Le «Sângiorz» (la Fête de Saint Georges)

26 01 2013

Le jour du 23 avril est un jour important pour les éleveurs d’animaux, auquel sont liées beaucoup de coutumes et croyances. Pour chasser les revenants, pour qu’ils ne volent pas le lait des vaches, les propriétaires de la maison posent des rameaux d’églantier aux portes et dans les étables des maisons.

Dans la nuit de Saint Georges (Sfântul Gheorghe), les jeunes filles essayent d’apprendre si elles se marieront et avec qui. Près d’Alba Iulia, il y a trois villages, comme Straja, Hening et Limba où on pratique une coutume de printemps ayant une propagation générale qui est connue sur plusieurs noms: «Borbolati?a», «Molmorati?a», «Bolboroasa», «Burduhoasa». Pratiqué le jour du 23 avril, la coutume «Sângiorzul» a comme des éléments principaux du cérémonial, «l’eau» et «le masque vert» qui font partie de la catégorie des coutumes agraires de printemps.

«Sângiorzul» est considérée une ancienne coutume agraire à un fond agraire-pastorale, pour l’invocation de l’abondance et de la chance aux vaches et aux gens. Bien qu’elle ait possédé une multitude de pratiques spécifiques, en ont été conservées très peu à présent et la plus répandue croyance racontée par les gens d’Henig et de Straja, est que, pendant la nuit et le jour de Saint Georges (Sfântul Gheorghe), le ménage, les animaux et les champs étaient menacés par l’action des forces maléfiques, les revenants.

 Pendant l’été, parmi les coutumes agraires, celles liées à «seceri?» (à la moisson) sont les plus riches.




Conservation du lait

25 01 2013

Le lait et les produits laitiers constituent des denrées alimentaires d’origine animale de très grande valeur nutritive en raison de leur richesse en protéines, en calcium et en vitamines. La fermentation du lait permettait la conservation pour quelques jours de cette denrée très riche, mais très périssable. La transformation du lait en fromage ou en beurre permettait une conservation de plusieurs semaines voire plusieurs mois.

Dans les bergeries des Montagnes de Sebe?, il y a la tradition de mélanger le lait de vache avec celui de brebis ce qui permet d’obtenir du beurre salé et un formage appelé « brînza de burduf » moins gras. Du 15 juin jusqu’au 20 juillet, on traite les brebis 3 fois par jours, ensuite 2 fois par jour. Une fois la traite terminée, le berger fait cailler le lait avec de la présure obtenue à partir des estomacs de porc, mélangés à de l’eau. Le lait caille en moins de deux heures.

On casse alors le caillé, afin d’en faire sortir le petit-lait,  puis on le verse dans un sac en tissu rare. Quand il est égoutté, on coupe en petits morceaux le lait coagulé, puis on le sale et on le pétrit (si on ne met pas de sel, le fromage s’appelle « ca? » et il est très périssable).

La mixture est ensuite placée ensuite dans un  « burduf » fabriqué de peau non ou d’estomac de mouton,  qui a été soigneusement nettoyé et coupé sur les bords, ou dans un récipient en écorce de pin. Présenté en grosses boules, le « brânza de burduf » peut être consommé, même s’il est conservé pendant une longue période en peau de mouton. S’il est conservé dans l’écorce de pin, le fromage est de forme cylindrique et obtient une saveur spécifique de résine de pin ou de sapin.

D’autres fromages traditionnels sont : le « ca?caval » (type de  fromage affiné à croute lavée et à pâte semi-dure, fabriqué à partir de lait de brebis ou de lait de vache), le « telemea » (fromage caillé en saumure) et le « urda » (fromage obtenu en réchauffant le petit-lait résultant de l’égouttage de tout type de fromage ; c’est un fromage granuleux soyeux et agréable au goût). (Alexandra-Valentina Boito? et Ioana-Ramona Jurj)




Les «C?lu?arii»: un spectacle complexe

24 01 2013

Dans la mémoire populaire, les héros mythiques ont toujours occupé une place importante. Dans les moments essentiels, la mentalité du peuple roumain a imposé un rapport au personnage collectif. Une typologie des héros collectifs mythiques peut être reconstituée par la célèbre danse rituelle roumaine de «C?lu?ari», devenue un terme de référence constant pour notre culture populaire.

 «C?lu?ari» est le nom d’un groupe de jeunes hommes qui dansent à la veille de Noël, sans chanter des noëls. C’est un spectacle complexe qui réunit tous les éléments du spectacle proprement-dit, du théâtre et de la dans. C’est un spectacle que l’élément culte ne l’a pas touché. Son origine est incertaine, l’histoire consigne des formes de danses semblables dans le XII-ème sièle en Macédonie.

Le groupe de «c?lu?ari» avait un code que chaque danseur devait respecter. Ils ne représentent pas un spectacle improvisé, ils ont un céréonial de constitution et des normes d’existence à part. Leur préparation dure des semaines ou des mois sous les conseils d’une personne performante.

En Transylvanie, cette danse a excellé dans la région centrale de la Vallée de Mure?, sur la Vallée de Târnave et dans une certaine mesure sur la Vallée de Seca?.

Les historiens hongrois consignent dès 1572 cette danse, une description plus ample date de 1599. Une autre description détaillée est celle de Dimitrie Cantemir dans Descriptio Moldaviae, en 1714. Pour le XVIII-ème siècle, J. F. Sulzer décrit  cette danse des Roumains de Transylvanie, en consignant en plus la partie musicale. Le XIX-ème siècle apporte des informations plus détaillées, avec le nombre de moments et de figures, la costumation, les règles et les étapes de constitution du groupe.

Les «C?lu?ari» de Transylvanie sont liés aux coutumes de Noël, ils ont des costumes et des chaussures spéciales.

Après la messe de Noël, ils dansaient devant l’église et puis, accompagnés par les  villageois, ils chantaient des noëls chez l’un d’entre eux.

Le deuxième jour de Noël, les «C?lu?ari» dansaient chez les personnes d’élite du village où reçoivent des gimblettes, de la boisson et de l’argent.

Dans notre département, trois villages se sont remarqués, à travers le temps, dans la danse de «c?lu?ari»: Vinerea, S?li?tea (Cioara) et Alma?u Mare. Ils ont excellé au Festival des «C?lu?ari» de Transylvanie à la fin de chaque année ou a d’autres festivals et manifestations. L’apparition sur la scène de trois jusqu’à cinq générations de «c?lu?ari» (des danseurs entre 5 et 70 ans) a toujours impressionné le public. (Aura-Teodora Covaci, Alexandra-Valentina Boito? et R?zvan-Andrei Manciulea)