Gouvernement italien et satisfaction des populations

Une analyse documentée de la situation politique italienne par Barbara.// Février 2018

A écouter ici : la première partie du podcast (environ 4mn)

… suite et fin (environ 4mn) :

A lire ici :

Gouvernement italien et satisfaction des populations 

En Italie le pouvoir législatif prévoit un Parlement composé de deux Chambres : la Chambre des Députés et le Sénat de la République. Les élections politiques qui désignent le Parlement de la République, sont au suffrage universel et elles ont lieu tous les cinq ans ou après la dissolution anticipée des chambres.

Depuis l’entrée en vigueur de la Constitution en 1948, dix-sept législatures ont eu lieu, avec une durée moyenne de quatre ans, puisque, dans la plupart des cas, il y a eu des élections anticipées.

Après l’élection, le gouvernement (le pouvoir exécutif qui contribue à la formulation de la politique à suivre) est également renouvelé et il doit obtenir le soutien de la majorité dans chaque chambre du Parlement.

Le président de la République nomme le président du Conseil des ministres après avoir sondé les orientations des forces politiques présentes au Parlement, et, sur l’avis de celui-ci, les ministres.

En Italie, le président du Conseil des ministres occupe la quatrième place dans l’ordre des fonctions, mais c’est en fait le rôle le plus important dans la vie politique générale.

A propos du contentement de la population, on peut dire qu’en général la population italienne n’est pas satisfaite de la situation politique dans le pays. Les politiciens italiens sont souvent l’objet de blagues, pour la façon dont ils sont collés à leurs sièges, ou même la façon dont ils sont liés à des intérêts personnels ou familiaux. Pour donner un exemple : un célèbre comédien italien a souligné dans son spectacle avec ironie que si une personne veut être un concierge dans une école publique, elle doit avoir un casier judiciaire vierge, mais dans le parlement 120 députés n’ont pas de casier vierge ou ont des démêlés avec la justice. Ils sont députés mai ils ne pourraient être concierges!

Il faut se rappeler, cependant, que les députés au parlement sont toujours élus par le peuple italien et qu’on ne peut pas toujours comprendre pourquoi ils sont élus, puis critiqués, puis de nouveau réélus.

Les critiques les plus fréquentes liées au travail du gouvernement portent généralement sur une fiscalité élevée, les politiques d’immigration et la sécurité.

Pression fiscale : l’Italie détient la cinquième position en Europe avec une taxation de 43,4% , la moyenne européenne étant de 39,9%. L’Italie est suivie, dans l’ordre, par la France, la Belgique, l’Autriche et la Suède (analyse de la Cgia Mestre – extrait de Corriere della Sera journal du 12 novembre 2016). http://www.corriere.it/economia/16_novembre_12/tasse-italia-quinta-europa-francia-pressione-fiscale-piu-alta-d551e108-a8b3-11e6-b875-b27331f307f4.shtml

Il est important de se rappeler que l’Italie a la primauté en Europe pour l’évasion fiscale (selon le Tax Research de Londres et rapporté dans le journal en ligne Qui Finanza du 20 septembre 2017).

https://quifinanza.it/fisco-tasse/in-italia-evasione-fiscale-vale-270-miliardi-di-euro-maglia-nera-in-europa/79326/

Flux migratoires : en Italie, certains pensent qu’il y a une sorte d’invasion du territoire par des personnes venant de régions très pauvres du monde ou de zones en guerre.

Cela se produit en dépit du fait que l’ arrivée de migrants sur le territoire pour du travail a baissé ces dernières années. En fait, les nouveaux flux sont principalement liés au regroupement familial et aux demandes d’asile, et près de la moitié des immigrants les plus récents quittent le pays après quelques années (selon une recherche Istat -National Institute of Statistics, est un organisme public qui s’occupe des enquêtes statistiques et des enquêtes – du 2016. Nouvelles rapportées par le Sole 24 ore, journal italien de la finance et de l’économie 16 novembre 2018).

http://www.ilsole24ore.com/art/notizie/2017-11-15/sorpresa-italia-calano-extracomunitari-per-prima-volta-20-anni-170610.shtml?uuid=AEVnYCCD&refresh_ce=1

