Pour comprendre ce que l’on entend par SAHEL c’est à dire “LE RIVAGE” en arabe, nous avons lu en particulier l’ouvrage qui suit.
L’homme et la sécheresse de Monique MAINGUET (chez MASSON géographie 1995) est une somme à découvrir mais qui ne concerne pas que le Sahel.
Nous nous en sommes inspiré largement pour donner les éléments qui suivent.
1 - La première question à se poser est de l’évolution climatique
Le climat est évidemment la donnée fondamentale qui marque les régions sahéliennes. Il est donc nécessaire de l’examiner.
Remarque : cet ouvrage date d’une époque où le notion de changement climatique n’est pas encore de mode.
Les 1ères mesures et relevés météorologiques en Afrique de l’Ouest datent de 1900.
La sécheresse de 1910 à 1915 est appelée “tasbane” en peul c’est-à-dire la période calamiteuse ; à St Louis du Sénégal, en 1914, les précipitations ne sont que de 144 mm au lieu des 330 mm relevés, que l’on trouve auparavant et ensuite de 1964 à 1974.
La sécheresse 1940-1949 est nommée, en songhaï, le “wanda tassu” = ‘renvoie ta femme’ [pour avoir une bouche en moins à nourrir] et seul l’hivernage entre 1945 & 1946 est correct.
Sécheresse 1968 à 1973 : nouvelle période sèche suivie de 1974 & 1975 moins déficitaires et une reprise de la sécheresse jusqu’en 1985 avec accentuation de1982, 83 et 84.
Période convenable de 1987-1993 : si de poches de sécheresse ont voisiné à chaque fois des zones arrosées, les périodes de sécheresse ont eu un effet cumulatif et n’ont épargné aucun pays.
Tout se passe comme si durant les années 1950 où les moyennes pluviométriques sont meilleures, les populations diverses de la zone ont colonisé des franges jusqu’alors moins peuplées.
Remarque : le film ‘le NIGER UN FLEUVE à la DÉRIVE‘ de Philippe CONSTANTINI montre la réduction du delta intérieur du Niger de 30 000 km² à moins de 8 000 km². entre les années 1960 et 1980. La question d’un changement du climat est donc posée.
2 - Handicap au développement, la question suivante est de cerner la notion de sécheresse.
A une aridité permanente, se superposent des crises de sécheresse qui accentuent le déficit hydrique. La sécheresse résulte d’un déficit temporaire de précipitations. La production alimentaire des écosystèmes sahéliens et soudaniens d’Afrique est sévèrement affectée par les sécheresses. La variabilité temporelle des précipitations, principal handicap au développement, se complique dans l’espace d’une répartition des pluies en taches, non exprimée sur les cartes en isohyètes (courbes d’égale pluviométrie).
Les sécheresses ne sont pas expliquées. Nous ne savons pas pourquoi elles se produisent actuellement ni pourquoi elles ont existé dans le passé. Cependant la théorie des systèmes non linéaires, “le chaos déterministe”, commence à faire comprendre ces phénomènes “exceptionnels”, découlant de phénomènes météorologiques “globaux” dont les fluctuations, liées probablement à l’activité solaire, ont un impact planétaire.
Le déficit pluviométrique est la cause première de toutes les sécheresses mais selon leur nature, elles ne se limitent pas aux précipitations déficitaires.
- La sécheresse météorologique, selon les hydrologues, est celle dont l’écart relatif par rapport à la moyenne pluviométrique dépasse 20 %. Tandis qu’en Europe les sécheresses sont la plupart locales, elles atteignent fréquemment l’échelle régionale en Afrique. Celle de 1968 à 1985, appelée sahélienne, a affecté, surtout entre 1972-73 et 1983-84, les pays du Sahel, de la Mauritanie à l’Éthiopie. Son extension implique des causes de grande ampleur spatiale et de long terme, sa récurrence en Afrique est son trait majeur.
En 1992, 20 millions de personnes ont été confrontées à la famine à cause d’une production agricole déficitaire et de la mort de milliers de têtes de bétail à la suite de la sécheresse de 1991-1992. Quatre milliards de $ US ont été dépensés pour des importations de vivres et des programmes de réhabilitation; celle de 1982-84 n’avait coûté que 2 milliards de $ US. Ces crises de sécheresse sont porteuses de leçons, les gouvernements touchés acceptant de les considérer comme un phénomène climatique normal. Des prévisions climatologiques pour guider les producteurs sont indispensables.
Le réchauffement des années 1920 s’accompagna au Sahel, en Inde du nord et en Chine septentrionale, d’un épisode pluviométrique excédentaire. A l’inverse, au refroidissement des années 1960 coïncida la sécheresse persistante du Sahel, de la péninsule arabique, de l’Inde septentrionale, du plateau tibétain et du nord de la Chine, dont 50 % des terres sont arides à semi-arides.
