Archive pour la catégorie ‘Année Scolaire 2011-2012’
S’entraîner au brevet en ligne…
Le grand jour approche ! Pour évacuer le stress et vérifier que tu es prêt(e), entraîne-toi sur des vrais sujets de brevets interactifs sur internet.
Pourquoi le faire ?
-ça ne prend pas longtemps,
- ça permet de voir où on en est,
-c’est corrigé directement en ligne,
-et ça se fait sur ordinateur:
=> que demander de plus?
Cela vous permettra de vérifier vos acquis et de savoir ce qu’il vous reste à réviser !
- Brevet sur Émile Zola, Le Grand Michu
Sujet donné en métropole en juin 2008.
-
- Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac
Sujet de brevet créé en 2009 par WebLettres.
- Et dans les autres matières, es-tu prêt ?
Rejoins le site CapBrevet pour le vérifier
4ème: La poésie: toujours d’actualité ?
C’est la question qui nous a occupés lors de cette dernière séquence de français:
Et si la poésie était encore d’actualité?
Après avoir chassé toutes les idées reçues sur la poésie, son côté “vieillot” et assez repoussant pour un adolescent, nous n’avons gardé d’elle que le meilleur, et son impact très fort dans la culture actuelle.
Nous avons étudié comment la poésie se mêlait à la musique, et comment l’on pouvait mettre en écho des poèmes tels que
“Mon rêve familier” de Verlaine, avec des slams de Grand Corps Malade,
ou encore “Le dormeur du Val” de Rimbaud avec une chanson de MC Solaar,
“La concubine de l’hémoglobine”.
Pour vous montrer que la poésie est encore un thème actuel, voici comme promis un sketch passé il y a peu de temps sur les chaînes de France Télévision. Il s’agit des Lascars Gays qui retracent avec humour la vie et la liaison de Rimbaud et Verlaine.
La récitation du poème étudié en classe,
modifié pour coller aux deux personnages,
se fait à 1 minute 55.
A réécouter également, le très beau slam de Grand Corps Malade
que nous avons étudié, Comme une évidence.
Les filles sont autorisées à verser leur petite larme !
Retrouvez d’autres chansons et des infos sur GCM et le slam en suivant ce lien.
3ème: Ecrire à la manière de Niemöller
Les élèves de 3ème, dont l’essentiel du programme en français se concentre sur l’argumentation et l’écriture engagée, ont étudié en classe un poème engagé et implicite: celui du pasteur Niemöller:
Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit, Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit, Je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté, Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté, Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester.
Les élèves ont reçu pour consigne d’écrire, à leur façon, un poème engagé qui dénoncerait les atteintes aux libertés fondamentales et l’absence de réaction.Ils devaient ensuite expliquer leur poème. Certains élèves ont fourni un très beau travail…
TRAVAIL DE Corentin:
Lorsqu’ils ont bombardé la Syrie,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas Syrien.
Lorsqu’ils ont pillé l’Afrique,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas Africain.
Lorsqu’ils ont privatisé l’eau,
Je n’ai rien dit, ma piscine était remplie.
Lorsqu’ils ont augmenté les prix des carburants,
Je n’ai rien dit, je n’avais pas de voiture.
Lorsqu’ils ont surexploité le forêt d’Amazonie,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas Amazonien.
Lorsqu’ils ont mis en place le pistage par téléphone,
Je n’ai rien dit, je n’avais pas de téléphone.
Lorsque le pouvoir d’achat a diminué en Grèce,
Je n’ai rien dit, j’avais toujours de l’argent de poche.
Mais lorsque la fin du monde est arrivée,
Personne n’a rien dit, car n’y avait plus personne.
“J’ai choisi d’écrire ce poème car je me sens concerné par les problèmes de détérioration de la planète et des conditions de vie de l’humain. Et je souhaiterais que chacun se sente plus sensibilisé et ait envie d’agir.”
TRAVAIL DE Benjamin D.
Lorsqu’ils se sont moqués de lui,
Je n’ai rien dit, on ne se moque jamais de moi.
Lorsqu’ils l’ont insulté près de moi,
Je n’ai rien dit, on ne m’insulte jamais.
Lorsqu’ils ont volé ses affaires,
Je n’ai rien dit, on ne me vole jamais rien.
Lorsqu’ils ont cassé ses lunettes,
Je n’ai rien dit, je n’ai jamais eu de lunettes.
Lorsqu’ils l’ont frappé pour la première fois,
Je n’ai rien dit, on ne me frappe jamais.
Lorsqu’ils l’ont envoyé à l’infirmerie,
Je n’ai rien dit, j’en ai plutôt ri.
