ESPAÑA & CATALUÑA

Par Raquel Fernández Fernández // Octobre 2017

Manifestation à Barcelone (Espagne) – Par le journal “El Periodico de Aragón” Octobre 2017

D’abord, je voudrais commencer en précisant bien que cet article n’est pas écrit avec l’intention de juger les Catalans. Je sais bien que c’est un sujet très délicat, cependant je voudrais vous exprimer mon opinion.
Il faut prendre conscience qu’il existe la Constitution Espagnole, dans laquelle se trouvent les lois espagnoles les plus importantes et les plus anciennes. Dans cette constitution, on trouve une loi qui interdit de faire un référendum pour séparer une communauté autonome de l’Espagne. D’un coté, je suis pour cette loi, car si tout le monde voulait devenir indépendant, n’importe quelle communauté autonome pourrait diviser le pays et ça me semblerait triste. D’un autre coté, je suis pour faire une votation légale pour que tous nous puissions nous exprimer sur cette question qui est en train de diviser l’Espagne en provoquant la haine entre les Espagnols.
Néanmoins, je vous informe que, malgré tout, en novembre 2014, a été organisé le premier référendum illégal pour l’indépendance de la Catalogne pour lequel, le gouvernement d’Espagne n’avait pris aucune mesure concrète pour l’interdire. A mon avis, cela s’était fait alors avec l’intention de voir si la plupart de Catalans voulaient vraiment se séparer. Après tout, le pourcentage des gens qui ont voté « oui » (dans le premier référendum de 2014 et dans le second de 2017) était très élevé, mais le pourcentage des gens qui ont participé n’atteint pas la moitié du corps électoral. En effet, même avec 100% de votes qui seraient pour l’indépendance de la Catalogne dans un cadre hypothétique, si la participation de la population catalane n’était que de 20% de personnes, cela ne voudrait rien dire. La preuve c’est qu’aujourd’hui, de nombreuses entreprises et banques installées en Catalogne ont « émigré » dans le reste de l’Espagne, et par ailleurs, face à ce risque de sécession, on constate la croissance des manifestations pacifistes pour revendiquer l’union du pays.
J’estime que la racine du problème se trouve dans la corruption des politiques, comme la plupart du temps dans le monde de la politique. Ainsi, le gouvernement de la Catalogne reproche au gouvernement d’Espagne de lui voler de l’argent. Pourtant, il y a quelques années on a découvert qu’un monsieur qui s’appelle Jordi Pujol (ancien président de la Généralité catalane) avait volé des millions d’euros à la Catalogne!! Alors, est-ce que la part de responsabilité du gouvernement Espagnol disparait ? Bien sûr que non… Mais ce n’est pas parce que le président catalan Puigdemont dit que « le ciel est rouge » que c’est vrai, alors même qu’il y a des évidences qui prouvent le contraire.
En plus, pendant toute l’histoire de l’Espagne comme pays, et même sous Franco (général dictatorial qui dirigea le pays de 1939 à 1975), on a consenti à toutes les demandes catalanes pour construire des entreprises, des infrastructures de transports (TGV Barcelone-Madrid et Barcelone-Paris les plus importants), des hôpitaux avec les meilleures installations, des écoles bilingues avec les meilleures technologies, etc. À ce moment-là, le PIB de la Catalogne était plus haut que celui de Madrid grâce à cet enrichissement. Mais le gouvernement catalan et certaines personnes qui, clairement, se trompent, demandent encore plus avec ce prétexte : « Nous n’avons rien en Catalogne « .
Pour conclure je voudrais faire remarquer qu’une majorité de Catalans ne semblent pas vouloir d’une indépendance totale de la Catalogne. C’est ce qu’indiquent plusieurs sondages réalisés ces dernières années et qui paraissent confirmés par les faibles participations au référendum. En effet, le choix des 58% de Catalans qui n’ont pas voté, peut s’expliquer, à mon avis parce qu’ils ne veulent pas participer à un referéndum illégal. Ces personnes veulent peut-être continuer à être espagnols tout en étant catalans. Finalement, le plus convaincu, c’est le président Puigdemont qui déborde d’avarice pour le pouvoir et l’argent.