Il est également important de mentionner que dans le dernier rapport sur les migrants, l’Organisation de coopération et de développement économiques a souligné que l’Italie est redevenue un des principaux pays du monde pour son immigration. Selon l’OCDE, la péninsule est la huitième dans le classement mondial des pays d’origine des nouveaux immigrants (nouvelles rapportées par le Sole 24 ore, journal italien de la finance et de l’économie – 6 juillet 2017).

http://www.ilsole24ore.com/art/notizie/2017-07-06/oltre-250000-italiani-emigrano-all-estero-erano-300000-dopoguerra-094053.shtml?uuid=AEuX6nsB

Sécurité : la population italienne a l’ impression de vivre dans un pays peu sûr avec un taux de criminalité qui augmente d’année en année. Ici, nous ne considérons pas le phénomène du crime organisé, toujours présent en Italie, mais tout ce qui concerne les autres crimes, à savoir les actes isolés.

Certains partis politiques font de la sécurité leur cheval de bataille, reliant souvent le problème de la sécurité au phénomène des flux migratoires.

Mais si nous regardons les données, nous pouvons dire que la situation de la criminalité en Italie est restée sensiblement inchangée – et même, par certains aspects, s’est légèrement améliorée – même lorsque le flux migratoire (personnes de l’extérieur venant sur le sol italien) a considérablement augmenté (6 janvier 2016 – AGI fact-checking. AGI est une agence de presse italienne)

https://www.agi.it/fact-checking/berlusconi_reati_migranti_rifugiati-3452539/news/2018-02-06/

Dernier point de comparaison possible : La presse. Je suis d’avis que ces dernières années surtout les nouvelles ont souvent été vidées de leur contenu en faveur de titres captivants pour attirer surtout le clic des internautes.

Dans le classement annuel de Reporters sans Frontières, l’Italie occupe la 52ème place en 2017 (sur un total de 180 pays).

Danse classique aux USA et au Japon…

Une comparaison entre les écoles de danse classique aux États-Unis et au Japon, par Emma, interrogée par Tomoko… // Janvier 2018

A écouter ici :

A lire ici :

La danse classique ne varie pas beaucoup entre les différents pays du monde, mais il y a des petites différences qui rendent le style de la danse dans chaque pays unique. Aujourd’hui nous parlons des différences entre la danse classique aux États-Unis et au Japon.

Tomoko :  Bonjour Emma !

Emma : Bonjour Tomoko !

T : En général, combien de temps prennent les danseurs pour devenir professionnels ?

E : Aux États-Unis, les danseurs commencent à apprendre la danse vers 7 ans, et au Japon ils commencent à l’âge de 5 ans. Bien sûr ça varie pour chaque danseur, mais ça c’est la moyenne. Pour les États-Unis et le Japon l’Age, la moitié des danseurs environ deviennent professionnels vers 17 ou 18 ans.

T : Quel type de danse classique est la plus pratiquée aux États-Unis et au Japon ?

E : Aux États-Unis il y a beaucoup des compagnies qui dansent tous les styles différents de la danse classique, mais les styles les plus communs sont le ballet néoclassique et Balanchine. Au Japon, le style est encore néoclassique mais c’est plus influencé par les apprentissages russes.

T : Est-ce qu’il y a beaucoup d’institutions bien connues pour la danse classique aux États-Unis et au Japon ?

E : Oui, il y a des institutions bien connues dans les deux pays, mais il y en a plus aux États-Unis qu’au Japon. Ceci dit, il y a beaucoup de danseurs qui vont à l’étranger pour apprendre la danse classique ou pour travailler.

T : Où est-ce que la plupart de danseurs vont ? Est-ce qu’ils vont aux les mêmes pays ?

E : Aux États-Unis, ils vont souvent dans d’autres institutions américaines ou ils vont à Londres, Pays Bas, et en France. Au Japon la plupart des danseurs vont en Russie, Allemagne, France, et à Londres. Alors, les pays où les danseurs vont se chevauchent un peu, mais pas complètement.

: Pour finir, combien d’années les carrières des danseurs durent-elles ?

E : Pour la danse classique, c’est difficile d’avoir une carrière après un âge certain. Les carrières durent jusqu’à l’âge de 30-35 aux États-Unis et 40 au Japon.

