Jeff Koons à Versailles

Publié le 6 septembre 2008 par adeline dans Expositions, actualité

Koons à Versailles

Jeff Koons et Versailles, deux noms antinomiques ? Pas si sûr, l’artiste américain mondialement connu investit Versailles à partir du 11 septembre. Split-Rocker notamment, sorte de sculpture végétale à deux faces est installée dans le jardin de l’Orangerie. Cette tête en forme de jouet mi-dinosaure mi-poney est censée contraster avec le jardin ordonné et codifié par Le Nôtre.

Tête

Cette installation rappelle Puppy devant le Musée Guggenheim à Bilbao. Jeff Koons déplace des jouets considérés comme populaires ( production à grande échelle et objet sympathique aussi bien auprès des enfants que des adultes) dans un contexte artistique, en l’occurrence ici, le Château de Versailles. Il en fait des sculptures monumentales fabriquées avec des techniques diverses (art de la topiaire, plastique, porcelaine, acier inoxydable) qui elles non plus, ne sont pas considérées comme classiques. L’objet du quotidien, le jouet transformé devient alors apte à être considéré comme objet d’art. Il ne s’agit pas ici de crier au scandale parce que les sculptures seraient de mauvais goût mais de revenir sur l’ironie ou l’irrévérence supposée des installations.

Là où certains y voient du scandale ou de l’ironie, j’y voit plutôt de l’installation convenue qui ne pose pas vraiment la question du lieu. Car les oeuvres de Koons sont juste exposées là où elles feront le plus d’effet. D’autre part, l’ironie aurait été plus intéressante si Jeff Koons n’avait pas, pour une fois transformé ces jouets comme Marcel Duchamp avait pu le faire avec un vrai urinoir.

Jeff Koons ne dénonce rien, il montre simplement que les objets du quotidien subissant une transformation peuvent s’adapter aux expositions et au marché de l’art. Cette nouvelle intervention au Château de Versailles tend à consacrer un artiste au somment de sa carrière. Tel le Roi Soleil, Jeff Koons brille au firmament de sa gloire.

Portrait

A bientôt,

Adeline Besson

Laisser un commentaire

kambing