Archive pour la catégorie ‘Classe de 3ème’
S’entraîner au brevet en ligne…
Le grand jour approche ! Pour évacuer le stress et vérifier que tu es prêt(e), entraîne-toi sur des vrais sujets de brevets interactifs sur internet.
Pourquoi le faire ?
-ça ne prend pas longtemps,
- ça permet de voir où on en est,
-c’est corrigé directement en ligne,
-et ça se fait sur ordinateur:
=> que demander de plus?
Cela vous permettra de vérifier vos acquis et de savoir ce qu’il vous reste à réviser !
- Brevet sur Émile Zola, Le Grand Michu
Sujet donné en métropole en juin 2008.
-
- Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac
Sujet de brevet créé en 2009 par WebLettres.
- Et dans les autres matières, es-tu prêt ?
Rejoins le site CapBrevet pour le vérifier
3ème: Ecrire à la manière de Niemöller
Les élèves de 3ème, dont l’essentiel du programme en français se concentre sur l’argumentation et l’écriture engagée, ont étudié en classe un poème engagé et implicite: celui du pasteur Niemöller:
Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit, Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit, Je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté, Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté, Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester.
Les élèves ont reçu pour consigne d’écrire, à leur façon, un poème engagé qui dénoncerait les atteintes aux libertés fondamentales et l’absence de réaction.Ils devaient ensuite expliquer leur poème. Certains élèves ont fourni un très beau travail…
TRAVAIL DE Corentin:
Lorsqu’ils ont bombardé la Syrie,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas Syrien.
Lorsqu’ils ont pillé l’Afrique,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas Africain.
Lorsqu’ils ont privatisé l’eau,
Je n’ai rien dit, ma piscine était remplie.
Lorsqu’ils ont augmenté les prix des carburants,
Je n’ai rien dit, je n’avais pas de voiture.
Lorsqu’ils ont surexploité le forêt d’Amazonie,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas Amazonien.
Lorsqu’ils ont mis en place le pistage par téléphone,
Je n’ai rien dit, je n’avais pas de téléphone.
Lorsque le pouvoir d’achat a diminué en Grèce,
Je n’ai rien dit, j’avais toujours de l’argent de poche.
Mais lorsque la fin du monde est arrivée,
Personne n’a rien dit, car n’y avait plus personne.
“J’ai choisi d’écrire ce poème car je me sens concerné par les problèmes de détérioration de la planète et des conditions de vie de l’humain. Et je souhaiterais que chacun se sente plus sensibilisé et ait envie d’agir.”
TRAVAIL DE Benjamin D.
Lorsqu’ils se sont moqués de lui,
Je n’ai rien dit, on ne se moque jamais de moi.
Lorsqu’ils l’ont insulté près de moi,
Je n’ai rien dit, on ne m’insulte jamais.
Lorsqu’ils ont volé ses affaires,
Je n’ai rien dit, on ne me vole jamais rien.
Lorsqu’ils ont cassé ses lunettes,
Je n’ai rien dit, je n’ai jamais eu de lunettes.
Lorsqu’ils l’ont frappé pour la première fois,
Je n’ai rien dit, on ne me frappe jamais.
Lorsqu’ils l’ont envoyé à l’infirmerie,
Je n’ai rien dit, j’en ai plutôt ri.
Lorsqu’ils l’ont envoyé aux urgences,
Je n’ai rien dit, faisant croire à mon absence.
Puis, ils s’en sont pris à moi,
Et personne n’a bougé le petit doigt…
“J’ai décidé de traiter la persécution des enfants à l’école car c’est un sujet qui me révolte. Des personnes sans défense se font agresser physiquement et moralement sans que personne ne fasse rien pour les aider. J’ai voulu montrer que si l’on n’apporte pas son aide aux personnes qui souffrent, cela peut finir par nous arriver, et dans ce cas, il n’y aura personne pour nous aider”
TRAVAIL DE Sophia:
Le jour où ils ont dit que les Portugais étaient tous poilus,
Je n’ai pas protesté; je n’étais pas portugaise.
