Projet Land Art au Landy (1)
10 01 2009
Voilà plusieurs années que je cherche à faire vivre à mes élèves ce que peux être la conception d’un vrai projet artistique de A à Z. Cet été, j’ai découvert le travail de Jean-Paul Ganem en Dordogne. Mais ce qui a provoqué le déclic ce sont ses différents projets au Canada et au Brésil.
Le quartier du Landy où une partie de mes élèves vivent, est une zone que l’on pourrait qualifier en reprenant le politiquement correct: « de zone en devenir ». Celle-ci est ponctuée de logements insalubres, d’entreprises et de terrains vagues. Ces derniers peuvent être encore exploités car ils ne sont pas tous construits. Il fallait s’engager dès la rentrée car le quartier est en plein bouleversement urbain entre la construction de logements, de magasins et du centre nautique…le quartier doit être entièrement bétonné d’ici 5 ans.

La première phase du projet consistait à contacter l’artiste et à demander l’appui de la mairie afin de proposer le choix d’un terrain vague rue Emile Augier en plein coeur du Landy qui pourrait convenir pour réaliser un projet de Land Art. Les interventions accolées au Land Art sont habituellement appliquées dans l’histoire de l’art à de très beaux paysages dignes d’êtres imprimés sur cartes postales. Or dans ses derniers projets, Ganem intervient sur des terrains qui sont laissés à l’abandon dans un contexte plutôt urbain.

Loin d’idéaliser le paysage en sublimant ses caractéristiques, il s’en sert pour réhabiliter un paysage urbain oublié par le regard.
Bien sûr, la séquence pédagogique a évolué en fonction des aléas inhérents à ce type de projet. A l’heure actuelle nous attendons avec l’artiste et son producteur l’accord de Plaine Commune afin d’avoir l’autorisation d’intervenir sur le terrain vague car le site a subi différentes pollutions au cours du 20ème siècle.
Dans un prochain article, je décrirais les différentes étapes pédagogiques du projet Land Art au Landy.
A bientôt,
Adeline Besson



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