Portraits croisés d’octobre

Voici les portraits rédigés à partir d’interviews croisées entre Rachel et Léa.

Un portrait de Rachel Fernández, par Léa :

Quand je me suis inscrite à l’Institut de Touraine, je n’ai pas pensé que j’allais faire la connaissance de gens si intéressants, mais voilà ! J’ai l’honneur d’écrire un portrait sur Rachel Fernández, une jeune Espagnole, qui a quitté son pays d’origine il y a 2 ans. Elle est arrivée à Tours en septembre 2015 pour vivre chez son petit ami, qui vient aussi d’Espagne. Comme son petit ami avait trouvé un travail en France, elle l’a accompagné.

Même si elle parlait déjà le français, le démarrage dans l’étranger n’est pas facile. Pas du tout ! Avant de venir en France, Rachel s’attendait à ce que la culture soit proche de la culture espagnole. Toutefois cela n’était pas le cas. Étant donné qu’elle vient de l’Andalousie, dans le sud de l’Espagne, elle est habituée au soleil et aux gens ouverts et heureux de vivre. Prendre un nouveau départ en France peut être difficile et il existe encore des choses qui l’étonnent. Par exemple les parents séparés où les gens réservés qu’elle a rencontrés. Rachel m’a expliqué, qu’on remarque une différence entre les Espagnols et les Français. Quelquefois, elle a fait la connaissance des gens qui ont l’air d’être imbu d’eux-mêmes et elle a eu l’impression que les Espagnols sont un peu plus heureux…ou peut-être ils sont mauvais pour cacher leur joie ?

Bien sûr, vivre à l’étranger pourrait être dur, surtout quand on ne connaît personne excepté son petit ami. Parfois, elle se sent isolée et triste, parce qu’elle habite loin de Tours et elle a des difficultés à trouver des amis ici. Comme elle cherche un travail maintenant, il n’y a pas beaucoup à faire sauf attendre. En Espagne, Rachel a fait son master en conception graphique et actuellement elle est étudiante à l’Institut de Touraine, pour améliorer son français et avoir plus du succès à trouver un travail. D’ailleurs, Rachel veut aussi faire la connaissance d’autres étudiantes, qui ont fait la même expérience qu’elle. Le petit chat qui vit avec Rachel et son petit ami arrive à dérider la jeune Espagnole, quand il fait mauvais et qu’elle a le mal de pays. En plus, Rachel aime la danse classique et elle est en train de chercher une école de danse pour continuer à danser avec passion. De temps en temps, elle réfléchit à quitter la France.

Ma chère Rachel, si tu lis mon portrait sur toi, tu vas s’en sortir. J’étais heureuse de faire la connaissance d’une jeune femme admirable, qui m’incite à ne pas abandonner et à rester confiant, bien que cela ne soit pas facile. Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions et de t’être confiée à moi. Je sais que tu vas t’acclimater en France, tu vas trouver un emploi, tu iras loin et je sais aussi que tu peux être fière de toi-même.

Le portrait de Léa par Rachel :

Nous sommes tous arrivés dans un pays inconnu, chacun pour des raisons très différentes. Nous avons eu des expériences positives et négatives, cependant elles sont uniques et resteront dans notre mémoire pendant toute la vie.

D’abord, permettez-moi de vous présenter l’expérience de Léa Wittig en France! Une fille d’origine Allemande qui a seulement dix-huit ans. Pourtant, elle est venue toute seule à Tours, pas seulement pour apprendre la langue française, mais aussi pour faire connaissance socialement avec des gens différents, pour connaître les villes remplies de pâtisseries, pour goûter les fromages si typiques du pays et se plonger dans la culture française.