Le jour où ils ont dit que les Belges étaient tous idiots,
Je n’ai pas protesté; je n’étais pas belge.
Le jour où ils ont dit que les Américains étaient tous obèses,
Je n’ai pas protesté; je n’étais pas américaine.
Le jour où ils ont dit que les Russes étaient tous alcooliques,
Je n’ai pas protesté; je n’étais pas russe.
Le jour où ils ont dit que les Juifs aimaient tous l’argent,
Je n’ai pas protesté; je n’étais pas juive.
Le jour où ils ont dit que les Africains étaient tous pauvres,
Je n’ai pas protesté; je n’étais pas africaine.
Mais le jour où ils ont dit que l’Asie se résumait à la Chine,
Il n’y avait personne pour protester avec moi.
” J’ai choisi le thème des préjugés raciaux parce que les gens ont souvent l’habitude de définir une personne et son caractère d’après ses origines. Quand on parle d’un Belge, on s’imagine un homme pas très futé. Tout comme lorsque l’on parle d’un asiatique, on s’imagine un petit homme aux yeux bridés, en vêtement de soie. Or l’Asie, c’est aussi L’Inde, les Philippines, le Népal, ou encore l’Indonésie dont je suis originaire et où je suis née, d’où la chute du poème. “
3ème: Le Paratexte de Matin Brun
Dans le cadre de l’étude de l’argumentation, nous lisons une nouvelle à portée argumentative: Matin Brun, de Pavloff. Avant de commencer notre lecture, nous avons étudié le paratexte, en rappelant ce qu’on y trouvait, en analysant la couverture, le résumé, les images et les informations sur l’auteur et l’éditeur.

3ème: Musique urbaine et poésie.
Travailler sur des textes urbains et contemporains quand on étudie la poésie lyrique, c’est mission impossible? Eh bien non, car le slam est un genre musical et poétique qui allie le vers au rap, la poésie à la musique, les thèmes urbains et ceux de Baudelaire. Alors partons à la découverte de ce genre tout neuf qui a percé le milieu de la musique au début du XXIème siècle….
- C’est quoi le slam ?
Il y a évidemment autant de définitions du slam qu’il y a de slameurs et de spectateurs des scènes slam.
Pourtant il existe, paraît-il, quelques règles, quelques codes :
- les textes doivent être dits a cappella (“sinon c’est plus du slam” ?)
- les textes ne doivent pas excéder 3 minutes (oui mais quand même des fois, c’est 5 minutes…)
- dans les scènes ouvertes, c’est “un texte dit = un verre offert” (sauf quand le patron du bar n’est pas d’accord…)
Bref, loin de toutes ces incertaines certitudes, le slam c’est avant tout une bouche qui donne et des oreilles qui prennent. C’est le moyen le plus facile de partager un texte, donc de partager des émotions et l’envie de jouer avec des mots.
Le slam est peut-être un art, le slam est peut-être un mouvement, le slam est sûrement un Moment… Un moment d’écoute, un moment de tolérance, un moment de rencontres, un moment de partage.
(Source: http://www.grandcorpsmalade.com/slam.htm)
- Les Voyages en Train, de Grand Corps Malade
- Midi 20 , de Grand Corps Malade
- Éducation nationale , de Grand Corps Malade
Classe de 3ème: L’inventaire surréaliste.
Au cours d’une séquence sur l’amour poétique, les élèves ont lu le roman-poème de Boris Vian: L’Écume des Jours.
Dans leur lecture, ils sont tombés nez-à-nez avec d’étranges objets, parmi lesquels le fameux pianocktail (piano qui fait des cocktails en mélangeant les alcools en fonction des notes jouées).
