Peter Doig: ?
20 08 2008Un point d’interrogation pour ce peintre qui est exposé jusqu’au 7 septembre 2008 au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. Peinture sans concept ou sans démarche voire sans sujet si ce n’est une grande virtuosité technique dans la manière de superposer les textures sur la toile ou bien encore de dissoudre la peinture dans des toiles non préparées.
Le sujet est souvent un prétexte. Je m’explique: il se dissout dans les couches successives de peinture ou de transparences. C’est le cas de Jetty (1994). Le personnage dans le paysage semble comme solarisé à l’égal du négatif d’une photographie et le premier plan se confond avec l’arrière plan.
Ou alors ce même sujet semble s’évanouir dans la peinture elle-même. C’est le cas de Blotter (1993) ou du fameux 100 Years ago (2001). Le reflet du personnage sorte de double nous donne une impression étrange.
Celle-ci est une sorte de déjà-vu. Quelque chose dont on se souvient avoir déjà fait l’expérience. Pas de concept, pas de démarche, pas de sujet mais un peintre d’atmosphère, d’impressions renforcées par le non fini, les superpositions des textures, des sujets.. mais surtout la dissolution de l’humain dans des paysages alternant entre la carte postale et l’histoire de la peinture (entre Hopper et les impressionnistes).
Ce déjà-vu aurait-il le goût d’un paradis perdu ?
A bientôt,
Adeline BESSON
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