Conclusion :  Les règles mondiales de la danse classique ne permettent pas beaucoup de variation dans l’enseignement du ballet. Ceci dit, les petites différences qui existent sont plus apparentes et elles créent de la diversité dans la danse classique. On sait que quand on regarde la danse classique à l’étranger, on verra les différences dans les âges des danseurs ou dans les styles de leurs mouvements.

Gastronomie : le Gibier

Un interview du Chef Masamichi par Haruka // Janvier 2018

Présentation de petit gibier, en attente d’être préparé, cuisiné et consommé (tableau de Tomás Yepes, XVIIe siècle).

A écouter ici :

A lire ici :

Bonjour à tous et bienvenue à « L’Aventure de la Cuisine » ! Je suis Haruka. Merci de nous rejoindre aujourd’hui. Dans notre émission, nous discuterons de gastronomie. Aujourd’hui nous présenterons le gibier avec Chef Masamichi, Chef exécutif de chez Paul, le restaurant bien connu à travers le monde avec trois étoiles Michelin.

Bonjour Masamichi ! Qu’est-ce que c’est le gibier en général ?

En général le mot gibier désigne la viande sauvage celle provenant d’animaux tués par des chasseurs.

En quoi est-elle différente des autres viandes ?

La différence c’est que le gibier a un gout sauvage, et qu’il est mangé après avoir été faisandé.

Donc, c’est spécifique en France ?

Oui. Autrefois, on la mangeait habituellement en hiver, mais aujourd’hui on en mange moins.

Pouvez-vous présenter les types ?

D’abord je vous présente les oiseaux. Le faisan, le pigeon, le pigeonneau c’est un petit pigeon et la bécasse, on l’appelle la reine des gibiers. Et ensuite, le cerf, le sanglier et le lièvre, surnommé le roi des gibiers.

Pouvez-vous nous donner un exemple de recette ?

Je vous présente la recette du « Lapin à la Cocotte », un plat traditionnel en France.

Faites revenir des lardons et des oignons dans une poêle, et ajoutez les morceaux du lapin. Incorporez du bouillon de bœuf, vin rouge, thym, persil, et une feuille de laurier. Laissez mijoter une heure. Ajoutez une pincée de sel et de poivre, et accompagnez avec une purée de pommes de terre.

Si vous avez envie d’essayer ce plat, venez dans notre restaurant chez Paul !

C’est parfait, très bien ! Merci à vous Chef Masamichi et à nos auditeurs, et à la prochaine !

LE MONDE AUJOURD’HUI – Politiques de Donald Trump

Discussion à trois autour des politiques et des attitudes de Donald Trump. Par nos chroniqueuses Liza, Caroline et Maria. // Janvier 2018

Donald Trump annonce le retrait des États-Unis de l’accord de Paris, le 1er juin 2017, à la Maison-Blanche | SAUL LOEB / AFP

A écouter ici :

A lire ici :

Liza (L): Bonjour à tous… Aujourd’hui dans notre émission « Le Monde Aujourd’hui » on parlera du président américain, Donald Trump. Récemment, il a définitivement dit « non » pour l’accord de Paris précédemment signé par M. Obama. Mais maintenant – le président américain dit «oui», que son pays peut rejoindre l’accord. On a deux intervenants ici aujourd’hui pour parler de cette contradiction : Maria et Caroline, deux politologues connues pour leurs commentaires de l’élection américaine…

Bonjour tous les deux, pour commencer notre conversation, que pensez-vous de ces nouvelles?

Caroline (C): Je crois qu’il a dit ça parce qu’il sait qu’il a besoin d’être en bons termes avec les autres pays. Il le sait car il a déjà beaucoup de mauvaises relations avec d’autres pays donc il devrait faire partie de l’accord. Il sait que cette attitude immature, grossière et honnêtement irresponsable devra cesser. À un niveau plus profond, il sait également que les États-Unis vont commencer à prendre du retard dans les initiatives de prévention du réchauffement climatique si nous ne faisons pas partie de l’accord.

