy, Charline et Romuald (qui nous raconte l’histoire) accompagnés de leur mère. Le voyage se transforme en une véritable expédition où prendre le métro, le train, quand on n’est pas habitué, devient une véritable aventure. Entre l’énervement de la mère, les disputes des enfants et les rires, la famille ne passe pas inaperçue : ah, la scène des couches-culottes oubliées de Charline !

Entre émotion et rire, un petit roman qui porte sur cette famille un regard positif. A souligner les illustrations d’Eva Offrédo qui accompagnent le texte.

C’est l’inuit qui gardera le souvenir du blanc. Lilian Bathelot. Le navire en pleine ville.

Nous sommes en 2089. Le monde est coupé en deux. D’un coté, les pays du G16 hyper technologiques où tous les individus sont implantés avec un petit détecteur et donc surveillés en permanence. De l’autre coté, les peuples des nations indigènes qui vivent encore proche de la nature et sans implant.
Kisimii est une jeune chercheuse inuit qui lors de sa première chasse au caribou, découvre sur un traîneau un homme blanc blessé : Manuel Diaz, officier de la sécurité nationale, qui après s’être débarrassé de son implant, a fui en territoire inuit. L’agent et la jeune fille se retrouvent seuls dans la neige, pourchassés par une équipe issue des pouvoirs en place.
Bon roman de « science-fiction écologique », il propose une réflexion sur l’évolution de nos sociétés occidentales sur le plan technologique et écologique. Les personnages sont bien dessinés psychologiquement. On peut alors regretter la séparation « morale » trop radicale entre les deux types de sociétés.