La médecine traditionnelle rétablit en douceur notre équilibre émotionnel, physique, biologique et physiologique
16 11 2012
Selon la définition officielle de l’Organisation Mondiale de la Santé, qui a élaboré en 2002 la première stratégie pour la médecine traditionnelle, ce genre de médecine « se rapporte aux pratiques, méthodes, savoirs et croyances en matière de santé qui impliquent l’usage à des fins médicales de plantes, de parties d’animaux et de minéraux, de thérapies spirituelles, de techniques et d’exercices manuels – séparément ou en association – pour soigner, diagnostiquer et prévenir les maladies ou préserver la santé ».
Dans les sociétés modernes ces pratiques, méthodes, savoirs et croyances disparaissent peu à peu. L’urbanisation galopante fait qu’une partie importante de la population perd le contact avec un univers spirituel et un environnement végétal qui est reproduit artificiellement à l’intérieur des villes.
Chaque culture à travers sa langue a une façon particulière d’ordonner le monde dans lequel elle est immergée ; en fonction de son environnement et de son génie propre, elle met au point des pratiques, elle élabore des systèmes d’idées, de symboles qui, décodés, seront autant d’accès à sa connaissance.
L’une des caractéristiques de la médecine traditionnelle roumaine, presque institutionnalisée jusqu’au XXe siècle, est son lien avec les perceptions que les Roumains ont de la maladie, notamment de sa causalité. Selon ces perceptions, la causalité de la maladie joue à deux niveaux. Il y a le niveau exogène ce qui signifie que la maladie est due à l’action d’un élément extérieur (réel ou symbolique) au malade qui, du dehors, vient s’abattre sur ce dernier. Il y a ensuite le niveau endogène ce qui veut dire que la maladie vient ou part de l’intérieur même du sujet. Du premier niveau découle deux catégories de significations. Premièrement, on croit que la maladie a son origine dans la volonté mauvaise d’une puissance anthropomorphe (sorcier, esprit, diable, ancêtre, souvent Dieu lui-même). Deuxièmement, on perçoit que la maladie a son origine dans un agent nocif conçu comme naturel, soit l’environnement (l’influence climatique, les conditions écologiques et sociales d’existence), soit le rapport de l’être humain à l’alimentation etc.
Le but de la médecine traditionnelle est donc de rétablir en douceur l’équilibre émotionnel, physique, biologique, physiologique de la personne nous consultant, en tenant compte de son histoire, de son tempérament, de son caractère, du climat dans lequel elle vit. Le soin est global, holistique, centré sur la personne. En médecine conventionnelle, le soin est spécialisé, basé sur l’imagerie médicale, les bilans biologiques, reposant sur les techniques scientifiques modernes, et centré sur la maladie. La médecine conventionnelle se révèle très puissante pour « guerroyer », pour combattre un élément étranger (ou reconnu comme) agressant le corps : la chimiothérapie, la radiothérapie, la chirurgie, les antibiotiques sont autant d’armes efficaces pour neutraliser les agents pathogènes. La médecine traditionnelle quant à elle rééquilibre en douceur le corps pour que celui-ci retrouve ses capacités de défense naturelles, afin de guérir complètement et surtout d’éviter les récidives.
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