María (M): Je pense que c’est quelque chose qui n’a pas surpris les américains. Donald Trump n’est pas connu pour sa cohérence quand il s’agit des problèmes sauf pour les grandes promesses comme vouloir construire une mur entre les États-Unis et le Mexique. Il a l’habitude de changer ses opinions quand ça l’arrange et pour contenter les gens qui ont voté pour lui. Honnêtement, je ne suis pas surprise.

L: Ah d’accord…et Caroline, selon vous quelle est la signification de ces actions du Président Trump pour les États-Unis?

C: C’est certainement un pas dans la bonne direction. C’est peut-être un changement dans ses décisions. Peut-être que cela convaincra tous les partisans de Trump que le climat est très important et qu’il fait partie de notre économie autant que toute autre chose. S’il suit ses décisions et rentre dans l’accord de Paris, cela aura un impact positif sur l’Amérique.

L: Oui bien sur, bien sur…et Maria, à votre avis quel sera l’impact de cette contradiction pour les États-Unis?

M: Je pense qu’il y a des gens qui vont être furieux et des gens qui pourraient avoir de l’espoir. Les gens qui ont voté pour Trump, qui pensent que son attitude envers les autres pays et sa conviction qu’ils sont seulement les “vrais” Américains qui peuvent faire “America Great Again”, seront définitivement en colère ; potentiellement qu’accepter de l’aide ou de recevoir de l’aide n’est pas une chose que ces gens veulent. De l’autre côté, je suis sûre que beaucoup des gens seront surpris et plein d’espoir. Les scientifiques qui étudient le changement climatique certainement prêteront attention à ce que Donald Trump fera.

C: Je ne serais pas surprise s’il était persuadé par d’autres membres de son cabinet de réintégrer l’accord – comme souvent Donald fait quelque chose jusqu’à ce qu’il y soit obligé. À moins que cela ne lui porte préjudice. Nous pouvons espérer que ce soit un nouveau côté, plus mature et développé de Donald. Mais tu ne sais jamais.

M: Je sais que je vais regarder Donald Trump attentivement comme tous les autres Américains qui voient cela comme une étape potentielle de la reconnaissance de la place des États-Unis en matière de relations internationales. Nous allons tous regarder avec anxiété.

L: Ah oui…merci à vous deux pour vos commentaires et pour votre temps aujourd’hui. Et a vous, nos auditeurs, merci pour votre attention cette semaine, et n’oubliez pas de nous écouter tous les lundi soirs. A la prochaine…!

Evolution de la politique suisse vis à vis des drogues dures : de la répression à la prévention

Un enquête approfondie par Julie Baumann – Novembre et Décembre 2017

Cannabis – Photo : Pixabay

Pendant les années 80 et 90 la Suisse a été confrontée à un vaste problème de drogue. Le problème s’est surtout présenté dans un parc près de la gare de Zurich qui s’appelle Platzspitz. À partir de 1986, ce fameux lieu était devenu un point de rencontre pour les toxicomanes de toute l’Europe. Parce que ni la police ni les élus n’ont lutté contre la scène ouverte, le nombre des personnes qui s’y droguaient est monté à 2000 personnes par jour. Avec le temps, la police a perdu le contrôle, ce qui a amené un appauvrissement et une paupérisation des toxicomanes. D’un jour à l’autre, le parc a été fermé en 1992. Mais cette mesure n’a pas arrêté la scène de drogue, qui s’est simplement déplacée. C’est là où les autorités ont réalisé que le modèle de répression ne résoudrait pas le problème des drogues. En conséquence le gouvernement a lancé des campagnes de prévention et a ouvert des salles stériles dans lesquelles les toxicomanes peuvent se droguer avec moins de risque pour leur santé. En outre, l’état a établi des programmes de désaccoutumance et de réinsertion, pour que les personnes dépendantes puissent reprendre une vie normale sans discrimination.

Conséquences sur la législation concernant le cannabis
La libéralisation des drogues dures a ouvert la discussion sur le cannabis, qui est la substance illégale la plus consommée en Suisse. Environs 500 000 personnes consomment régulièrement du cannabis et un sur cinq en a déjà fumé. Mais pourquoi légaliser le cannabis ? Depuis 2012, on a le droit de porter au maximum 10g de cannabis par personne pour sa consommation personnelle, mais si on est arrêté par la police on doit payer une amende de 100.- CHF (85 euros).  De plus, la vente, la culture et la consommation du cannabis contenant moins de 1% de THC (la substance psychoactive du cannabis) est devenue quotidienne. Il existe des boutiques spécialisées et depuis l’été 2017, un des plus grands distributeurs vend des cigarettes avec du cannabis CBD ( Une substance du cannabis qui est peu psychoactive).

