Une coutume funéraire émouvante: les piliers funéraires sculptés et «l’oiseau âme»
9 04 2013
Une autre ancienne coutume funéraire gardée encore dans quelques villages du département d’Alba (Laz, Loman, Pianu de Sus) veut qu’on mette aux tombeaux des hommes des piliers funéraires sculptés, décorés géométriquement, et aux tombeaux des femmes, des croix décorées dans la même façon. Les jeunes qui n’étaient pas mariés avaient au-dessus du pilier un pigeon («l’oiseau âme»). Il existait la croyance que les âmes des morts voyagent dans le monde d’au-delà sous forme d’oiseau et qu’elles continuent à voler au-dessus des endroits où les défunts avaient vécu 6 semaines après la mort. Les piliers ont le rôle de défendre les corps des défunts de l’attaque du diable.
La dimension des piliers varie parfois selon l’âge du mort. La surface du pilier est sculptée d’en bas jusqu’en haut par de différents motifs géométriques: le rhombe, la rosette, le cercle, la ligne zigzag, et rarement, des éléments floraux. On écrit à couleur ou on sculpte le nom du décédé, l’année de la naissance et de la mort.
Pour les vieux, le pilier finit par une croix, pour les jeunes par une planche appliquée horizontalement au sommet du pilier, un peu plus grande que le pilier où on fixe la lance qui soutient le pigeon. Cette planche qui est rencontrée aussi aux autres piliers a le rôle de protéger le bois contre la pluie.
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