Land Art au Landy-journal de bord (3)

28 08 2010

Après avoir mis en place la terre dans les fissures (quelques camions …) et bricolé quelques repoussoirs avec des cds pour effrayer les pigeons très friands de jeunes pousses de tournesol…

… et avoir arrosé copieusement, laissez pousser pendant…1 mois…

… arrosez encore puis attendez 1 mois supplémentaire… voici la recette pour un bon land art.

A bientôt

Adeline Besson



Land Art au Landy-journal de bord (2)

20 05 2010

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Aujourd’hui, pas de machines sophistiquées disponibles, quelques pelles et autres outils de jardinage pour finir de nettoyer une grosse tranchée au fond de la parcelle qui fait 5300 m2 (l’équivalent d’un terrain de football et demi).

Les déchets de cette tranchée contraste avec le tracé bien régulier déjà effectué pour réaliser le plan général de l’oeuvre de Jean-Paul Ganem. L’artiste et Stéphane Benhamou (son producteur) en pleine action pour ce nettoyage fastidieux.

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Pour ma part, je me contente d’observer les travaux et les plantes qui poussent sur le terrain puisque je suis en enceinte de 9 mois…

Demain l’entreprise de BTP Dubrac reprend son travail pour finir de déblayer le reste des tranchées qui ne sont pas aussi rectilignes que sur les photos. Le fait de soulever les différentes dalles avec la machine a permis de fabriquer des fissures qui seront certainement remplies de terre où pousseront des fleurs de jachère.

En attendant « La Plateforme du bâtiment » par l’intermédiaire de Saint-Gobain, nous fournit le matériel pour semer et pour protéger les élèves et les graffeurs pour les différents ateliers.

A bientôt,

Adeline Besson



Land Art au Landy-journal de bord

19 05 2010

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Après avoir épuisé, il y a 15 jours, deux défonceuses différentes pour tracer le plan principal du « Jardin des Fissures », la machine que vous voyez est la quatrième: la troisième a calé ce matin. En tout cas, une partie du tracé s’est transformé en tranchées pouvant accueillir les 200 m3 de terre pour faire des semis dignes d’intérêt.

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Une petite surprise, en déblayant l’ancienne cuve au fond du terrain: l’entreprise de BTP Dubrac a découvert des plaques de bétons cerclés de fer qui recouvraient la fameuse cuve. En montant sur celles-ci avec Jean-Paul Ganem (l’artiste), nous nous sommes aperçus qu’elles feraient un excellent point de vue sur l’ensemble du terrain (à voir)…

A bientôt,

Adeline Besson



Land Art au Landy enfin du concret!

18 05 2010
première tranche des travaux

première tranche des travaux

Le projet Land Art n’est plus un projet, la première phase a débuté il y a 15 jours. Après avoir nettoyé la friche avec les Parcs et Jardins de la ville d’Aubervilliers et Plaine Commune, l’entreprise de BTP Dubrac a entrepris le tracé du dessin principal du « Jardin des Fissures » de l’artiste Jean-Paul Ganem (voir les articles précédents). Les élèves de 3ème terminent les projets personnels qu’ils réaliseront sur le côté de l’oeuvre de l’artiste.

jardin des fissures simulation

En attendant, une première simulation permet de se faire une idée de l’oeuvre. Il s’agit de faire ressortir le plan principal des différents entreprises qui se sont succédées sur la parcelle de 5300 m2 depuis le début de l’industrialisation du quartier du Landy au XXème siècle. Le dessin va apparaître au fur et à mesure de la pousse. Les plantes utilisées seront essentiellement agricoles pour faire référence au passé maraîcher qui cohabitait allègrement avec les industries souvent très polluantes des années 1920 comme la savonnerie Caminade.

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Les semis sont prévus pour la fin mai début juin pour une floraison optimale en septembre. Le millet, le moha vont se frotter aux plantes dites de chantier (arbres à papillons, figuier etc…) et vont surtout contraster avec les murs de l’atelier Graff sur la droite du jardin.

moha arbre à papillons millet

Mais surtout cette nouvelle flore va permettre à cette friche de devenir un jardin urbain avec une biodiversité bien à elle (abeilles, différents insectes et oiseaux) qui n’a pas pu s’installer sur cette parcelle abandonnée depuis une vingtaine d’années.