Lorsqu’ils l’ont envoyé aux urgences,
Je n’ai rien dit, faisant croire à mon absence.
Puis, ils s’en sont pris à moi,
Et personne n’a bougé le petit doigt…
“J’ai décidé de traiter la persécution des enfants à l’école car c’est un sujet qui me révolte. Des personnes sans défense se font agresser physiquement et moralement sans que personne ne fasse rien pour les aider. J’ai voulu montrer que si l’on n’apporte pas son aide aux personnes qui souffrent, cela peut finir par nous arriver, et dans ce cas, il n’y aura personne pour nous aider”
TRAVAIL DE Sophia:
Le jour où ils ont dit que les Portugais étaient tous poilus,
Je n’ai pas protesté; je n’étais pas portugaise.
Le jour où ils ont dit que les Belges étaient tous idiots,
Je n’ai pas protesté; je n’étais pas belge.
Le jour où ils ont dit que les Américains étaient tous obèses,
Je n’ai pas protesté; je n’étais pas américaine.
Le jour où ils ont dit que les Russes étaient tous alcooliques,
Je n’ai pas protesté; je n’étais pas russe.
Le jour où ils ont dit que les Juifs aimaient tous l’argent,
Je n’ai pas protesté; je n’étais pas juive.
Le jour où ils ont dit que les Africains étaient tous pauvres,
Je n’ai pas protesté; je n’étais pas africaine.
Mais le jour où ils ont dit que l’Asie se résumait à la Chine,
Il n’y avait personne pour protester avec moi.
” J’ai choisi le thème des préjugés raciaux parce que les gens ont souvent l’habitude de définir une personne et son caractère d’après ses origines. Quand on parle d’un Belge, on s’imagine un homme pas très futé. Tout comme lorsque l’on parle d’un asiatique, on s’imagine un petit homme aux yeux bridés, en vêtement de soie. Or l’Asie, c’est aussi L’Inde, les Philippines, le Népal, ou encore l’Indonésie dont je suis originaire et où je suis née, d’où la chute du poème. “
4ème: Rodrigue, as-tu du coeur ?
L’histoire du Cid, nous la connaissons tous: Rodrigue et Chimène s’aiment mais leurs pères sont ennemis. Rodrigue, pour sauver l’honneur de son père, doit le venger en tuant celui de Chimène, ce qui va causer bien des complications dans le jeune couple !
Les élèves de 4ème B et 4ème D, en pleine lecture du Cid de Corneille, ont sorti leurs talents de dramaturges en inventant un monologue de Rodrigue, à qui l’on vient d’annoncer qu’il doit affronter le père de Chimène…
Pour se rafraîchir la mémoire:

Travail de Théo:
RODRIGUE:
Ô triste devoir que mon père m’a confié:
Me battre en duel contre le père de ma bien-aimée;
Si je gagne ce combat, je perds mon coeur,
Mais si je me retire, je perds mon honneur.
Ô cruel destin auquel je suis confronté:
faut-il perdre ma flamme, pour mon honneur laver ?
Et si je venais à regretter mon choix?
Si l’issue du combat n’était que le trépas?
Cette issue dramatique mettrait fin à mes tourments,
Mais l’honneur et le coeur y seraient grands perdants.
A cause de l’affront qu’a commis mon père,
Dois-je éteindre notre feu d’un seul coup de fer?
Mais être aimé sans honneur n’est point recevable,
Je dois venger mon père, pour être désirable!
Allons de ce pas accomplir ce funeste destin,
Qui sûrement me fera perdre sa main.
Travail de Donovan
RODRIGUE:
Mon père me propose un dilemme
Où je risque de perdre ma Chimène.
La vertu de mon père sera sauve,
Si j’ôte la vie du père de mon amour.
Mais si je refuse le trépas de mon-père,
Alors mon père vivra dans la honte et la misère.
Ma Chimène me quittera,
Si je prends le sang de son papa !
Mais la honte nous poursuivra
Mon père et moi, jusqu’au trépas,
Si je ne le fais pas !
Travail de Mathilde
RODRIGUE:
Ô désespoir! Hauts les coeurs!
Que choisir entre ma gloire et mon âme-soeur ?
Dois-je écouter mon coeur,
Ou mon épée, le grand vainqueur ?
Dois-je venger mon père
Qui m’est si cher?
Dois-je brandir mon épée
Contre le coeur de ma bien-aimée?
Dois-je me faire tuer
Pour faute de s’être vengé…
Hélas !