Arguments scientifiques en faveur d’un usage médical du cannabis

Des recherches récentes montrent que la marijuana peut aider les gens qui souffrent des douleurs chroniques et des gens qui sont affectés par des maladies encore mal connues. De plus, le CBD contenu dans le cannabis peut inhiber la croissance des cellules cancéreuses.

On le voit, les questions concernant les usages des drogues et leur réglementation sont plus complexes que le simple débat moral auquel elles sont souvent réduites.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les activités de l’atelier bénévolat cet automne…

Interview des étudiants de l’atelier bénévolat avec Véronique Sorin – Les rédacteurs de l’atelier webzine – Automne 2017

Introduction

L’atelier bénévolat, conduit par Véronique Sorin, a permis a des étudiants de l’Institut de découvrir des lieux de vie et diverses associations à Tours.

Si tous les contacts et les pistes d’action envisagées n’ont pas tous pu aboutir, c’est le récit des plus belles expériences que nous vous proposons ici avec la collaboration des étudiants de l’atelier bénévolat qui sont venus par deux fois, nous raconter leurs aventures (Caroline, Florence, Alma et Thibault, Tsung Yung, Sonia, Mohammed, Ilenia)

Parmi les projet réalisés qui nous ont été présentés, nous en avons choisi deux :

  1. La participation à des ateliers dans une maison de retraite (Courteline)
  2. La vente de gâteaux destinés à une association d’aide aux enfants malades et aux personnes en maison de retraite (Les Blouses Roses)

A la maison de retraite…

Caroline, une étudiante américaine, a raconté une activité qu’elle venait de réaliser à la maison de retraite. Isabelle, une animatrice les a présenté aux résidents et membres du personnel qui préparaient une pièce de théâtre pour Noël. La pièce montre un voyage dans toute l’Europe. L’un des résidents, âgé de 90 ans, a joué du bouzouki, une sorte de guitare grecque. Il y avait également Evelyne, une bénévole dont la mère est résidente dans cette maison de retraite. En plus d’un autre membre du personnel technique, était présent également Marc, le responsable que connaît Véronique Sorin.

Florence, une étudiante belge, a participé à un concours de pétanque dans cette même maison de retraite. Elle a raconté avoir accompagné les résidents jusqu’au jardin puis participé à l’une des équipes. A la fin des matchs, l’équipe finaliste a gagné une coupe. Le concours s’est terminé par un goûter. Elle a trouvé l’ambiance agréable et déclaré que la pétanque était une bonne idée pour inciter les résidents à bouger même si cela est difficile pour certains. Florence a participé à des ateliers chaque semaine depuis cette rencontre!

Vente de gâteaux

Pour aider l’association les Blouses Roses à récolter de l’argent pour leur permettre d’acheter des jouets, des jeux et des CD pour les enfants malades à l’hôpital ou des personnes âgées en maison de retraite, l’atelier bénévolat a décidé d’organiser une vente de gâteaux à l’Institut.

Préparation des gâteaux – Sonia et Mohammed ont participé à la préparation des gâteaux. C’était la première fois qu’ils suivaient ces recettes de brownies au chocolat et de madeleine au citron. La séance de cuisine a été longue (environ quatre heures) en raison de la nouveauté des recettes et du manque de matériel prévu pour préparer de grosses quantités (les recettes étaient conçues pour trente personnes). Surtout, comme il n’y avait qu’un seul four, il a fallu plusieurs fournées successives de cuisson.

Vente des gâteaux – Mohammed a raconté la préparation de la salle de la cafétéria le lendemain pour la vente avec l’installation des tables, des nappes et des parts de gâteaux. Une somme de cent quarante euros a ainsi pu être récoltée et remise à Elisabeth Chambon, présidente de l’association “Les blouses roses” qui est venue les rencontrer le jeudi suivant. Elle a déclaré que l’argent servirait à l’achat de matériel (des jeux, des CD…) pour les enfants malades et les personnes âgées.