A bientôt, pour de nouvelles aventures de Land Art au Landy.

Adeline Besson



Collection Pinault à Venise

4 11 2009

Cindy Sherman/Jeff Koons

Nouvel accrochage de la collection Pinault à La Douane de Mer reconstruite par l’architecte Tadao Ando ainsi qu’au Palazzo Grassi.

Les pièces et l’accrochage dans le premier lieu sont particulièrement bien mis en valeur. Il paraît que le maître des lieux a veillé à la scénographie. Même si le visiteur sent que les différents achats des oeuvres appartiennent plus au star system de l’art contemporain qu’au coup de coeur du simple collectionneur, la scénographie a le mérite de questionner.

C’est le cas de l’espace où se trouve les dernières photographies de Cindy Sherman qui se confrontent à la sculpture en marbre de Jeff Koons. On voit pourquoi les deux types de travaux ont été mis ensemble mais le kitsch que Sherman pratique dans ses photos n’est pas vraiment le même que celui de Koons.

Si le kitsch du second s’essouffle vite et reste une critique vide, le kitsch de la première prend des allures surréalistes voire étranges même si les deux parlent de la bourgeoisie ou des nouveaux riches.

Koons nous montre une sorte de miroir de ce monde alors que Sherman nous fait voir une forme de monstruosité dans le dédoublement d’une femme ultra maquillée et branchée.

A bientôt,

d’autres photographies sur www.parismatch.com

Adeline Besson



Rivalités à Venise

2 11 2009

Exposition réjouissante au Louvre où notamment les trois grands peintres de Venise au XVIème siècle sont véritablement confrontés dans une scénographie simple mais efficace.

Titien

Tintoret

Véronèse

La confrontation la plus frappante est organisée autour d’un thème commun à savoir la fête biblique.

L’aîné des peintres, le Titien, avec les Pélerins d’Emmaüs structure sa composition autour de la longue table: un Christ et un paysage fait ainsi référence à la Cène de Léonard de Vinci. Placés de chaque côté, les pélerins découvrent à qui ils ont à faire. Le Tintoret reprend la thématique dans La Dernière Cène mais c’est par la structure et les poses en arc de cercle des apôtres autour de la table carrée qu’il guide le regard du spectateur vers le Christ auréolé. Chez Véronèse, les Pélerins d’Emmaüs semblent être une synthèse des deux premiers tableaux. La famille du commanditaire structure une composition autour du Christ bénissant le pain. La composition se décentre légèrement sur la gauche pour laisser entrevoir un paysage structuré par une architecture qui fait penser à celui du Titien.

A travers cette confrontation, le tableau du Titien apparaît comme une vision symbolique. Les personnages et les objets sont les éléments d’une composition claire qui fait office d’instant symbolique. A l’inverse, le Tintoret semble plus narratif avec ses apôtres représentés dans des positions baroques. La tableau pourrait être l’une des images d’une narration ancrée dans le quotidien du Christ. Le dernier,Véronèse, mélange symbolique et narratif. Le symbolique se situant sur le Christ en train de bénir le pain et le narratif dans les détails de la représentation de la famille du commanditaire (attitudes, costumes et animaux des personnages).

L’exposition fait aussi son travail en replaçant les peintres dans le contexte de l’époque entre rivalités, confrontations et influences réciproques. L’une des expositions du moment, qui vaut le détour, jusqu’au 4 janvier 2010.

A bientôt,

Adeline Besson



Biennale de Venise 2009

1 11 2009

La Biennale va bientôt se terminer. Mais déjà la plaquette descriptive de la manifestation internationale intitulée « Making Worlds » s’embourbait dans des explications convenues voire culculs. Dès la visite des pavillons nationaux aux Giardini, les artistes montrés sont parfois décédés (Pavillon israëlien) ou archi-vus archi-connus dans le milieu. Le pavillon des Etats-Unis expose d’anciennes oeuvres de Bruce Nauman (la plus récente étant de 2005).