Je ne sais quoi faire face à cette impasse…
Travail d’Anthony
RODRIGUE:
Quel malheur ! Pourquoi pareil outrage,
Dans un ciel jusqu’alors sans nuages,
Ose voiler mon hymen de son ombrage?
Comment le père de ma bien-aimée
A-t-il pu s’attaquer à mon père,
Homme a présent dépourvu de son fer?
Ô quel dilemme! Je ne sais que choisir
Entre ma vertu et mes soupirs.
Ma raison m’ordonne de sauver l’honneur
De mon père qui est mon créateur.
Mon coeur m’ordonne de sauver mon hyménée
Et de garder ma bien-aimée.
Qui dois-je donc écouter?
Qui dois-je donc sacrifier:
Ma race ou ma fiancée ?
Un grand BRAVO aux élèves qui ont joué le jeu et qui,
malgré la difficulté de l’écriture en vers et en rimes,
ont fourni un très beau travail.
3ème: Le Paratexte de Matin Brun
Dans le cadre de l’étude de l’argumentation, nous lisons une nouvelle à portée argumentative: Matin Brun, de Pavloff. Avant de commencer notre lecture, nous avons étudié le paratexte, en rappelant ce qu’on y trouvait, en analysant la couverture, le résumé, les images et les informations sur l’auteur et l’éditeur.

4ème: Les personnages du Cid
Dans le cadre de notre séquence sur les émotions au théâtre, nous abordons la lecture du Cid de Corneille. Avant de se plonger dans le texte, il est indispensable de se familiariser avec les personnages de l’œuvre, et de mémoriser leurs relations. Cela vous en facilitera la lecture. Pour cela, voici le schéma des relations et affinités entre personnages. Gardez-le toujours sous la main lors de votre lecture…

3ème: Musique urbaine et poésie.
Travailler sur des textes urbains et contemporains quand on étudie la poésie lyrique, c’est mission impossible? Eh bien non, car le slam est un genre musical et poétique qui allie le vers au rap, la poésie à la musique, les thèmes urbains et ceux de Baudelaire. Alors partons à la découverte de ce genre tout neuf qui a percé le milieu de la musique au début du XXIème siècle….
- C’est quoi le slam ?
Il y a évidemment autant de définitions du slam qu’il y a de slameurs et de spectateurs des scènes slam.
Pourtant il existe, paraît-il, quelques règles, quelques codes :
- les textes doivent être dits a cappella (“sinon c’est plus du slam” ?)
- les textes ne doivent pas excéder 3 minutes (oui mais quand même des fois, c’est 5 minutes…)
- dans les scènes ouvertes, c’est “un texte dit = un verre offert” (sauf quand le patron du bar n’est pas d’accord…)
Bref, loin de toutes ces incertaines certitudes, le slam c’est avant tout une bouche qui donne et des oreilles qui prennent. C’est le moyen le plus facile de partager un texte, donc de partager des émotions et l’envie de jouer avec des mots.
Le slam est peut-être un art, le slam est peut-être un mouvement, le slam est sûrement un Moment… Un moment d’écoute, un moment de tolérance, un moment de rencontres, un moment de partage.
(Source: http://www.grandcorpsmalade.com/slam.htm)
- Les Voyages en Train, de Grand Corps Malade
- Midi 20 , de Grand Corps Malade
- Éducation nationale , de Grand Corps Malade
Classe de 3ème: L’inventaire surréaliste.
Au cours d’une séquence sur l’amour poétique, les élèves ont lu le roman-poème de Boris Vian: L’Écume des Jours.
Dans leur lecture, ils sont tombés nez-à-nez avec d’étranges objets, parmi lesquels le fameux pianocktail (piano qui fait des cocktails en mélangeant les alcools en fonction des notes jouées).
A leur tour, ils ont inventé des objets surréalistes, qui n’existent pas mais qui sont des combinés d’objets réels. Voici un petit aperçu de leur grande imagination et de leur créativité. (Cliquez sur les images pour les voir en grand format)
Classes de quatrième: Un nouvel élève dans la classe !
Dans le cadre d’une séquence sur l’art du portrait et d’une séance sur l’emploi des temps,
les élèves de quatrième ont créé chacun une production écrite répondant à cette consigne:
“Un nouvel élève est arrivé en classe! Dans une première partie, tu le décriras dans un portrait en pied, et dans une seconde partie, tu raconteras, par un retour en arrière, ce qu’il ce qu’il s’est passé dans sa vie avant d’arriver dans ce nouveau collège.”