- La sécheresse hydrologique exprime la diminution de l’écoulement superficiel des cours d’eau, la baisse naturelle du niveau des nappes souterraines et du niveau des lacs modifiée par le coefficient ruissellement / infiltration et par l’évaporation. Sous le Continental Terminal, à 55 mètres de profondeur, la nappe des Sanié, au Tchad, au nord du 13e parallèle, a subi un rabattement de 10 mètres, dû à l’absence de recharge consécutive à une moindre pluviosité dans les dernières décennies.
- La sécheresse agricole, à laquelle s’ajoute la sécheresse pastorale se définit par le rapport déficitaire demande due aux activités humaines / offre potentielle d’eau.
- La sécheresse édaphique dépend de l’infiltration de l’eau à la surface et de sa percolation à travers les sols ; elle se définit par le dessèchement des sols et par la diminution de l’infiltrabilité donc par l’accentuation du caractère d’aridité des paysages.
- La sécheresse socio-économique surviennent, lorsque l’État vend à sa population plus d’eau qu’il ne peut en restituer à l’environnement : ce sont moins les sécheresses qui sont alors en cause que la médiocre gestion des ressources en eau.
Une autre approche est d’examiner les caractéristiques des sols et en particulier les sols minces vulnérables et à faible potentiel agricole
Un sol est le résultat de l’interaction entre la roche mère, la topographie (accidents de terrain), les facteurs météorologiques (pluie, température, vent) et biologiques : c’est un processus très lent et d’autant plus en milieu sec on dira que la ‘pédogenèse‘ y est lente.
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sols secs (soit 10 classes sur 28 au total) |
en 106 ha
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en % du total
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1
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désertiques (bruts minéraux) |
620
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21,8
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2
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sableux |
577
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20,3
|
|
3
|
salés |
67
|
2,3
|
|
4
|
acides de régions tropicales basse |
509
|
17,9
|
|
5
|
tropicaux de hautes terres |
39
|
1 ,4
|
|
6
|
argileux |
99
|
3,5
|
|
7
|
tropicaux ferrugineux |
194
|
6,8
|
|
8
|
méditerranéens |
87
|
3,1
|
|
9
|
mal drainés |
276
|
9,7
|
|
10
|
peu épais |
376
|
13,2
|
| |
total
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2 884
|
100,0
|
Origine : carte des sols du monde de l’UNESCO
Les sols argileux sont fortement présents au Sahel (Soudan, Niger, Maroc, Burkina) ; ils sont difficiles à travailler car mouillée l’argile gonfle, devient collante, lourde et sèche, elle se craquelle et durcie. Ils sont parfois travaillés en irrigation.
3 - Le classement selon la couverture végétale qui définit en fin de compte le potentiel économique est un autre passage obligé
- l’arbre est absent du Sahara ; il n’apparaît que si les pluies dépassent 150 mm.
- la vocation des milieux secs jusqu’à 350 à 400 mm de pluie par an, est en général pastorale. Sauf cas d’irrigation, on ne peut que les parcourir et non les cultiver.
- plusieurs types de végétations sont à distinguer dans les zones arides et de sécheresse :
- les espèces arido-passives dont le tissu photosynthétique est passif en saison sèche car leur cycle est limité à la période pluvieuse annuelle ou occasionnelle ;
- les espèces arido-actives qui possèdent des réserves d’eau leur permettant de fonctionner au ralenti durant la saison sèche : leur stomates (pores, orifices de respiration et évaporation) sont rares et les feuilles petites, voire sous forme d’épines.
- les annuelles aux graines très nombreuses et à période de dormance longue.
- les pérennes ont adapté leur système radiculaire, selon l’épaisseur de la couche meuble, soit superficiel pour capter l’eau de surface, soit profond pour exploiter les nappes souterraines.
- le tapis végétal du Sahel :
la steppe sahélienne occupe de vastes superficies depuis la Mauritanie et Sénégal à l’Éthiopie et Somalie où la brièveté de la saison des pluies et l’irrégularité interannuelle rythment la végétation dont la période active dure de un à trois mois.
Elle est délimitée par deux lignes de pluie, de 100-200 mm à 500 mm, où on y distingue deux zones :
- le Nord Sahel ne possède qu’une végétation herbacée où chaque touffe est espacée des autres par un espace nu ;
- le Sud Sahel est là où les arbres quittent la rive des cours d’eau pour se disséminer dans le paysage. Les herbacées saturent alors le sol à la saison des pluies. Les variétés ligneuses créent une zone propice à certaines herbacées d’ombre ;
- la vocation de pâturage de la steppe sahélienne :
Le tapis herbacé reste lâche avec prédominance de graminées vivaces xérophiles (très résistantes à la sécheresse) c’est-à-dire l’Aristida pallida, le Panicum turgidum. Sur sol argileux ou squelettique, le couvert herbacé est nul, et diffus sur sol sableux (40 g/m²soit 400 kg/ha) et plus dense sur sol limoneux (50g/m² soit 500kg/ha).