Mais alors que font ces oeuvres dans une Biennale ? Ne seraient-elles pas mieux dans un musée ? Je pensais que l’on devait voir les travaux les plus récents, de là à prendre des risques n’exagérons rien mais au moins fabriquer des oeuvres pour cette manifestation, pour ce contexte ou pour le lieu lui-même.

C’est le cas pour l’installation de Claude Lévêque au pavillon français ou pour le pavillon danois qui réunit plusieurs artistes dans une fausse maison de collectionneurs.

En ce qui concerne le site de L’Arsenale qui est toujours un peu plus intéressant, les oeuvres se succèdent et ne transcendent pas vraiment le visiteur.

Un effort a été produit sur la gestion de l’espace par rapport à la précédente biennale mais au fond pour dire quoi? Oui les artistes expérimentent des formes, interviennent dans des espaces, brassent des signes et des codes mais pour faire quoi ? L’art tourne sur lui-même et se mord la queue. La globalisation, la crise et la société de consommation « c’est pas bien » et alors ?

Le visiteur presque « réac » en vient à apprécier les oeuvres de Miquel Barcelo qui pourtant n’est pas le révolutionnaire de l’année mais qui au moins approfondit au travers de différents médias sa mythologie (à remarquer cette performance filmée où il travaille en costume sur un plateau de glaise avec des pelles, ses pieds et ses genoux).

A bientôt,

Adeline Besson

Crédits photos: « Bruce Nauman » et « Claude Lévèque » sur le site officiel de la biennale www.labiennale.org ; « Miquel Barcelo » sur son site officiel www.miquelbarcelo.info



Exposition et colloque (juste un peu d’autopromo)

1 04 2009

Pour plus d’infos sur le sujet: voir le site du Tigre



La Journée de la jupe: une catharsis pour l’éducation

22 03 2009

La journée de la jupe

Arte a battu des records vendredi soir en terme d’audience pour ce film de Jean-Paul Lilienfeld qui condense à lui tout seul beaucoup de problèmes liés à l’éducation, au sexisme et à la cité. Le scénario renverse les rôles. Ici, c’est Sonia (Isabelle Adjani) professeur de français qui pète les plombs par un concours de circonstances et s’empare de l’arme du caïd de la classe. Le choc est brutal et il agit comme une catharsis pour les élèves qui sont restés dans le théâtre.

Tous les mécanismes sont mis à nu par le réalisateur.

A l’intérieur du théâtre, c’est  la difficulté d’enseigner, le racket du caïd, le viol d’une des élèves, le traumatisme d’une autre qui a vu sa mère de se faire tuer par des islamistes en Algérie…

A l’extérieur, c’est la lâcheté du principal (Jackie Berroyer) qui a démissionné depuis longtemps mais aussi de certains enseignants qui justifient l’attitude agressive des élèves et c’est encore le ministre de l’éducation qui hésite entre négociation ( Denis Podalydès) et répression (Yann Colette) pour finir dans un bain de sang…

C’est à y bien réfléchir l’arme, passant de main en main, qui sert d’électrochoc à ce condensé de questions sans brosser tous le monde dans le sens du poil.

A voir au cinéma le 25 mars.

A bientôt,

Adeline Besson



« Quand le couloir devient fantastique » 2

15 03 2009

« Rebelote » pour deux nouvelles classes de 4ème. On ne change une proposition qui gagne: cette fois les élèves devaient proposer deux projets sous forme de dessin avant de passer à la réalisation.

Voici les travaux photographiés par les élèves

Installation d’Imen, Mathieu et Zacharia

Installation de Sanah et Sonia

Installation de Stéphane, Philippe et Reyad

Installation de Brian, Donglin, Marc, Oguzhan et Medhi

Installation de Sundes et Jessica

Installation de Guillaume

Installation de Yanis et Mansour

Installation de Yousra et Samar

Installation d’Amra, de Madeleina et de Silemane

Installation de Hammet

Installation d’Ismaël


Installation de Ghilas

Installation de Nesrine, Niluxi et Ilan

Cette année, les élèves se sont généralement portés sur des personnages. Certains d’entre eux ont repris l’esprit des personnages qu’ils avaient réalisé en cinquième, pas avec la même proposition ni avec les mêmes cadrages.

A bientôt,

Adeline Besson