Chaque plante a une date de récolte optimale

19 03 2013

La guérison de maladies avec l’aide de plantes est une vielle tradition dans notre pays.  Comme pour le vin, chaque plante a une date de récolte optimale. Voici quelques grands principes de récoltes qui sont surtout fonction des parties de la plante que l’on va récolter :

Les tiges de plantes (tiges fines, herbacées) et les feuilles peuvent être récoltées quand la fleur apparaît.

Les tiges de plantes (tiges épaisses, écorces) peuvent être récoltées avant l’apparition des bourgeons ou encore juste après la chute des feuilles.

Les racines vont se récolter à l’automne ou au printemps selon qu’il s’agit d’une plante annuelle ou pas.

Les rhizomes et les tubercules : à l’automne ou au printemps, comme les racines.

Les fleurs et les bourgeons seront récoltés avant leur complet épanouissement.

On dit qu’il est bien de récolter et couper les feuilles, fleurs ou tiges de préférence lors d’un matin ensoleillé et sec (pas de rosée). IL faut éviter toutefois un soleil trop chaud (par ex. entre 10 h et 14 h), car la plante se protège et stocke en partie ses propriétés à l’ombre hors de portée du soleil. De plus il faudrait récolter les plantes par temps sec et si possible loin des endroits pollués comme les routes ou les champs cultivés.

Après avoir coupé avec un ciseau ou un couteau la plante ou les parties désirées, il faut les laver bien à l’eau froide puis les essuyer.

Les plantes récoltées se sèchent dans un endroit qui se trouve à l’ombre et qui est bien ventilé. Il est souhaitable de  mettre les plantes sur un papier neutre et non pas un papier journal car l’encre d’imprimerie peut contenir des substances nocive). Le mieux serait en fait d’utiliser un séchoir. Il est possible de fabriquer soi-même un séchoir en utilisant un cadre en bois et une moustiquaire. Les plantes doivent être déposées sur un papier ou sur le séchoir en une seule couche.

Une fois séchées (après quelques jours), il est bien de les conserver dans un récipient qui protège de la lumière, propre et bien fermé et de mettre une étiquette sur le récipient pour savoir de quelle plante il s’agit. C’est à éviter de stocker les plantes séchées dans des sachets de plastique, sachant certains effets de ces matériaux sur notre santé. Sachets de papier, cartons, sachets de tissus sont de loin préférables.

Regardez la vidéo suivante, vous allez découvrir de nouvelles informations sur la récolte des plantes médicinales.




L’achillée millefeuille/Coada-?oricelului (Achillea millefolium)

5 03 2013

 L’achillée millefeuille/Coada-?oricelului (Achillea millefolium) s’utilise en usage interne, sous forme de tisane (infusion), huile essentielle, teinture, pour les maux de ventre, les  spasmes ou crampes, lors de troubles menstruels, anorexie, indigestion, flatulence ou  acidité gastrique. En usage externe, le millefeuille est efficace pour traiter ou améliorer les blessures enflammées, les plaies, les hémorroïdes ou l’acné.




Clin d’oeil sur les activités et les pratiques de médecine complémentaire de nos jours

19 02 2013

La phytothérapie constitue certainement la toute première médecine du monde, découverte un peu par hasard, au fil des cueillettes. C’est effectivement en les consommant que les hommes ont découvert des vertus thérapeutiques à certaines plantes. Au fil du temps, l’herbier médicinal s’est diversifié et précisé, les modes de consommation se sont multipliés, mais le principe de base n’a pas changé : les simples plantes, mêmes préparées le plus basiquement du monde, peuvent soigner les divers maux de l’homme. Avec une vertu non négligeable : la quasi-absence d’effets secondaires. Non pas que ces plantes soient inoffensives. Mais, bien utilisées, elles n’ont quasiment aucune désagrément à part peut-être, parfois, un goût un peu douteux.

Dans beaucoup de pays le métier d’herboriste est reconnu et apprécié. L’herboriste connaît les vertus des végétaux, des animaux et des minéraux et utilise son savoir pour apporter bien-être, beauté et santé. Il délivre des plantes médicinales et aromatiques récoltées dans l’année, mais aussi d’autres substances naturelles et des préparations à base de ces produits. Les murs de sa boutique sont tapissés de tiroirs et de bocaux aux noms savants. Autrefois l’herboriste cultivait ou cueillait lui-même dans la nature les plantes et les fleurs qu’il vendait, après les avoir récoltées, séchées et conditionnées. Aujourd’hui, il passe commande à des laboratoires et à des exploitants agricoles, bien qu’il soit toujours capable d’extraire des plantes les propriétés curatives et de préparer des remèdes et des soins. Il ne vend pas que des herbes séchées, mais aussi des pierres et des gammes entières de cosmétiques, des produits alimentaires, des huiles essentielles, des compléments alimentaires, des remèdes naturels. Pour fabriquer certains de ces produits, il a recours à plusieurs méthodes comme la décoction, la macération ou l’infusion, procédés que nous allons décrire un peu plus loin.

Depuis 2000, en Roumanie existe l’Association « Ordinul practicienilor de medicina complementara / alternativa » « L’Ordre des praticiens de médecine complémentaire/alternative » et l’organisation et  le fonctionnement des activités et des pratiques de médecine complémentaire/alternative sont réglementés par la Loi no.118 du 02.05.2007.   Pourtant, la phytothérapie, l’algothérapie, l’aromathérapie et l’oligothérapie ne sont pas très médiatisés et les formations sont presque inconnues. C’est un paradoxe, étant donné que de plus en plus de gens font appel à la médecine non conventionnelle.