Rituels anciens spécifiques à la vendange

23 04 2013

Dans tous les ménages roumains, le mois de septembre est dédié à la vendange. Ce mois est appellé aussi «vinceriu» ou «vini?el». Comme le vin est considéré une boisson sacrée, il est utilisé dans l’église aux plus importants moments de la vie humaine (baptême, mariage, enterrement, communion).

Cette coutume respecte aujourd’hui les traditions héritées des ancêtres. D’abord, les paysans qui font la vendange bénissent les vignes et le lieu où seront placés les tonneaux au vin. Pour qu’il y ait de l’abondance, habituellement ils jeûnent et prient une semaine avant le début de la vendange. Les raisins seront cueillis et écrasés. Avant, les raisins étaient foulés par les jeunes filles, pour qu’ils laissent leur jus. Avant de verser le premier seau de jus dans le tonneau il y a un autre rituel. Tous les paysans participants à la vendange se réunissent et poussent des cris de joie qui s’entendent au loin, signe que les tonneaux seront pleins cette année.

 Dans certaines zones, pendant la vendange, quand le soir arrive, les travailleurs allument un grand feu formé de branches de vigne, mangent et dansent. Les tonneaux au vin sont mis à la conservation dans des caves. Beaucoup de temps passe jusqu’à ce que le vin se transforme en alcool.




L’industrie textile

23 04 2013

Le grand nombre des outils liés à l’industrie ménagère textile réalisés par les créateurs en bois illustre l’importance que la toile tissée à la maison a eue dans la réalisation des pièces du costume populaire ou des textiles de l’intérieur dans les villages du département d’Alba.

Les tissus décoratifs apportent beaucoup de beauté à la maison du paysan ou offrent une grande variété aux pièces du costume populaire.

De nos jours, beaucoup d’objets de cette catégorie ont disparu, ils ne trouvent pas leur place dans l’intérieur aménagé  avec des meubles produits à l’échelle industrielle.

On conserve encore la coutume de l’utilisation des tapis et des nappes tissés dans la maison, mais ils diffèrent de ceux traditionnels par leur style décoratif.

Les tissus d’intérieur ont ici, comme dans d’autres zones du pays, des destinations différentes : les uns couvrent le lit, les autres la table et les murs, certains étaient déposés sur une barre au-dessus du lit, formant ainsi des ensembles décoratifs d’un raffinement particulier.

Le filage et le tissage des fibres, tel que la confection des pièces de vêtements, sont des occupations domestiques qui demendent  l’emploi des outils adéquats. À partir du filage des fibres, qui avait le rôle de réaliser simultanément l’extension et la torsion des fibres avec le fuseau et la quenouille, la roue de filage, leur transformation en fils et le dévidage à l’aide des dévidoirs, en continuant avec la réalisation du tissu sur des machines à tisser horizontales, on est arrivé à la confection des produits finis d’une grande variété. Quant à la technique du tissage, celle-ci peut être simple ou choisie, la dernière étant la plus difficile à réaliser. À la différence des tapis, les besaces ont le fond blanc aux motifs géométriques en couleurs plus pâles que ceux des tapis.




Une vie socio-politique et culturelle tumultueuse

23 04 2013

Il ne faut pas oublier qu’ici, dans la Cathédrale de la Réunification, ont été mises sur la tête de Ferdinand I et de la reine Marie les couronnes de souverains de la Grande Roumanie. Intéressant est aussi que le patron spirituel d’Alba Iulia est Saint Michel. C’est aussi le nom du premier unificateur du pays. Mihai I a reçu ici le titre de «voïevode d’Alba Iulia».

 Une vie socio-politique et tumultueuse a eu, bien sûr, des implications dans le domaine de la culture et de l’art, et dans la vie spirituelle aussi. Si politiquement la réussite de Mihai Viteazu a été éphémère, dans le plan culturel elle a duré des siècles par le livre imprimé. En 1597, le voïevode a commencé la construction d’une nouvelle église métropolitaine à Alba Iulia qu’il a «confié» à Ioan de Prislop. L’imprimerie de cette église a donné (avec le support de Matei Basarab, Constatin Brancoveanu e.a.) des nombreuses livres religieux dans la langue roumaine.

 Le XVII-ème siècle a vu sortir 16 livres, tous très importants: «Le Nouveau Testament de Balgrad» (1648), «Psaltirea» (1651), «Gromovnicul» (1639), «Cazanie» (1641) e.a. À Alba Iulia, puis à Aiud, Gabriel Bethlen a créé, pendant le XVII-ème siècle, un Collège de rang universitaire qui a eu comme professeurs des grands humanistes, répresentants de la Renaissance européenne. Puis, au XVIII-ème siècle, c’est le Blaj qui devient le centre de la philosophie de lumières de Roumanie. Une importante activité culturelle a déroulé l’association ASTRA. En 1866, à la séance d’Alba Iulia, a participé aussi le grand poète roumain Mihai Eminescu. Les Fêtes de Blaj, dédiés à ASTRA (1911), ont amené ici les plus importantes personnalités de la culture roumaine. À cause de son intense activité culturelle, Nicolae Iorga a surnommé Alba Iulia: «la cité de la culture».

Alba a donné des grandes personnalités de la culture et de la science: le poète, philosophe, dramaturge et diplomate Lucian Blaga (né à Lancram), le «père» de la science de la hidroénergie, Dorin Pavel (né aussi à Lancram), Timotei Cipariu, Sava Hentia, Ion Agârbiceanu (l’écrivain et son fils, Ion, qui a découvert le premier laser roumain); l’écrivain Ion L?ncranjan, Petre S. Aurelian (savant et politicien, ancien premier ministre de Roumanie, 1907) ; Augustin Bena (compositeur et chef d’orchestre), Ion Bianu, Nicodim Ganea, Ioan Maiorescu, Ioan Oana, David Prodan, Pavel Dan , Radu Stanca, Adalbert Winkler e.a. (Bianca-Maria Cri?an et Maria-Ioana Haplea)