Dans les steppes sahéliennes, le recouvrement ligneux (arbres et arbustes) est passe de 5% à 60% au Sud Sahel.
Notons à proximité des fleuve Niger ou Sénégal, l’existence des burgu ou bourgoutières à Echinochloa stagnina (*) qui sont des prairies inondées à la saison des pluies.
(*) Plante tropicale pérenne, aquatique, poussant le long des cours d’eau, dans les lacs et les lagunes, jusqu’à une profondeur de 3 m. Longues tiges tralnantes, feuillues, flottant à la surface de l’eau, à haute teneur en sucre. Fanée, elle donne un fourrage grossier mais appété. Au retrait de la crue, les tiges prennent racine au niveau des noeuds et donnent un excellent regain, pâturable en saison sèche. Très productive : 600 à 1 700 g/m².
A savoir : le Panicum miliaceum ou Millet commun, mil, proso, Indian buffalo grass est une céréale annuelle à cycle court dont les grains servent à l’alimentation humaine comme à celle de la volaille. C’est une culture dérobée utile pour fournir des aliments en cas d’urgence.
Extrait de : http://www.fao.org/ag/aga/agap/frg/afris/fr/Index_fr.htm
- Le contraste d’extrême saisonnalité dans le Sud Sahel est saisissant.
- les pâturages de saison sèche :
- pâturages de décrue : alimentés par les fleuves allochtones et à l’abri des variations climatique ; ils fonctionnent en début et fin de saison des pluie donnant des espèces alibiles (nutritives).
- pâturage de paille : toutes les graminées ne fournissent pas la même qualité de paille, plus elle est fine et comportant de restes de feuilles ou des graines plus elle est appréciée.
- pâturages aériens : offert par les arbres fourragers dont les feuilles fournissent un fourrage précieux en saison sèche pour les gazelles et le bétail. Mais, dans les périodes de disette, pour donner un fourrage vert à leurs animaux les pasteurs nomades émondent les arbres verts jusqu’à les amputer à mort, sans régénération possible. Ex. mort de 50% des Acacias Radianna au Tchad et Niger dans les années 1970-80.
- la valeur du potentiel fourrager et capacité de charge :
- la productivité d’un pâturage : en kg de matière sèche ou énergie par ha ; malheureusement la biomasse herbacée produite en période active ne se conserve guère et la responsabilité en revient aux feux de brousse.
- l’appétibilité des espèces végétales est variable.
- les quantités consommables : la consommation journalière des animaux est des 2,5 kg de matière sèche par 100 kg de poids vif. Mais seul 50% en moyenne d’une production herbacée est considérée comme consommable en raison du piétinement, du broutage lui-même et de la nécessité de préserver la ressource.
- la digestibilité des espèces consommées.
Exemple pour la graminée Cenchrus diflorus seule 16% de la masse sèche est mobilisable durant la saison des pluies, 4% en paille de novembre et 2,6% en avril.
Exemple des gousses d’Acacia albida de 11% en mars et 18% pour les feuilles.
Il faut savoir que si la valeur énergétique de graminées jusqu’au milieu de saison sèche est suffisante, la teneur en azote peut être insuffisante. Un complément en matière ligneuse (feuilles et fruits) doit être alors envisagé.
Les vivaces sont plus intéressantes que les annuelles : bien qu’elles soient moins nutritives, elles apportent 2,5 t/ha de matière sèche contre 1 t/ha ; elles ont une production plus étalée dans le temps ; leurs regains sont pourvus de carotène ; la persistance de leur souche enrichit le sol en matière organique ; elles sont en outre utilisées pour la maintenance des puisards, puits et la construction des palissades.
Enfin, les premières pluies permettent un développement des graminées (il suffit de deux pluies de 3 mm espacées d’une semaine), mais si le front intertropical recule c’est tout le Sahel qui jaunit ; les annuelles meurent, et si la pluie revient, seules, les vivaces qui reverdissent.
La période utile des pluies va du 15 juillet au 31 août.
La qualité d’un pâturage en résumé est d’une grande variabilité au cours d’une année.
- la capacité de charge d’un pâturage est difficile à quantifier. En l’absence de feu, on peut l’estimer en zone sahélienne de 25 à 60 kg de masse vive d’animal par ha et pan an. En bourgoutière, la capacité peut se monter à 2 500 kg de masse vive !
En zone tropicale, il faut compter de 3 à 20 hectare annuel par unité de bétail quand en Normandie environ 1 ha/an suffit pour un voire deux animaux de 600 à 700 kg.
