Archive pour 13 mars 2008

“Quand le couloir d’un collège devient fantastique”

Jeudi 13 mars 2008

Premier billet sur une expérience réalisée avec les 3 classes de quatrième des élèves du collège Rosa Luxembourg à Aubervilliers.

Le titre du billet est en fait la petite phrase qui a donné lieu à la fin d’une longue séquence terminée avant les vacances d’hiver.

Le but était de d’appréhender l’espace sous toutes ses coutures, aussi bien l’espace en deux dimensions sur un format que l’espace en trois dimensions avec des matériaux divers et enfin l’espace réel différent des deux espaces précédents qui étaient des espaces représentés.

Passons les termes un peu fastidieux, les élèves par groupe de 4 devaient concevoir une production, un travail afin de l’installer dans le couloir qui conduit à la salle d’arts plastiques pour que l’atmosphère devienne fantastique. Et pour ce faire ils devaient réaliser une seule photographie avec un appareil numérique pour garder une trace de cette installation. Je mets pêle-mêle les photographies sans faire de hiérarchie entre les expériences.

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Ce qui est intéressant c’est que les élèves ont dû se poser la question de la démarche. Comment rendre le couloir fantastique avec un grand format blanc, de la gouache, du fusain, des pastels, de la colle, des ciseaux et du scotch ?

Deux possibilités s’offraient à eux : soit ils réalisaient quelque chose de fantastique avec les moyens et le matériel ( image de la diablesse) soit ils produisaient quelque chose qui n’avait rien à voir avec le couloir et créer ainsi un décalage donc du fantastique ( image de la marelle).

Les photographies le montrent assez bien mais une autre chose vient s’ajouter à ce dispositif. La photographie ainsi réalisée montre un autre aspect du fantastique selon le point de vue, la lumière, l’architecture du lieu. Et ce qui au départ n’était pas fantastique, pouvait l’être en réalisant une installation. Certains élèves qui n’avaient pas forcément compris pouvaient réajuster leur démarche grâce à l’espace réel du couloir.

La fin de la séquence s’est déroulée par rapport à une installation de Pignon Ernest intitulée Soweto-Warwick où comment une représentation prend sens dans un espace réel à savoir ce fameux quartier d’Afrique du Sud.

A bientôt,

Adeline Besson