Production écrite de Zoé:
Alors que nous étions en cours de français, une nouvelle élève arriva; elle portait une veste en jean et un tee-shirt violet Betty Boop. Elle portait sur le dos un sac à motifs écossais violet et rose. Ses épaules étaient larges et carrées: une vraie athlète ! Elle avait un slim noir qui affinait ses grandes jambes. La nouvelle portait aux pieds de magnifiques Converse violettes. L’inquiétude se lisait sur son visage, elle se cachait dans l’ombre du professeur. Ceux qui étaient assis devant pouvaient voir ses mains trembler! Elle était crispée et regardait ses pieds! J’appris plus tard dans la semaine qu’elle s’appelait Amandine et qu’elle venait de Martinique. Son père avait décroché le concours de principal adjoint et elle et sa famille avaient déménagé pour atterrir dans ce trou perdu! Elle avait tout quitté pour son père, ses fabuleux amis, le soleil, la mer et le ciel bleu, et surtout, les 32° de la Martinique ! Amandine était très douée à l’école; dans son collège, elle n’avait jamais eu de problèmes: c’était la nouvelle parfaite !
Production écrite d’Esther:
Alors que nous étions dans l’un des cours des plus intéressants du programme de 4ème (c’est-à-dire le cours de français), le nouveau principal, M. Shveuzenpétard fit irruption dans la salle, accompagné d’un garçon de notre âge. Il devait sans doute s’agir d’un nouvel élève. Celui-ci avait un physique plutôt banal, des cheveux bruns en bataille et des yeux vert émeraude. Il portazit un polo noir orné de la lettre W, une veste bleue à manches longues, un jean noir et des baskets blanches. Apparement, il avait été renvoyé de son ancien collège parce qu’il s’était battu avec un autre élève. D’après ce qu’il nous a dit, il était venu de Marseille.
Production écrite d’Inès:
Nous étions un lundi matin, en cours de français, quand tout à coup, un jeune homme entra sans frapper, tout seul: on ne savait d’où il sortait. Il était grand et ressemblait à un campagnard. Il avait d’assez longs cheveux bruns qui semblaient gras, de longues oreilles pointues, des sourcils en broussaille sur le dessus de ses gros yeux noirs. Il avait un gros nez qui semblait avoir été cassé plusieurs fois et une petite bouche que l’on apercevait. Il avait une chemise sale, non repassé rentrée dans un pantalon gris qui lui allait trop petit, juste au dessus de ses chaussures noires trouées. On aurait dit qu’il avait une vingtaine d’année à cause de sa petite barbe qui avait déjà poussé. Il se présenta sans honte, d’une voix grave et cassée. Il s’était en même temps confié à nous en nous racontant tout ce qu’il avait vécu. Il n’avait jamais connu ses parents et vivait chez une de ses grand-tentes dans un village où vivaient seulement cinquante habitants.
Production écrite de Tarek:
Alors que nous étions en cours de français avec Mlle Couturier, Madame la Principale frappa à la porte avec un nouvel élève qu’elle tenait par la capuche. Il s’appelait Furkan. Furkan était vêtu d’une casquette à l’inscription « New-York », il avait le maillot de football d’Ankaragücü, un survêtement troué et des baskets déchirées. Il avait la démarche d’Al Pacino. Cet enfant turbulent, élevé dans la cité des Résidences, s’était fait renvoyé de tous les collèges de la ville, avant d’atterrir dans le nôtre. C’était la « bête noire » des professeurs de cette ville! Ses parents avaient été désespérés de son cas et de son attitude et avaient voulu l’envoyer en Internat. Il était finalement parti deux années en Turquie, où il s’était fait éduquer « à la dure ». Quand il était revenu en France, c’était l’enfant le plus sage et le plus attentif de la classe.
Production écrite d’Emre:
Alors que nous étions en cours de mathématiques, un nouvel élève arriva dans la salle. Il était habillé de façon banale. Il avait des cheveux bruns, des sourcils fins et les yeux gris. Il était coiffé d’une casquette New-Era noire et avait un tee-shirt blanc avec des écritures bleu clair. Cet inconnu avait mis ses affaires dans un sac en bandoulière de cuir noir. Il portait un bermuda bleu à carreaux et s’était chaussé de baskets bleues. Il mit les mains dans ses poches et s’installa sur une table vide. Pendant la récréation, nous lui demandâmes des détails sur lui et sur l’endroit d’où il venait. Il répondit avec un accent anglais qu’il avait habité en Amérique et qu’il s’appelait Dyade. Il avait habité à Miami et avait joué dans un club de basket-ball. Là-bas, son père avait travaillé comme ingénieur et sa mère comme agent immobilier. En tout cas, il allait très vite s’adapter dans notre collège.

















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