Juste un peu d’autopromo
“Les Nouvelles aventures de Tintin” sont arrivĂ©es !
Je signale pour une fois mes activitĂ©s en tant qu’artiste: j’organise une exposition au bistrot “25° EST”, Place de Stalingrad Ă partir de 19 heures, mĂ©tro Jaurès ou Stalingrad, jusqu’Ă fin mars.
Cette exposition prend pour fil conducteur l’icĂ´ne de la bande dessinĂ©e Tintin mais j’ai retenu plutĂ´t le personnage de HergĂ© comme un nouveau Candide. Il n’est plus Tintin au Congo ni Le Spectre d’Ottokar mais il a encore de sĂ©rieux problèmes avec les autres ou l’image qu’il se fait des autres.
Tintin c’est un peu nous tous, nous ne sommes plus dans le colonialisme mais nous sommes encore coincĂ©s entre nos clichĂ©s et notre quĂŞte des origines. Cette quĂŞte des origines se traduit par le retour au primitif et Ă l’Ă©cologie.
L’accrochage se fera de manière classique avec peintures et dessins mais aussi avec un travail d’Ă©criture produit in situ, c’est-Ă -dire en fonction du lieu.
L’exposition s’appuie sur des rĂ©fĂ©rences liĂ©es Ă l’anthropologie, Ă l’histoire des cultures et des travaux de photographes de reportage. Je tente de pointer les contradictions inhĂ©rentes aux images, notamment de presse, qui balancent entre empathie et esthĂ©tique, ou encore aux images de type encyclopĂ©dique qui tentent de gĂ©nĂ©raliser voire d’universaliser des cultures et donc de s’Ă©loigner de leur complexitĂ©.
Les images utilisĂ©es sont des photographies portant sur le travail des enfants du Bangladesh de G.M.B. Akash et sur les Rroms des Balkans, Roumanie et Albanie d’Yves Leresche. Les autres images sont tirĂ©es des deux albums de Tintin citĂ©s plus haut, ou sont des photographies prises sur le port de La Pallice (La Rochelle est le deuxième port français pour l’acheminement de bois exotique).
Le premier support utilisĂ© pour la peinture est le mĂ©dium bois, un des matĂ©riaux les plus consommĂ©s. L’autre support s’apparente Ă du papier japonais sur lequel on fait de la calligraphie. Les deux sont utilisĂ©s pour faire ressortir les dessins du bois et pour montrer la fragilitĂ© d’un dessin fait aux pastels secs, au fusain et au feutre. Le dessin comme le peinture sont plus proches d’un dessein. C’est-Ă -dire d’un dessin/ projet en train de se faire, d’une pensĂ©e qui se dĂ©roule et qui pose des questions.
Car ce qui m’intĂ©resse en tant qu’artiste c’est de poser des questions au spectateur en confrontant ces images les unes avec les autres, qu’elles soient tirĂ©es de la bande dessinĂ©e, de l’illustration, de la photographie de presse, des cartes postales … sans faire de hiĂ©rarchie mais en proposant un point de vue sur le monde.
A bientĂ´t,
Adeline Besson
Compteur
[...] se traduit par le retour au primitif et Ă l’écologie…” nous explique Adeline dans un article prĂ©sentant son [...]
[...] si vous ĂŞtes Ă Paris ce week-end surtout ne ratez pas le vernissage de l’expo d’Adeline, on s’y retrouvera. Envoyer à un ami |Imprimer [...]