Léa est arrivée à Tours début septembre, et c’était toute une aventure. Au début c’était assez dur, car elle a dû changer très souvent de moyens de transport tout en portant sa grosse valise avec elle, avant d’arriver finalement dans cette petite ville. Parfois, il y avait des trains qui n’arrivaient pas à l’heure. En plus, les escaliers du métro de Paris c’est trop pour une demoiselle avec une lourde valise. Par chance, il y avait des Français très gentils qui l’ont aidée.

Avant d’habiter à Tours, Léa avait logé une autre fois dans une autre famille française qui fumait tout le temps, si bien qu’elle avait gardé une vision mauvaise et fausse bref une image pas très positive des Français. Autrement, Léa avait entendu dire que les Français étaient un peu nuisibles et méchants. Cependant, elle a été surprise de constater que ce n’est pas vrai du tout. Elle trouve que les Français sont plus agréables et gentils que ce qu’elle avait imaginé. Néanmoins, Léa considère qu’on pourrait améliorer quelques aspects comme par exemple lorsque les gens laissent les crottes de chiens dans la rue, ou quand les conducteurs perdent la tête (ils sont fous dans les voitures) et constamment les feux rouges ne sont pas respectés par les piétons. Encore, elle a observé que beaucoup de gens ont peur de l’avenir, de l’étranger, et cela est dommage peut être.

Elle aime bien lorsque sa mère d’accueil mange du fromage car c’est le stéréotype des Français qui mangent tout le temps des fromages avec des textures, formes et goûts si différents et nouveaux pour les étrangers. Pour conclure, Léa voudrait finir avec une réflexion sur les gens qu’elle a connus pendant ce mois à l’Institut de Touraine. Elle a réfléchi à la vie de chacun d’eux, à leurs projets si différents et spéciaux pour mieux savoir ce qu’elle fera de son avenir. 

Portraits croisés de septembre…

Les participants de l’atelier webzine de septembre // 2017

Pour ce cours atelier (2 séances seulement), les étudiants ont réalisé l’interview d’un camarade et rédigé son portrait à partir de leurs notes. Voici ce qu’ils ont écrit…

Bonjour, tout le monde.  Aujourd’hui, je vais vous présenter une étudiante chinoise qui s’appelle Fifi. Elle est arrivée en France le 15 juillet. Avant, elle a imaginé que la France était un pays romantique où les hommes étaient très gentils. Le premier jour où elle est arrivée à Tours, une journaliste a pris beaucoup de photos de ses bagages, de sa chambre et d’elle-même parce qu’elle est venue ici dans le cadre d’un programme de son université. Alors, ça l’a stressée, mais elle était heureuse aussi grâce à sa famille d’accueil. Maintenant, il y a une chose qui l’étonne encore : c’est la machine que le boucher utilise pour couper l’os de porc. Elle a été très surprise la première fois qu’elle l’a vue. Merci, Kaoru.

Mon témoin s’appelle Kaoru. C’est un Japonais qui est arrivé en France le 2 mars. Il compte rester à Tours jusqu’à la fin de cette année. Selon lui, la France est un pays libre et révolutionnaire. Les habitants ne travaillent pas beaucoup et vivent librement.  A son arrivé, ce qui l’a surpris le plus, c’est qu’il n’y avait pas beaucoup de toilettes publics gratuits dans la rue. Comme il a loué un appartement et qu’il habite seul, alors, il a ressenti la solitude. Mais maintenant, il a l’habitude de ce mode de vie. Mais ce à quoi il ne s’est toujours pas habitué et qui l’étonne encore, c’est que très peu de magasins sont ouverts le dimanche en France. Et ça, c’est tout à fait différent du Japon. Fifi

Le voyage à Nantes

Le voyage à Nantes – Une balade sonore et musicale // septembre 2017

En juillet, nous sommes retournés à Nantes avec Sylvie Janin et ses étudiants. Voici les impressions sonores que nous en avons rapportées…