A leur tour, ils ont inventé des objets surréalistes, qui n’existent pas mais qui sont des combinés d’objets réels. Voici un petit aperçu de leur grande imagination et de leur créativité. (Cliquez sur les images pour les voir en grand format)
L’abécédaire de notre enfance
A comme l’Amour, dont je me souviens encore
B comme le biberon que je buvais à l’aurore
C comme les câlins, que ma maman donnait
D comme mes dessins, que ma maman aimait
E comme mon émerveillement pour les grands
F comme la famille aimée qui nous sourit
G comme les gâteaux, que j’ai tant adorés
H comme le premier Halloween que j’ai fêté
I comme ces images, souvenirs inoubliables
J comme jouets, auxquels je tenais beaucoup
K comme les kangourous que je voulais voir
L comme les loups-garou, qui me terrifiaient
M comme le Mardi, le jour où je suis né
N comme le nounours sur lequel je dormais
O comme l’oiseau qui me réveille au matin
P comme pipelette, surnom qui me va bien
Q comme les questions que posais hier
R comme les roulettes de mon vélo bleu
S comme sieste, que je ne voulais pas faire
T comme ma tétine, ma très fidèle amie
U comme l’univers, qui me faisait rêver
V comme le petit vélo que je conduisais
W comme les wagons de mon petit train
X comme les xylophones de mon école
Y comme les bons yaourts de grand-mère
Z comme la fin de l’alphabet, la fin de mon enfance.
Par les élèves de 3ème D du collège Léonard de Vinci (Belfort)
La cruauté du temps
O temps cruel ! Serais-tu donc dépourvu d’âme ?
Comme je regrette mon passé plein d’innocence !
Je ne veux pas grandir, ce serait un vrai drame !
Ce qu’il me manque, le temps de mon enfance…
Après tout, que deviendront ces balançoires,
Où je restais tard dans le soir ?
Qu’adviendra-t-il de ces beaux et grands carrousels
Où les chevaux étaient noirs, blancs, ou caramels ?
C’est ainsi que, les yeux fermés, très lentement,
Je m’apprête à entrer dans le monde des grands,
Ce même monde qui m’émerveillait en m’effrayant,
Ce même monde qui me fascinait avant,
Quand je ne savais pas qu’un jour, j’irais dedans.
Sophia, classe de 3ème D
Enfance

Qu’on est bien lorsque l’on est un enfant
Vivant sans lendemain, tel un être insouciant,
Blotti dans un nuage de tendresse :
Bienvenue au doux royaume des caresses.
Que l’enfance est belle, que l’enfance est douce ;
Réveillée par la rosée de ses ressources,
Bercée par l’insouciance de son avenir :
Bienvenue au doux royaume sans devenir.
Qu’est-ce que je regrette ces courtes heures,
Ces doux moments, sur une plage sans pudeur :
Que la lumière soit, que la lumière erre,
Que tout le monde voie, qu’est-ce que j’en ai à faire !
Bienvenue au royaume de la tendresse,
Bienvenue au royaume de la jeunesse.
Sacha , classe de 3ème D
Souvenirs
Je me souviens du temps où j’étais insouciante
Où je courais pieds nus le long des grandes pentes,
Dans l’herbe verte nimbée de la douce rosée,
Sous les yeux du soleil bienveillant de l’été !
O mon regretté passé ! Tu me manques tant !
Tout a tellement changé, tout est si différent !
Seule la nature est restée celle d’antan.
Je me souviens de grands arbres couverts de lierre,
Et du petit bosquet où m’emmenait mon père.
Quand j’étais avec lui, tout semblait resplendir,
Les oiseaux gazouillaient sous le ciel de saphir.
O mon regretté passé ! Tu me manques tant !
Tout a tellement changé, tout est si différent !
Seule la nature est restée celle d’antan.
Je me souviens des découvertes palpitantes,
De l’eau solide aux papillotes pétillantes ;
Mais le plus beau souvenir que je garde en moi,
C’est le sourire des gens ainsi que leur voix.
O mon regretté passé ! Tu me manques tant !
Tout a tellement changé, tout est si différent !
Seule la nature est restée celle d’antan.
Raffaelle, classe de 3ème D











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