La fragilisation du couvert végétal par les activités humaines
- le déboisement pour le combustible de cuisine :
Une forêt est définie par la FAO comme une aire de plus de 10 ha d’arbres, c’est-à-dire une plante ligneuse de plus de 7 m.
Mais la densité de population est devenue un danger pour les forêts de milieux secs : les coupes de bois autour des villes et en milieu rural sont un problème commun.
Au milieu des années 1980, le bois mort est déjà absent à Abéché (Tchad) dans un rayon de 10 km, à 100 km à Khartoum (Soudan).
Faute d’électricité, les communautés rurales recourent au bois. Les filières solaires, éolienne et biogaz se développent mais insuffisamment.
- la recherche de matériaux de construction sélectionne les plus belles tiges. Les espèces qui résistent aux termites, se sont raréfiées dans tout le Sahel.
L’eucalyptus d’origine australienne est à réserver aux zones sacrifiées car contrairement à l’Acacia albida il est dépourvu de nodules fixateurs d’azote.
Photo 12 page 78 : village de Diébégou ;
- les feux de brousse volontaires ou non détruisent l’humus qui favorise la rétention d’eau, la richesse en sels minéraux, ainsi que a vie microbienne.
Le feu va laisser un sol nu sensible à l’érosion éolienne.
Ils ne sont utiles que pour la dissémination des graminées peu nutritives et permettent au bétail d’accéder à des zones de fourrage de qualité meilleure ou préservée.
- l’ébranchage souvent destiné à rendre le feuillage plus accessible aux animaux, l’abattage pur et simple est aussi pratiqué par les éleveurs.
- le défrichement est pratiqué en raison de l’absence quasi-totale de fumure. Les périodes de jachères qui avaient une durée de 5 à 10 ans (voire 20 à 30 ans en pays haoussa au Niger), sont abrégées en raison de l’augmentation de population. Le maraîchage en outre est responsable de l’abaissement de la nappe phréatique. L’amélioration des conditions sanitaires a conduit à un accroissement de la population d’éleveurs et du cheptel. La sédentarisation facilitée par le recours aux forages profonds et au puisage mécanique ont permis la surexploitation ou le déséquilibre d’aires proches des points d’eau ou rives de grands cours d’eau.
- le surpâturage qui résulte aboutit en zone sèche à l’élimination des espèces nutritives et à la multiplication des épineux et à la multiplication d’une végétation boisée et buissonnante peu intéressante pour le bétail.
- le piétinement s’il peut par un effet de labourage avoir des effets positifs, entraîne un compactage du sol et une perte de la capacité d’infiltration néfaste. Les sols plus légers sont ameublis et rendus sensible aux érosions éoliennes et pluviales.
Voir pyosphère p. 81
Remarque : les populations nomades modifient la physionomie, la composition et la dynamique des formations végétales par le transport (sur pelage animal ou vêtements) de graines, par l’action sur les arbres (branches, écorces, fruits).
L’augmentation des graminées à cycle court, la disparition du profil de sols permettant la survie de graminées annuelles, l’apparition de zones dénudées et damées, asphyxiantes (phénomène de brousse ‘tigrée’ en Sahel) ; il faut ajouter le piétinement et arrachages des jeunes germinations.
Pourtant, l’apport d’azote par les excréments du bétail permet le multiplication d’arbustes ; le potentiel productif des pâturages sahéliens semble malgré tout se maintenir à l’exception des aires sur pâturées.
n - La problématique de fond du contexte sahélien
- c’est la recherche d’une co-viabilité entre les hommes et les écosystèmes dont les données environnementales, socioéconomiques et politiques se sont profondément transformées depuis au moins vingt ans.
Le contexte se caractérise par :
· une compétition dans l’accès aux ressources naturelles,
· une absence de gestion rationnelle,
· une multiplication des conflits,
· une pression accrue sur le milieu,
· des stratégies de survie à court terme,
· une multifonctionnalité de l’espace à organiser,
· l’inapplicabilité d’un droit étatique d’origine occidentale plaqué sur des normes et règles traditionnelles dépendantes de divers fonds culturels,
· le besoin d’un droit positif légitimé par tous (populations et État) pour une sécurisation foncière de tous les usagers et exploitants.
2. Des moyens d’analyse pour y répondre:
· une redéfinition des rapports fonciers,
· la nouvelle notion d’espace-ressource,
· les maîtrises foncières, expression du rapport juridique de l’homme à l’espace et à la ressource,
· une représentation matricielle des rapports fonciers,
· les mécanismes et les rouages de la décision dépendant des représentations, des logiques et des stratégies des acteurs,
· le nouveau concept de foncier-environnement comme base juridique de gestion et de conservation.