Archive pour février 2008

Juste un peu d’autopromo

Mercredi 27 février 2008

Copyright Adeline Besson 2008 - tous droits réservés“Les Nouvelles aventures de Tintin” sont arrivées !

Je signale pour une fois mes activités en tant qu’artiste: j’organise une exposition au bistrot “25° EST”, Place de Stalingrad à partir de 19 heures, métro Jaurès ou Stalingrad, jusqu’à fin mars.

Cette exposition prend pour fil conducteur l’icône de la bande dessinée Tintin mais j’ai retenu plutôt le personnage de Hergé comme un nouveau Candide. Il n’est plus Tintin au Congo ni Le Spectre d’Ottokar mais il a encore de sérieux problèmes avec les autres ou l’image qu’il se fait des autres.

Tintin c’est un peu nous tous, nous ne sommes plus dans le colonialisme mais nous sommes encore coincés entre nos clichés et notre quête des origines. Cette quête des origines se traduit par le retour au primitif et à l’écologie.

L’accrochage se fera de manière classique avec peintures et dessins mais aussi avec un travail d’écriture produit in situ, c’est-à-dire en fonction du lieu.

L’exposition s’appuie sur des références liées à l’anthropologie, à l’histoire des cultures et des travaux de photographes de reportage. Je tente de pointer les contradictions inhérentes aux images, notamment de presse, qui balancent entre empathie et esthétique, ou encore aux images de type encyclopédique qui tentent de généraliser voire d’universaliser des cultures et donc de s’éloigner de leur complexité.

Les images utilisées sont des photographies portant sur le travail des enfants du Bangladesh de G.M.B. Akash et sur les Rroms des Balkans, Roumanie et Albanie d’Yves Leresche. Les autres images sont tirées des deux albums de Tintin cités plus haut, ou sont des photographies prises sur le port de La Pallice (La Rochelle est le deuxième port français pour l’acheminement de bois exotique).

Le premier support utilisé pour la peinture est le médium bois, un des matériaux les plus consommés. L’autre support s’apparente à du papier japonais sur lequel on fait de la calligraphie. Les deux sont utilisés pour faire ressortir les dessins du bois et pour montrer la fragilité d’un dessin fait aux pastels secs, au fusain et au feutre. Le dessin comme le peinture sont plus proches d’un dessein. C’est-à-dire d’un dessin/ projet en train de se faire, d’une pensée qui se déroule et qui pose des questions.

Car ce qui m’intéresse en tant qu’artiste c’est de poser des questions au spectateur en confrontant ces images les unes avec les autres, qu’elles soient tirées de la bande dessinée, de l’illustration, de la photographie de presse, des cartes postales … sans faire de hiérarchie mais en proposant un point de vue sur le monde.

A bientôt,

Adeline Besson

Marc Desgranchamps à la galerie Zürcher

Samedi 2 février 2008

Nouvelles peintures

Nouvelles peintures à la Galerie Zürcher (Paris), un artiste qui peint et qui utilise la photographie de manière subtile voire troublante. La photographie comme modèle, pas tout à fait mais une manière pour lui de superposer plusieurs images qui finissent par s’interpénétrer entre elles. Ces superpositions sont traitées en peinture par des jus, créant ainsi des jeux de transparences.

Si les représentations sont issues de photographies banales ou tirées de la presse, elles ne sont pas le sujet des tableaux. C’est plutôt, de la manière dont Desgrandchamps les superpose que naît l’étrangeté comme une pellicule photo qui aurait servi plusieurs fois. Le regard du spectateur est miné car il ne sait plus très bien où il faut regarder.

Ce jeu de transparence entre l’arrière et le premier plan n’offre plus de hiérarchie claire pour le regard. Il en résulte comme le dit si bien Olivier Cena un sentiment étrange: (…) “le ciel est toujours désespérément bleu et la lumière uniforme, monotone, à la limite de l’absence. Il n’y a pas d’excès, pas de violence, mais, comme sur les vieilles photographies aux couleurs pâlies par le temps, il y flotte le parfum nostalgique (proustien ?) de souvenirs anciens dont on ne sait plus très bien si les moments auxquels ils se rattachent furent heureux ou pas.”(chronique du critique d’art dans le dernier Télérama)

L’artiste est celui qui en parle le mieux: cliquez sur l’image puis sur “vidéo” en haut à droite de la page qui apparaîtra.

Desgranchamps

(capture d’écran du site de la galerie Zürcher)

A bientôt,

Adeline Besson