Visite présidente Blouses roses (Photo : Tsung Yung)

Mohammed s’est dit heureux d’avoir fait cela, il s’est senti utile pour la société. Pour une prochaine expérience, il propose de varier les produits vendus (du sucré et du salé) et d’augmenter la quantité. Peut-être serait-il possible de demander à d’autres étudiants de participer en leur demandant d’amener des plats préparés chez eux.

Véronique Sorin a envisagé de réaliser ce type de vente sur une semaine en y associant également les professeurs.

De belles expériences…

Enfin, un tour de table a permis à chacun de donner les raisons de son intérêt pour l’atelier ainsi que ses éventuelles expériences de bénévolat dans son pays d’origine ou ailleurs :

  • Tsung Yung, étudiant d’origine taïwanaise mais élevé au Panama et étudiant en Angleterre a expliqué son intérêt de « pouvoir interagir avec le peuple français » et donné l’exemple de son père qui montrait toujours de l’empathie avec les personnes en difficulté.
  • Caroline, Alma et Thibault ont chacun raconté leur expérience de bénévolat en Europe de l’est ou en Afrique dans le cadre de projets scolaires lorsqu’ils étaient lycéens. Après-midi de cuisine pour Caroline, séjours d’une dizaine de jours pour Alma dans des chantiers de construction de maisons et de jardins potagers en Europe de l’est, séjour d’un mois pour Thibault qui a participé avec ses camarades et leur professeur à la construction d’un hôpital au Burundi dont il se demande aujourd’hui si la guerre ne l’a pas déjà détruit.
  • Eric, missionnaire américain, partira lui bientôt au Congo pour aller aider les populations locales.
  • Mohammed a raconté qu’en Arabie saoudite, au moment du Ramadan, des actions d’aides envers les pauvres sont courantes telles que leur donner de la nourriture ou de l’argent. Lui-même l’a déjà fait avec des amis.
  • Ilenia a raconté un bon souvenir d’adolescence en Italie. Avec une association religieuse, ils avaient réalisé des ateliers artistiques avec des personnes retardées mentales et psychiques. Cela pendant tout un été à raison de trois matinées par semaines.
  • Sonia a participé à des actions de bénévolat avec son école catholique en Colombie. Ils travaillaient avec différentes association qui s’occupent des personnes âgées, des orphelins ou des enfants en foyer. Elle a donné l’exemple de l’association Santa Cruz finance des séjours de vacances pour des enfants pauvres.
  • Yewon a expliqué qu’en Corée, les activités de bénévolat sont obligatoire au lycée (une quarantaine d’heures sur une année scolaire). Dans ce cadre, elle a accompagné et guidé des touristes étrangers pour leur expliquer la culture et l’histoire coréenne.
  • Haruka a raconté comment, au Japon, elle a participé régulièrement à des activités avec des personnes âgées quand elle avait dix ou onze ans.
  • Sarah s’est occupée de personnes âgées à l’hôpital pendant sa dernière année de lycée : elle venait leur faire des massages.

En conclusion

Enfin, les étudiants de l’atelier bénévolat ont déclaré qu’ils étaient très contents de leurs activités et qu’ils encouragent les autres étudiants à y participer. Certains étudiants, comme Florence ne sont venus que quelques fois à l’atelier, puis, une fois trouvé un lieu où s’engager dans des actions, elles n’avaient plus qu’à le vivre et venir nous raconter leurs expériences (comme jouer à la pétanque avec les gens âgées!).

Comme un message pour ceux qui s’intéressent à cet atelier mais qui ne savent pas ce qu’on peut faire là, Véronique a commenté les avantages de l’atelier bénévolat. Si vous avez des idées d’activités, vous pouvez les proposer au professeur et travailler avec une association qui vous correspond. Un professeur contactera les associations pour les inviter à cet atelier. Grâce à leurs explications, vous obtiendrez des informations utiles. Il est possible de  travailler seul(e) ou avec vos camarades. Vous pouvez choisir et décider de la manière dont vous voulez le faire. Notre professeur vous aide à vivre une expérience précieuse.

Merci à tous ces étudiants d’être venus nous raconter leurs belles expérience de vie, de rencontres.