Premier épisode : D’un jardin extraordinaire au bord de l’Edre, quelle histoire… (Durée : 7 mn)

A woman looks at a creation by French artist Claude Ponti during the « A journey to Nantes » (Le Voyage a Nantes) art festival in Nantes, western France, July 10, 2014. REUTERS/Stephane Mahe (FRANCE – Tags: TRAVEL SOCIETY)

Programmation musicale : Extraits de la chanson « Nan t’as rien qu’t’as pas » – Texte Claude Ponti – Musique Rimo – Réalisation Phil Barouf à écouter ici : https://jardins.nantes.fr/N/Accueil/Ponti/Video/Claude-Ponti-Chanson.asp

Extraits de « Torture » (de Chris Jenkin, d’après la chanson du film Scorpio Rising de Kenneth Anger) par Jeanne Balibar, album Paramour, 2003, Wagram.

Deuxième épisode : Une île, un jardin, et poissons endormis… (Durée : 7 mn)

Photo : Mick1980

Programmation musicale : « Kazoku Shikyo » de Kaoru Wada, par un quatuor japonais : Kyôko Someya et Sachiko Yoshihara (koto), Yoko Kimura (shamisen) et  Kenji Yamaguchi à la flûte shakuhachi, Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=Cdjn9DmckAE

Troisième épisode (et fin) : Rencontres et douceurs dans la ville (durée : 4mn40)

Programmation musicale : un joueur d’accordéon à la sortie du passage Pommeraye.

Le théâtre d’improvisation, c’est quoi ?

Par Yasmine et Pia // Juillet 2017

Photos : Yasmine et Pia

Pour tout savoir sur le théâtre d’improvisation, ses règles, sa pratique, ses effets sur la santé… Écoutez Pia, une praticienne passionnée, interviewée par Yasmine et Sébastien.

Première partie de l’interview à écouter ici (durée : 3’48) :

Seconde et dernière partie de l’interview à écouter ici (durée : 4’41) :

La mode en France

Par Bruno, Nora, Jessica, Alexis et Amanda // Juillet 2017

Image : Site topito.com

Une approche historique et sociologique des phénomènes de mode en France ainsi qu’avec un aperçu comparatif avec la situation aux États-Unis.

Partie 1 Début…(Jessica et Alexis, durée : 2’22) :

Partie 2 …et fin (Nora, Amanda et Bruno, durée : 3’46) :

Trois cinémas du monde

Minh, Shreeya et Robert // Juillet 2017

Voici la présentation de trois industries cinématographiques : le cinéma états-unien par Robert, le cinéma indien par Shreeya et la cinéma coréen par Minkyung.

Partie 1 (durée 3’10) : intro et cinéma US (Robert)

Partie 2 (durée 3′) : le cinéma indien (Shreeya)

Partie 3 (durée 2′) : le cinéma coréen (Minkyung)

Les bienfaits de l’alimentation méditerranéenne

Hanna et Yuen // Juillet 2017

Photo intervenants : Hanna

Pour tout savoir sur les bienfaits pour la santé du régime alimentaire méditerranéen, écoutez cette chronique mijotée pour vous par Hanna et Yuen :

Première partie (1’50) :

Deuxième partie (2’10) :

Troisième et dernière partie (2’09) :

Ambiance sonore : les cigales du sud de la France en grande forme !

Tours et la gastronomie française

Haruka UEDA // Juillet 2017

Une chronique culturelle autour de la gastronomie française. Après un bref rappel de son histoire, l’auteur présente les enjeux actuels entre patrimonialisation, risque d’accaparement par les industries du luxe et défense d’une cuisine populaire.Il nous fait part également de ses expériences d’ateliers gastronomiques qu’il a pu suivre à Tours, devenue récemment Cité internationale de la gastronomie.

A écouter ici (avec les « Cuisines, bruitages » d’Alifetobe Pretty) :