Damien Hirst: nouvelle installation

22 11 2007

Nouvelle installation

L’artiste reprend sa manière de montrer les choses, c’est-à-dire les présenter dans la nature dans le formaldéhyde (liquide qui conserve les carcasses).

Dans le hall d’un immeuble de Park Avenue, Hirst a installé des carcasses d’agneaux, des perruches, un requin, une carcasse de boeuf, une colombe et 300 saucisses. Cet inventaire entre la chambre froide d’un boucher et l’empaillage d’un musée d’histoire naturelle est intéressante car elle montre bien le besoin depuis les années 60 notamment de ne plus seulement représenter mais de présenter les choses en les proposant dans une installation.

Les références données par l’artiste sont un autre inventaire plus ou moins pertinent.

Dan Flavin pour les tubes fluorescents qui éclairent les vitrines. Andy Warhol pour la notion de répétition. Joseph Cornell pour avoir enfermé des animaux morts. Jannis Kounellis qui utilise des oiseaux dans ses installations. Et René Magritte qui a peint un oeuf dans une cage d’oiseau.

Avec ce bel mêlé d’artistes, on reste perplexe car la démarche va au-delà de cet inventaire un peu ridicule et peu pertinent. Voir l’article sur le blog sur Damien Hirst.

Pour cette installation on pense surtout au « Boeuf écorché » de Rembrandt, daté de 1655 ou « Painting » de 1946 de Francis Bacon.

Rembrandt Francis Bacon

Mais le seul renversement dans l’installation de Hirst c’est l’art de présenter la ou les carcasses et non de la ou les représenter. En d’autres termes, c’est une autre manière de questionner le réel.
Pour plus d’informations, consultez l’article/interview en anglais.

A bientôt,

Adeline Besson


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2 réponses à “Damien Hirst: nouvelle installation”

5 12 2007
stéphane (00:36:20) :

j’ai l’impression que hirst tourne en rond…

4 02 2009
ludo (19:27:35) :

Il est intéressant d’analyser comme vous le faites l’oeuvre de Hirst à travers des références à l’art moderne et contemporain.

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