La pelleterie
5 02 2013
La pelleterie a constitué une occupation importante pour les habitants du département d’Alba. Préparées par la technique du tannage, de la tannerie, les touloupes, les vestes fourrées sans manches, les larges ceintures paysannes en cuir et les sandales portées par les paysans roumains ont parcouru une voie intéressante en ce qui concerne leur utilisation, leur coupe et leur ornementation.
Les touloupes et les vestes fourrées sans manches portées par les habitants des zones de Sebe? et d’Alba se distinguent entre elles du point de vue de la coupe et du style décoratif. À la fin du XIX-ème siècle ces pièces étaient décorées à la basane verte, leur mode étant conservée jusqu’au début du XX- ème siècle. Elles ont été fabriquées à Sebe?, au début par les pelletiers allemands et hongrois, et, plus tard, par des pelletiers roumains.
Étant donnés les besoins et les possibilités des habitants de Bucium, la confection de certaines pièces de vêtement et de chaussure est revenue aux ouvriers spécialisés. Même s’il y avaient des obstacles de la part des corps de métiers urbains, dans la zone se sont développés des métiers traditionnels villageois: la pelleterie, le tannage, la botterie, la couture etc, qui, dans les villages de Bucium s’amplifient dès le début du XVI-ème siècle.
Le développement de l’exploitation minière a attiré beaucoup d’hongrois à Abrud et il est possible que ceux-ci aient pénétré comme maîtres pelletiers à Bucium. Il est certain que les habitants de Bucium ont fait leur apprentissage à Abrud, le village de Bucium-Poieni devenant dès la deuxième moitié du XIX-ème siècle un centre prospère de pelleterie roumaine. Ici ont été confectionnées les touloupes „bucium?ne?ti” (de Bucium), célèbres pour leur forme et leur ornementation, caractérisées surtout par une broderie compacte.
Dans la zone de la Vallée de Târnave, les maîtres pelletiers et la population qui utilisent comme costume populaire de fête ou de travail, les vêtements en fourrure, distinguent la touloupe de veste fourrée sans manches, par l’existence des manches et par la longueur évidente (à la touloupe), et la veste fourrée sans manches, avec une riche ornementation surtout aux femmes caractérise des différences entre ces pièces.
Selon les méthodes modernes, le traitement du cuir est réalisé de la manière suivante: le cuir est coupé en deux pour être plus facile à manipuler , il est introduit dans un dispostif rotatif pour enlever les poils, en utllisant l’eau et des composés chimiques (dans cette étape le cuir se décolore). Il est coupé uniformément dans des couches de la même épaisseur (ce qui reste est recyclé), et ensuite, il est réintroduit dans le dispositif rotatif où le cuir est imprégné d’une solution pour la résistance à l’eau et finalement le cuir est collé à l’aide d’une solution des panneaux en verre pour sécher uniformément dans le four.
Après quatre heures de séchage, le cuir est peint et puis on le polit avec une machine répétitive. Enfin, le cuir est passé par de grands rouleaux chauffés pour se débarrasser de tout pli.
Le tannage est le processus de traitement des cuirs et des fourrures à l’aide de différentes substances pour leur donner une plus longue durée de vie, d’imperméabilité, de souplesse, d’élasticité et résistance.
En antiquité, le tannage était considéré comme un processus nuisible et il était exécuté en dehors des villes. Cet aspect n’a pas changé actuellement, parce que dans les méthodes traditionnelles de tannage dégagent des odeurs désagréables.
La fabrication de la cuirasse commence avec le tannage du cuir d’agneau. Ce processus est réalisé ainsi : le cuir enlevée de l’agneau est tenue à l’eau froide pendant une journée, en changeant l’eau 3 fois ce jour-là et le lendemain le cuir est lavé.
Pour pouvoir être tanné, le cuir doit se présenter sans toute sa graisse. Dans ce processus, est utilisé un couteau spécial. Suite à un processus qui dure une semaine, où le cuir, pelé et lavé, mélangé avec du sel 3 fois par jour, on passe à son tannage, effectué en passant le cuir par une machine de tannage.
Le tannage peut être réalisé avec des substances végétales ou minérales. Pour le tannage avec des substances végétales, on utilise le tanin. Le tanin est extrait de l’écorce de certains arbres comme le châtaignier, le chêne, le cerisier, etc.
Les cuirs sont étendus sur des cadres en bois, trempés dans une solution de tanin. Le cuir tanné à l’aide du tanin devient très douce et il est utilisé pour la fabrication des serviettes ou pour la tapisserie des meubles.
Pour le tannage minéral on utilise le chrome. Le tannage avec du chrome est plus rapide que celui végétal et les cuirs bruts traités avec du chrome sont bleus. Le processus de tannage minéral dure moins d’une journée et le cuir ainsi obtenu est idéal pour la fabrication des vêtements, ils pourront être peints à une température de 30-35 degrés Celsius.
Après tous ces processus, on passe au découpage du modèle fait en carton. C’est un travail minutieux, mais qui apporte une grande satisfaction à celui qui le confectionne lorsqu’il voit des jeunes portant ces vêtements. L’aiguille à coudre est une aiguille spéciale, appelée « ac cojoc?resc », qui a 3 arêtes ; ce type d’aiguille ne détruit pas le cuir, mais le coupe.
Dans la phase finale, a lieu l’achèvement des parties de la touloupe où on fixe aux bords un tissu en laine. (Irina Mihu et Sebastian-George Barbu)
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