Prix de la Biennale de Venise 2007
19 10 2007La 52 ème Biennale d’art contemporain a décerné le Lion d’or (le prix du meilleur artiste ) à Leon Ferrari, artiste argentin pour l’ensemble de son oeuvre.
Cette reconnaissance internationale a soulevé des polémiques car plusieurs oeuvres ont été détruites en 2004 lors d’une rétrospective à Buenos Aires au Centre de la Culture Recoleta . L’artiste né en 1928, inaugure l’expostion avec son christ crucifié sur un avion de combat. Il dénonce l’utilisation de la religion au profit de la guerre et c’est autre manière de mettre en lumière les liens entre l’Eglise et l’ancien régime militaire argentin.
Une oeuvre politique donc, c’est l’occasion de revenir sur quelques oeuvres de Ferrari.

Infiernos y idolatrias et bien d’autres oeuvres sont à la fois une charge contre les doctrines religieuses mais elles sont aussi une manière de désacraliser ces mêmes doctrines par l’utilisation des jouets, de figurines populaires tendant à l’ironie voire à la blague potache. L’humour qui transpire de ces pièces conceptuelles ridiculise le pouvoir en général. Car on le sait le pouvoir n’aime pas le ridicule.
La Biennale récompense donc un artiste engagé politiquement.
Pour plus d’informations, consultez le site de Courrier international.Â
Adeline Besson

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[...] sur la Biennale”. En attendant la suite, lisez ce qu’elle avait écrit sur Leon Ferrari, Lion d’Or de l’édition [...]